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Tribunes
Tous complexés par Bourguiba !
15/07/2022 | 19:32
8 min
Tous complexés par Bourguiba !


Par Samy Ghorbal (*)

 

 

Habib Bourguiba avait ses qualités – immenses - et ses défauts. Président démiurge, bâtisseur de la Tunisie moderne, artisan de la sécularisation de la société, il était aussi maladivement narcissique, vaniteux, injuste et parfois mesquin. Il a laissé se développer une fâcheuse tendance au culte de la personnalité qui lui a malheureusement survécu, hier sous Zine El Abidine Ben Ali, et aujourd’hui sous Kaïs Saïed. Son incapacité à penser la démocratie et le naufrage de sa vieillesse ne doivent pas nous amener à sous-estimer la justesse de ses intuitions historiques, et la portée de son héritage politique, aujourd’hui dangereusement menacé.

 

En lecteur averti d’Ibn Khaldoun, Bourguiba était obsédé par la vision cyclique de l’Histoire. Pour lui, l’histoire de l’Ifriqiya et du Maghreb se résumait à une succession de cycles. Elle portait la marque de l’instabilité politique et de la précarité. Aucun empire n’avait duré plus de 4 générations avant de s’effondrer pour laisser place aux démons récurrents de la division et de l’anarchie. C’est cette carence de l’État qui était à l’origine de la décadence du Maghreb et qui, bien plus tard, avait rendu possible les colonisations turque et française. Pour Bourguiba, l’édification d’un État unitaire, fort et souverain constituait l’aboutissement naturel du combat pour l’indépendance. À ses yeux, l’État était la condition de la Réforme, la seule instance à même de donner un contenu réel aux notions de progrès et de civilisation.

 

Écrasés par la dimension du personnage, complexés par son ombre tutélaire, ses successeurs, de Zine El Abidine Ben Ali à Kaïs Saïed en passant par Moncef Marzouki, sans oublier le roi sans couronne Rached Ghannouchi, se sont employés à rabaisser, diminuer, détricoter ou annuler son héritage. Ben Ali a donné le ton : il a substitué le culte du 7 novembre aux mythologies fécondes du 20 mars et du 1er juin. Par petites touches d’abord, puis de manière plus ostensible, il a pris ses distances avec la doctrine moderniste bourguibienne en prônant le retour à une « authenticité arabo-musulmane » teintée de traditionalisme religieux. Le Pacte National de 1988, sur lequel les islamistes ont apposé leur signature avec Noureddine Bhiri, exprime les orientations identitaires de « l’Ère Nouvelle ». Toute une série de décisions, en apparence anecdotiques, à commencer par le rétablissement - en 1988 toujours -, de l’observation visuelle du croissant lunaire pour décider du début du mois de Ramadan, s’inscrivent dans cette démarche d’effacement de l’avant-gardisme bourguibien et de la primauté de la raison sur la superstition et « l’esprit théologien ». La dépréciation du statut de la langue française, véhicule de l’ouverture à la civilisation universelle et aux sciences, participe de la même logique du « complexe du roturier » qui habitait Ben Ali…    

 

L’État moderne bourguibien, avili par Marzouki, attaqué par Ennahdha

 

