alexametrics
mardi 09 août 2022
Heure de Tunis : 12:23
A la Une
El Kamour : Reprise des négociations, mais à quel prix ?
08/10/2020 | 20:35
4 min
El Kamour : Reprise des négociations, mais à quel prix ?

 

Les négociations entre le gouvernement et la coordination d’El Kamour ont repris. C’est l’information capitale ayant marqué l’actualité nationale, au-delà de la situation épidémique et des querelles entre les députés au sein du Parlement. Le démarrage des négociations est un pas important tenant compte de la situation de blocage au Sud tunisien et ses répercussions aussi bien sur le plan social qu’économique, sans omettre les enjeux politiques que cela pourrait avoir dans un avenir très proche.

 

Les Tunisiens ayant suivi de près le dossier d’El Kamour savent pertinemment que la situation au gouvernorat de Tataouine est surréaliste. Tout a commencé en mars 2017 avec les protestations sociales des jeunes de la région. Des revendications dans la lignée des slogans de la révolution, réclamant le développement régional, l’emploi et le droit à une vie digne et décente. Toutefois, la situation a dégénéré. Les jeunes sit-inneurs ont pris d’assaut la vanne de pompage du pétrole, bloquant ainsi la production. Les évènements se sont succédé sous haute tension et les affrontements avec les forces de l'ordre ont abouti au décès d’un jeune protestataire, Anouar Sakrafi. Un point de non-retour a été atteint. Sous la pression de la centrale syndicale, un accord a été signé le 16 juin 2017 par le gouvernement et le père du jeune homme décédé sous les applaudissements des protestataires. Un détail insignifiant pour certains, mais qui est de taille dans la mesure où le gouvernement a accepté de signer un accord important avec une partie non officielle, confirmant ainsi la faiblesse d’un Etat en détresse.

 

Cet accord du 16 juin 2017 dispose le recrutement d’un membre de la famille d’Anouar Sakrafi et d'une autre personne relevant de la famille du blessé Abdallah Aouar, ainsi que le recrutement de 1500 personnes au sein des sociétés pétrolières. Il prévoit, aussi, l’octroi d’une prime de recherche d’emploi de 500 dinars, versée aux personnes recrutées dans les sociétés pétrolières à partir de septembre, en attendant leur adhésion, ainsi qu’un budget de 80 millions de dinars alloué au fonds de développement. Outre l’intégration de 370 agents dans les sociétés pétrolières et de l’environnement à la fin de leur contrat CDD, le recrutement de 1500 agents dans la société de l’environnement en juin 2017, le recrutement de 1000 autres en janvier 2018, puis le recrutement de 500 personnes en 2019. Cerise sur le gâteau, le gouvernement s’engage à ne pas intenter de procès contre les sit-inneurs.

 

C’est ainsi que sont présentés les termes de cet accord invraisemblable, engageant le gouvernement dans des promesses irréalisables, qu’il n’a jamais réussi à honorer. Mais face au non-aboutissement de cet accord, les sit-inneurs d’El Kamour ont trouvé la solution miracle : la fermeture de la vanne et le blocage de la production, sans que l’Etat ne puisse réagir en dépit des pertes enregistrées et des réactions des sociétés pétrolières dans la région. A Tataouine, c’est bien la coordination d’El Kamour qui fait la loi, indépendamment de l’intérêt de l’Etat et des répercussions économiques d’une telle situation sur l’économie nationale, déjà en piteux état.

 

Aujourd’hui, le gouvernement Mechichi à peine installé, se penche sur ce dossier épineux. Une série de réunions a débuté au siège du gouvernorat de Tataouine avec les représentants de la coordination d’El Kamour pour parvenir à une solution à l’impasse actuelle. Les sit-inneurs tiennent bon à leurs revendications, à savoir la mise en application des termes de l’accord de 2017, aussi difficiles soient-ils. Les premiers échos indiquent le début d’un déblocage de la situation. D’ailleurs, plusieurs analystes estiment que le début d’un dialogue officiel est déjà une avancée en soi.

