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Tribunes
Et maintenant monsieur le président ?
04/08/2021 | 09:45
3 min
Et maintenant monsieur le président ?

 

Par Nabil Azouz* 

*Membre du Comité Exécutif du Collectif Soumoud


 

Nous demandons en tant que société civile, qu'en premier toute la lumière soit faite sur les commanditaires de l'assassinat de Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi et tous nos martyrs depuis 2011. Pas seulement sur les sous-fifres. Il faut que justice passe. mais également que le rapport de l'Inspection du ministère de la Justice soit suivi d'applications imminentes. 

 

Il est grand temps que votre feuille de route soit vite communiquée au peuple. Tout retard devient inquiétant.  

 

Monsieur le président, la bataille contre le Covid doit être une priorité absolue. Notre peuple se meurt. C’est inacceptable et que les recommandations de la Cour des Comptes concernant les tricheries des dernières élections soient appliquées et que les tricheurs soient virés de l'ARP, jugés et condamnés.  

 

Il est urgent également de revoir tous les recrutements indus des ‪200.000‬ et plus de gens incompétents qui ont infiltré les administrations et tous les ministères, notamment ceux de souveraineté, et cela non pas dans l’intérêt de la Nation mais pour rendre des services à certains partis politiques. Dans l’intérêt aussi de notre pays, que l'on sépare une fois pour toutes religion et politique et que tous les partis à référents religieux soient interdits. Nous sommes un Etat civil. Les croyances sont une affaire personnelle qui ne doit être imposée à personne et qui ne regarde que la personne elle-même. 

 

Nous voulons que notre police nationale soit républicaine et que notre justice soit réellement indépendante et qu'elles appliquent la loi, rien que la loi. Nous sommes pour un État de Droit et rien qu'un État de Droit respectueux des Droits humains, des libertés individuelles et collectives. . 

 

La lutte contre la corruption doit être le fil conducteur de toutes les réformes à venir pour la reconstruction nationale et démocratique de la Tunisie. 

 

Monsieur le président, il est temps que vous nommiez un nouveau chef de gouvernement indépendant, intègre et ayant un programme de salut (in9adh) économique, social et surtout sanitaire, déjà prêt. Ce nouveau chef de gouvernement doit être entouré d’une équipe restreinte de ministres et de secrétaires d’Etat indépendants, dévoués au pays et n’ayant pas les mains qui tremblent. 

 

Le Parlement actuellement gelé doit, si jamais il va reprendre son travail, s’engager à ne pas empêcher ce gouvernement de faire les réformes urgentes dont a besoin notre pays. A défaut, nous demanderons avec force sa dissolution.  

 

En ce qui concerne les réformes que notre peuple attend, qu’un groupe d’experts (constitutionnalistes, juristes, politologues…) se charge de proposer les réformes plus que jamais nécessaires du système politique, du mode de scrutin, de la refonte de l’ISIE, du CNI, des médias, des instituts de sondages, de la Cour Constitutionnelle et de tout ce qui concerne la bonne gouvernance.  

 

On est pour qu’un référendum soit organisé dans la foulée pour que le peuple seul souverain se prononce sur les propositions des experts. 

 

Monsieur le président, malgré notre jugement favorable vous concernant, nous ne partageons pas toutes vos idées, surtout concernant l'égalité homme-femme, l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l'homosexualité, les condamnations des simples consommateurs de « l’herbe » et les droits des immigrés, avec ou sans papiers, vivant dans notre pays... Honteux ce qu’ils subissent et indigne d’un pays millénaire et tolérant. Ces batailles on les met actuellement en sourdine, mais demain nous les reprendrons. Pour l'instant, faisons un bout de chemin ensemble.  

 

Monsieur le président, plus que jamais vous devez demeurer vigilant concernant votre sécurité. Qu'un malheur survienne, et le pays plongera dans l'inconnu. Scénario auquel nous ne voulons même pas penser ! 

 

Ensemble restons vigilants et toujours debout pour une nouvelle République basée sur l'Etat de Droit et rien que l'Etat de Droit.  