L’élection miraculeuse de Moncef Marzouki à la présidence provisoire de la République, le 13 décembre 2011, a marqué le franchissement d’une étape supplémentaire dans le « révisionnisme anti-bourguibien ». Finis les complexes, place à la vengeance ! Marzouki n’a eu de cesse de convoquer la mémoire des vaincus de l’Histoire : celle Salah Ben Youssef, chantre de l’arabité, celle des fellaghas, celle, plus lointaine, de la Tunisie des steppes et des tribus, symbolisée par le combat perdu d’Ali Ben Ghedahem contre l’absolutisme beylical et l’État central, en 1864. Il a inauguré sa présidence en se présentant vêtu d’un burnous et en théorisant son refus de porter la cravate, qu’il assimilait à un symbole de l’aliénation post-coloniale. Une manière de faire passer Bourguiba et ses disciples, viscéralement attachés au prestige de l’État, pour des « valets de l’Occident ». Un contresens absolu quand on sait que ces derniers avaient le nationalisme chevillé au corps et que le combat pour l’indépendance a été le moteur de leur engagement en politique ! En s’affichant au Palais de Carthage en compagnie de prédicateurs salafistes et de voyous issus des Ligues de Protection de la Révolution, Marzouki croyait prendre sa revanche et souiller la postérité de Bourguiba. L’Histoire, jamais avare en ironies, voudra qu’il soit remplacé à Carthage par Béji Caïd Essebsi, le dernier disciple vivant du Combattant suprême, son antithèse absolue.   

 

Les pitreries excentriques de Marzouki ont fait honte aux Tunisiens et ont avili la fonction de Président et le prestige de l’État. Mais elles n’étaient rien comparées au projet rétrograde d’Ennahdha, mis en échec in extremis grâce au sursaut de la société civile tunisienne et à l’intelligence politique de BCE. Majoritaires à la Constituante avec leurs alliés de la troïka, les islamistes ont commencé par livrer une offensive en règle pour saper les fondements de l’État bourguibien. Détrictotage de l’article 1er, en introduisant une référence explicite à la charia dans la Constitution, coups de canifs au Code du Statut Personnel, retour sur la suppression des biens habous et sur celle de l’enseignement religieux  non contrôlé par l’État : les ultras d’Ennahdha ont fait feu de tout bois. Toutes ces tentatives s’inscrivaient dans un projet pensé, cohérent et implacable : démanteler l’État réformateur moderne, non pas pour instaurer une théocratie, mais pour restaurer le paradigme de l’État traditionnel, gardien de l’identité, de la religion et de l’ordre moral. Elles ont avorté mais ont laissé des traces. Comme un poison lent, s’instillant dans les veines du corps politique et social, le conservatisme a fini par subvertir des pans entiers d’une société déboussolée et en perte de repères.

 

Le quinquennat de Béji Caïd Essebsi apparaît rétrospectivement comme une parenthèse dans le lent processus de déréliction de l’œuvre et de la mémoire bourguibienne. Disciple revendiqué du Combattant Suprême, BCE a tenté de perpétuer et prolonger son héritage. Comme il l’avait promis, il a organisé le retour de la statue équestre de Bourguiba sur l’avenue qui porte son nom. Il s’est employé, sans toujours y parvenir, à restaurer l’État dans son prestige et son autorité, à gommer les excès du parlementarisme, et à réconcilier les Tunisiens. Surtout, il a tenté de reprendre le flambeau du modernisme en proposant d’instaurer l’égalité successorale. Otage d’une coalition contre-nature avec laquelle il était obligé de composer, affaibli par l’âge et par la rivalité avec ses chefs de gouvernement, sa présidence s’est achevée à quelques mois de son terme naturel, le 25 juillet 2019, comme un symbole prémonitoire.

 

De l’article 1er à l’article 5, quand une ambiguïté chasse l’autre

 

Mûrement réfléchi, et imposé à la faveur d’un extraordinaire concours de circonstances, le projet de Kaïs Saïed est celui va le plus loin dans la logique de démantèlement de l’héritage bourguibien. Il réhabilite la Constitution de 1959 dans ce qu’elle a de pire, un présidentialisme exacerbé, sans garde-fous, qui ignore superbement la séparation des pouvoirs. Il liquide l’article 1er, formule magique de la modernité tunisienne, respectueuse de l’identité arabo-musulmane sans en être prisonnière, qui émancipait l’État de la norme religieuse. Celle-ci revient en force à travers l’article 5 de son projet de Constitution, qui affirme l’appartenance de la Tunisie à la oumma musulmane et assigne à l’État la mission d’œuvrer à la réalisation des finalités (maqassid) de l’Islam. Le renversement de perspective est radical. Tout comme l’est le projet de gouvernance par les bases, qui trouve son inspiration dans la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi, à des années-lumière de la tradition politique tunisienne. Et que dire du préambule, mélange d’exaltation révolutionnaire et de falsification historique, qui ne dit mot du mouvement national et mentionne à peine l’héritage du réformisme tunisien ?