 

Force est de constater que le gouvernement de Hichem Mechichi voudrait marquer des points à travers la résolution de la situation d’El Kamour, c’est dire que ce dossier a été abordé par le président de la République, Kaïs Saïed dès son investiture. Il avait accueilli les sit-inneurs juste après son élection à Carthage. La coordination avait interagi positivement avec lui, suspendant leur sit-in, mais faute de promesses tenues, les choses ont mal tourné et le blocage avait repris. Voulant toujours garder une mainmise sur ce dossier, le conseiller de Kaïs Saïed avait assuré que la présidence de la République était en charge du dossier, mais le gouvernement Mechichi est entré en jeu prenant le relais, toujours dans le cadre de la guerre de prérogatives entre les deux têtes de l’exécutif.

 

Aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir si le gouvernement Mechichi va réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué. Et si succès il y a, on se demande bien à quel prix. Une chose est certaine, le déblocage de la situation sera un franc succès pour le nouveau locataire de la Kasbah, non seulement sur le plan socioéconomique, mais surtout sur le plan politique.

 

Sarra HLAOUI

08/10/2020 | 20:35
4 min
Suivez-nous
Commentaires
Forza
@Pere Gerard
a posté le 10-10-2020 à 07:48
Tataouine n'a rien à avoir ni avec la Corse et ni avec le pays basque. Personne n'est séparatiste à Tataouine. Les gens veulent juste que leur région profite aussi des richesses aussi du pays. Il y'a une compagne orchestrée contre les mouvements qui demandent plus de décentralisation et plus de justice sociale et entre les régions et les taxant de séparatistes.
Citoyen_H
RIEN QUE DES TAPETTES,
a posté le 09-10-2020 à 22:15
voilà à quoi on peut comparer tous ceux qui ont représenté l'autorité de l'état, successivement depuis la maudite année de 2011
Si aucun des gouvernements qui s'étaient succédés depuis 2011 n'a osé prendre la décision adéquate envers ces traitres, ces "terroristes" preneurs d'otages des sites en question, c'était uniquement pour s'attirer la sympathie des régions en question lors des échéances municipales, régionales et présidentielles

Tous ces traitres en question, devraient passer par l'échafaud sans aucune forme de procès.

Le salut de la NATION prime sur tout le reste.




