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L’essentiel de l’interview d’Elyes Fakhfakh
14/06/2020 | 20:53
10 min
L’essentiel de l’interview d’Elyes Fakhfakh

 

Le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a accodé une interview, dimanche 14 juin 2020, à la chaîne Attessia et à Radio Mosaïque FM. Il est revenu sur la situation sanitaire, sociale et économique dans le pays avec la fin de la période de confinement ciblé.

 

Elyes Fakhfakh a assuré que le Tunisien doit être fier que son pays a vaincu une pandémie. « Pour ce qui est de l’avenir nous y travaillons avec la même volonté. Nous aurions pu nous en sortir avec plus de dégâts mais nous avons priorisé la santé et nous avons réussi sur ce point. Le reste peut être reconstruit, pas les vies humaines. Nous n’avons abandonné personne ».

 

Le chef du gouvernement a relevé que L’Etat tunisien a tout mis en œuvre, avec toutes ses composantes, pour que cette période se passe dans les meilleures conditions. « Nous avons fait des efforts et nous avons pu réaliser une victoire. Le peuple s’est conformé aux mesures sans y être contraint par la force. Nous avons maîtrisé la propagation du virus mais nous devons sauvegarder cet acquis. Aujourd’hui, le pays a repris 100% de son activité et les frontières sont sur le point d’être ouvertes, cela a été possible en prenant en compte les recommandations du comité scientifique. Nous suivons quand même la situation mais il est peu probable que cela évolue négativement ».

 

Pour ce qui est du retour des Tunisiens de l’étranger et de l’arrivée des touristes, Elyes Fakhfakh a tenu à rappeler que les autorités n’ont abandonné aucun Tunisien à l’étranger et plus de 20.000 citoyens ont été rapatriés et rentrent en ce moment.

« Les touristes viendront pour séjourner à l’hôtel et nous avons demandé aux Tunisiens de se confiner chez eux. Les touristes sont accueillis selon un protocole strict. Nous ne privilégions pas les touristes. Ils auront à rester à l’hôtel, ceux qui feront des excursions auront à respecter un circuit bien défini et avons pris nos responsabilités ».

Le chef du gouvernement a déclaré que le responsable est celui qui évalue, qui écoute toutes les parties, prend en compte les répercussions, ajoutant que le gouvernement a préparé le déconfinement comme il prépare aujourd’hui l’ouverture des frontières. « Si on veut parler de risques, tout a été risqué, toutes les décisions que nous avons eu à prendre l’étaient. Il y a un risque partout. Un responsable doit prendre des risques mais en ayant toujours connaissance de toutes les données ».

Elyes Fakhfakh a affirmé que la Tunisie maitrise l’épidémie et « nous ne voulons pas que cela change. Nous avons ouvert nos frontières avant l’Europe et selon les expériences que nous avons pu observer. Nous pouvons dire que nous sommes un modèle et qu’on apprend de nous. Nous aussi nous prenons exemple sur d’autres mais nous prenons nos propres décisions ».

 

Dans un autre contexte, Elyes Fakhfakh est revenu sur la polémique suscitée par la violation du confinement par le ministre de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk. Il a assuré que M. Marzouk n’a pas été privilégié : « Il y a trois mois, je lui avais demandé de rejoindre le gouvernement seulement deux jours avant son arrivée en Tunisie. Il m’a demandé de repartir pour régler des affaires qu’il n’a pas eu le temps de régler alors. Oui, il est vrai que je n’ai pas vu les choses sous cet angle et mon évaluation de la situation était peut-être erronée mais sur le moment, j’ai autorisé son déplacement ».

 

Selon Elyes Fakhfakh, la décision la plus difficile qu’il a eu à prendre est celle du 20 mars quand le confinement total a été décidé alors qu’ils n’y étaient pas vraiment préparés. Et de préciser qu’il fallait fermer le pays et éviter que le peuple se révolte car il a faim. « Il y a eu des erreurs certes, d’évaluation notamment, comme dans la distribution des aides prévues pour un million de familles alors qu’il y en avait d’autres qui n’étaient pas présentes dans la base de données. Aussi, lorsque nous avons distribué les aides par la poste. Nous œuvrons d’ailleurs à ce que tout Tunisien porte désormais un identifiant unique pour que la base de données soit complète ».

 

Le chef du gouvernement a indiqué que le coût du confinement total est aujourd’hui difficile à estimer : « 550 millions de dinars ont été dispensés par l’Etat, mais nous sommes encore en train de soutenir les entreprises notamment. La récession sera de – 4.3% et il est probable que ça s’aggrave car la croissance ralentit aussi dans les pays avec lesquels nous traitons ».

