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Hédi Sellami : L’avenir sera exceptionnel pour One Tech !
29/09/2020 | 20:32
7 min
Hédi Sellami : L’avenir sera exceptionnel pour One Tech !

 

2019 a été une année de refonte pour le groupe One Tech. L’exercice, pour sa part, a été sévèrement impacté par l’appréciation imprévisible du dinar. Malgré une année 2020 assez compliquée à cause de la crise Covid-19, le management reste assez confiant pour l’avenir, compte tenu de deux facteurs importants. Les Européens qui veulent délocaliser vers des marchés plus proches d’eux et une diversification des produits dont l’objectif est d’éviter les aléas de 2019 et 2020.

 

C’est globalement ce qui ressort de l’Assemblée générale ordinaire pour l’exercice 2019 tenue dans une bonne ambiance, ce mardi 29 septembre 2020 sous l’égide de son président du conseil d’administration Moncef Sellami et son directeur général Hédi Sellami. Les actionnaires auront droit, cette année, à un dividende net de 0,250 dinar par action (sans retenue à la source, étant prélevé sur la prime d’émission), mis en paiement à partir du 16 octobre 2020.

 

 

La société a enregistré un résultat net consolidé en 2019 de 30,16 millions de dinars (MD) contre 65,24 MD réalisé en 2018, en baisse de 54%, malgré un impôt de 6,13 MD. Le résultat net part du groupe est de 22,73 MD. La contribution la plus importante au niveau du résultat provient du pôle mécatronique avec 22,2 MD suivi par le pôle câble avec 12,1 MD. Ces deux pôles ont enregistré des baisses respectives de 54% et de 49%. Le pôle de la mécatronique a été fortement impacté par la baisse du marché qui s’est fait ressentir fin 2018 et par les augmentations des charges d’exploitation. Celui des câbles a subi une baisse à cause de la diminution des différents niveaux des marges opérationnelles et un impact de change de 2,14 MD.

Seul le pôle des ICT a tiré son épingle du jeu avec un envol de 141%, son résultat se situant à 1,4 MD contre -3,2 MD un an auparavant, preuve que la restructuration de ce pôle a réussi.

 

Expliquant la baisse du résultat net consolidé, le DG a indiqué qu’il est dû principalement aux pertes de change. Il a précisé que le pôle mécatronique étant totalement dédié à l’exportation a été le plus touché et que le pôle câbles a subi la double baisse des métaux et des devises.

Dans le détail, Hédi Sellami a spécifié que les sources de la baisse du résultat net consolidé proviennent de trois éléments : une perte relative de marge brute de 13,24 MD, une hausse des charges de 8,78 MD et l’impact de la variation de change de 22,34 MD (-8,37% pour le taux de change de clôture euro/dinars et -6,54% pour le taux de change de clôture dollar/dinars, ndlr).

La perte de marge brute est due à une augmentation du coût de l'électricité de 2,97 MD, la baisse de la valorisation des stocks des métaux de 5,6% pour prix de revient du cuivre (DT/kg) et 5,9% pour prix de revient de l’aluminium (DT/kg), pour un impact total dépassant les 5,25 MD ainsi qu’un impact de change et autres de 5,02 MD.

 

Le résultat individuel est situé à 22,15 MD (+26%) pour des produits d’exploitation de 22,79 MD (+40%), provenant essentiellement de dividendes remontés par les filiales.

 

 

Dans son mot d’ouverture, Moncef Sellami a affirmé que 2019 a été une année de remise en cause du modèle de gestion de One Tech Holding, elle a été ainsi marquée par certaines difficultés.

« Il faut marquer un temps d’arrêt pour voir ce qui a été fait et mettre en place une nouvelle stratégie. Pour 2020, nous tenons le coup et nous avons une assise financière qui nous permet de résister », a-t-il soutenu, en notant que 2020 sera une année moyenne consacrée à la résolution des problèmes, la restructuration et la mise en place d’une nouvelle stratégie.

 

Le DG a avoué que 2021 et 2022 sont deux années très difficiles à cerner. Pour exemple, il a révélé que 25 projets devant démarrer au second trimestre 2019, viennent à peine de commencer. Pour sa part, le président du conseil d’administration a assuré qu’il était de faire des prévisions même pour deux ou trois mois, la donne changeant tout le temps à cause de la pandémie. Et de soutenir : « Nous vivons au jour le jour, l’essentiel est de tenir le coup ».