PERE GERARD
LA lOI DU KAMOUR
a posté le 09-10-2020 à 21:47
Le mouvement séparatiste du kamour est désormais une réalité. Son chef, une sorte de brigand passéiste et un des protagonistes de la mise à genou de l'économie nationale affiche son air triomphal et impose ses revendications à un état dont la brochette de représentants présents acquiescent le plus normalement du monde. Ni l'ETA basque ni les indépendantistes corses ne peuvent se prévaloir d'un tel exploit! Image surréaliste mais ô combien douloureuse d'un état décadent, humilié par une voyoucratie criminelle. En attendant la proclamation en grandes pompes de la république islamique du Kamour.
Forza
Il est temps de changer
a posté le 09-10-2020 à 18:04
C'est le résultat de presque 70 ans de politique régionaliste au détriment des régions de l'intérieur. Depuis l'indépendance 80% du budget de l'état est investi dans quelques gouvernorats et le reste ne voit rien de l'état central. Tataouine, Guebelli, Kairouan, Jendouba ou Kasserine pour ne citer que quelques exemples sont des victimes comme beaucoup d'autres. La soi-disant discrimination positive n'a pas été mise en exécution.
Il faut maintenant inverser l'équation, 80% des investissements de l'état dans les gouvernorats de l'intérieur surtout que pour longtemps, les ressources du budget de l'état venaient du sud et les ressources en eau venaient du nord-ouest. Le sud et l'ouest n'ont pas profité de l'indépendance, il est temps de changer la donne.
cesarios
Ma pauvre TUNISIE la martyre
a posté le 09-10-2020 à 15:41
la principauté d'elkamour a son président, son drapeau , son embléme, ses ministres, qu'est -ce -que lui reste de ne pas la donner? quel sera le résultat des négociations? voilà où en est la révolution des jasmins?Ma pauvre TUNISIE la martyre
Alex
DES BANDITS
a posté le 09-10-2020 à 14:49
T'as vu sa sale gueule? avec la casse-quette à l'envers look rappeur. Il est passé où le prestige de l'Etat? Je ne reconnais plus ma Tunisie.
Monia
depuis quand on négocie avec les mercenaires?
a posté le 09-10-2020 à 14:47
et à votre avis qui va encore gagner du terrain?
takilas
Il espère quoi ? Et puis après il sera méprisé par tout le monde. Même s'il s'enfuit.
a posté le 09-10-2020 à 13:05
Il n'a certainement pas oublié quil est manipulé par nahdha. ***.
C'est un esclave de nahdha. Il sera la risée et le clown de tout le monde.
Maintenant nahdha le protège et après il sera un clown si ce n'est déjà un clown ce raté et délinquant.
takilas
Etcce croit rusé.
a posté le 09-10-2020 à 12:49
Yeskhaieb rouhou............
Rationnel
Le petrole n'est pas necessaire
a posté le 09-10-2020 à 12:16
On doit s'en passer du pétrole et du gaz naturel. C'est la source de la majorité des problèmes de ce monde dit "arabe".
Avec 6 GW d'énergie solaire et éolienne on peut réaliser la transition vers les énergies renouvelable. L' Afrique du Sud vient de lancer des appels d'offres pour 5,4 de solaire, d'éoliens et de batteries. En Tunisie on a plusieurs barrages qui peuvent être utilises comme batteries hydriques et on peut réduire le besoin de batteries.
Les blocages du solaire et de l'éolien sont dus aux centres d' intérêts bien établis comme l'UGTT qui veulent préserver leurs intérêts au dépens du reste de la population: « sabotage exerce' par les parties syndicales qui bloquent le lancement de l'un des premiers grands projets d'exploitation des e'nergies renouvelables en Tunisie », Mongi Marzouk ancien ministre de l'énergie.
La grande majorité des majors du pétrole: Total, Equinor, Shell, BP se convertissent aux énergies renouvelables.
Comme dans le cas des phosphates, l'exploitation du pétrole coûte plus qu'elle ne rapporte surtout si on ajoute les perturbations sociale et les risques d'anarchie comme a Kerkennah et Tatouine.
Si la région de Tataouine avec 67 milles personne exige et reçoit 80 millions de dinars par an, les autres régions vont exiger un traitement équitable et vont exiger des sommes semblables. Le Cap Bon avec une population de 800 milles va exiger 955 million de dinars et ainsi de suite.
Ridha
Ambassadeur
a posté le 09-10-2020 à 11:49
L'état de la honte ne lui reste que la désignation d'un ambassadeur Tunisien auprès du pays Al Kamour
pit
Pris au piège !
a posté le 09-10-2020 à 11:31
Pendant que nous étions là à nous gargariser de révolution et de démocratie. L'appareil Nahdhaoui procédait à l'infiltration et à la destructions des supports de cette fragile démocratie de façade et ceci s'est soldé par l'effondrement des institutions publiques et l'affaiblissement de l'Etat, quand ils mettront à genoux les institutions sécuritaires et militaires (et c'est imminent), l'affaire sera bouclée !
Ennaj
Kamour de voyous
a posté le 09-10-2020 à 11:21
Quand on est au pouvoir on ne baisse pas les bras ni la culotte... On fait appliquer la loi qui régit les zones militaires puis on trouve des solutions pour les engagements non tenus.... On négocie en étant en position de force
salahtataouine
Pour vous mettre sur les rails
a posté le 09-10-2020 à 11:13
Les intervenants sont nombreux
Le seul absent reste l etat et il va le rester
Il y a un fond qui doit etre geré des millions à la pelle ...pas d accord dessus
le role joué par la centrale syndicale
le commerce ,surtout vers la zone petroliere qui doit le faire...ceux qui agissent veulent "un commerce" free sans rien payer sans rien declarer..y en a qui ont deja des voitures de transports par centaines ...ils veulent ni vu ni connu
le role des europeens ...bailleurs de fonds !!
des no mans land dans la region
et d autres elements
Quand vous parlez de tataouine n oubliez pas nos voisins ....un peu d analyse geopolitique s impose ....brouette de m....et le 14 maudit
salahtataouine
Sarra HLAOUI une journaliste mal informeé !!!
a posté le 09-10-2020 à 10:56
Madame
