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Hécatombe économique : Où sont nos gouvernants ?
26/10/2020 | 19:59
7 min
Hécatombe économique : Où sont nos gouvernants ?

 

La situation économique du pays est au plus bas. Certains chiffres atteints en 2020 sont une première pour la Tunisie moderne, la Tunisie d’après l’indépendance. Mais rien n’est fait pour sauver ce qui peut encore l'être. Les seules choses que les gouvernements successifs réussissent à faire c'est se soumettre au chantage de l’UGTT et recourir à l’endettement. De son côté, le Parlement se complaît à faire semblant de diriger le pays, en tergiversant sur des sujets futiles alors que des lois urgentes à adopter sont reléguées au second plan.

 

Où va-t-on ? Telle est la question légitime qu’on peut se poser. L’Etat tunisien a-t-il une vision, un objectif à atteindre ? Cela ne semble pas être le cas au vu des divers indicateurs économiques, du projet de la Loi de finances complémentaire 2020 et du projet de la Loi de Finances 2021.

 

Le constat est affligeant : la pandémie a laissé des séquelles profondes en Tunisie. Même si, il faut bien l'admettre, elle a accéléré une crise déjà laissée par les différents gouvernements qui se sont succédé après la révolution. Le marasme touchent actuellement tous les secteurs sous le silence effrayant des politiques. Le secteur privé, source de création de valeur et de financement pour l’Etat, est en train de sombrer sous le regard d’une inconscience collective déconcertante. L’Etat se rend-t-il compte qu’il est en train de tuer sa poule aux œufs d’or ? Pas si sûr.

Selon les résultats d’une étude réalisée par l’INS et la Banque mondiale, 54% des entreprises parlent d’une fermeture définitive ; 75% des entreprises exportatrices rapportent une diminution de la demande extérieure alors que leur taux d’imposition va passer pour elles à 18% ; 74% des entreprises touristiques, qui emploient 60.000 personnes, évoquent la possibilité d’une fermeture définitive ; et 50% des entreprises avouent avoir des difficultés de financement et des difficultés à se fournir en matière première.

Plusieurs secteurs sont plus que sinistrés notamment le tourisme (notre reportage à Djerba est très parlant) et le secteur des industries mécaniques et électriques, avec à leur tête celui des composants automobiles et électriques. Premier exportateur, ce dernier est en baisse nette de régime et une étude de EY estime que les pertes uniquement dans le secteur des composants automobiles peuvent atteindre 17.537 emplois d’ici la fin de l’année 2020.

 

En termes de croissance, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une contraction de croissance de 7% en 2020. Des prévisions revues à la baisse, car en avril dernier, elle prévoyait une contraction de 4,3%. Côté gouvernement tunisien, en juillet 2020 et suite à des études réalisées, le gouvernement tablait sur une contraction de la croissance de 6,5% (la cinquième fois après l’indépendance où l'on enregistre une croissance négative et deuxième fois après révolution).

Pour sa part, l’Institut national de la statistique (INS) a parlé : le PIB a diminué drastiquement de 21,6 % au deuxième trimestre 2020 par rapport au même trimestre de 2019 et de 20,4% par rapport au premier trimestre de 2020. Ainsi et sur cette base, l’économie tunisienne s’est contractée de 11,9% durant le premier semestre de 2020 par rapport au premier semestre de 2019.

 

S’agissant de l’emploi, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)-Tunisie estime une hausse du taux de chômage de 21,6% contre 15% au premier trimestre 2020, soit près de 274.500 nouveaux chômeurs sur l’année 2020.

Les chiffres publiés par l’INS confortent cette tendance, puisque le taux de chômage a augmenté sensiblement au deuxième trimestre pour atteindre 18%. Ceux du troisième trimestre n’ayant pas encore était publiés.

Le tout, sachant que 44,8% de la population active soit 1.598.500 personnes travaillent dans le circuit informel, en se référant à des enquêtes réalisées par l’INS au cours des 2ème, 3ème et 4ème trimestres 2019.

