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Tunisie - Abou Iyadh, chef des salafistes jihadistes, menace Ennahdha
17/05/2012 | 1
min
Tunisie - Abou Iyadh, chef des salafistes jihadistes, menace Ennahdha
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Suite au refus des autorités de permettre aux deux prédicateurs marocains d’accéder au territoire tunisien le mardi dernier, Abou Iyadh, chef du mouvement salafiste jihadiste a donné une allocution à la mosquée Al Fatah, dans l’après-midi du mercredi 16 mai 2012.

Ce discours résumé dans le journal «Le Maghreb» du 17 mai 2012, a été entamé par un commentaire sur l’attitude d’Ennahdha par rapport à l’invitation des prédicateurs. Abou Iyadh a rappelé que plusieurs tentatives de négociations en faveur de l’accès des prédicateurs, ont été entreprises auprès d’Ennahdha, sauf que le parti islamiste n’a fait qu’essayer de temporiser et de se défiler de cette responsabilité. «Leur leader (visant Rached Ghannouchi) a même osé qualifier cette invitation de brandon de discorde!» s’est-il exclamé, ajoutant que le prétexte mentionné (le fait que les deux prédicateurs figurent sur la liste des personnes interdites de séjour en Tunisie), est un faux prétexte.
Abou Iyadh a encore haussé le ton pour accuser ouvertement Ennahdha de vouloir infiltrer leur groupe afin de saboter le meeting salafiste qui se tiendra dimanche prochain à Kairouan. Il a précisé à ce sujet que des nahdhaouis ont essayé de tenter certains jeunes délinquants en leur promettant de les blanchir et d’annuler l’ensemble de leurs crimes ou délits ; en contrepartie, ils leurs ont demandé de saboter le meeting. Il a ajouté que ce sont ces mêmes jeunes qui ont vendu la mèche et les ont dénoncés auprès des salafistes.

Par ailleurs, Abou Iyadh a menacé Ennahdha d’une réaction immédiate des militants salafistes, si jamais des incidents survenaient lors de ce meeting de Kairouan. Il a affirmé, en ce sens: «Nos jeunes ont trop longtemps fait des concessions auparavant, mais ne sont plus prêts à le faire désormais». S’adressant à ces jeunes salafistes, il leur a assuré que si le gouvernement venait à chuter, le mouvement salafiste serait la seule alternative crédible.
Abou Iyadh, n’a pas omis non plus de s’attaquer aux médias, les qualifiant de sournois et de menteurs. «Qu’ils meurent de rage!» a-t-il lancé à l’encontre des journalistes. Il a par la même occasion appelé ses fidèles à s’abstenir à donner une quelconque déclaration aux médias, tout en laissant entendre que les représentants de la presse pourraient assister au meeting et qu’une tente leur sera réservée.
D.M
17/05/2012 | 1
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