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Grève des chauffeurs de taxi, pourquoi ?
21/09/2022 | 14:03
6 min
Grève des chauffeurs de taxi, pourquoi ?


Les chauffeurs de taxi ont entamé, à la date du 21 septembre 2022, une grève ouverte afin de protester contre la non-révision des tarifs, les hausses des prix du carburant et la répression visant l'usage des applications de mobilité. Les chauffeurs de taxi ont appelé à une mobilisation massive et à la tenue de manifestations sur plusieurs grandes routes et avenues. Le secrétaire général de l'Union tunisienne du taxi individuel, Faouzi Khabouchi, aurait même exigé auprès des chauffeurs de taxi non-présents lors des manifestations de fournir par écrit une justification. « Il s'agit de la grève de la dignité ! De la grève des chauffeurs de taxi libres et affiliés à l'Union tunisienne du taxi individuel ! Ceux qui ne font pas grève acceptent d'être des esclaves ! », a-t-il ajouté.


Les chauffeurs de taxi exigent, avant tout, une révision des tarifs. Ils appellent à revoir la grille de tarification et les prix fixés par l'Etat depuis des années. A chaque augmentation des prix des carburants, ils menacent de faire grève et évoquent les innombrables augmentations des charges fiscales et la dégradation de leur pouvoir d'achat. Les chauffeurs de taxi estiment que les 540 millions de prise en charge affichés sur le compteur devraient passer à un dinar. Ils demandent, aussi, à avoir la liberté absolue d'utiliser les applications de mobilité. Celles-ci avaient provoqué une grande polémique durant l'été puisque les tarifs avaient été considérablement révisés à la hausse sans préavis ou explication. Les internautes se sont mobilisés pour dénoncer l'exploitation du consommateur tunisien. Ils ont évoqué l'attitude des chauffeurs de taxi depuis l'introduction de ces applications. De plus, le ministre du Transport avait considéré que les applications de mobilité agissaient en dehors de la loi et ne respectait pas la réglementation en vigueur en matière de tarification. Le directeur des transports terrestres au sein du ministère du Transport, Nizar Ben Mohamed est allé, dans une déclaration accordée en juillet 2022 à la radio Mosaïque Fm, jusqu'à appeler les citoyens à dénoncer les chauffeurs de taxi refusant de prendre des clients avec l’excuse qu’ils ne sont pas sur leur chemin. « Il faut que le client à ce moment-là dénonce le chauffeur en relevant la plaque et en déposant plainte au ministère. Une enquête sera alors ouverte », a-t-il affirmé.


Les chauffeurs de taxi font, également, grève afin de demander plus d'implication de la part de l'Etat. Ils considèrent que le gouvernement devrait étudier la possibilité de mettre en place un système de subvention. L'Union tunisienne du taxi individuel a appelé le gouvernement à faciliter l'acquisition de véhicules par les chauffeurs de taxi. L'union a demandé un allégement des prix à travers la mise en place d'une subvention sur les véhicules destinés à devenir des taxis. On a, aussi, évoqué une subvention lors de l'achat de pièces de rechange. Les chauffeurs de taxi ont insisté sur la réduction des prix de vente de ces pièces en raison de la dégradation rapide des véhicules. L'union a proposé, en cas d'impossibilité de subventionner les pièces de rechange, à procéder à un allégement des charges fiscales. L'Etat pourrait procéder à une révision du taux de TVA, voire à une exonération totale pour certaines opérations.


Par ailleurs, cette grève a montré une véritable rupture des canaux de communication entre les chauffeurs de taxi et la Chambre syndicale des taxis individuels relevant de l’UTICA. Celle-ci a nié la tenue de toute grève et a affirmé que les chauffeurs étaient appelés à travailler normalement. De son côté, l'Union tunisienne du taxi individuel a nié tout sentiment d'appartenance à l'organisation patronale. Le président de la Chambre patronale s'est même fait insulter par les chauffeurs de taxi ayant bloqué une partie de la route X. Les manifestants ont usé de gros mots à son encontre et l'ont qualifié de traître. Ils ont, aussi, crié "Utica dégage !". Ils ont affirmé que la chambre syndicale ne défendait pas leurs intérêts et avait failli à sa mission. On pourrait conclure que l'Utica et l'Union tunisienne du taxi individuel sont actuellement en conflit direct. Chaque structure cherche à prouver et à démontrer qu'elle est la seule et unique représentante légitime du secteur. La mobilisation massive des chauffeurs de taxi dans les avenues et grandes routes de la République pourrait nous amener à dire que l'Union tunisienne du taxi individuel a détrôné l'UTICA. Néanmoins, ni le nombre de grévistes ni celui des opposants à cette mesure n'ont été officiellement communiqués.