 

Côté investissement, les chiffres des neuf premiers mois de 2020 avancés par l'Agence de promotion de l'industrie et de l'innovation (APII) sont assez optimistes avec une hausse des investissements déclarés dans le secteur industriel de 4% pour atteindre un montant de 2.246,6 millions de dinars (MD) contre 2.161,2 MD avec 2.369 projets déclarés qui permettront la création de 37.199 postes d’emplois.

Ceux de l'Agence de Promotion de l'Investissement Extérieur (Fipa) sont beaucoup plus terre à terre et reflètent la situation du pays. Selon l'agence, les investissements étrangers en Tunisie ont sensiblement baissé pendant les neuf premiers mois de 2020. Ils sont passés de 2.048,4 millions de dinars, fin septembre 2019, à 1.506,6 millions de dinars (MD), fin septembre 2020.

 

En ce qui concerne le budget de l’Etat, les choses ne sont pas meilleures. Au menu, déficit budgétaire record et endettement record, le tout pour subvenir au paiement des salaires et aux augmentations salariales.

Cette année 2020 a été ponctuée par une baisse conséquente des ressources fiscales, accouplée à une hausse conséquente des dépenses. En comparaison avec un an auparavant, et tenant compte des six premiers mois de 2020, les recettes fiscales ont baissé de 12% alors que les dépenses de l’Etat ont augmenté (aides sociales, chômage technique, stock stratégique de 350 millions de dinars pour des recettes fiscales en baisse, outre un budget supplémentaire de 300 millions de dinars pour le soutien des PME, etc.). Le manque à gagner en termes de recette fiscale se situait, en juillet dernier, à plus de 5 milliards de dinars. Le ministère avait préparé des mesures supplémentaires qui permettraient d’atténuer l’impact entre 800 millions de dinars et 1,1 milliard de dinars, mais qui dépendrait de l’examen et l’adoption d’un projet de loi déposé depuis juillet dernier et qui est resté dans les tiroirs de l’ARP. A cette époque, les besoins supplémentaires sont chiffrés à, au moins, 3,9 milliards de dinars pour un déficit budgétaire dépassant les 7%.

 

Or, la situation s’avère nettement plus compliquée en se référant au projet de Loi de Finances complémentaire de 2021 et aux récentes déclarations du ministre de l’Economie, des Finances et de l’appui à l’Investissement, Ali Kooli. Les nouvelles estimations évoquent ainsi un déficit budgétaire de 14%. « Un chiffre jamais atteint dans l’histoire moderne de la Tunisie », selon ses propres termes.

Au menu, une masse salariale de l’Etat atteignant 19,5 milliards de dinars en 2020, soit 17 à 18% du PIB. Outre, un milliard de dinars de plus, suite à la régularisation de la situation de 31.000 ouvriers de chantier, signé il y a quelques jours.

Résultat des courses, l’Etat a besoin de 7,3 milliards en devises pour boucler son budget 2020 et pas moins de 19,5 milliards de dinars d’emprunt l’année 2021, dont plus de 16,5 milliards de dinars d’emprunt extérieur pour un total de dépenses de plus de 41 milliards de dinars.

 

Alors que l’Etat se dit en manque de moyens pour aider les entreprises du secteur privé, il est en train de chercher 4 milliards de dinars pour financer des entreprises publiques (la Stir, la Steg, Office de céréales, Office de commerce) qui ont des problèmes de mauvaise gestion, qui ont besoin d’être restructurées et qui sont un véritable gouffre financier.

Pire, sur les 1,2 milliard de dons reçus, ainsi que les 745 millions de dollars (soit 2,2 milliards de dinars) du FMI comme soutien pour lutter contre le Covid-19, seulement 1,1 milliard ont été dépensés à cet effet, selon le projet de Loi de Finances complémentaire de 2020. Donc, le reste ayant été utilisé ailleurs.

 

En parallèle, les gouvernements qui se sont succédé (celui-ci ne dérogeant pas à la règle, ndlr) ont tous courbé l’échine devant l'Union générale tunisienne du travail (UGTT). Tout passe en augmentations salariales et primes, régularisation de situation, etc. Car pandémie ou pas, la centrale syndicale ne compte pas laisser tomber les négociations pour les augmentations salariales.