Elyes Fakhfakh a souligné que tout ceci a un coût et que les recettes fiscales vont manquer de 4500 millions de dinars. « Je suis contre l’endettement extérieur et nous avons bouclé nos besoins déjà programmés, dont nous avons reçu une partie et recevrons d’autres. Il n’est plus question d’en rajouter. Le pays est endetté à hauteur de 60%, il est hypothéqué à l’étranger et sa cotation est des plus faibles. Toutes les mesures prises vont dans ce sens, il faut désormais compter sur nos propres ressources. L’argent doit être investi, doit servir à la consommation, à alimenter l’économie et pas être épargné dans les banques. A travers les initiatives fiscales, nous encourageons cela, nous voulons créer une nouvelle dynamique ».

 

Le chef du gouvernement a précisé que l’Etat doit rembourser 8000 millions de dinars à ses fournisseurs et que son équipe va tout faire pour s’acquitter de la dette progressivement. Ainsi, 2500 millions de dinars seront remboursés cette année. Il a insisté sur le fait que l’Etat doit être fiable et digne de confiance.

« Nous avons créé une commission avec l’UGTT et avons tout mis sur la table. Nous avons voulu adresser un message à l’UGTT, expliquer que la situation du pays est critique et que nous ne pouvons continuer ainsi. Il faut retrouver la raison et relancer l’économie. Nous avons vu le résultat du travail commun lors de la crise sanitaire quand tout le monde s’est rassemblé, une victoire a été réalisée il faut continuer ainsi. La gouvernance et la bonne gestion sont de rigueur, si les caisses sociales restent dans la situation actuelle, les retraites ne pourront plus être payées dans leur totalité et les salaires du public seront réduits. Notre partenaire social est au courant de tout, nous avons tout exposé et débattons de ces sujets. Je suis moi-même d’accord avec certaines positions de l’UGTT mais il s’agit en ce moment de prioriser. Certaines choses peuvent être faites tout de suite mais d’autres pas ».

 

A propos du dossier de la confiscation, Elyes Fakhfakh a indiqué que son avis n' pas changé. « Depuis que j’étais ministre des Finances, j’ai préconisé la justice transitionnelle mais cela n’a pas réussi car tout était calcul et fausses promesses. Les gouvernants ont promis, ont été payés pour « régler » des problèmes mais ne l’ont pas fait et ont dissuadé les gens de se rendre à l’instance d’arbitrage et de réconciliation. Aujourd’hui, le président a une idée sur ce plan et travaille sur une initiative législative pour régler ce problème. Si cela se concrétise nous pourrons dépasser cela ».

 

En ce qui concerne les conflits au sein de la coalition gouvernementale, Elyes Fakhfakh a souligné que sa relation avec le chef d’Ennahdha et président de l’ARP, Rached Ghannouchi, est une relation de concertation et non de rupture. « Nous avons des différends mais il arrive aussi que nous soyons d’accord ».

Il a estimé que ce gouvernement a été approuvé par le parlement et qu’il a parié sur la reconstruction de la confiance et le rapprochement des points de vue en ayant toujours sur la balance l’intérêt des Tunisiens.  Le chef du gouvernement affirme que son équipe a travaillé main dans la main durant la crise sanitaire. « La confiance est certes encore précaire mais nous y travaillons. J’ai eu une opportunité de servir les Tunisiens et j’y œuvrerai jusqu’au bout, qu’ils se mettent d’accord sur cela ce serait alors tant mieux, autrement moi je n’en ai pas d’autre. C’est le chemin que j’ai choisi et il est difficile, ce n’est pas la facilité qui permet la réalisation ».

 

Elyes Fakhfakh a ajouté que le président de la République ne lui a rien demandé depuis qu’il l’a choisi et que son choix n’était en rien conditionné. Il a aussi indiqué que Rached Ghannouchi est le président d’un parti partenaire, ainsi il fait ce qu’il veut dans et pour son parti. « On évaluera la coalition gouvernementale quand elle présentera ses décrets, quand son programme sera présenté. J’ai une coalition votée par 129 députés et je n’ai pas besoin de plus. Toutes les familles politiques sont représentées dans le gouvernement et c’est cela le consensus. Je ne vois pas pourquoi je changerai d’avis et élargirait la coalition gouvernementale et le retrait de confiance m’importe peu. Je porte un projet pour un pays qui croule sous les dettes, dont les acteurs économiques sont en stress permanent. Le gouvernement n’a pas encore échoué et il sera élargi quand il échouera ».

