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Chroniques
C'est l'histoire d'une trahison, nommée IVD
Par Marouen Achouri
06/01/2021 | 15:59
4 min
C'est l'histoire d'une trahison, nommée IVD

 

Pendant des années, la critique de l’Instance Vérité et Dignité et de sa présidente, Sihem Ben Sedrine, était de l’ordre du blasphème, de l’interdit. Cette instance était drapée du manteau immaculé de la pureté révolutionnaire avec l’appui et l’aide de personnalités qui sont aujourd’hui des fantômes politiques, ou des exilés transfuges d’associations de défense des droits de l’Homme. Il faut également dire que la dame est allergique à la critique et Business News a fait les frais de sa vindicte, sans jamais, bien sûr être condamné.

 

Notre journal, et d’autres voix dans le pays, ont été systématiquement attaqués, dénigrés et diffamés par les milices électroniques d’Ennahdha et du CPR dans les premières années post-révolution. Toute personne qui se donne le droit de critiquer l’IVD et son rendement était forcément contre-révolutionnaire, vendue, traitre, etc. Même quand ce sont les propres membres de l’instance qui se plaignaient des agissements de leur présidente et qui alertaient sur des dépassements flagrants, les hooligans des prétendus révolutionnaires débarquaient pour les intimider, virtuellement cela va de soi.

Aujourd’hui, vous ne trouverez plus ces hooligans et ces fous du clavier. Ils sont, en majorité, partis à l’étranger. Au Canada, aux Etats-Unis ou en Europe, ils ont pu recueillir le dividende de leur pseudo-activisme et vendre l’arnaque selon laquelle ils auraient participé à la révolution. Très peu d’entre eux sont restés en Tunisie pour constater par eux-mêmes à quel point ils ont été menés en bateau, et à quel point ils se sont trompés de combat.

 

Badreddine Gammoudi est un élu à l’ARP du parti Echaâb. Il s’est récemment illustré dans le dossier des déchets italiens à la tête de la commission parlementaire chargée de la réforme administrative et de la lutte contre corruption. Le 4 janvier il a évoqué l’IVD en parlant de falsification dans le rapport final de l’instance. Le rapport remis au président de la République ne serait pas identique à celui publié dans le Journal officiel. M. Gammoudi a aussi parlé du sujet épineux de la BFT où l’instance, présidée par Sihem Ben Sedrine, n’a pas jugé utile d’entendre la version de l’Etat tunisien et s’est contentée de celle de la victime. Un statut que l’élu remet en doute d’ailleurs. Par ignorance très certainement, l’instance a demandé réparation pour le compte de la « victime » à hauteur de 3000 millions de dinars en se basant uniquement sur les dires de celle-ci. En voilà de la « vérité » pour ceux qui en veulent encore ! Evidemment, ce rapport falsifié et injuste est aujourd’hui utilisé contre l’Etat tunisien et est devenu une pièce à conviction dans le conflit qui oppose l’Etat à la « victime », et dont le sort devrait être connu en avril prochain. Badreddine Gammoudi parle, dans ce cas, de falsification et d’atteinte aux intérêts de l’Etat tunisien, et promet de tout faire pour invalider le rapport de l’IVD. Alors, quand on falsifie un rapport concernant l’activité d’une telle instance pendant plus de quatre ans, et que cette falsification porte clairement atteinte aux intérêts de l’Etat tunisien, pourrions-nous parler de trahison ? Peut-on espérer que le sujet ait été évoqué par le président de la République lorsqu’il a reçu Sihem Ben Sedrine début décembre 2020 ?

Remarquez aussi le silence absolu de tous les fans de l’IVD et de sa présidente par rapport à ce genre d’affirmations. Une preuve, s’il en fallait, du courage de ces gens. Si jamais le jugement final de cette affaire est en défaveur de l’Etat tunisien et qu’il était condamné à payer ces 3000 millions de dinars, de quelles poches viendront-elles ? Qui va se prendre la douloureuse dans les dents ? N’est-ce pas ce pauvre peuple, déjà éreinté ? Des générations seront redevables de payer cette facture, si jamais le jugement se fait en faveur de la « victime », à la faveur d’un rapport falsifié élaboré par une instance qui n’aura pas laissé un bon souvenir, à part les témoignages filmés qui eux, resteront pour l’Histoire.

 

Pour l’instant, ce scandale passe sous silence à cause de l’actualité chargée que traverse actuellement le pays. Entre limogeages et arrestations, l’opinion publique est occupée à autre chose. Les responsables du pays ne s’en occupent pas non plus, pour le moment du moins. Le parquet n’a pas encore jugé utile de se saisir de cette affaire qui représente un risque réel pour les intérêts de l’Etat. Nous voulions de la vérité et de la dignité, nous voilà servis en mensonges, falsifications et bassesse. 

