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750.000 élèves sans école, un crime d’État
09/11/2022 | 16:01
4 min
750.000 élèves sans école, un crime d’État


Elle n’a que huit ans et pourtant son quotidien est des plus pénibles. Depuis le 15 septembre, elle se rend chaque jour à l’école pour rentrer dans la foulée, chez elle, en pleurs. La maîtresse n’était pas au rendez-vous. Ses camarades ont eu plus de chance, leur instituteur était présent. Elle, elle, n’est pas la seule à faire des va-et-vient inutiles chaque jour depuis presque deux mois. Ils sont 750.000 élèves dans le même pétrin, sans cours, sans école. Les enseignants suppléants, contractuels et vacataires boycottent l’école. Le ministère de l’Éducation s’est, lui, engagé avec les parties sociales dans un bras de fer interminable.  


Plus de 14.000 enseignants ont refusé d’intégrer leurs postes à la rentrée. Ils revendiquent leurs salaires, leur titularisation, et l’application des accords signés avec le ministère de l’Éducation. En bref, ils exigent leurs droits à une vie digne dans un contexte de crise socio-économique. 

Le département, lui, crie au chantage. Il affirme que les revendications avancées par les parties sociales sont impossibles à satisfaire prétextant – comme d’habitude – le manque de moyens financiers. Hier, il a haussé le ton lançant un ultimatum aux enseignants boycotteurs les appelant à réintégrer leurs postes le 10 novembre au plus tard. A défaut, des mesures juridiques seront engagées. Il a expliqué, dans un communiqué, les solutions qu’il avait proposé à la Fédération de l’enseignement de base, mais celle-ci est complètement étanche au plan de résolution de crise présenté par le ministère.   


Entre temps, 750.000 élèves sont privés de leur droit le plus élémentaire. Ceux dans les régions sont, d’ailleurs, les plus impactés. C’est dans les petites délégations de l’intérieur du pays que se trouvent le plus grand nombre d’enseignants suppléants, vacataires ou contractuels. En plus des kilomètres qu’ils doivent se faire tous les jours pour arriver à leurs écoles, les élèves de ces zones oubliées de la Tunisie se retrouvent chaque jour dans des classes avec personne à bord. Après tout, sans salaire, les enseignants n’ont plus de quoi payer leur loyer et se nourrir. Cela ne semble pourtant pas déranger le ministère de l’Éducation. De négociation en négociation rien ne se résout et chaque partie campe sur sa position au détriment des élèves et des enseignants. 

La position de ces derniers est d’autant plus compréhensible. Le ministère s’est, en effet, contenté de proposer une nouvelle forme de contrat pour la promotion de 2022, uniquement. Conformément aux dispositions de l’article 108 de la loi régissant la fonction publique, ces contrats seront d’une durée maximale de trois ans au terme desquels les enseignants concernés seront intégrés avec le grade d’enseignant d’école stagiaire. Ces contrats incluent tous les droits et garanties des instituteurs de l’enseignement primaire, notamment un salaire net de 1340 dinars ainsi que les primes. 

Pour les titulaires d’une licence appliquée en éducation et enseignement (promotion 2022), le ministère n’a trouvé d’autre solution qu’un contrat d’une durée d’une année. Suite à quoi, un recrutement aura lieu avec le grade d’enseignant d’école stagiaire, comme pour les diplômés des sessions précédentes. Les vacataires devront, eux, attendre la publication d’un projet de décret vers la fin du mois de novembre 2022. Cela permettrait leur recrutement, selon le ministère de l’Éducation. 

Pour les promotions précédentes – 2018, 2019, 2020 et 2021 – le département ne mentionne rien dans son communiqué. Les concernés n’ont toujours pas été titularisés, selon le syndicat. 

