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SUR LE FIL
Les proches de Mehdi Ben Gharbia rassemblés devant la Cour d’appel de Sousse
10/05/2022 | 14:35
2 min
Les proches de Mehdi Ben Gharbia rassemblés devant la Cour d’appel de Sousse

 

Les proches du député et ancien ministre, Mehdi Ben Gharbia, se sont rassemblés, ce mardi 10 mai 2022, devant la Cour d’appel de Sousse en soutien à Mehdi Ben Gharbia et au gérant de sa société, détenus depuis octobre 2021.

L’ancien député a été transféré, hier, de la prison de Messadin vers l’un des hôpitaux de la ville de Sousse après que son état de santé s’est dégradé en raison de la grève de la faim qu’il observe depuis dix-neuf jours.

Accusé de blanchiment d’argent, l’ancien ministre et député avait été arrêté en octobre. Le juge d’instruction n’ayant rien trouvé pour l’inculper il avait décidé de le libérer. 

 

Le ministère public avait, ensuite, déposé un recours lequel avait été approuvé par la chambre des mises en accusation près de la Cour d’appel et l’affaire avait été renvoyée devant le juge d’instruction près du Tribunal de première instance de Sousse 1, pour procéder à des enquêtes complémentaires.

Par manque de preuves, le juge en charge de l’affaire a ordonné, de nouveau, la libération de Mehdi Ben Gharbia, mais le parquet a interjeté de nouveau appel. 

Le politicien est à son sixième mois de détention à la prison de Messâadine. Le mandat de dépôt émis par le juge d’instruction n’a pas été renouvelé et est arrivé à échéance. La direction de la prison a, toutefois, refusé de le libérer. Il est, de ce fait, détenu illégalement puisque les délais de détention ont été dépassés.

Il a, rappelons-le, observé une grève de la faim de 54 jours pour avoir été privé de son droit de visite périodique et de rencontrer son enfant et sa sœur. Son comité de défense avait, alors, condamné la décision de la direction des prisons et de la rééducation, l’accusant de harcèlement et de persécution. 

 

La détention de l’ancien député aurait dû prendre fin à l’arrivée de son terme à midi le vendredi 15 avril 2022 dès lors qu’aucune décision de prolongation n’ait été prise avant son expiration.

Mehdi Ben Gharbia avait dénoncé, dans une lettre rendue publique par sa famille, l’injustice qu’il subissait depuis plus de six mois, soulignant qu’il ne pouvait prédire qu’il allait être accusé de blanchiment d’argent. Il a ajouté qu’il était parfaitement conscient qu’il faisait l’objet d’une diabolisation continue depuis des années, et qu’il était le bouc émissaire parfait dans le contexte actuel du pays. « Malgré tout, je n’ai pas quitté le pays, pourtant plusieurs amis me l’avaient conseillé. Je n’ai pas pris la fuite parce que j’avais confiance en la justice, mais aussi parce que je n’ai commis aucun crime et que je refuse de vivre en fugitif » a-t-il souligné.

 

M.B.Z

10/05/2022 | 14:35
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