Par ailleurs, Elyes Fakhfakh assure qu’il a appelé les ministres à ne pas intervenir dans les chaînes illégales, car il faut que l’Etat retrouve son prestige. « Nous œuvrons d’ailleurs pour régler le problème de ces chaines. Nous avons foi en la liberté de la justice et de la presse et nous voulons consolider cela ». Et de s’exclamer : « Mon agenda n’est tracé par personne ! la motion du Parlement tunisien refusant toute intervention étrangère en Libye et la motion pour exiger les excuses de la France sont du ressort de l’ARP et son règlement intérieur, cela ne me concerne pas et je ne suis en rien obligé de donner mon avis. Il m’est arrivé cela dit de le faire notamment en ce qui concerne la Libye et plusieurs fois même. Je ne veux pas renter dans ces disputes qui sont honteuses et qui dégagent une mauvaise image du pays ».

 

Le chef du gouvernement affirme que la Tunisie s'est remise de la crise Covid-19 et a maintenu 500.000 emplois, 11 000 institutions sont en train de bénéficier des mesures gouvernementales et l'État devrait faciliter les procédures et l’accès aux licences, contrôler et veiller à l’application de la loi.

« Il y a des entreprises qui ont été affaiblies et il y a des travailleurs qui vont perdre leur emploi. Un comité continuera à soutenir ces entreprises et à prendre des mesures en leur faveur. Il y a des projets qui sont prêts, nous avons des secteurs prometteurs qui peuvent se positionner et nous allons tout superviser pour ôter toutes les entraves, nous avons aussi des projets en PPP pour 3000 MDT et des gens prêts à investir. Tout cela va rebooster l’économie. Il existe un projet spécial pour les jeunes, dont 500.000 seront réintégrés dans le système de l’auto-entreprenariat, à travers une économie solidaire et le deuxième projet est l'autonomisation par la formation ». 

 

Par ailleurs, Elyes Fakhfakh a indiqué que Tunisiair a son propre argent et que l'État ne peut pas supporter ses coûts. « Chaque entreprise doit préparer son plan de sauvetage et veiller à son application. Oui il faut sauver les entreprises publiques mais sur de nouvelles bases. Il en est de même pour la RNTA, nous ne pouvons plus regarder des institutions foncer vers la ruine et rester les bras croisés. Nous avons adopté une nouvelle démarche pour les banques publiques et voyez le résultat. Tout le pays est dans le bricolage, il faut une toute autre gouvernance, cette gestion n’est pas logique pour Tunisair et nos ports aussi sont en otage, cela ne va pas durer ».

 

Pour le chef du gouvernement, les investisseurs ne viennent pas à cause de la logistique précaire, de la mauvaise gouvernance et du ballotage et cela doit cesser. Il déclame que les aides sociales c’est fini et que l’Etat doit encourager les gens à investir et à créer de la richesse et doit aussi être un modèle de bonne gestion. « L'Etat est un mauvais gestionnaire », a-t-il affirmé, en ajoutant que si l'Etat devait être personnifié en un PDG, il aurait été viré depuis longtemps, mais tout cela doit à présent changer.

A propos de la justice, le chef du gouvernement a déclaré : « c’est la première fois qu’un gouvernement propose une politique pénale qui sera annoncée jeudi prochain au Parlement. Elle comprend trois axes importants qui sont la poursuite de la guerre contre le terrorisme, la lutte contre la corruption et surtout la corruption politique et la lutte contre les préjudices portés aux personnes et aux biens. Le gouvernement appliquera la loi avec un système judiciaire efficace. L'impunité est un fléau, et la loi doit être appliquée ».

 