 

Les propositions du ministère n’ont fait qu’envenimer la situation davantage. Le secrétaire général de la Fédération générale de l'enseignement de base, Taoufik Chebbi, a, d’ailleurs, accusé le ministère de l’Éducation d’avoir déformé la réalité dans une tentative de retourner l’opinion publique contre les enseignants. Le syndicat envisage de continuer sur la même lancée en organisant des mouvements de protestation. Il compte, également, formuler une réponse officielle au communiqué de l’Éducation lors de sa réunion prévue aujourd’hui. 

Face aux menaces du département de Fathi Sellaouti, la réponse du syndicat risque d’être agressive et exacerber les tensions qui ont marqué les récents échanges entre les deux parties, laissant élèves et enseignants entre l’enclume et le marteau, et le secteur s’enliser davantage.  

 

Nadya Jennene 

09/11/2022 | 16:01
4 min
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Commentaires
wiem
Aberrant
a posté le 12-11-2022 à 06:27
Vous voulez quoi, que les enseignants travaillent gratuitement? Ils sont déjà dans une situation précaire, ce n'est pas parce que les enfants sont pris en otages qu'ils doivent céder. Le gouvernement n'a aucun respect pour ses citoyens et comme ils s'agit d'écoliers des régions intérieures, il n'en a rien à faire. Si le cas se posait dans les grandes villes, il aurait réagit d'une autre façon.
Ah oui, c'est vrai les parents des grandes villes mettent leurs enfants dans le privés donc eux aussi n'ont rien à faire des problèmes des familles qui scolarisent leurs enfants dans les écoles publiques. Ecoles publiques qui ont permis à la plupart d'entre nous dans ce forum d'avoir une instruction solide et de pouvoir se mesurer aux étudiants/adultes des pays développés sans difficulté.
SAEL
Reponse
a posté le 10-11-2022 à 14:42
Combien parmi les commentateurs ont la mémoire courte. Le modèle d'éducation français, prôné à une certaine époque, mais parce que meilleur que le modèle américain (malgré quelques exceptions, i.e Harvard), permettait aux Tunisiens de recevoir une éducation moderne (chose qui ne vient pas des colonisés, hein), une éducation des meilleures écoles de France (i.e science politique et autre), à l'avantage de la Tunisie. Mais l'éducation française s'américanise depuis une vingtaine d'année et non sans raison (l'alignement de la politique française sur la politique américaine parce que leurs élites traîtres) , le QI est en baisse (chose que l'on constate depuis des décennies chez les americains), et pourtant, depuis la mervolution, on voit un nombre en hausse des personnes qui demandent l'enseignement de l'anglais en même temps que le français, certains demandent même qu'on remplace l'anglais par le français, sous prétexte que les étudiants qatarie et saoudiens ont plus d'opportunités sur le marché du travail international. Ce que je retiens, c'est que depuis la mervolution, et le retour des islamistes (alliés des américains et des anglo-saxons), les tunisiens n'ont pas hésité à se débarrasser de l'héritage français (qui malgré la colonisation, ont apporté des choses à ce pays et à son peuple ingrat), et le remplacer par des petits avantages tendancieux.