Idem, aucun gouvernement n’a su réellement remettre le train sur les rails et trouver une solution définitive aux sit-in qui entravant les services vitaux de l’Etat et la production de plusieurs secteurs stratégiques, en particulier ceux de Gafsa et ceux du Kamour. Un état des lieux qui fait mal, sachant que l’entrée en production du champ gazier Nawara devait permettre une augmentation de la croissance nationale d’au moins 1%, outre une baisse des importations de gaz de 30%, du déficit énergétique de 20% et du déficit commercial de 7%.

 

La situation économique est préoccupante, mais apparemment pas assez pour attirer l’attention de nos politiques et du gouvernement. L’endettement reste la seule réponse aux besoins de financement. Le tout, alors que le secteur privé est laissé pour compte. De quoi se poser des questions...

Imen NOUIRA

26/10/2020 | 19:59
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Commentaires
Nephentes
@Urmax_ détrompez vous
a posté le 27-10-2020 à 16:52
Le régime des sociétés totalement exportatrices est une faillite voire une escroquerie

Feu Nouria avait voulu favoriser ce qu'il est convenu d'appeler le "saut technologique" en visant le transfert des procédés techniques. et methodes industrielles des multinationales implantées vers les filières locales via la sous traitance notamment

Las

A part l'emploi de moins de 400000 opérateurs et techniciens et. quelques centaines de cadres cette politique a lamentablement échouée

Elle a même probablement eu un effet contre productif sur notre économie en détournant certaines subventions de l'Etat

Qui étaient destinées initialement au développement renforcement du tissu économique national a l'innovation a la création de clusters locaux au soutien financier des TPE PME etc etc

Nouira avait de plus faute gravement en ciblant initialement les entreprises a faible apport technologique tels que les industries du cablage textile emballages métalliques etc

Au détriment des industries a effet d'entraînement beaucoup plus important telles que les unités de fabrication automobile ferroviaire avionique chimie. Etc etc

Sous prétexte que notre main-d'oeuvre. a l'époque n'était pas assez qualifiée

Foutaises

Ceci en oubliant de mentionner l'absence de valorisation de l'agriculture des filières agroalimentaires etc etc

J'ajoute enfin pour les commentateurs que près de 11000 milliards de millimes d'aide internationale a été accordée aux gouvernements tunisiens depuis 2012

Selon toute vraisemblance et. selon des économistes tunisiens établis au Canada et dans le cadre d'une allocution publique

Un montant conséquent de cette aide a été détourné

Le experts ont évoqué des montages financiers de la part de certaines holdings tunisiennes de l'agroalimentaire du BTP mais aussi des services _ et ça c'est nouveau - pour bénéficier de financements non justifiés au nom du développement territorial

montants qui ont été détournés soit vers la spéculation immobilière (Sousse) soit vers l'importation massive de produits turcs et chinois soit encore via des projets bidon

Je peux vous garantir par exemple que la région de Jendouba a bénéficié d'un financement international supérieur a 900 milliards via des projets supervisés par les Ministères du Developpement Régional Coopération Agriculture '?quipement etc etc

Pour un impact dérisoire scandaleux en termes de création de projet d'emploi d'autonomie attention des populations défavorisées etc

UN SCANDALE HALLUCINANT

Silence on tourne en bourrique
MDO
La faute est l'absence d'une conscience collective
a posté le 27-10-2020 à 16:43
Les résultats très préoccupants atteints par l'économie nationale semble à première vue la conséquence de l'immobilisme et le laxisme des gouvernements alors que le vrai problème réside surtout dans l'absence d'une conscience collective de la gravité de la situation et chacun continue à essayer de présenter ses priorités comme ceux de tout le pays ce qui va dans le sen inverse de ce qui devrait prévaloir à savoir se mettre d'accord que sans la résolution des problèmes économiques épineux rien ne peut s'améliorer durablement.
URMAX
... EN VOULANT TROP, ON PERD TOUT !
a posté le 27-10-2020 à 14:27
Les societes totalement exportatrices ne devraient pas etre taxees.
Les gouvernements precedents ont favorise l'implantation en Tunisie de societes totalement exportatrices ... en leur accordant l'exoneration de la taxation.
Ces societes permettent a notre Nation, une substantielle rentree de devises, dont nous avons tant besoin.
Taxez-les a 18/100 et ... dites-leur bye bye, pour la plupart. Elles iront recruter de la main-d'oeuvre sous d'autres cieux, exemptes de taxes.
Donc, au fond, en voulant leur arracher une taxe de plus nous perdrons deux points capitaux :
- L'emploi de travailleurs Nationnaux ;
- Les rentrees de devises assurees par le secteur !
...
Decidement, parmis nos decideurs, il y a des zero pointes en logistique economique et planification economique ... Sic !
DHEJ
Et jajoute @Ghazi et MOI
a posté le 27-10-2020 à 14:18
Que par miracle quand des gens se mettent à produire, les FAMILLES changent les règles et les droits de douane...