 

La Victoire... ou la Victoire. C'est notre seul choix. 

 

Vive la Tunisie. 

 

 

 

 

04/08/2021 | 09:45
3 min
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Commentaires
Taimour Lenk
Feuille de route du Président
a posté le 08-08-2021 à 16:20
Excellent article de Nabil Azouz. Les actions du Président sont perçues par certains comme étant à la limite de la légitimité constitutionnelle et nos partenaires occidentaux demandent le respect des lois et de la constitution, ce qui ne va pas dans le sens souhaité. La solution, comme l'a mentionné Nabil Azouz au début de son article, serait de faire d'urgence toute la lumière sur les assassinats politiques, ce qui conférerait une légitimité indiscutable aux actions présidentielles et changerait radicalement le paysage politique tunisien, tout en rendant justice à l'âme de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi et aux autres martyrs. Amon avis, c'est le bout du fil d'Ariane qui va démêler l'écheveau politique tunisien.
The Mirror
Tous les porcs engraissés par Ennahdha en veulent au Président
a posté le 04-08-2021 à 13:09
Voici ma modeste contribution, pour appuyer la demande de la société civile, exprimée par Monsieur Nabil Azouz, à travers cet article guide.
Je n'ai pas la délicatesse de Nabil Azouz, donc, je parle et je ne pèse pas mes mots.

CHRONOLOGIE DES FAITS :

- 25 juillet 2021, toute la journée et sous un soleil de plomb, 84% des tunisiens descendent dans la rue pour demander au Président de la République la dissolution du Parlement et le limogeage du Gouvernement Mechichi.
- 25 juillet 2021 à 22.00 : le Président Kais Said, en Homme Responsable, s'est contenté de geler le Parlement et de limoger Mechichi.
- 25 juillet 2021 à partir de 22.05 : C'est la joie, les tunisiens apprécient massivement les décisions présidentielles.

CONSEQUENCE :
Avec ses décisions, le Président Kais Said a, non seulement mis Ennahdha hors d'état de nuire, mais, il a coupé les vivres à toutes les particules qui gravitent autour d'Ennahdha, c'est-à-dire à tous les porcs engraissés par Ennahdha.
Aujourd'hui, les porcs engraissés par Ennahdha ont faim, ils se déguisent en intellos, en experts en droit constitutionnel, en démocrates, en journalistes avisés, etc., pour revendiquer leurs rations habituelles, offertes par Ghannouchi. Ils ont faim les pauvres.

AVERTISSEMENT :
Porcs engraissés par Ennahdha, n'obligez pas les tunisiens à redescendre dans la rue, car, s'ils le feraient, ils ne se contenteront plus de déloger les sanguinaires khouanjia de leurs locaux, ils pourraient aller plus loin, ils pourraient régler leur compte avec tous les traitres de la Nation, qui auraient saboté la Révolution du 25 juillet.
Marsa Megara
Cheveux sel & poivre, mais rien de sage sort de ton esprit
a posté le 04-08-2021 à 12:53
Cheveux sel & poivre, mais rien de sage qui sort de ton esprit : voilà ce que je ressort de ton profil .ce que je te reproche c'est ton reglement de compte avec celui que tu t'y oppose.
Pense plutôt au dernier des tunisiens qui a perdu son pouvoir achat, son emploi, sa dignité .
ANTIRELIGION
J DUTOUR
a posté le 04-08-2021 à 12:31
Tiens ce monsieur vaut ce qu'il vaille mais je pense qu'il se prenne pour un JEAN DUTOUR tunisien qui vivra verra ./
Forza
Azouz archétype du soi-disant progressiste tunisien
a posté le 04-08-2021 à 12:08
qui n'a rien à avoir avec le progressisme, leur spécialité est de supporter les despotes et les coups d'état, des opportunistes qui s'opposent à la démocratie si elle ne les porte pas au pouvoir.
Mr. Hammami est un progressiste, Mr. Azouz est un réactionnaire, il supporte une gouvernance de moyen-âge avec un despote qui a tous les pouvoirs, itihi alfa dinar.

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