vous ecrivez sans avoir les elements clefs pour eclairer vos lecteurs...la bande du kamour n est qu une partie ..l etat aussi !!
il y a d autres intervenants qui agissent ...venez à tataouine ..et vous allez tout comprendre .vous rencontrerez les gens qui vont vous eclairer et commé ça vous pourriez ecrire un article qui pourra eclairer plus d un
Quand à l arret de la vanne ,ca ne represente que 0.7% de la production
Si vous ne pouvez pas vous deplacer il y a moyen d appeler des gens qui peuvent vous donner des elements ...vous avez mon mail
Mes respects Madame
Famous Corona
Un état faible ne peut que mener le pays droit dans le mur !!!
a posté le 09-10-2020 à 10:41
On aura tout vu: Un gouvernement à genoux, qui se retrouve contraint de négocier avec des malfrats ignares et arrogants, au lieu de leur en mettre plein la gueule !!! La Tunisie n'a pas fini de souffrir depuis la mort de Bourguiba .....
A4
Demande:
a posté le 09-10-2020 à 10:38
Est-ce que les journalistes de BN peuvent nous donner les noms et fonctions des "négociateurs" au nom de l'état ?
Jawher Ben Mbarek disait il y a quelques semaines qu'après 5 mois passés aux frais de la princesse à la kasba en tant que conseiller ayant grade de ministre, il n'a rien pu faire, allah ghaleb ... et il est parti "farihan masrouran" !
Alors que viennent "néogocier" ces nouvelles mauviettes, au nom de qui et avec qui ?
dbh
voilà la liberté avec les sauvages où nous a amener
a posté le 09-10-2020 à 10:37
Paix à ton âme Président BEN ALI
honte à Ghannouchi ,
dbh
c'est honteux et c'est de jamais vu
a posté le 09-10-2020 à 10:22
franchement c'est honteux de la part de membres de gouvernement de négocier avec des voyous, racailles, moins que rien, qui veulent humilier l'Etat Tunisien
ce ne sont pas des demandeurs d'emploi ce sont des bandits , contrebandiers, qui roulent en 4x4 sans papiers qui mangent le méchouis , et qui n'ont aucun respect de loi de la République, ils méritent l'incarcération sur le champ
MFH
L'Etat paillasson.
a posté le 09-10-2020 à 09:46
Ce n'est pas normal que l'état tombe si bas. La démocratie n'est pas se laisser faire par des moins que rien comme ce contrebandier. Rappelez-vous ce qu'avait fait la dame de fer avec les grévistes....
LotfiBC
La délinquance
a posté le 09-10-2020 à 09:36
En Tunisie , les lois sont mises en place pour être détournées; c'est la rue qui commande; cela a bien été dit par celui qui a été élu président de la république; voilà c'est ça la Tunisie.
Narjess Larnaout
C est l affaire des gouvernements successifs
a posté le 09-10-2020 à 09:23
Le chantage de la coordination d El Kamour a ete accepte et negocie dans des conditions tres douteuses avec l envoye du gouvernement cadre d Ennahdha....Il a tout offert avec des conditions impossibles a tenir par la tresorerie de l Etat...c est tout simplement une action douteuse pour compliquer la situation et faire d El Kamour une proie aux mains d une mafia de l economie informelle et des trafics de tout genre dans le sud Tunisien....Mechichi a sur conseil de ses "nouveaux partenaires" courcircuite les efforts du president Kais Saied et pris l initiative de vouloir resoudre ce chantage coutera ce qu il coutera a l Etat et a la communaute nationale deja saignee jusqu a l os...La situation politique economique et sociale du pays tend vers une explosion generalisee pour cause de mal gouvernance et de confrontation d une equipe d hommes et de femmes politiques pourries et irresponsables...et d un systeme politique a 3 tetes ou chacun ne pense qu a detruire ou eliminer les prerogatives constitutionnelles l autre du centre de decision....Le pays est donc profondement malade de sa constitution et une absence calculee et voulue de plus de 6 ans de sa cour constitutionnelle...Alllah la trebbahkoum ya moujrimin fi hak Ecchaab Ettounsi...Amin ya Rabbi el Alamin...Publiez SVP
RB
Etat faible
a posté le 09-10-2020 à 09:11
Un etat qui negocie avec des voyoux est un etat faible
A4
@TAW TCHOUF
a posté le 09-10-2020 à 08:47
Merci pour votre commentaire.
Ceci dit, il y a une logique à toute évolution que hélas, les médiocres politicards actuels ne peuvent ni voir ni comprendre.
L'état faible issu de cette constitution idiote de 2014, va encore une fois reculer devant les bandits et les mafieux. D'autres vont apparaitre pour demander les mêmes avantages sinon plus, certainement plus !
En effet, pourquoi accepter de travailler à Bizerte, Kairouan ou Gafsa, quand à Tataouine l'état paye les heures de sommeil des bandits et des fainéants ?
Et qui vivra verra !!!
pit
L'ère du banditisme
a posté le 09-10-2020 à 08:46
Cette racaille qui tient notre économie en otage, qui va faire foutre au chômage 2000 salariés et qui exerce un chantage sur nos ministres avec la bénédiction de ses semblables à l'ARP et à l'UGTT depuis 10 ans. Joue à la vedette et se pavane ... du style "je les ai encore baisé"...qu'on le jette en galère !!!
pit
Jeu de mot
a posté le 09-10-2020 à 08:36
L'Etat ... d'ordures !!!
Raad
LA MORT D'UN ETAT....
a posté le 09-10-2020 à 07:48
Voilà à quoi nous nous sommes rendu aujourd'hui, c'est la perte de toutes autorités, l'état est aux abois.
Plus rien ne va dans ce pays, sans loi ni fois.
On n'egocie de tout et de rien, l'autorité de ce pays est bafouée par des individus qui imposent leurs façons de diriger une entreprise d'état à la place de l'état lui même, où sommes nous....
Qui sont-ils ces gens là, avec qui l'état discute et propose des conditions que se soit d'embauche ou de négociations sociales. C'est le monde à l'envers.
Pour que l'état puisse s'en sortir, il faut songé à privatiser certaines entreprises qui minent l'économie de ce pays, car ni le gouvernement d'aujourd'hui ou de demain fera quelques choses de bon.
Quant à L'UGTT elle doit se tenir à ko, et être en dehors de ce que le gouvernement décidera de régler une fois pour toute ce problème, autrement c'est la faillite de tout un pays.