M.B.Z



14/06/2020 | 20:53
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Commentaires
Virtuel
Urgences
a posté le 15-06-2020 à 19:06
.gel des salaries et des retraites pendant 3 ans. Gel des loyers pendant 3 ans . Reduction des salaries du secteur public de 10 pour cent en cas de marasme economique . Zero prime de rendement en cas d absences non attestees .hausse du smig et smag vital a 500 dt net. minimum imposable 8000dt.enfants a charge scolarises, 3 au maximum a hauteur 300 dt an.
Ghazi
Avec le peu de chiffres qu'on dispose, le CDG 'a3malha bil bsal' et il s'est tiqueté ...
a posté le 15-06-2020 à 18:29
Il y a une logique : On ne peut pas induire la majorité écrasante du peuple en erreur .... Le mensonge est court ... 70% de vos déclarations sont ARCHI-FAUSSES... Covid19-relance économique, projets en cours, vos intentions réelles au sujet du gouvernement et de la coalition ... Ce n'est pas ce qui est dit SANS CAMERAS (Comme a fait ton ministre AE Mr. Erray) ...
Les questions que tout le monde en parle, n'ont pas été posées ! Akacha était en Jacuzzi, il faisait un petit massage à Fakhfakh, bon il faut dire qu'il est BIKWARTOU en ce qui concerne les massages, avant il le faisait à Chahed, et donc, avec la passation 'Elharza' ou 'Tayeb' pardon Boubaker Akacha appartiendra à Fakhfakh ...
Fakhfakh est entrain de jouer un jeux très dangereux, ceci en addition du bluff et des mensonges.
takilas
Il a voulu peut-être dévoiler les massacres de nahdha mais il a hésité.
a posté le 15-06-2020 à 18:28
Heureusement que nous avons un Presid3nt de la République raisonnable, équitable et franc qui natjrange pas tiutefois la mentalite saugrenue et infecte de nahdha, et dont le President à déjà devoile et exposé clairement en toute quiétude les dérives et les dépassements de cette secte venue en intrus de lonfndres en 2006 pour sapproprier un présumé printemps arabe, mais dont cette nagdha nest concernée en rien sauf dattendre le jour J et daller à Tunis chargée colossallement dargent poyr lytiliser dans de fantoches élections destinées soi-disant à rediger une nouvelle constitution, mais quen fin de compte lattente exagérée de quatre ans au lieu d'une seule convenue, a permis à nahdha de se précipiter rapidement ( par arrière-pensée préméditée ) de mettre main basse sur tous les rouages de l'Etat par tous les moyens de banditismes et de corruptions pour passer ensuite aux sabotages, aux menaces, aux apeurements et aux actes les plus ignobles et ce pour continuer sur la mzme lignée, mairks tout en perdant toutefois beaucoup de leir populisme acquis entre autres duperies citées précédemment, et ce par soudoyer et privilégier plusieurs de leurs votants manipulés dont quelques uns sinylt iriginaires de leur région..
Toutefois il faut rappeler que les sabotages mêlés de menaces, qui ont été provoqués au parti vainqueur nida tounis ont contribué ( malhonnetement donc) à eviter pour nahdha une deconvenue irréversible.
Par voie de conséquence, tout est à refaire, mais le peuple Tunisie aura le dernier mot pour se débarrasser une fois pour toute de ces vermines nahdha qui ont massacré rapidement la Tunisie en une décennie.
EM & WS
OMV: Greveavec Sit-in egt arrêt de production
a posté le 15-06-2020 à 15:09
En raison de l'entêtement du PDG de la compagnie autrichienne OMV concernant le licienciement abusif de 25 ingénieurs et cadres une grève avec sit-in et arrêt de production de pétrole est annoncé par l'ugtt. Cette grève est pour 3 jours et ce du 18 au 20 juin. Cette grève peut-être illimitée si le PDG d'Omv continu à fait bras de fer contre le ministère et l'ugtt.
Abir de Gabès
Faute de frappe
a posté le 15-06-2020 à 14:46
Merci de lire
Afin d'étouffer et non étoffer
Olfa
Il n'y a que la vérité qui blesse
a posté le 15-06-2020 à 14:27
Avec un budget 2020 en augmentation de 6.5 milliards de dinars (16%), une croissance négative (-4.5%), un moins perçu dû à la crise sanitaire de 4.5 milliards, une capacité d'endettement fort entamée, ni Fakhfekh ni un autre n'a les moyens de relancer la machine à l'emporte-pièce.
Face à l'incapacité d'un état à honorer ses engagements, dieu nous en préserve, il n'y a que 2 voies possibles : réduire les salaires et les retraites ou payer les fonctionnaires et les retraités avec de la monnaie de singe en faisant jouer la planche à billets.
C'est un dilemme cornélien entre l'exemple grec avec des réductions de salaires successives qui ont perduré pendant 10 ans, et l'exemple zimbabwéen ou vénézuélien avec une hyperinflation stratosphérique.
En Tunisie, dieu merci la BCT indépendante, est la gardienne de la planche à billets.
Je crois que le nouveau CDG, fragilisé par l'indiscipline de son alliance parlementaire, fait d'une pierre 2 coups : prendre une position ferme face aux revendications sociales, et se réserver une option au cas où ça tournerai mal pour son plan de relance.
La marge de manoeuvre du CDG est réduite, ses chances de réussir à sortir l'économie de l'ornière sont minces, mais se défouler à peu de frais dessus avant de connaitre les détails de son plan de relance promis pour la fin du mois, c'est aller vite en besogne.
observator
Sur les entreprises publiques déficitaires
a posté le 15-06-2020 à 13:52
Le chef du gouvernement doit expliquer en détail et dans un langage claire la situation de ces entreprises :
1/ Que l'?tat ne peut plus continuer à subventionner les entreprises publiques dans les mèmes conditions.
La dette extérieure a atteint les 84 milliards de dinars. il est devenu presque impossible de 's'endetter aujourd'hui d'avantage sous peine de compromettre l'avenir du pays pour au moins les raisons suivantes :
le cout très important de l'endettement.
la réticence des organismes financiers internationaux de plus en plus grande à vouloir prêter à un pays gangrené par la corruption donc risqué .
Donc le recours à l'endettement comme solution pour retarder toute reforme et maintenir artificiellement en vie des entreprises déficitaires, devenues des gouffres financiers pour le tunisien, est devenu chose impossible.
On est donc aux pieds du mur .
Or nous savons que les subventions accordées par l'Etat à ces entreprises ne peuvent provenir que de deux sources :
-les impôts des Tunisiens
-l'endettement
Nous savons aussi que les difficultés de ces entreprises sont dues à leur gestion catastrophique et la corruption qui y règne
Or aujourd'hui, les finances de l'Etat sont aux abois et la seule solution pour la survie de ces entreprises est une vraie restructuration dont une lutte sans merci contre la corruption et l'avènement d'un nouveau type de management avec des gens compétents, dévoués et patriotes bénéficiant d'une large autonomie quand à leurs pouvoirs tout en étant sous contrôle de l'?tat.
Le gros problème aujourd'hui qui s'y oppose ce sont toutes ces mafias qui profitent de ces entreprises et l'UGTT.
Mais en expliquant clairement et en détail la situation de ces entreprises au peuple tunisien qui en dernier ressort supporte les déficits de ces entreprises, le gouvernement mettrait entre autres l'UGTT aux pieds du mur.
Il vaut mieux sauver 50% des emplois aujourd'hui que de perdre les 100 % demain..
La responsabilité incombe à tous ces gouvernements qui se sont succèdés ces derniers temps et qu au de prendre le taureau par les cornes, ils ont choisit les solutions de facilité et et la fuite en avant .
En ne faisant rien et en ménageant les corrompus et l'UGTT, ils ont augmenté l'endettement du pays et donc indirectement la descente en enfer de ces entreprises publiques oh combien importantes pour le pays.
Le problème aujourd'hui, n'est pas que le gouvernement cherche à privatiser les entreprises publiques comme le prétend l'UGTT . mais que la situation de ces entreprises est devenue telqu il n'est plus possible de continuer comme avant et fermer les yeux sur la situation de ces entreprises.
Ce que veut l'UGTT est claire que l'Etat continue a subventionner comme avant ces sociétés en endettant le pays et en recourant aux poches des tunisiens pendant que certains de ses membres continuent à profiter des privilèges mal-acquis de ses membres et apparaitre à tort comme le défenseur des salariés de ces entreprises.
C'est le beau rôle quoi pour ces corrompus de l'UGTT alors que l'ensemble du pays continue à s'enfoncer vers la faillite.
Dans ce cas là, ca ne sera pas quelques milliers d'emploi qui sont en jeu mais toute l'économie du pays qui risque la faillite. A ce moment là nous vendrons nos ports nos aéroports et nos entreprises stratégiques pour payer nos dettes.
Les corrompus eux s'envoleront vers les paradis fiscaux..
C'est vers une telle situation que nous pousse entre autres ce syndicat irresponsable.
Ce syndicat accuse le ministre des transports de vouloir privatiser certaines entreprises publiques par ce que Mr Maarouf, suite à un audit , a tout simplement dit que ces entreprises peuvent s'en sortir avec leurs propres moyens en ayant une bonne gestion et la réduction de la corruption et des privilèges mal-acquis par certains.