Par Marouen Achouri
06/01/2021 | 15:59
4 min
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Commentaires
cITOYEN8h
IVD = UN DES PIRES FLéAUX PRESENT SUR LA PLACE
a posté le 07-01-2021 à 03:09
@Jawhar |06-01-2021 à 16:25
"On comprend mieux aujourd'hui pourquoi ZABA a traité ainsi ses opposants ! "

Si je puis me permettre, le terme opposants n'est pas à sa place, parce que ces résidus de vermine n'en ont tout simplement pas le mérite.
Tous les pingouins qu'on a vu déferler depuis 2011 avec l'étiquette en vogue de opposant, ne sont en réalité que des affamés chroniques, des charognards, des traitres, des imposteurs, des g3are, des complexés, des frustrés, etc..., des chléyék avides de pouvoir, dont une bonne partie d'entre-eux, est issue de relations incestueuses.
Question bête: Comment voulez vous obtenir des gens équilibrés quand ils sont dotés d'un ADN complétement flingué.
Salutations




Le ZAIEM BOURGUIBA et le magnanime ZABA n'ont fait que leur devoir, et je trouve qu'ils n'en ont pas assez fait.
Ils ont héroïquement protégé notre patrie du bordel sans nom que vous n'arrêtez pas de voir depuis le coup d'état de 2011.
Et dire que d'innombrables tunisiens, ont été les plus grands complices de ces renégats.
Ils les avaient acclamés, en blatérant en choeur: "KHOBZ OU Mè OU ZABA Lè"
Les enfants des enfants des enfants des enfants de vos enfants vous maudiront à jamais pour le fruit empoisonné que vous leur avez refourgués.
Commencez par Ih-mdou Rabbi et implorez son pardon 24/24H.
Les piranhas issus de la mère pondeuse troika, ne lâcheront pas facilement prise.
Des flots d'hémoglobines vont couler avant de s'en débarrasser.




St Just!
Que pense Ghannouchi?!
a posté le 06-01-2021 à 19:15
Un silence éloquent.
Ghannouchi ne rate aucune occasion pour apparaître et pour nous rappeler qu'il a les choses en main. Or, dans cette affaire, nous sommes obliger de constater son long silence.
Où est Bhiri qui, à l'image de son chef, très sensible au devenir de sa nation et de ses enfants?!!
Doit - on rappeler que cette dame s'est faite plaisir à exhiber son premier rapport à Ghannouchi au lieu de le présenter au président de la république? Doit - on rappeler que Ghannouchi s'est fait un malin plaisir à se faire photographier en présence de cette dame et à tirer la couverture sur lui et sa secte.
A4
Normal !
a posté le à 11:36
Il est normal qu'elle remette son rapport d'abord à "son patron" le ghannou-chien rached !
Angel
Rapport corrigé par RG
a posté le à 22:33
Oui elle a présenté son rapport à RG initialement, l'a-t'elle même présenté à Béji avant qu'il ne soit transmis (bien corrigé ) à l'imprimerie officielle?
abouali
Une énorme escrpqueie
a posté le 06-01-2021 à 18:00
Considérée (à tort)comme un "pasionaria" de l'opposition contre les régimes précédents, Ben Sedrine a profité d'une réputation usurpée de droit -de-l'hommiste pour s'inscrire sur la liste des bénéficiaires des soutiens, mais surtout des subsides, et des aides internationales, généreuses et abondantes dans ce secteur. Ceci pour compenser ses multiples échecs dans le domaine éditorial, et son incapacité à acquérir la notoriété qu'elle pensait lui être due !
La révolution lui a offert l'occasion de rebondir et de redorer son blason par un activisme soudain retrouvé et une présence médiatique de tous les instants. Dans la foulée, elle s'est rapprochée d'un mouvement qui est aux antipodes des valeurs qu'elle est censée défendre ! Cette accointance n'avait rie de fortuit ni de désintéressé : une démarche savamment ourdie et longuement calculée, qui devait lui permettre de régler ses comptes avec un passé qui a obstinément refusé de lui reconnaître la valeur qu'elle pensait être la sienne, et de satisfaire une ambition dévorante de pouvoir !
Et ce fut l'IVD et l'insistance scélérate d'Ennahdha à la désigner à sa tête, malgré l'existence de candidatures autrement plus valeureuses. Son accession à cette haute charge s'est donc faite dans une perspective de vengeance et de revanche, mais aussi de fidélité à ceux qui l'y ont promue, aux détriments des finalités réelles de la création de cette instance. On connaît la suite : ni vérité, ni rétablissement de la dignité, ni réconciliation, plutôt abus de pouvoir, dissensions internes graves, arrangements à la tête du client, mauvaise gestion, procès à gogo ... et redevabilité à ceux qui l'ont nommée ! On a surtout vu des initiatives qui ont profondément divisé la société, dont notamment ses attaques répétées contre le leader Bourguiba, et le furetage dans les archives du mouvement national et de la période coloniale, ce qui était totalement en dehors de son champ de compétence.
Ultime félonie : ce "jugement" dans l'affaire de la BFT qui risque d'obérer les finances déjà chancelantes du pays pendant de longues années.
Cet escroc en jupons n'en a cure, elle aura réussi à assouvir une rancune tenace, qui la taraude depuis des années !
jilani
KS est devenu le hôte des malfrats
a posté le 06-01-2021 à 17:15
Il reçoit n'importe qui des ministres mafieux qui importent des déchets, qui reçoivent les qataris qui tuent nos gazelles au sud et il ose parler d'honnêteté ...
Jawhar
ZABA avait raison !
a posté le 06-01-2021 à 16:25
On comprend mieux aujourd'hui pourquoi ZABA a traité ainsi ses opposants !