Petit rappel pour ces gens la:
La France était contre la guerre en Irak.
La colonisation de la Tunisie, s'est faite à la suite d'une commission internationale organisé par les anglais (vainqueur de la course coloniale), puisque la monarchie des beys avait des dettes envers les occidentaux. Et si on avait des dettes envers eux, c'est parce que la mauvaise gestion des affaires du pays, la corruption, le népotisme, le vol, les crises sociales (régions interieurs contre pouvoir centrale), et parce que la monarchie des beys cherchait son indépendance vis à vis du pouvoir ottoman, alors que les salafisme se développer parmi les pauvres, les paysans, et ceux issuent des régions intérieurs).
A ceux qui ignorent tout ces faits, et qui détestent la France et les français, sachez que la France n'est plus ce qu'elle était. La France est quasiment axé sur la politique européenne, elle même axé sur la politique américaine. Et pourtant vous voulez plus d'americanisation, comme vos anciens amis islamistes, aujourd'hui méprisés par la majorité des tunisiens. Bande d'ignorant, d'ingrat, d'opportunité et d'hypocrites.
zola
les solutions?
a posté le 10-11-2022 à 10:42
malheureux enfants pris en otages par les uns et les autres dans un système d'enseignement obsolète et un régime politique batard et en fin de vie. les pays qui ont hérité du système Français sont continuellement en crise dans tous les domaines. bizarrement leurs dirigeants continuent à copier aveuglement les choix faits par leurs homologues colonisateurs et se réclament "exception culturelle européenne". Ils en auront pour quelques années encore avant de s'écrouler en même temps que le système Français lui même. l'exemple d'un pays riche comme l'Algérie est illustrant . Que dire d'un pays aussi déplumé comme la Tunisie. Admirez les asiatiques ou le très valeureux système Anglo saxon, les pays du Golfe ne sont pas bêtes, ils, en tire le meilleurs et en font leur moyen redoutables d'accès à la haute technologie et aux sciences. point.
Houcine
Penser court, penser juste, penser contre soi.....
a posté le 10-11-2022 à 10:06
Il y a ce qui dépend de nous, et qui convoqué notre responsabilité, fût-elle atténuée, ce qui devrait nous conduire à nous interroger, à en rechercher le ou les causes, à le penser sous condition de mener une enquête sérieuse et logique pour le penser.
Mais il est des choses qui ne relèvent pas de notre choix, ne sont de notre fait, dépendent du hasard et des circonstances, et cela s'appelle le fatum chez les Romains. Pas utile de battre la coupe, ni de crier au complot, le monde des humains est ainsi fait qu'ils préfèrent la confusion, la mise en cause d'autrui....
'? cela, les Grecs avaient ouvert un espace, et dans leur sagacité avaient conclu que les dieux portaient leur part dans nos erreurs, nos bévues, nos fautes, et par conséquent l'homme pris dans ses conflits et confronté à la dureté du destin, pouvaient les interpeller ou leur renvoyer les motifs de ses errements.
Les dieux m'ont rendu fou !
Lorsqu'un pays a été massacré, vidé de ses forces vives, rendu à l'état de voir des ennemis partout au point de placer des balises, des agents, des espions partout, au point de configurer l'espace, les esprits, il en devient fou.
Fou, au sens d'aliéné, de n'être plus en mesure de regarder avec ses yeux mais de ne voir le monde qu'à travers un filtre déjà disposé. Fou de s'être-déchirer lorsqu'il faudrait se rassembler pour édifier du commun.
On oublie, on feuillette le présent, on n'a plus de mémoire, on croit qu'à chaque fois tout peut renaître comme par magie selon ses nostalgies ou encore ses rêveries.
Mais, pour rebondir, il y faut une base solide d'où prendre son élan pour entreprendre d'édifier ou reconfigurer sa demeure.
Mais il y manquerait encore une chose et pour tout dire la plus essentielle, c'est le vouloir-faire en commun. Il n'est que de voir ce qui a lieu, qui se trame des qu'une initiative est prise.
Et puisque pour penser, il convient d'abord de savoir observer, noter et relever les faits, les organiser avec méthode pour enfin lire ce qu'ils nous donnent à comprendre, les analyser, et les penser ensuite.
Pour ce faire, il y faut la force d'âme, la détermination dans l'ouvrage, la constance pour espérer résister aux forces négatives, les chicanes, le mauvais esprit capables de vous réduire votre ouvrage à néant.
Il y aurait des éléments de cette nature dans ce que nous offre le paysage. Nombreux sont ceux qui n'ont d'autre ambition que celle de prendre, reprendre la place, retourner dans les palais où tout leur obéissait, par respect, par crainte ou par servitude volontaire.
Ils parlaient, et les choses se réalisaient. De vrais oracles auprès de qui la Pythie aurait l'aspect d'une diseuse de bonne aventure.
Ils faisaient régner la terreur.
Ils avaient leurs serviteurs, leurs suivants, et le cénacle était au complet.
Les mêmes ont retourné l'êtes armes contre ce qu'ils adoraient la veille, et fort pressé de rire des ruses du destin, ils mettent tout leur talent (de cela ils n'en manquent pont) à favoriser les mauvais génies. A déconstruire et détruire tout ce qui émerge.
Ils croient penser.
Il se fait tard pour poursuivre mon discours.
Il est minuit dans le siècle !
Travailler, prendre de la peine, cela ne sert plus que les déjà installés.
Reconstruire, il y faudrait l'esprit du Commun.
Vivre ensemble, il faudrait s'aimer assez pour ouvrir son c'?ur aux autres.
Alors, penser contre soi. Seule perspective de nature à ouvrir des possibles.
Il faut en décider.
Enfin, en être capable.
J'ai noté, i y a peu, comme une conjonction des contraires, qui présente cette figure qu'on croirait inimaginable: un petit freluquet aux prétentions incommensurables trouve du commun avec celui qui vomit sur lui et ceux qui lui ressemblent.
Comprenne qui voudra, mais il est des gens au talent unique.

