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Coopération tuniso-espagnole pour l’optimisation des énergies renouvelables en Tunisie

Coopération tuniso-espagnole pour l’optimisation des énergies renouvelables en Tunisie

 

 

Les activités de la 1ère journée des deux journées d’études organisées les 25 et 26 avril 2018 par l’Icex Espana, Exportacion e Inversiones (organisme équivalent au Centre de promotion des exportations de la Tunisie, Cepex) et sa représentation  en Tunisie, ont débuté aujourd’hui à Tunis en partenariat avec l’ambassade d’Espagne en Tunisie, et ce en présence de Khaled Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, de l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Juan Lopez Doriga et du Président Directeur Général de l’Icex, Francisco Javier Garzon.

 

Ces deux journées, portant sur les opportunités d’affaires en Tunisie concernant les projets avec financement international notamment l’appui qu’apporte l’Espagne aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) tunisiennes, sont dédiées à la promotion des énergies traditionnelles et des énergies renouvelables, au développement régional de l’infrastructure de transport, à l’amélioration des ressources hydrauliques et des infrastructures urbaines ainsi qu’à la transition de la Tunisie en un hub économique par la propulsion du secteur des services et des Tic. Elles s’inscrivent aussi dans le cadre de la manifestation « Tunisie-Espagne : Journées de Partenariat Multilatéral » tenue du 24 au 27 avril 2018.

 

 

 

Aussi présents à cette rencontre, plusieurs experts des ministères et des entreprises publiques tunisiens notamment du ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, du ministère du Transport, ainsi que de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (Steg) et de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT).

 

Un nombre de bailleurs de fonds internationaux à l’instar d’Antoine Sallé de Chou, chef de bureau de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) en Tunisie, de Mohamed Azizi, directeur général du bureau régional Afrique du Nord de la Banque africaine de développement (Bad), de Faouzi Ben Amor de la représentation de la Tunisie de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de M. Mesloumi, directeur principal des opérations financières de la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur(BMICE) ont également pris part aux activités de cette journée.

 

Cette manifestation qui voit participer 23 entreprises espagnoles parmi lesquelles figurent les plus importantes des secteurs du BTP (bâtiments et travaux publics), des énergies renouvelables, du transport, des Tic, du consulting et de l’agriculture vient renforcer la coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Espagne dans l’objectif d’établir un lien gagnant-gagnant entre les deux pays de la Méditerranée.

« Les défis du système d’énergie sont multiples dans un contexte de déficit énergétique grandissant du fait du déclin de la production d’hydrocarbures et de l’augmentation de la consommation. Dans un tel contexte, le renforcement de l’énergie et la sécurité énergétique est une priorité. Dans ce sens, parmi les axes principaux sur lesquels nous travaillons, est la sécurisation en produits pétroliers en gaz naturel et en électricité, la diversification des ressources énergétiques ainsi que la maitrise de l’énergie, le développement de l’infrastructure, du transport, de production, de distribution et du stockage de l’énergie. Nous travaillons également sur l’amélioration de la compétitivité économique par la maitrise de l’énergie qui s’inscrit dans une démarche du développement durable ainsi que sur le renforcement de l’équité énergétique dans l’ensemble des pays et entre les différentes couches sociales. Pour ce faire, le souci du gouvernement est de doter le secteur d’un cadre réglementaire et d’une instance de régulation pour plus de transparence et de bonne gouvernance», précise M. Kaddour.

 

 

 

Le ministre a, en outre, annoncé que dans le cadre d’une politique de transition énergétique, la Tunisie vise à déployer massivement l’énergie renouvelable avec l’objectif d’installer 3800 Méga Watts d’énergie alternative pour atteindre 30% des sources énergétiques d’ici 2030. La Tunisie vise également à renforcer la politique d’efficacité énergétique dans l’ensemble des secteurs d’activités économiques afin de réduire la demande en énergie primaire de 30% à l’horizon 2030. En outre, la mise en œuvre de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique ratifiée par la Tunisie prévoit de réduire l’émission du carbone en Tunisie de 41% d’ici 2030.

 

A noter que cette manifestation représente la 2ème rencontre d’entreprises tunisiennes et espagnoles en 2018. La première étant pendant la visite du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy en Tunisie le 26 février dernier. Une 3ème rencontre aura lieu, en juin 2018, à Madrid, et portera sur les opportunités offertes par le marché tunisien et les autres pays du Maghreb.

 

L’Espagne représente le 4ème importateur de produits tunisiens, le 6ème fournisseur de la Tunisie avec un flux commercial de 3563 MD ainsi que le 5ème pays à investir en Tunisie avec des investissements évalués à 36.6 MD en 2017 contribuant ainsi à la création de 371 emplois dans la même année.