 

Éducateur hors-pair, Habib Bourguiba parlait au peuple dans sa langue, l’arabe dialectal. Il plaçait son éloquence au service de la raison et d’un pragmatisme tourné vers l’avenir. Kaïs Saïed entretient aussi ce lien direct avec le peuple, qui est sa plus grande force. Mais, dans l’usage de la langue, comme dans celui des références culturelles et historiques, il se situe aux antipodes du héros du 1er juin. Sa posture s’apparente davantage à celle d’un oulema, qui écrase par la verticalité de son verbe, qu’à celle d’un pédagogue, qui argumente pour convaincre. Sa vision semble définitivement figée dans un passé mythifié.

 

Bourguiba avait compris la nécessité de concilier nos identités multiples et de partir de notre substrat historique, arabo-musulman, pour entrer dans la modernité. Il avait compris la nécessité de bâtir un État fort et souverain, capable d’unifier la Nation et de réformer la société pour la débarrasser de ses archaïsmes. Il avait compris la nécessité de s’ouvrir sur les autres civilisations, pour accélérer le développement économique mais aussi intellectuel. Il avait compris que la femme était l’avenir de l’homme tunisien. Il n’était pas démocrate, mais presque chacune de ses intuitions fondamentales était juste. Et pourtant, tous ses successeurs, à la notable exception de BCE, semblent s’être donné le mot pour liquider son héritage au lieu de le faire fructifier. Pour saccager son œuvre, alors qu’il aurait suffi de l’adapter aux exigences des temps nouveaux. Étrange et singulière destinée que celle de la Tunisie, décidément ingrate avec ses grands hommes. Au risque de ne pas se relever.

 

 

(*) Journaliste et consultant. A publié Orphelins de Bourguiba & héritiers du Prophète (Cérès éditions, 2012).

15/07/2022 | 19:32
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Commentaires
R.T.
Que ces complexés aillent au diable;
a posté le 20-07-2022 à 18:13
Bourguiba a fait quelques petites fautes dans des orientations économiques mais jamais sur les valeurs morales et les bonnes coutumes du pays ainsi que sa culture . Bourguiba est une seule personne mais il vaut beaucoup plus que les 217 deputes avec leur président car il a gouverné le pays un bon père de famille . Il préservait toutes les bonnes bases du pays et améliorait ce qui n'allepas
Citoyen_H
@MH | 19:29 LE BOULET NE VOULAIT PAS DEGAGER. IL SORTIT PAR LES COULISSES
a posté le 17-07-2022 à 16:04
pour aller piquer une tête dans la poubelle de l'histoire !!!!!!



https://www.rtl.fr/actu/international/presidentielle-en-tunisie-le-camp-essebsi-annonce-sa-victoire-7775980386

https://www.rtl.fr/actu/international/presidentielle-en-tunisie-le-camp-essebsi-annonce-sa-victoire-7775980386

https://www.linfo.re/monde/afrique/658720-les-deux-camps-briguent-la-victoire-en-tunisie



"le président sortant Moncef Marzouki lui, n'admet pas sa défaite."

Ca vous suffit comme preuves ?
Il quitta la scène comme un malpropre, liquéfier et humilier.