Ce que réclame l'UGTT en réalité c'est le statuquo et surtout que nous continuons à subventionner à pertes des sociétés, qui les maintenant en l'état, sont devenues un gouffre pour le budget de l'?tat .
il serait intéressant de refaire les lois des finances antérieures et faire sortir dans la colonne emploi une rubrique " montant ayant servi le financement de la corruption".
C'est colossale.
re
Morjane
Autre sujet
a posté le 15-06-2020 à 13:11
Le chef du gouvernement est aussi responsable des faits juridiques douteux dans le pays et son président avec. Je parle des journalistes en prison et des accusés d'homosexualité qui ont refusé le test anal qui est humiliant. Il est aussi responsable de la sécurité routière
Abir
Rien ne certain
a posté le 15-06-2020 à 12:44
Ce premier ministre parle avec une grande confiance en sa personne avec beaucoup de tfachfich alors que le 80% de Tunisiens sont convaincus que rien ne se concrétisera tant que cette secte manipule tout dans ce pays même dans la police ,elle nous sort des personnes qui lui appartiennent, dans les médias et en particulier à watania 1, des nahdaouines ,ils sont minoritaires mais c'est eux les plus visibles sur le terrain! Donc votre confiance monsieur le premier ministre c'est de la poudre aux yeux le chacal traitre ne te laisse rien faire pour l'intérêt de ce pays
Hafedh
c'est du baratin
a posté le 15-06-2020 à 12:04
Je ne crois pas à ce qu'il a dit. parce que dans la réalité et le quotidien c'est tout à fait le contraire. Des histoires à dormir debout.
Abir de Gabès
Comme les précédents gouvernents, celui-ci est voué
a posté le 15-06-2020 à 11:59
aussi à l'échec. Même avec de la volonté et des compétences. Car ce Chef de Gouvernement et ses ministres n'ont pas les mains libres et toute décision prise, ne doit pas déplaire aux partis, en particulier et surtout Ennahdha. Dans le cas contraire, ce mouvement islamiste mettrait le bâton dans les roues et menacerait de le faire tomber.
Pour qu'un gouvernement puisse mettre sa politique en oeuvre, il faut qu'il ait une majorité claire à l'ARP. Donc c'est aléatoire, vous connaissez l'histoire depuis 2011.
Afin de sortir de cette situation nuisible et néfaste qui ruine de plus en plus le pays, une 3e constitution avec un régime présidentiel s'impose. Pour y arriver et réaliser la 3e république, il nous faudra des hommes et des femmes politiques patriotes, combatifs, courageux et courageuses comme Abir Moussi. Car nos adversaires de l'intérieur sont farouchement contre et préfèrent imposer leur dictature au nom de l'islam, en proposant sans cesse le consensus, afin d'étoffer toute opposition à leurs agendas et leur idéologie.
Dur, dur


