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Samir Taïeb : L'UPT est en panne, Al Massar pour la primauté des législatives (audio)

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Samir Taïeb : L'UPT est en panne, Al Massar pour la primauté des législatives (audio)
Dans une interview accordée, aujourd’hui mardi 3 juin 2014 à la Radio Jawhara Fm, Samir Taïeb, porte-parole officiel du parti Al Massar, a axé ses propos sur la problématique de l’organisation des prochaines élections et les modes de scrutin à suivre.
M. Taïeb a indiqué que son parti a été le premier à appeler à la séparation entre les deux scrutins, avec la tenue de celui législatif avant le présidentiel. Il a, ensuite, critiqué la position de Nidaa Tounes qui, constatant un certain penchant vers la primauté des législatives, s’est rétracté en revenant à la simultanéité des deux scrutins, un point de vue défendu, dès les premiers jours, par Ennahdha.

A la question sur le pourquoi de l’absence d’une position commune de la part des composantes de l’Union pour la Tunisie (UPT) sur cette question, Samir Taïeb a indiqué que « l’UPT se trouve en panne à cause de la crise au sein de Nidaa » et qu’il n’en reste plus que le nom.

Tout en réaffirmant la position constante d’El Massar sur ce point, M Taïeb a exprimé la crainte de voir le débat quitter le cadre du Dialogue national pour retourner à l’ANC où la logique de la majorité va l’emporter en imposant son point de vue.

S.H

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Commentaires

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ourwa
| 05-06-2014 03:09
Al Masar, petit parti, est obsédé par le désir de ramasser quelques miettes lors des prochaines élections, car la primauté des Présidentielles lui couperait l'herbe sous le pied; l'élection du président, soit Nidâa, ou nahdhaoui, orienterait les législatives dans ces deux choix très probables...El Masar, à l'instar du Joumhouri, ne voient pas plus loin que les miettes de pouvoir qu'ils escomptent, au détriment de la Nation. C'est ce qui arrange Ennahdha.
El Masar envisage une alliance avec Ennahdha; que lui reste-il de gauche et de démocratie? Rien! Il compte sur les scories religieuses des Tunisiesns pour satisfaire son égo...et sceller ainsi un avenir sombre pour le pays. A-t-il encore le courage d'assumer ses pseudo idées démocratiques et républicaines? - Manifestement non. Le seul espor qui demeure, c'est le Front populaire...en espérant qu'il ne vire pas sa cuti, comme ses collègues de l"opposition"....

rzouga
| 04-06-2014 14:37
La logique de la situation actuelle du pays exige qu'on commence par les présidentielles (au moins pour éjecter tartour et ses prises de position malencontreuses les conséquences facheuses pour le pays) , le président garant de continuité et de la constitution on a le temps d'organiser les législatives tranquillement.
Mais organiser les législatives d'abord cela va nous amener à une troïka bis et on a tout vu lors de son dernier passage.
Pour éviter pour que le pays ne tombe encore une fois dans le chaos, il est impératif de commencer par les présidentielles: autrement la nahdha sera de nouveau dans les affaires et elle accaparera le président et le parlement et bye bye l'espoir de devenir même une petite démocratie!

griguer
| 04-06-2014 14:11
trop de nom de partis . paysage politique anarchique chaotique , le citoyen est perdu . il y aura des millions de voix perdues . le taux d'abstention sera très très élever . les jeunes dégoutés . trop de partis et absence de programmes et de projets .
mahzla mascarade