OK
La destruction de la Tunisie depuis le Leader Habib Bourguiba
a posté le 17-07-2022 à 11:00
On constate une désintégration de notre pays par une classe politique qui a trahi notre pays en collaborant et en se soumettant au pouvoir islamiste des freres musulmans islamiste des freres musulmans salafiste d'Ennahdha-Rached Channouchi
Be zen
War . . . machin
a posté le 16-07-2022 à 20:41
"girafe à une immense Rguiba .... pwahaha ...'.
J'aime bcp le "pwahaha'.
Ca c'est l'humour islamiste qui ne fait rire que vous et vos amis !
Pauv'minable !
observator
Le ravage de l'école Bourguiba
a posté le 16-07-2022 à 18:25
sur tous ses zombies est tel.
J'étais lycéen au kef et Bourguiba avait l'habitude de venir pour "se soigner " prendre de l'air dans cette ville.
Un jour il avait improviser une conférence dans le récent hôtel , nous les lycéens étions conviés.
Pendant toute la journée, la radio nationale a couvert l'événement où des chanteurs populaires et autres poètes populaires se relaient au micro en son honneur.
Bourguiba n'était resté qu'environ 15 minutes et était parti.
La Radio Nationale elle faisait croire aux tunisiens que Bourguiba était présent toute la journée.
A certain moment nous avons entendu un responsable demander doucement à une personne si elle avait bien criée ( yahya bourguiba ...) si non il ne touchait pas son solde.
Et l'autre de répondre oui oui Monsieur regardez j'ai tellement criée que j'ai la voix rouillée.
Là nous gamins avons compris qu'en faite tous ces gens qui applaudissaient Biurguiba et hurlaient Yahya Bourguiba ne le faisaient pas spontanément et qu'on manipulait l'opinion publique.
Le mythe Gourguiba avait pris un coup ce jour là.
zozo Zohra
PAIX AIT SON '?ME
a posté le 16-07-2022 à 17:31
Laissez Bourguiba (Zaim) reposer en paix. Arrêtez de nous asphyxier le cerveau avec votre haine maladive contre Bourguiba. Vous n'arriverez même pas aux chevilles de Zaim.
Zaim était une exception, un grand de xe monde qui n'est pas prête à se renouveler de si prêt, il faudrait des siècles.
Be zen
war ... machin et la chamelière enturbannée, ainsi que tous les fascislamistes ingrats
a posté le 16-07-2022 à 16:22
Sans L'IMMENSE BOURGUIBA, vous ne seriez pas là à rédiger un commentaire.
Vous êtes des ignares, des haineux et des ingrats.
Ce n'est pas votre Machiavel qui a relevé la Tunisie !
Warrior
la girafe à une immense Rguiba .... pwahaha .......
a posté le à 18:47
le peuple a une identité arabo musulmane. Rguiba, qui a nommé son fils ( junior) Jean pas Habib , pour plaire à sa "umm hanoun" la France.
il a tout fait pour effacer l'identité du peuple. il a échoué.
idem pour Ataturk, le Shah ... ils ont tous échoué lamentablement.
GROW UP !!
Mansour Lahyani
@Warrior : Oui, grow up, you rascal
a posté le à 10:01
Tu t'es mis le doigt dans l'oeil, jusqu'au coude qui te fait voir ce que tu veux, come tu le veux, pas la réalité trop éclatante pour tes yeux amochés ! Bibi Junior s'appelait bien Jean, mais en second rang, le premier étant occupé par Habib ! Et ta prétendue oum hanoun n'y était pour rien, contrairement à la véritable oum hanoun de Bibi, qui s'appelait Mathilde, et était - les ignorants de ton espèce l'auront oublié - française de naissance, mais tunisienne de coeur !
Be zen
War ... machin
a posté le à 20:37
Vous n'êtes pas crédible.
Haineux vous êtes, haineux, vous resterez.
Haineux, vous mourrez.
Pas d'autre alternative.
Votre haine et votre intolérance dépassent tout entendement.
RIEN ne m'étonne d'un fascislamiste.

Une question, votre Machiavel et corrompu et minable gourou, a-t-il réussi à apporter la paix et le progrès dans notre pays.

La seule chose qu'il a réussi à faire c'est de se remplir les poches et remplir les poches de ses proches.