zamharir
Pas de langue hybride, tournez le bouton de votre télé
a posté le 15-06-2020 à 11:49
J'ai arrêté de suivre cet entretien immédiatement après avoir entendu Ben Oukacha utiliser une langue hybride franco-arabe, qui n'a pas lieu d'être sur une chaîne de télévision en Tunisie, dont la langue nationale est l'arabe, selon la constitution. Au lieu de "vol", il pouvait dire "Rehla" et au lieu de "compagnie étrangère", il pouvait dire " charika ajnabya". Je demande à tous ceux qui partagent cette approche, de tourner désormais le bouton de leur radio ou de leur télé dés qu'ils entendent sur les ondes nationale cette langue insipide qui est la marque d'un néo-colonialisme culturel persistant. Peut-être arriverons nous collectivement à imposer la langue nationale dans l'espace public tunisien.
hamahama
vérité abssolut
a posté le 15-06-2020 à 11:33
SANS , une solution radicale de repousser les rongeurs de la républiques et les mauvaises graines polluante du Parlement et appliqué la justice sans avoir peur du retombé , au n'aura trouvé le chemin de redresser le pays,
Bab Ezzira
Good morning Mister Fuck-Fuck.
a posté le 15-06-2020 à 11:04
Voilà ce que j'ai retenu du fameux discours de M. Fuck-Fuck :
Il nous fait porter le chapeau de ses incompétences en nous annonçons qu'il y'a un risque de ne pas avoir de retraites, une baisse des salaires, voir même pas de salaires.
Monsieur, la secte du diable a gracieusement fait bénéficier ses adeptes de pensions de retraites sans contributions. A vous, de faire du ménage avant de menacer les pauvres retraités qui ont travaillé durement durant leurs putain de vie.
Secondo, il fallait alléger la masse salariale en renvoyant chez eux toutes les nominations partisanes et eviter les depenses inutiles comme ces instances dites constitutionnelles, ces centaines de partis financeés par le gouvernement ces dizaines de ministres et secrétaires d'états qui vendent du vent aux embarcations de fortunes, , ces centaines de députés de la honte qui jouent avec leurs billes, ces milliers de directeurs généraux de bras cassés qui ne fouettent rien, ces hauts gradés qui ne méritent pas leurs grades etc etc.
Arrêter de faire payer l'honnête contribuable le pauvre retraité, les vrais misérables, ca devient honteux, Mister Fuck-Fuck.
Autre bêtise de M. Fuck-fuck, chez vos maitres occidentaux, lorsqu'on veut relancer l'investissement (et en l'absence d'un marché financier efficient) on mobilise l'épargne par l'encouragement des déposants. Notre lumière de Fuck-fuck fait totalement le contraire en taxant d'avantage les dépôts et en vidant les banques de leurs liquidités et leurs dépôts ' What's that M. Fuck-Fuck ?. On dirait qu'il cherche la faillite du système économique par la faillite des banques.
Il est à signaler que l'application des recommandations de Bale mettrait déja la quasi majorité des banques Tunisiennes en faillite. Mister Fuck-Fuck enfonce d'avantage le clou en l'absence totale de toute réactivité de ces banques.
J'arrête la, la colère me remonte et je dois retourner travailler