On notera que certaines chambres régionales de chauffeurs de taxi, telles que celles de Sfax, ont affirmé ne pas participer à cette grève. D'autres témoignages affirment que les chauffeurs de taxi ayant décidé de ne pas participer à la grève avaient reçu des menaces. L'un d'entre eux a confié à Business News avoir été la cible, le matin de la grève, de jet de pierres et de projectiles. Pour ce qui est des applications de mobilité, elles sont surchargées. Le temps d'attente fixé entre 5 et 8 minutes lors du lancement de chaque application se transforme en pas moins d'une quinzaine de minutes suite à la confirmation de la commande.


Cette crise démontre l'instabilité et la fragilité des relations entre l'Etat, les organisations syndicales et patronales et les particuliers. La réaction des chauffeurs de taxi laisse entendre qu'ils n'avaient pas été informés au préalable de la révision des prix des carburants. Or, ce genre de décision, en temps de crise, devrait normalement faire l'objet de plusieurs concertations et de sessions d'information. Le gouvernement aurait pu, ainsi, éviter une grève et des négociations qu'il se retrouvera dans l'obligation d'entamer non-pas avec l'Utica, mais l'Union tunisienne du taxi individuel dont les adhérents se sont amassés devant le siège du ministère. Il devra se procéder à des concessions et se soumettre à la volonté de ce dernier afin de mettre fin à cette situation chaotique. Tout cela aurait pu être évité à travers la mise en place d'une dynamique de communication adéquate et la prise de décision dans le cadre de la transparence.


Sofiene Ghoubantini

21/09/2022 | 14:03
6 min
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Commentaires
Hélastique
Mouais
a posté le 22-09-2022 à 13:27
'?a ne sent pas bon tout ça. Cela donne mal aux valises et d'aller se faire servir ailleurs.
Hbib
N'importe quoi.
a posté le 22-09-2022 à 12:40
Ils achètent des voitures avec avantages fiscaux, ils ne paient pas la vignette.
Ghrab
Les menteurs
a posté le 22-09-2022 à 12:06
Il travaillent ave des applications privées et fonctionnent au gaz...qu'ils arrêtent de mentir
Sémir
IL FAUT FAVORISER LE SERVICE PUBLIC
a posté le 22-09-2022 à 10:33
Seul le SERVICE PUBLIC peut garantir une qualité des prestations à des prix raisonnables.

Les taxistes sont des MAFIAS QU'IL FAUT COMBATTRE.

De mon côté, je boycotte AU MAXIMUM TOUT TAXI.
Sémir
ACHETER DES V'?LOS ET SCOOTERS
a posté le 22-09-2022 à 10:31
Achetez des vélos et scooters et évitez les *** TAXIS.

