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Kaïs Saïed : de président de la République à professeur d'histoire
06/12/2022 | 11:02
3 min
Kaïs Saïed : de président de la République à professeur d'histoire


Le président de la République, Kaïs Saïed s'est rendu, le 5 décembre 2022, à la place de La Kasbah. Il était en compagnie de la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, du ministre des Affaires sociales, Malek Zahi, du gouverneur de Tunis, Kamel Fekih et la de la maire de Tunis, Souad Abderrahim.

Dans une vidéo de 15 minutes publiée le 5 décembre par Carthage, tard dans la soirée, on le voit s'exprimer devant les portes du bâtiment servant de siège de la présidence du gouvernement. Kaïs Saïed a affirmé que Habib Bourguiba ne connaissait pas l'intégralité des ministres et membres du gouvernement lorsqu'il était à la tête du pays. Il a indiqué que Habib Bourguiba s'était une fois empressé de nommer Moncef Bel Haj Amor au poste de ministre chargé de coordonner avec le parlement afin de mettre fin à la fonction de secrétaire général auprès du gouvernement. Il a expliqué que Bourguiba considérait que le secrétaire général avait tous les pouvoirs et que lui ne supportait pas cette idée.


Par la suite, Kaïs Saïed s'est rendu à l'intérieur du bâtiment de la présidence. Il n'a pas évoqué la question des réformes ou la crise sociale et économique. Le chef de l'Etat a choisi de parler histoire et d'étaler ses connaissances en la matière. Il a évoqué la question de la création du gouvernement de 1956 présidé par Habib Bourguiba. Ce dernier occupait la fonction de Premier ministre, de ministre de la Défense et de ministre de la Défense nationale. 

Kaïs Saïed et Najla Bouden ont participé à ce qui ressemble à un petit exposé d'histoire. Ils ont consulté quelques livres. Kaïs Saïed a montré une photo de l'emblème de l'Empire Ottoman. Il a évoqué le monogramme des sultans ottomans connu sous le nom de "Tuğra". Il est revenu sur des versets coraniques et sur l'histoire de l'Empire Ottoman. Il a évoqué la possibilité de créer un musée des Tuğras et des emblèmes au sein de la présidence du gouvernement. Najla Bouden a tenu à présenter au président de la République un emblème rapporté du palais de Sidi Bou Saïd. 


Kaïs Saïed a affirmé qu'une copie de la déclaration de l'indépendance de la Tunisie avait été retrouvée dans un carton contrairement à ce qui se racontait. Il a indiqué que la copie était écrite en langue française et avait été jetée dans ce carton. Le chef de l'Etat et la présidente du gouvernement ont consulté le document qui était exposé à la Kasbah. 

 

 