E naj
Fakhfakh mauvais politicien
a posté le 15-06-2020 à 11:03
Et il manque d'imagination... Au lieu de débloquer le phosphate et les hydrocarbures et remettre le tunisien au boulot intense il pense réduire les retraites et baisser les salaires déjà minables... S'il veut mettre le pays à feu et à sang il n'y a pas meilleure initiative. Pourquoi ne va-t-il pas chercher le fric chez les contrebandiers, les islamistes, chez ceux qui échappent au fisc...? Il joue avec le feu déjà que le coût de la vie est des plus élevés au monde et les gens souffrent mais il doit corriger ses lunettes pour voir tout ça
veritas
la vérité continue à la cacher ...
a posté le 15-06-2020 à 10:57
'?tat en faillite pire que le Liban où il y'a une révolte sans précédent depuis 4 jours meme Bn n'a pas le courage de parler de ce qui se passe aux pays du cèdre pour ne pas donner des idées aux tunisiens .
zilos
ridicule !
a posté le 15-06-2020 à 10:17
si FAKHFAKH avec son courage ne peut menacer que les retraités et les fonctionnaires de l'état ,qui sont je le souligne les moins payés pendant et après la période de travail .je vous le rappelle qu'un chef de bureau dans une entreprise gagne deux fois le salaire d'un ingénieur de la fonction publique .
tu peux changer ton discours et laisser les retraités en paix . votre ministre vient d'annoncer que ce pays est un paradis offert pour les seniors ,mon cul c'est plutôt un enfer .
citer au moins un bonus pour les retraités !!!!
LE TUNISIEN
Pieds sur terre
a posté le 15-06-2020 à 10:02
Qu íl met les pieds sur terre et se dégonfle un peu.
Bleed
soit le racket ciblé generalisé soit le chaos
a posté le 15-06-2020 à 09:58
la tunisie est telle la prostituée qui se retrouve sur le trottoir d'une impasse sombre peu achalandée. Elle doit tellement d'argent à ses macs que mêmes des passes de luxes ne suffiraient pas à éviter les coups de ceinture du mac...
alors serrez ou pas la ceinture, ça ne sert plus à rien, il ne va plus avoir de pantalon...

Tu peux toujours te brosser pour qu'on vienne s'autoconfiner pour nous faire les poches à chaque rond point, chaque stop, chaque feu rouge,hatt el awrak wa khoudh khtiyat 35 dinars, la voiture immatriculée va se faire sniper de ouf cet été!!!...puis comment justifier qu'il y ait double standard entre tunisiens? si je me confine,que le virus se déclare et que ma famille sur place à la liberté de circuler, c'est comment vous allez confiner toute la famille, le clan, la tribu? concrètement si je veux venir que pour dix jours, vous allez m'obliger à rester 14 jours? qui me garantit que je pourrai sortir sans encombre de ce pays en état de délabrement avancé, qu'on ne va pas me dire, désolé mais tu vas te confiner un mois supplémentaire à tes frais à l'hôtel el hendi et rien à f*** de ton boulot, ta situation en france ou ailleurs

la ficelle est encore trop grosse ya jhouch..et elle a commencé avec le racket organisé sur l'établissement et le renouvellement des papiers administratifs. Li ma fahmech, el 3assa lih, yestahel