Continuez à nier l'évidence.
Les tunisiens ont TOUS bien compris l'arnaque et l'escroquerie de la secte islamiste.
laro
marzouki
a posté le 16-07-2022 à 15:56
A MA CONNAISSANCE MARZOUKI N'A JAMAIS ETE ELU MAIS NOMME PAR ENNAHDHA AU POUVOIR
MH
Oui, mais
a posté le à 19:29
Marzouki est, jusqu'à preuve du contraire (sans compter Foued Mbazzea et Med Ennaceur qui ont juste joué un rôle de transition), le seul chef d'?tat arabe à avoir cédé son pouvoir à un président démocratiquement élu. De mémoire comme ça, c'est peut-être arrivé une fois en Mauritanie. Sinon, en Tunisie ne risque pas de se reproduire de si peu.
Abel Chater
Nos génies du journalisme d'Ommek Sissi toknèss, toknèss, elkaât hakayèt Bourguiba el-kadima bèch tahkihèlnè.
a posté le 16-07-2022 à 15:37
Et la Tunisie moderne de Bourguiba, des plus arriérées de ses semblables. Et l'éducation de Bourguiba, qui ne trouve d'équivalence que chez les Babouins de l'humanité. Et la liberté de la femme chez Bourguiba, qui a rempli les Bois de Boulogne. Et la haute valeur du Tunisien de Bourguiba, qui meurt dans des embarcations clandestines, parce que personne ne veut lui octroyer un visa, bien que les Ukrainiens soient accueillis à bras ouverts.
Que tous ces disques en ferraille trouvent encore qui ne rougit pas de honte, en les rabâchant à la manière d'Ommek Traki Nèss mlèh, cela demeure un des 7 miracles de ce monde.
J'ai raconté aux Allemands que le génie de Bourguiba dépassait de loin le génie d'Adolf Hitler. Ce dernier transforma l'Allemagne en une superpuissance en un seul quinquennat de 1933 en 1938 et les Allemands n'ont plus le droit de parler de ses vertus, alors que Bourguiba faisait marche arrière avec la Tunisie d'un quinquennat à l'autre, jusqu'à aujourd'hui et il trouve encore, qui lui embellir ses crimes.
Un miracle chez les journalistes des mille et une nuit d'Aladin. Ils sont restés eux-mêmes enfermés dans leur propre bouteille.
Bourguiba ou Bou-Petit-Cou. Ils sont restés esclaves de la dictature, du mensonge et des contes mythologiques à deux sous troués, sans foi ni loi, ni honneur, ni pudeur.
Allah yèhlik ass-hab el-charr.
Mansour Lahyani
Ils ont assurément de quoi être complexés !!!
a posté le 16-07-2022 à 15:14
L'?tat moderne bourguibien, avili par le vil Marzouki, attaqué par le stérile Ennahdha et les insignifiants et encore plus stériles islamo-gauchistes, cet '?tat n'en continue pas moins à vivre et à supplanter ses successeurs et improbables fossoyeurs !! Il aura tôt fait d'anéantir tous ces prétendants vains, négligeables et désespérément infructueux...

Ghiba
Fantasmes e
a posté le 16-07-2022 à 15:13
Vous n'arrêtez pas de fantasmé sur un homme qui a tellement voulu déracinés le peuple de son identité et héritage civilisationnel pour le remplacer par le mythe occidentale libéraliste démagogique se retrouve aujourd'hui avec un peuple qui ne suit toute tendance extrémiste qui n'a pas de repères et qui ne connaît pas. Et là nous avons vu les réactions émotionnels et radical tel que les islamistes nahdhouis d'anciens (plus grand nombre au monde en Tunisie) laïque francophones fachistes et les surprises ne finissent pas de nous étonné dans un terrain préalablement mal labouré par un nationaliste narcissique en mal avec son identité....
Warrior
vive le burnous ... a bas le costume cravate de la colonisation.
a posté le 16-07-2022 à 15:10
l'auteur est allergique au burnous ( du Dr. marzouki) . il préfère le costume cravate par 40 deg !! , pour plaire à sa "omm hanoun" la France. il est atteint de Franalphabétisme: il ne voit que la France et son système, totalement inadapté aux réalités du pays.
sait-il , aucun pays colonisé par la France, n'est sorti du sous développement. Aucun. ?