Gg
La photo...
a posté le 09-10-2020 à 07:34
Cette sale gueule de *** en Tunisie? C'est avec ca que le gvt négocie?
Observateur
Le trésor caché !
a posté le 08-10-2020 à 22:48
Les dattes de Rejim Matoug s'exportent très bien. Pourquoi ne pas multiplier cette réussite par dix. Les jeunes, après une formation garantiront un revenu régulier et respectable et non une prime de chomage.

Si on ajoute la culture des primeurs sous serres, il y a de quoi rendre le sud très riche
Ghazi
@ DHEJ| 08-10-2020 21:10 - Bonsoir l'ami
a posté le 08-10-2020 à 22:22
Ce n'est pas de échos, oui ces 10 000 rien que pour cette racaille (Hachek), mais il y a aussi un forfait de groupe par jour, qui est de 25 000.
Ceci en dehors de toutes autres charges, je te signales que les gars circulent dans 6 DMAX et 2 Patrol (toutes neuves).
PS. Ce sont des contrebandiers qui font la loi au sud, et je vous informe que bientôt, ils vous diront que le sud n'a rien à voir avec la Tunisie. C'est la nouvelle chanson que vous écouterai bientôt, il lui reste juste une mise au point de solfège.
Le pays est foutu cher DHEJ, on n'est plus au créneau de 2011-2012 (vous vous rappelez ?), le pays est détruit ainsi que ses 2 générations futures, il n'y a plus à espérer, ceux qui restent sur la scène ne sont que des vendus et des mercenaires, sauf une minorité.
Ce peuple ne comprendra que s'il goûte la mort.
Bien à vous.
TAW TCHOUFOU
@A4
a posté le 08-10-2020 à 22:19
La musicalité et le rythme , propres à vos phrases , ainsi que la qualité stylistique et tout en nuances de votre message , font qu'il est chaque fois agréable de vous lire !
D'autant plus que le contenu résume parfaitement l'état actuel des choses qui se passent dans ce pays !
Et dire que votre production date de 2016 .... rien n'a changé !
Nous ne pouvons pas tomber plus bas , où un état , négocie avec des voyous et s'abaisse à leur niveau , croyant vraiment que par sa capitulation , il ne crée pas d' appels d'air pour d'autres ..... exigences à venir par d'autres saboteurs , hors-la-loi , ou margoulins qui font la queue !
Merci pour ces lignes @A4
Cordialement ,
TAW TCHOUFOU
DHEJ
Le forgeron
a posté le 08-10-2020 à 21:10
Entre le marteau et l'enclume, guerre des familles et auxiliaires.