le Fmi, effets mis...tu connais le chemin..
mansour
A par son overdose d'autosatisfaction de quoi parle Elyes Fakhfakh du gouvernement Ennahdha que de mesure et promesse superficiel
a posté le 15-06-2020 à 09:58
l'origine de endettement du pays c'est lui en 2013 et il a laissé les générations futures avec un futur incertain,la mafia+lobby islamiste épargnée,les privilèges des politiques ministres,députés et l'armée mexicaine de ses conseillés sont épargnés et si il y'a victoire sur la pandémie c'est grâce au dévouement du personnel soignant malgré un système de santé à terre et le laisser faire de la corruption des lobbys politique+économique le scandale des masques de protection est un exemple flagrant
Bacchus
Quel culot!
a posté le 15-06-2020 à 09:50
Le peuple a faim, et on *** un Q5 payé 300 mille dinars par le contribuable! Quand le peuple a faim les dirigeants doivent rouler en "voitures populaires" et non en Mercedes flambant neuve.
DHEJ
Le M'?CANO met son bleu de travail...
a posté le 15-06-2020 à 09:26
Il nous sort POLITIQUE P'?NALE à défaut d'une politique économique et politique sociale.


Alors si politique Pénale est la solution, des ministères doivent disparaître.


Mais comme il est un mauvais mécanicien, il bousillera les moteurs de la croissance !
Lecteur
FRANCAIS MEDIOCRE
a posté le 15-06-2020 à 08:48
Selon Elyes Fakhfakh, la décision la plus difficile qu'il a eu à prendre est celle du 20 mars quand le confinement total a été décidé alors qu'ils n'y étaient pas vraiment préparés. Et de préciser qu'il fallait fermer le pays et éviter que le peuple se révolte car il a faim.

... des aides prévue...
retraité
aucun pays n'a vaincu la pandémie
a posté le 15-06-2020 à 08:29
aucun pays n'a pu vaincre l'épidémie du covid -19 il y a encor des cas contaminés et des décès dans tous les pays du monde certes en nombre réduit et le risque est toujours la tant qu'un médicament efficace et un vaccin contre ce virus ne soient pas trouvés .La Chine d'où ce virus est apparu depuis novembre 2019 et les chinois disent depuis mai qu'ils ont maîtrisé cette pandémie à la surprise générale des autorités chinoises ce virus a frappé depuis trois jours leur capitale Pékin et 11 quartiers sont en confinement total et qui était épargné par ce virus. On doit surveiller nos frontières et les arrivants et que l'urgence sanitaire et les conditions de sécurité sanitaire soient toujours en vigueur et que Dieu nous épargne une nouvelle vague .
mell
commerce parallèle
a posté le 15-06-2020 à 08:22
Pas un mot sur le commerce parallèle qui gangrène l'Etat. Les sociétés payent leurs impôts et le commerce parallèle grossit de plus en plus.
Hattoum11
autonomisation par la formation
a posté le 15-06-2020 à 06:37
J'aimerai tellement connaitre le périmètre ainsi que la taille et l'objectif de ce projet. Car on le site souvent pour "meubler" le discours et faire bonne figure.
Si non j'ai trouvé l'intervention positive et un CDG qui est très au courant des problèmes du pays et propose les solutions qui vont bien. Maintenant est ce que il sera assez homme de bonne parole que homme d'actions ? Les Tunisiens attendent les résultats avec impatience.
J'ai aussi regretté qu'il a pas eu un mots pour les affaires louches et notamment celles qui touchent les ministres, Villas, Abus de Pouvoir etc
takilas
Il faut que cette plaisanterie finisse le plus tôt possible !
a posté le 14-06-2020 à 22:11
Le pays tunisien se voit bloqué à cause nahdha.
Il faut finir avec cette mascarade !
takilas
Donc si lon compred bien Ben Ali, et même les trabelsis, étaient meilleurs que lui
a posté le 14-06-2020 à 21:43
Et même plus raisonnables que lui.
Ce qui justifie que ghanouchi la choisie pour le guidercomme bon lui semble.
takilas
Pourquoi il n'ose pas dire que le pays est en faillite et qu'ils doivent fermer le rideau et rentrer ?.
a posté le 14-06-2020 à 21:36
Et pourquoi il a peur de dire que tout est à cause de nahdha depuis 2011 ?
aldo
==== kaies saied -- fekhfekh et celui de l'intérieur ====
a posté le 14-06-2020 à 21:20
N'OUBLIEZ PAS CE JOUR 14 JUIN 2020 , vous le payerez , le peuple vous a compris ______ vos places et sièges sont éjectables --- ENNAHDHA ET GHANOUCHI C'EST UN AUTRE DOSSIER , mais vous ho lala c'est vers el fingua .