a-t-il vu comment le PM indien est habillé ?
l'Inde se développe à pas de géants.
a-t-il vu comment on s'habille en Californie, 9 ème puissance au monde ?
a-t-il vu comment on s'habille en Iran ?
Iran fabrique ses avions de combat, ses missiles , ses drones .

GROW UP !!
LARO
BURNOUS
a posté le à 16:02
L'habit ne fait pas le moine
Citoyen_H
HAHAHAHA, HAHAHAHAHA, HAHAHAHA, LE GRAND AVANT-GARDISTE, VISIONNAIRE ET IRREMPLACABLE
a posté le 16-07-2022 à 14:13
BOURGUIBA, a complètement liquéfié tous les pingouins parasites de l'époque ainsi que, post-mortem, l'ensemble de leurs ingrats rejetons actuels !!!!
Son génie et sa clairvoyance firent, à un moment de la Tunisie, le phare de la communauté arabe et musulmane.
Tous les bouffons et tous les chléyék actuels (marzouguiki, abbou², khriji, bouchléka, chebbi, hama hammami, jbéli, la3rayidh, taboubi le morfale et tout le reste de la cour des miracles réunis, n'arrivent même pas à la hauteur de ses chevilles !!!

Sans lui, nous serions encore tous des pouilleux galeux, des sauvages incultes et analphabètes, vêtus de peaux de bêtes.
Ya chléyék, ya bayyou3a, ya tammé3a, ya kalébba, ya jou8élè, ya monnéf'kine, ya g3are, vous avez beaucoup de chance qu'il ne soit plus parmis nous !!!
Sa7a likom, ya 8oukich !!!!!!









Soussi
Bourguiba
a posté le 16-07-2022 à 10:33
Le Grand Bourguiba a su se placer parmis les grands du monde et s est fait ecouter et a donne a la Tunisie le respect International

Warrior
réduite à la mendicité au FMI ....... merci Rguiba .....................
a posté le à 14:35
FMI respecte ses mendiants
nazou de la chameliere
D'ailleurs dans la logique de l'auteur
a posté le 16-07-2022 à 10:21
Nous qui critiquons le facho.
Nous le faisons probablement par complexe d'infériorité par rapport au facho !!
nazou de la chameliere
Juste une petite précision
a posté le 16-07-2022 à 10:15
Le facho actuel, est le pur produit de l'école bourguibiste.
Et cette obsession du pouvoir absolu !!!

A quand la statue à l'effigie du facho !!!
Tiss Houcine
Oah
a posté le 16-07-2022 à 09:21
Bourguiba à réussi en changeant de direction dans le sens d'être avec les forts de l'époque mais il n'a pas mis un modèle économique durable et il a laissé la gestion économique du pays à ces collaborateurs pour faire ce qu'ils veulent et lui il a joué le rôle du juge en éliminant chaque chef de modèle avant sa fin ce qui a fait hérité la Tunisie un modèle économique corrompu par des essais de faire plaisir au président et laisser ses approches jouer avec les richesses du pays de telle sorte que la correction économiques est presque impossible sans arrêter tous les lois et les constitutions et reprendre à zéro.
Tant que la Tunisie n'a pas oublié Bourguiba et Ben Ali et arrêter les lois qui l'ont signé la Tunisie restera un pays corrompu.
Warrior
e mémoire de Ben salah, victime de Rguiba
a posté le à 11:30
dans ses discours, il soutenait BS.
puis il se retourne contre BS et l'envoie 10 ans en prison ?
qu'a t il fait ? le socialisme ? pas du tout.
la coopérative tijariya existe aux USA: supermarket.
la coopérative filahiya existe aux USA: partnership, farm bill ...
l'erreur de BS, ne pas avoir bien expliqué la notion d' économie d'échelle.
que son ame repose en paix !!