Un forgeron qui doit déclarer ses biens près de l'INLUCC


Les échos parlent que le mec perçoit dix mille dinars par jour de vanne fermée !
A4
Un "état" de minables !!!
a posté le 08-10-2020 à 20:52
L'ETAT (2)
Ecrit par A4 - Tunis, le 30 Septembre 2016

Il fût un temps pas lointain
Dont je me souviens encore
Où l'état était souverain
Où l'état était trop fort

Si fort qu'il se permettait
D'écraser sur son chemin
Les bipèdes qui l'embêtaient
Lors de nuit sans lendemain

Ce temps là est révolu
Dépassé, plus à la mode
Le problème est résolu
L'état a changé de code

C'est l'état mou des mauviettes
On ne le voit presque plus
Il s'incline, fait des courbettes
Aux arnaqueurs et goulus

C'est l'état aux poches vides
Qui n'a plus aucun dinar
Qui se comporte en timide
Face aux bandits et roublards

C'est l'état végétatif
Qui ne sort de sa cachette
Qui a peur, qui est craintif
Qui cède tout au racket

C'est l'état des grands niais
Qui avance à l'aveuglette
Ne sait où mettre les pieds
Et n'a plus rien dans la tête

C'est l'état doux des agneaux
Qui s'asphyxie et suffoque
Qui envoie ses mégalos
Faire la manche aux amerloques

C'est l'état des populistes
Qui caresse l'animal
Fainéant, sale et fumiste
Toujours dans le sens du poil

C'est l'état des défaitistes
Qui se croit faire du social
Regard livide d'utopiste
Qui se noie dans la spirale

C'est l'état, il est ainsi
Conforme à la volonté
De ceux qui nous ont écrit
Une constitution ratée