B.L

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Commentaires (4)

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Bab ezzira
| 26-04-2018 09:02
Bravo, vous avez tout dit, j'ajoute simplement que le photovoltaïque est l'avenir de nos générations futures du moment que la ligne optimum du rendement solaire passe par le sud de la Tunisie et que l'Europe compte pomper plus de 30 % de ces besoins énergétiques du Nord Afrique. C'est une grande manne (plus de 4 fois ce que produit actuellement l'Arabie Saoudite en pétrole.
Le malheur, c'es que nous avons des politicards débiles et insoucieux des intérêts des générations futures comme ces frérots du diable qui '?uvre par tout moyen pour la privatisation de ce secteur. Parmi les choix retenus la vente des terrains au Sahara pour les investisseurs étrangers. Des associations de copropriétaires crées par la secte de toutes pièces pour s'approprier le Sahara et le vendre aux étrangers. Belli y bi3 essarek dima rabeh.
Nos débile politiciens comptent produire 30 % des besoins énérgetiques de la Tunisie vers 2030 alors que les Européens comptent pomper 30 % de leurs besoins énergétiques avant 2030 de la Tunisie, le Maroc et l'Algérie. Un retard fou dans les stratégies Tunisiennes au point ou l'on se demande sur la qualité des décideurs Tunisiens et leurs patriotismes.

Imad
| 26-04-2018 05:44
Remettre les programmes DESERTEC et TuNur a l ordre du jour et trouver des partenaires viables pour les realiser particulierement sur la scene Maghrebine en associant des partenaires Europeens ou asiatiques......et tous nos problemes energetiques propres du 21 eme siecle et pour les prochaines generations seront resolus.Le soleil est une source d energie intarissable et gratuite.

Rationnel
| 25-04-2018 16:02
L'expérience espagnole en matière d'énergies renouvelables n'a pas bien réussi et fut abandonne après la crise financière de 2008. La majorité des sociétés espagnoles dans le domaines ont été acquises (Siemens a acquis Gamesa, leader dans les éoliennes, le Ceberus Group a acquis Renovalia, KKR a acquis Gestamp Solar). L'Espagne n'a plus de sociétés dominantes dans les éoliennes après la vente de Gamesa devenue Siemens-Gamesa, et n'a jamais eu positions dominantes dans le photo-voltaïque dominées par les sociétés chinoises. Les programmes de la BERD favorisent les sociétés européennes au dépens des intérêts locaux, la BERD doit être au queue de la liste si on d'autres banques qui s'intéressent a fiancer les projets.

Au lieu de chercher une coopération avec l'Espagne ou l'Allemagne on doit chercher une coopération avec les Chinois puisque c'est la Chine qui domine les énergies renouvelables que ce soit les panneaux PV (Jinko, Trina, Yingli, Canadian Solar), les onduleurs (Huawei), les éoliennes les moins chères (Goldwind). Que va fournir l'Espagne? la Tunisie est un leader mondial dans les câbles et peut développer une expertise locale dans les structures de montage (mounting systems). Est ce qu'on besoin d'un partenaire étranger pour la conception des projets? Les projets d'énergies renouvelables ne sont pas complexes. On doit structurer les projets pour donner aux entreprises tunisiennes la chance et la priorité de développer l'expertise dans la création et la gestion de ces projets. La majorité des pays impose un pourcentage élevé de contenu local. L'Arabie Saoudite qui vient d'annoncer un programme pour 50 Gigawatts d'ici 2030 impose un contenu local de 30%.

Donc dans ces projets d'énergies renouvelables, on achète les équipements en chine ou localement (mais même dans ce cas ce n'est qu'une opérations de montages de cellules PV fabriquées en Chine), les câbles et structures sont fournis par des sociétés locales et la conception et gestion des projets est locale. Le financement n'est pas difficile a trouver vu la rentabilité garantie de ces projet dans un climat financier très incertain, l'obstacle majeur reste la santé financière de la STEG qui est le client final de la production des projets d'énergies renouvelables. On doit éviter des banques comme la BERD puisque ces banques imposent l'achat de services et d'équipements chez des sociétés européennes qui ne sont pas les plus compétitives et ne maîtrisent pas la technologie. On voit que des sociétés locales (ACWA et MASDAR) gagnent la majorité des appels d'offres en Arabie Saoudite et aux EAU a des prix très bas (moins de 1,75 dollar le watt, un record mondial), la Tunisie peut créer des sociétés locales comme ACWA ou MASDAR qui sont en train de devenir des multi-nationales dominante dans le domaine.

kameleon78
| 25-04-2018 14:50
Les énergies renouvelables c'est ce qu'on aurait dû faire en 2011, on a perdu un temps fou à s'occuper des choses futiles, voilà une énergie certes un peu coûteuse au départ mais après elle engrangerait des bénéfices énormes pour un pays richement ensoleillé comme la Tunisie. Je me souviens d'un ministre de l'énergie nahdaoui en 2013 je crois qui avait dit :"La Tunisie n'a pas assez d'ensoleillement pour instaurer des panneaux solaires photovoltaïques."

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