Mankai
Hommage à Bourguiba
a posté le 16-07-2022 à 08:30
BRAVO Samy très très bel article '
observator
Article de pure propagande sabs fondements
a posté le 16-07-2022 à 08:18
Que des slogans.
Celui qui ne connaît pas la Tunisie et lit l'article aujourdhui, peut penser que ce pays aujourdhui nage dans la modernité et le bonheur. Ses habitants ont un minimum de culture nagent dans une certaine dans la prospérité .
Or la Tunisie aujourdhui est en quasi faillite . La plupart des gens vivent d'une manière misérable. Le niveau culturel est dès plus faibles.
La médiocrité, le chômage, le mal de vivre y règne.
La corruption est partout.
Seules quelque familles de rentiers vivent dans l'opulence.
Ses enfants tentent partout les moyens de la quitter......
L'avenir est des plus sombres.
Contrairement au tableau idyllique présenté par l'auteur en complètes, hallucinations , Bourguiba à bâtit un '?tat régionaliste et non unitaire comme le prétend.
Tel une horde de Benou hitel, aurait écrit Ibn Khaldoun de son vivant, les partisans de Bourguiba, la plupart originaires de sa région, assabia chez Ibn Khaldoun, se sont abattus sur le pays telle une incasion de criquets et ont occupé tous les postes du pouvoirs semant au passage corruption mahsoubia et inégalités régionales.
Bourguiba avait un seul souci : garder son pouvoir. Ils a fait appel à tous ces arrivistes sans foi ni loi qui ont semé la corruption et le sous-développement.
Si Bourguiba avait bâtit le pays virtueux, la Tunisie serait aujourdhui un pays moderne.
C'est tout simplement.
Bourguiba avait régné 30 ans de l'indépendance à 1987 , il avait tous les pouvoirs et donc avait une occasion unique de bâtir un pays moderne sur des bases solides au profit de tous les tunisiens.
Il ne l'a pas fait si non le pays ne serait pas ce qu'il est.
C'est tout simple.
De deux choses l'une, ou l'auteur est un petit manipulateur et donc il tire intérêt personnel comme beaucoup de propagandistes où il est vraiment atteint du syndrome Bourguiba le suprême.
Parce que ce petit président a tellement manipulé beaucoup d'esprits qye certains ont finis par y croire que c'est un génie de la providence.
N.B. je viens de lire le chapitre où Ibn khaldoun parle de "la civilisation sédentaire" là où il est question du Maghreb et ce qu'il dit ne confirme pas les dires de l'auteur de l'article.
Chanchan
Quelle charabia de l'histoire ! Fausse et montée toutes pièces
a posté le 16-07-2022 à 03:56
Et puis que viens faire ce clown dans toute cette charabia qui été désigné pat nahdha, sans parler de 1988 ou la période de cirque.
Un très mauvais écrit en somme destiné à inscrire sans mérite nahdha dans tout ce cirque, sans parler de "ittijah islami" qui n'a rien à voir avec nahdha, ou de cette question des turques, soit un écrit skyzophrenique qui improvise l'histoire une histoire comme le veulent certains complexés qui n'ont aucune histoire sur la Tunisie de longue histoire.
C'est le genre décrit qui peut engendrer des polémiques très appréciées par les intrus et les issus de l'exode rural peu concernés par l'histoire de la Tunisie.
Du n'importe quoi.
Gg
Tout ça pour ça, comme on dit!
a posté le 15-07-2022 à 22:44
KS change les numéros des articles de la constitution, l'article 1 devient l'article 5.
Et donc rien ne changera, les choix fondamentaux ne sont toujours pas faits.
Tout ça pour ça, et viennent encore des années perdues...
Ibn khaldoun
Mille Bravo
a posté le 15-07-2022 à 21:15
Voilà un journaliste qui a bien compris IBN KHALDOUN, ILS sont rares...Excellente analyse qui va dans le sens de L'HISTOIRE
GZ
Orphelins
a posté le 15-07-2022 à 21:10
J'ai adoré de bout en bout, contenant et contenu.
Bourguiba était un ovni dans l'espace arabo-musulman. Sa parenthèse s'est définitivement refermée avec lui. Même si elle a déjà commencé avec la stupide arabisation initiée par M'zali.
Bourguiba n'était pas l'exemple du parfait démocrate, mais il a semé sa graine et contribué à faire éclore une génération de citoyens. Au sens d'acteurs de la cité, débarrassés de toute forme de superstition.
Là où je vis, de par mon activité, je suis en contact permanent avec des jeunes migrants de partout du monde arabo-musulman, Soudanais, Syriens, Maliens...je puis vous certifier que du point de vue des dispositions mentales, nous sommes loin, bien loin. Sans la moindre once de mépris ni condescendance pour ces jeunes gens que je fréquente et apprécie. Ma génération a quelque chose de particulier. Un peu de Bourguiba en nous.
Hélas, Bourguiba disparu, nos vieux démons nous ont repris de plus belle.
Nous n'ignorons rien de l'origine de nos folies. Personne n'ose le dire tout simplement.
Lecteur
Confirmation
a posté le à 16:46
Je confirme.
La performance des tunisiens à l'étranger illustre la transformation du mental du Tunisien.
A4
B comme Bourguiba ...
a posté le 15-07-2022 à 19:58
B COMME BOXEUR
Ecrit par A4 - Tunis, le 10 Avril 2009