S.G

06/12/2022 | 11:02
3 min
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Commentaires
Lotfi Tirellil
Aussi nul ici que là...
a posté le 07-12-2022 à 18:03
Hopeless : il aaura beau changer de casaque, RIEN à en attendre !!
Mohamed BEN AHMED
Commentaire et rappel historique
a posté le 07-12-2022 à 08:27
Le professeur d'histoire aimait déjà rappeler qu le leader Habib Bourguiba avait cumulé 1e 11 avril 1956 les trois 'fonctions' au sens de Saïed celles de Président du Conseil, de Ministre de la Défense et de Ministre des Affaires étrangères, critiquant en creux 'l'accumulation des pouvoirs', sans rappeler à nos jeunes et aux moins jeunes la stratégie bourguibienne d'alors.
Ci-après, quelques flashs extraits d'un de mes ouvrages, finalisé et non encore édité pour éclairer ladite stratégie :
Habib BOURGUIBA, fort de son interprétation du protocole du 20 mars, a commencé par dépouiller le Haut-commissaire de France à Tunis et le Général français commandant supérieur des troupes de Tunisie de leurs prérogatives de ministres des affaires étrangères et de la défense du gouvernement tunisien, confirmées par les conventions du 3 juin 1955, en s'attribuant en plus de la présidence du Conseil, les deux portefeuilles des Affaires Etrangères et de la Défense, le 11 avril 1956.
BOURGUIBA allait engager une bataille avec la France pour rendre caduques les Conventions de 1955 et récupérer les deux plus importants domaines de la souveraineté : la Diplomatie et la Défense.
Quelques jours plus tard, le 26 avril, le président du Conseil tunisien informe "directement" les consuls étrangers du désir de son gouvernement de voir établir "immédiatement" des missions diplomatiques en Tunisie.
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"L'accord sur la représentation diplomatique" est finalement signé le 15 juin 1956.
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En défilant le 24 juin 1956 dans les principales artères de la capitale, les premiers éléments de l'armée régulière étaient constitués au total d'un régiment de 1500 hommes parmi lesquels il fallait compter 26 officiers et quelques sous-officiers dont plusieurs avaient servi durant la seconde guerre mondiale.
Voilà comment du 11 avril au 24 juin 1956 (104 jours weekends compris), le Grand Bourguiba avait réussi à faire passer la Tunisie d'une indépendance dans l'interdépendance à une indépendance pleine et entière avec cerise sur le gâteau l'indépendance de la Justice et le Code du Statut familial (août 1956).
Houcine
Rien n'a l'heur de convenir.
a posté le 07-12-2022 à 01:19
Les bâtisseurs est une race éteinte, et restent les envieux, les éternels mécontents qui se définissent par leur tropisme à ne trouver bon que ce qui émane d'eux.
Tout ce que fait cet homme les insupporte, et rien ne lui est épargné des qualificatifs les plus insultants, oublieux qu'ils sont de ces troupeaux d'applaudisseurs qui forcent les rangs pour se mettre en vue.
Si l'on faisait le décompte des déclarations de soutien inconditionnel ou presque dès qu'un élu apparaît, et la vitesse à laquelle il est aussitôt voué aux gémonies au premier revers, on aurait une idée assez exacte de la versatilité chronique et la légèreté avec quoi se forment les réputations....
C'est qu'au fond, on aime jouer perso, et chacun voudrait être baron en don fief, rival et néanmoins commensal de ses compères au motif qu'ils ont en partage cette haute idée de leur élection.
Les Arabo-Berbères ont soumis la péninsule hispanique et y ont installé une civilisation.
L'Andalus rayonna sur le monde Arabo-musulman et il est permis de penser qu'elle y fit des jalousx.
Au bout de quelques siècles, elle s'éteignit non point uniquement des coups de butoirs des chrétiens unifiés contre elle, mais bien plutôt de ses propres dissensions l'ayant conduite à se disloquer en petits royaumes en conflit.
Seule Grenade survécut encore quelques temps....
Mais, sommes-nous capables d'apprendre de nos erreurs, de nos fautes ?
D'ailleurs, peut-être convient-il de poser la question de ce Nous.
Car, pour en user, il faut poser un possible commun.
Ces considérations ne sont rien.
Parce qu'ici, réfléchir, penser, définir des questions, tout cela rencontre le mauvais instinct et soulève des réactions indignées chez les amateurs des racontars et des jugements définitifs sans preuve ni arguments.
Je crains que ceux qui se satisfont de leur haine ne soient que des gens en désamour de soi.
Veuille la Providence nous délivrer de tous ces maux !
Machallah
Tugra vous dites?
a posté le 06-12-2022 à 15:47
Zakafouna innove même en matière de comportement pathologique. Certains fuient en avant face aux problèmes, Zakafouna fuit en arrière.

Au lieu d'un musée de la Tugra, je suggère à Zakafouna de bâtir un musée d'el Hougra, les habitants de Zarzis sont prêts à fournir quelques cadavres pour orner ce musée.

Quand à Bourguiba, Zakafouna ne lui arrive même pas à la cheville. Bourguiba sidek ya...
Tunisino
Des nuls
a posté le 06-12-2022 à 15:22
Des nuls payés par les pauvres tunisiens pour la ruiner, regardez à Zakafouna qui ne sait que parler du passé, et à sa secrétaire qui ne fait que danser, alors que les tunisiens ne trouvent même plus les mots pour commenter la situation d'un pays en effondrement! La troisième république doit se venger sans aucune pitié de ces imbéciles.
SAHLI
Oui..
a posté le 06-12-2022 à 14:53
La Tunisie a encore besoin d'avocats, de juristes, de litteraires, d'historiens, de géologues et surtout de Flics..
Guide de tourisme
Saieb Salah
a posté le 06-12-2022 à 14:23
Faites un effort, Bouchlaka nous manque.