Je cite par exemple un produit appelé SLES70, de nouveaux promoteurs industriels se sont mis à importer le produit d(origine chinoise pour contourner les lobbies, alors OUPS le produit chinois devient sujet de droit douane ...


Ghazi
@ Moi| 27-10-2020 08:52 - Bonjour,
a posté le 27-10-2020 à 13:11
Je vous remercie pour ce post. J'adhère et je partage chaque mot que vous avez écris. On sera des Tunisiens singaporisés (J'ai inventé ce qualificatif). Bien que ce que vous voyez est la sagesse même, mais c'est irréalisable avec un peuple qui a acquis les fondamentaux de la "Lo9ma Berda". Vous avez écris :
"Il faut lui monter comment fabriquer ses masques de protections, comment fabriquer les désinfectants, comment cultiver ses légumes sur le toit de sa maison, comment collecter l'eau potable de pluie dans les maisons, comment utiliser le biogaz qui est une énergie renouvelable, etc., etc., etc."
Rien qu'en leur proposant çette partie, vous aurez sur le dos :
-La fédération du tissu + l'UGTT
-Le lobby du textile (les 3 qui font les masques dont un député)
-Les 6 lobbys des produits détergents
-Tous les marchés de gros de la Tunisie
-La sonede
-La Steg
Et tous les "Gachara" et intermédiaires de tout ce monde ci-dessus, il vous traiteront de tous les noms, même de "Fassed" et contre-révolutionnaire, vous vous trouverai avec 3 ou 4 affaire que Mr. Selliti vous collera, mais avant ça, vous recevrai certainement plusieurs appels téléphoniques anonymes qui vous proposent EXACTEMENT CE QUI VOUS MANQUE POUR MENER UNE BELLE VIE (Il font une étude d'investigation avant d'appeler), et c'est à vous de choisir bloquer encore plus ou débloquer.

Peut-être que votre logique sera applicable après 4 ou 5 générations, le temps que la génération de 2030 naisse dans d'autres conditions éducatives et politiques.

Le pays a besoin d'idées et d'hommes et de femme équilibrés, réalistes et honnêtes. aujourd'hui, il y en a peu. Merci encore, à vous lire.
Moi
Pourquoi nous sommes si bloqués?
a posté le 27-10-2020 à 08:52
Nous sommes, en Tunisie, victime de notre mentalité de l'argent facile et des pseudo-solutions qui n'exigent aucun effort mental ou physique.
--->
je résume: certains de nos dirigeants rêvent d'une Tunisie où à chaque coin jaillissent des fontaines de pétrole et de gaz afin de financer nos importations et nos fonctionnaires.

Certains de nos politiciens rêveraient même d'une Tunisie où le ciel pourrait pleuvoir du couscous :)

Puis il y a certains de nos politiciens qui nous parlent de construction de satellites et de drones --> voilà des idées drôles afin de protéger notre couscous qui tomberait du ciel et nos futures fontaines chimériques de gaz et de pétrole :)

non et non et non --> afin de faire sortir la Tunisie de la "merde" et afin d'arrêter la propagation du virus corona il faut faire plutôt participer le Tunisien à améliorer sa situation socio-économique et sanitaire par lui même.