La boxe est un art, c'est un beau sport d'élite
Elle vous emmène partout, même sur la Galite
Quand vous en êtes mordu, vous ne lâchez plus
Qu'il ait fait mauvais, qu'il ait neigé ou plu
Vous vous accrochez de toutes vos forces
En levant la tête et bombant le torse

Et lui dans cet art, il était excellent
Rusé comme un renard, très intelligent
On peut affirmer sans risque de mentir
Qu'avec ces yeux là, il voyait l'avenir
Avait souvent raison, presque jamais tort
Et était élégant comme un matador

Il avait du courage et je dirais même
Pour certains c'était le combattant suprême
Avec autant de succès et de conquêtes
Ne finit-on pas par avoir la grosse tête?
On a beau esquiver tous les uppercuts
Mais un jour ou l'autre, ça sera la chute!

Hélas, même affaibli, en fin de carrière
Il n'admettait pas de faire machine arrière
Il voulait continuer jusqu'à la mort
Poussé en cela par d'avides sponsors
Qui se souciaient peu des critiques et reproches
Car leur but c'était de se remplir les poches

On entend de nos jours la foule qui l'acclame
Lui qui savait parler surtout aux belles dames
Certains vous diront qu'il n'est jamais parti
Qu'il est toujours là, que sa voix retentit
Qu'ils entendent encore au milieu de la nuit
Le c'?ur endeuillé du bourg qui bat pour lui

Aujourd'hui, demain et même après-demain
Quand je pense à lui, je ne me vois qu'en nain
Tout ce que je peux faire n'est que dérisoire
Comparé à ses combats et ses victoires
Disons-nous tous et répétons-le sans cesse
Il mérite amplement respect et tendresse
GZ
Tendresse
a posté le à 21:29
Merci A4 pour ce moment de grâce.
"Tendresse" est probablement le mot que j'apprécie le plus dans cette langue. Plus que tout autre. C'est probablement ce qui nous manque le plus pour vivre en paix avec nous-mêmes et avec autrui.
Au lieu de quoi, c'est la guerre de tous contre tous.
Merci encore