Carthage Libre
Jaridet LaPresse : Tout ça pour noyer le poisson dans l'eau et nous dire que Kaies Saied "khatih"? "ndhif" houwa? C'est les autres?
a posté le à 10:55
Et bien...les "explicateurs" de Kaies Saied sont vraiment en "forme" hein!

Je sais,, je sais, "khatih" lui, il n'a aucun pouvoir. C'est les "autres"!
Nephentes
Disparition du sens de la responsabilité
a posté le 10-11-2022 à 09:53
" Citoyens" comme institutions ne sont plu capables d'assumer leur responsabilité; la clochardisation loufoque et répugnante de la Tunisie atteint içi un summum.

On connait les conséquences gravissimes de trois mois de déscolarisation d'enfants , et les perturbations psychologiques que cela entraine chez les victimes de cette prise en otage irresponsable et cynique si ce n'est véritablement criminelle eu égard aux préjudices subis par ces malheureux gosses, nottament ceux des régions défavorisées.

il semblerait qu'une partie au moins de cette année scolaire risque d'être amputée : il est question actuellement de reporter les examens pour tous les enfants scolarisés, voire de déclencher une grève généralisée illimitée.

L'attitude de soi-disant responsables du Ministère de l'Education provoque la nausée, c'est pas mieux coté "syndicalistes" dont un grand nombre sont des voyous abjects.