Franchement, vous serez LIBRES et vous ne dépenserez plus votre argent pour de la VERMINE EN TAXI.
takilas
Ce créneau est l'une des causes de la destruction de l'économie tunisienne
a posté le 21-09-2022 à 18:13
Ils se croient, tout comme la secte de nahdha, devenus propriétaires de la capitale Tunis.
Ces incultes n'ayant aucun niveau d'instruction ni une formation professionnelle croient qu'ils ont dupé l'état Tunisie en imposant, de force, les taxis à Tunis pour devenir les maîtres absolus des déplacements des citoyens et dont se voient ainsi obligés de se déplacer dans ce malheureux véhicules jaune qui se comptent,
toute heure, par milliers et qu'à course à payer devient lourde pour la bourse des jeunes et des moins jeunes tant que les plus âgés qui sont réfutés.
D'ailleurs un interrogatoire s'engage entre le chauffeur et l'éventuel voyageur, à travers la fenêtre droite du véhicule, qui rappelle des scènes indécentes dans les lieux mal fréquentés, et c'est le taxieur qui décide si la course l'arrange ou non, soit une humiliation indescriptible.
D'ailleurs leur syndic mafieux, réagi systématiquement, à chaque fois qu'il y a augmentation des prix des carburants, pensant ainsi garder leur duperie et préserver les immenses gains mensuels que n'importe quel compétent ou travailleur ne peut les percevoir.
Par ailleurs, ils ont interdit l'usage des bus à Tunis arguant lintensité de la circulation à Tunis oubliant que le nombre colossal de leurs taxis dans les artères de Tunis sans parler des dizaines de milliers de véhicules qui circulent dans cette surpeuplée et massacrée dépourvue de contrôle, de suivi et de responsables compétents qui lui vouent un intérêt surtout d'y être originaires et non pas de tous ces intrus venus récemment (pratiquement à partir de 2011) et nommés, par pique, par nahdha.
N'est-ce pas Noureddine Taboubi le serviteur de nahdha ? d'autant plus que tous ces taxieurs sont des lèches-bottes de nahdha puisqu'ils ont eu des promesses de la part de nahdha (propagande et populisme obligent) espèrant obtenir plus d'autorisations de taxis pour augmenter le nombre ce genre de véhicules dans leur familial parc nouvellement conçu depuis 2011.
Comment voulez-vous travailler le pays tunisien avec les sabotages et les destructions de ces énergumènes ? qui ne peuvent qu'être contents d'avoir contribué à la destruction de la Tunisie, on les a vu comment cette sale nahdha réagi quand leurs patrons de la secte sont impliqués et demandes par la justice, c'est parce qu'ils se sont hadbitués à se comporter à leur guise avec nahdha que tout est permis sans loi et dans l'impunité la plus absolue.
Des antinationalistes et des affamés qui cherchent à devenir des milliardaires par l'escroquerie et la duperie ; si ce n'est déjà fait pour la plupart d'entre-eux.
Loozap
Respect
a posté le 21-09-2022 à 17:20
Il y a de quoi grever
SALIM
GREVE POLITIQUE D'UN SYNDICAT DIRIGE PAR UN MEMBRE DE WAFA DE ABDERRAOUF AYADI
a posté le 21-09-2022 à 16:24
Faouzi Khabouchi etait lors des élections législatives de 2014, tete de liste de la défunte Haraket WAFA(dérivée de la défunte CPR du 3M), de Abderraouf Ayadi ,au Kef. Il est facile de comprendre la suite et ses declarations ."Il s'agit de la grève de la dignité !" et <
Agatacriztiz
Fautes de débutants scribouillard
a posté le 21-09-2022 à 14:58
Relisez vous, bon sang, "540 millions de prise en charge", c'est des fautes du niveau cycle primaire ça !!!
takilas
C'est parce qu'ils veulent s'enrichir et mener un train de vie de nababs.
a posté le 21-09-2022 à 14:49
Cela ne leur a pas suffit de devenir de riches propriétaires grâce à ce véhicule très rentable et au carburants subventionne par l'état tunisien.
Inutile de rappeler qu'ils empêchent leurs enfants d'étudier et les quittent de l'école, et ce pour soisidant garantir leur avenir en leur procurant une autorisation de taxi en sollicitant nahdha dont cette dernière utilise cette manigance pour avoir des votants lors des législatives pour ghanouchi dont le destour de nahdha prévoyait que le chef du parlement serait maître à bord et guidait le naïf Moncef Marzouki que nahdha a désigné comme président de la République.
Bien sûr Noureddine Bhiri a joué le rôle d'intermédiaire pour octroyer ces autorisations qui se comptent par dizaines de milliers y compris les suppléants qui représentent au bas mot le un tiers de ces taxieurs à Tunis.
N'en parlons des remplacements des cartes d'identités nationales ainsi que leur manigances ainsi que celles du passeport...?!
Nahdha a massacré la Tunisie de fond en comble surtout avec faux médecin Mekki qui n'a pas été déféré devant la justice pour faux et usage de faux.
D'ailleurs tout le clan de nahdha est composé d'incultes et d'incompétents et qui ne veulent pas comprendre qu'ils ne peuvent jamais gouverner un pays même en croyant qu'en dix ans de médiocrité ils auraient appris quelque chose.
Or, c'est impossible. D'autant plus qu'ils sont des escrocs.
Que de restructurations restent à entreprendre en Tunisie.
Un citoyen
Qui manipule ce syndicat des taxis ?
a posté le 21-09-2022 à 14:46
C'est cela la vrai question quand on sait qu'une grande partie de ces taxistes n'aurait jamais dû exercer ce métier vu l'état de saleté de leur véhicule sans compter les mines mal rasés de leurs conducteurs pour ne citer que ces petits détails
Jojo
Ok pour....
a posté le 21-09-2022 à 14:42
Revoir les tarifs....par contre il faudrait que ce soit de vrais taxis, propres, qui sentent bon et non des ORNI( objets roulants non identifiés), que le chauffeur lui même soit propre sur lui, correctement habillé et non en vêtements débrayés, sales, mal rasé, vulgaire et agressif.
Supertramp
Millions
a posté le 21-09-2022 à 14:32
540 millions pour la prise en charge ? Et ils veulent l'augmenter! On s'emmêle encore les pinceaux chez BN'?'.