Bourguibiste nationaliste
| 04-06-2014 08:24
Samir Ettaieb SE TROMPE LOURDEMENT ET FAIT LE JEU DES ISLAMISTES
Le 30 mai 2014, les islamistes ont accepté que les deux élections soient séparées dans le temps. Depuis, ils sont revenus sur leur déclaration et disent préférer le déroulement simultané des deux élections (présidentielles et parlementaires) et puis maintenant, ils disent qu'ils acceptent de se rallier à la « majorité » et accepter la primauté des élections parlementaires. M. Ettaïeb vient d'apporter sa caution aux islamistes en déclarant sa préférence pour la primauté des élections parlementaires. C'est une grave erreur politique. Nous savons que les islamistes ne veulent pas de séparation entre les deux élections car ceci irait dans le sens de la présidentialisation du régime politique et de cela ils n'en veulent pas. Ils veulent un régime parlementaire car c'est l'antichambre de la République islamique. Je regrette d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de débat dans l'opinion sur les enjeux du choix du régime politique. Pour des raisons idéologiques, les islamistes ont tenu à mettre fin au régime présidentiel car il contredit leur stratégie de mise en place progressive d'une République islamique qui demeure le but ultime des islamistes. En réalité, le régime bâtard et en réalité un régime parlementaire, qui a été choisi par la majorité de l'ANC, sera un POISON qui tuera à petit feu la démocratie et ceci pour plusieurs raisons :
1. Le régime parlementaire est bien plus difficile à faire fonctionner que le régime présidentiel.
2. Le régime parlementaire est intrinsèquement un régime d'instabilité politique.
3. Cette instabilité est « normal » dans des sociétés consensuelles.
4. Dans des sociétés où les élites divergent sur des éléments sociopolitiques fondamentaux, cette instabilité est génératrice de crises multiples.
5. La Tunisie est un pays non stabilisé et la société est profondément divisée : le régime parlementaire ne fera qu'aggraver ces divisions et rendre le pays ingouvernable.
6. Les régimes parlementaires sont plutôt l'exception dans le monde et par conséquent c'est un régime qui ne peut correspondre qu'à des sociétés très évolués avec un passé historique et politique important ; des sociétés qui ont une longue pratique parlementaire, ce qui n'est pas le cas de la Tunisie.
Des élections présidentielles, qui précèdent des élections parlementaires, permettraient de corriger ce qui peut y avoir de dangereux dans le régime bâtard que l'ANC a donné à la Tunisie. En se prononçant pour la primauté des élections parlementaires sur les présidentielles, M. Ettaïeb fait le jeu des islamistes. Il est désormais dans la majorité islamo-yousséfiste.

DIEHK
| 03-06-2014 23:25
Qui vont faire encore gagner Ghannouchi!!!
Ils se complaisent dans le mensonge et la mauvaise foi et ce qui compte c'être élu et la Tunisie et la Révolution tout le monde s'en fout!!!
Les Tunisiens les feront disparaitre à jamais ces petits partis parasites et ne resteront que les 2 formations NT et Ennahda qui se partageront la KAAka et vous installeront une dictature pour le restant de votre vie.
Vous rêvez de Démocratie,mais vous ne l'avez pas et ne l'aurez jamais,parce que vous n'êtes de vrais Démocrates les gueux!!!

Ahmed
| 03-06-2014 21:30
La politique est devenue sympathique .

J'aime bien, ce jeu, surtout si les règles de l'art de la démocratie sont respectées .

Kameleon78
| 03-06-2014 20:50
Pour les petits partis, il vaut mieux pour eux les législatives avant car avec la proportionnelle ils pourront sortir du lot mais si ce sont les présidentielles avant, les petits partis seront noyés par le vote utile dont bénéficieraient les grands partis : Nidaa Tounès et Nahda. Donc on comprend la position du Massar.

Mohamed 2
| 03-06-2014 20:16
Que je m'empresse de corriger.
Je voulais dire la priorité aux législatives.
Où ai-je donc la tête ?

Mohamed 2
| 03-06-2014 20:13
Si la présidentielle passe avant, elle déclenchera illico presto le start des grandes manoeuvres politico-géostratégiques, et adieu alors aux "seconds couteaux" et aux jeunes en herbe.
Ceci dit sans parti pris politique personnel.
Mais avec un tel parti pris, je suis pour la priorité à la présidentielle.

Forza
| 03-06-2014 18:44
Bettaib et Almasar ont raison. Faire les présidentielles avant les législatives risque de marginaliser totalement les petits partis et ce n'est pas bon pour la démocratie. Le tunisien dans son subconscient pense encore le président comme un demi-dieu et la mentalité d'Ilas yhiz elkoul, edinya maa elwaqif, allah younsour min sbah etc. peut nous pondre un parlement avec seulement deux partis (le parti du président le l'autre parti) si les présidentielles devancent les législatives. Je sais qu'en France on fait d'abord les présidentielles mais je pense que dans notre contexte il faut commencer avec les législatives.

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