Chaque péripétie de genre confirme qu' à maints égards la fonction publique tunisienne est un monstre parasite qui bloque les possibilités de progrès économique, social et démocratique de ce pays
Smokin'Joe
Crime du journalisme
a posté le 09-11-2022 à 23:07
C'est plutot le crime des journalistes qui incitent ces faineants de syndicalistes corrompus a promouvoir leur doctrine de nonchalance sur le pays, honte a tous ceux qui soutiennent cette demarche. On en a vu de toutes les couleurs ces 10 dernieres annees, tantot les avocats et docteurs qui se rebellent des qu'on commence a assainir le regime fiscal, des juges corrompus qui arretent completement le systeme judiciaire, et des enseignants qui refusent d'eduquer nos enfants.
Il faut arreter de defendre le diable un moment, l'interet de la patrie est bien l'unique arbitre.
URMAX
... des enseignants et autres suppléants qui boycottent les cours et laissent 750.000 éleves sans cours ?
a posté le 09-11-2022 à 20:41
Virez-les.
Plus de salaires.
...
Le motif valable ?
=> ABANDON DE POSTE.
...
... et d'autres imbéciles qui rejettent la faute sur la Présidence de la République ...
Analyse objective et rationelle a zéro.
...
Facile, hein, de rejeter la faute sur autrui.
Tres dificile, par contre, d'assumer soi-meme ses responsabilités.
...
Des laches hypocrites ; des saket ...
Jilani
KS tjrs dans son autisme
a posté le 09-11-2022 à 20:06
La Tunisie n'a jamais connu cela, des élèves contents de retourner à l'école sont pris d'otages par les syndicalistes pourris. Ce qui est accablant c'est ce mutisme de la présidence et du gvt, KS occupé par la rédaction des décrets et sa plume qui date du moyen âge et le gvt occupé par ses voyages et des discussions ennuyeuses avec le FMI. La cheffe de gvt en déplacement au cop27. Où vas t-on, peux t- organiser des élections dans ce climat tendu. KS a perdu toute crédibilité.
Abir
Un crime d'Etat oui mais aussi les parents ont une partie
a posté le 09-11-2022 à 17:36
Je veux me prendre aux parents, apparemment, ils se sont normalisés avec cette situation! Pourquoi ils ne sortent pas manifester contre ce blocage qui dure infiniment! C 'est catastrophique de voir les parents muets, au profit de qui? Du pouvoir ou de Syndicat? C'est révoltant!
SAM53
SYNDICAT RESPONSABLE ET COUPABLE
a posté le 09-11-2022 à 17:20
BN . l'ugtt avec son zorro yaacoubi ne sont ils pas les plus responsables dans cette crise ? Chaque annéee c'est la même rengaine l'état a raison de ne pas céder au chantage de ces saboteurs qui ne travaillent que six mois par an et encore hors congés maladie à GOGO
BOUSS KHOUK
CRIME DE L'ETAT ! BJEH RABBI !
a posté le 09-11-2022 à 16:22
et yaacoubi et compagnies sont peut être SAINTS ? AH ILS LE PAYERONT TRES TRES CHER !! le plus beau (( ON PARLE D'ENSEIGNANTS mais NAIFS et SUIVENT MALHEUREUSEMENT LA CAROTTE DU BARON MAFIOSO yaacoubi (( LA DINE WELLA MILLA )) .
Trop c'est trop
il faut mettre un terme à ce cirque......
a posté le 09-11-2022 à 16:21
Nos enfants (écoliers) sont aujourd'hui des otages entre les mains du syndicat de l'enseignement. 750 000 élèves sans école, oui c'est vraiment un crime contre l'humanité! Trop c'est trop, maintenant, il y va de la crédibilité des hauts responsables du pays. Décidément, le moment est propice, après plusieurs dérives similaires ces dernières années, pour geler toutes activités syndicales en Tunisie, pendant quelques années. Certes, sans syndicats, les Tunisiens vivraient beaucoup mieux qu'aujourd'hui.
Carthage Libre
S'en fout Zaqafouna. Lahi fi sa "constitution" et SES "élections" traficotés.
a posté le 09-11-2022 à 16:16
Les pauvres? Zaqafouna c'est le dernier de ses soucis.

Les gens foutent le camp du pays et meurent en mer ou sont détenus? Zaqafouna s'en lave les mains "khatini, c'est les autres, ils avaient qu'à pas partir dans Dawlet Machallah"

L'économie plonge? "c'est pas moi, khatini, c'est les autres, moi ndhif, khatini, je viens de débarquer d'une autre planète, et je regarde, je n'ai aucun pouvoir"

L'école ne marche plus? "khatini, c'est l'UGTT, ils sabotent tout, moi khatini, ndhif, je peux rien faire moi, j'ai pas de pouvoir"

Bon, il fait des "efforts" quand même, genre "on va ouvrir une enquête pour comprendre" et "on va "interroger" la Deguezza venue de ma planète, elle me dira tout" ou bien "c'est les COLONISATEURS, c'est leur faute! Moi j'ai rien, ndhif"

Bref, Kaies Saied n'y est absolument pour rien, il n'a rien, zawali, aucun pouvoir, ndhif et dhif (invité), et il regarde tout ça de son bureau à la télé...et les BGARS les COCHONS applaudissent "khatih, c'est les autres, lui c'est un ndhif!".

Voilà où nous en sommes mes amis.