Il faut lui monter comment fabriquer ses masques de protections, comment fabriquer les désinfectants, comment cultiver ses légumes sur le toit de sa maison, comment collecter l'eau potable de pluie dans les maisons, comment utiliser le biogaz qui est une énergie renouvelable, etc., etc., etc.

comment initier nos chômeurs à la fabrication des objets de grandes utilités et qui manquent en Tunisie:
-ce n'est pas normal qu'il n'y a pas assez de chaussures de bonnes qualités et à un bon prix dans un pays qui a 1 million de chômeurs
-ce n'est pas normal qu'il n'y pas assez de poisson pour tous les Tunisiens, alors que l'on pourrait initier certains de nos chômeurs à la culture industrielle du poisson, etc.

Puis il n'y a pas plus facile que de vaincre la propagation du virus corona avec des idées très simples et banales --> avec un simple bricolage que chaque tunisien devrait réaliser par lui même à son domicile...

Les solutions existent, il ne faut pas penser trop compliquer afin de sortir de l'impasse socio-économique...

si on suivait mes conseils, on pourrait faire sortir la Tunisie de l'impasse socio-économique en 90 jours...
--->
je transformerai nos mosquées en des lieux de transfert de l'intelligence, du bricolage et de savoir faire pour une autosuffisance vers une vie paisible...
Narjess Larnaout
Vous avez choisi Ghannouchi et Ennahdha...voila le resultat
a posté le 27-10-2020 à 08:39
Depuis le choix de la troika aux elections,qui a impose la dissoute de l assemblee et de la constitution et l election de l assemblee constituante du Chaos,et le vote d une nouvelle constitution qui a constitutionalise le chaos et la corruption ...puis une election manipulee par Ghannouchi d un president au bout du rouleau qui n a fait que du tourisme diplomatique et soumis au pouvoir d Ennahdha....le pays est a la derive totale et le peuple tunisien est au bout d un appauvrissement total et seuls les mafias et les lobbys menent le bal avec le chef d orchestre Rached Ghannouchi et ses adjoints Seifeddine al Makloub et Nabil Karoui qui accomplissent un agenda etranger finance et soutenu par des puissances etrangeres ....aides par des medias papiers et online profondement infiltres.......et une opposition dispersee ....une realite amere mais utile a savoir...la societe civile doit tenir son role pour contrecarrer
DHEJ
@Nephentes bonjour
a posté le 27-10-2020 à 08:18
Alors je corrige

Des familles d'affaires et non des hommes d'affaires


Puis pour pour les brioches, alors ça me rappelle Deng Xiaoping... et son expérience avec le brioche!


Bonne journée
Nephentes
Très bon article
a posté le 26-10-2020 à 20:48
Qui a exigé d'ailleurs un travail important bravo Mme Nouira
Ce ne sont pas les grands hommes d'affaires tunisiens qui vont souffrir

Ceux la ont planqué leur pognon dans des comptes a l'étranger depuis longtemps

Il est en fait remarquable de constater que tous les acteurs économiques semblent dépassés par la situation

Leur préoccupation n'est pas de sauver la barcasse mais de garantir leur place dans les canots de sauvetage

Le désinvestissement dans les secteurs productifs au profit des activités de spéculation procédé de cette préoccupation

On retrouve encore et toujours l'incroyable pouvoir de blocage et de nuisance de ces 23 maudites familles multimilliardaires avec comptes a l'étranger bien évidemment

Alliées avec les islamistes et dictant leurs ordres a des gouvernements fantoches

L'exemple le plus parlant et le plus récent selon ma modeste opinion est la légèreté de la "gestion" des "flux touristiques" lots des quatre derniers mois

Un scandale absolu valide intégralement par le gouvernement Fakh2

Les entrées escomptées du prolétariat européen n'ont pas eu lieu

et les perspectives de rembourrage des comptes étrangers ( en complicité avec les TO) des escrocs du domaine de sont évaporées

Il y a eu malgré la disette recrudescence des contaminations verticales mais ça on s'en fout nous le lobby hôtelier on a pratiquement tous la double nationalité et les bougnouls on s'en fout

Ce scandale absolu avec complicité directe des"gouvernants" passe pourtant inaperçu

De même que l'évaporation des 350 milliards d'aide a la lutte anticovid

Circulez bande de bourricots et mangez de la brioche