Autre fait important, le management a précisé qu’un mouvement est en train d’être opéré contre la Chine et que les Européens sont en train de chercher comment rapprocher leur business, soit des centaines de milliards d’euros.

« One Tech disposera de belles opportunités, mais la fluctuation rende les choses difficiles. Les clients cherchent une deuxième source de proximité et à bas prix. Il faut être prêt à gérer les fluctuations sans avoir d’impact important », a précisé l’un des cadres de la société.

 

 

En réponse à la revendication de Abdessattar Ben Brahim de porter le dividende à 300 millimes par action, pour encourager l’achat de l’action, Moncef Sellami a avoué que, dans un premier temps, le conseil avait envisagé de ne pas distribuer de dividende mais qu’au final, il a opté pour une ligne médiane entre la prudence et la satisfaction des petits-porteurs. Un échantillon de référence de douze entreprises industrielles a été pris et la moyenne du dividende était pour elles de 230 millimes, d’où la décision de distribuer 250 millimes par action au titre de 2019. Cerise sur le gâteau, le dividende ne sera pas imposable, contrairement à la concurrence.

Hédi Sellami a dévoilé que le groupe s’apprêtait à distribuer un beau dividende, mais qu’avec la conjoncture, il faut se préparer et être prudent.

 

Dans ce cadre, le DG a signalé que le groupe est en train de diversifier ses activités et de produire leurs propres produits (produits blancs, compteur intelligent, respirateur artificiel, e-bike, …). Moncef Sellami a fait remarquer : « En 2020 et 2021, nous cherchons à devenir non pas un élément parmi les fournisseurs, mais un fournisseur capable de répondre réellement aux besoins du donneur d’ordres via des produits finis. Il est temps de se désengager de l’automobile ».

En ce qui concerne l’impact de la crise du Covid-19 au premier semestre, le DG a admis que sur les sept mois, deux mois et demi de chiffres d’affaires ont été perdus. Et d’affirmer que si on enlève l’effet de la pandémie, le résultat consolidé serait de 40 MD au lieu des 23 MD prévus.

Interrogé sur ce que compte faire l’entreprise pour remédier à l’augmentation du coût de l’électricité, il a précisé que la société va investir massivement dans le photovoltaïque : jusque-là elle attendait l’arrivée du gaz de ville depuis cinq ans, là elle a décidé de sauter le pas et de ne plus attendre, surtout que le play-back sera sur cinq ans contre douze, trois ans en arrière.

 

 

S’agissant des perspectives, Hédi Sellami a affirmé que la demande pour le mois d’octobre 2020 va battre tous les records mais qu'il y a une pénurie de matière première à cause de la fermeture des usines.

Et de marteler : « L’avenir sera exceptionnel, je vous l’assure ! La question est de savoir si nous serons prêts à saisir ces opportunités. Nous serons l’une des rares sociétés du secteur qui a une assise globale forte et qui a pu contracter 25 millions de dollars pour nous préparer à l’après Covid-19 (le contrat a été signé mais la société n’a pas encore reçu les fonds, ndlr) ».

Et de poursuivre : « Si on récupère 3% du volume de la Chine, on doublera de capacité. Mais serons-nous prêts ? ».

 

Pour 2020, le groupe a effectué des prévisions selon deux scénarios, l’un conservateur et l’autre optimiste. Le premier prévoit un résultat net de 11,59 MD et le second de 23,1 MD contre 30,16 MD en 2019, soit un résultat par action de 0,147 dinar pour le scénario conservateur et de 0,333 pour le scénario optimiste contre 0,424 réalisé en 2019.

 

2019 et 2020 ont été deux exercices compliqués pour One Tech en termes de résultats. Mais, selon le propre aveu de son DG, l’avenir du groupe s’annonce radieux. La crise Covid-19 a ramené son lot de difficultés mais également des opportunités insoupçonnables, le tout est de se préparer à les saisir. Affaire à suivre.

 

Imen NOUIRA

29/09/2020 | 20:32
7 min
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Commentaires
Albatros
loin du compte
a posté le 30-09-2020 à 15:41
trop de bla bla pour 3 fois rien.
regardez ce fait Singapore: un PIB qui dépasse celui de la France.
Israel: PIB 40 k, plein d'entreprises cotés au Nasdaq.
etc ...