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Rafik Chelly : Habib Essid avait refusé d'appliquer certaines mesures concernant la lutte contre le terrorisme !
19/11/2021 | 09:27
3 min
Rafik Chelly : Habib Essid avait refusé d'appliquer certaines mesures concernant la lutte contre le terrorisme !

 

L’ancien secrétaire d'Etat chargé des Affaires sécuritaires, Rafik Chelly, a assuré que le récit rapporté par Habib Essid au sujet de l’attentat du Bardo du 18 mars 2015 était inexact.

Dans une publication Facebook du 18 novembre 2021, Rafik Chelly a rappelé que l’attentat avait eu lieu après une opération antiterroriste ayant permis de découvrir des caches d’armes dans le sud de la Tunisie près de la frontière libyenne, ainsi que l’arrestation de plusieurs djihadistes. Pour ce qui est de l’attentat en question, Rafik Chelly a affirmé que les forces de lutte contre le terrorisme étaient intervenues une dizaine de minute après le début de l’attaque. Elles ont neutralisé les terroristes et évacué 92 touristes.

« L’opération a eu lieu alors que le pays vivait une période instable sur le plan sécuritaire ! Le chef du gouvernement a-t-il oublié cela ? A-t-il oublié, qu’en même temps, des postes de police avaient été incendiés ? Habib Essid a-t-il oublié la dégradation de la situation de l’institution sécuritaire à cause des pressions exercées par les syndicats de police ? Habib Essid a-t-il oublié le manque d’équipement et la formation lacunaire alors qu’il avait été à la tête du ministère de l’Intérieur ? A-t-il oublié les infractions que nous avions relevées au sujet du recrutement au sein du ministère de l’Intérieur en 2012 ? A-t-il oublié les 120 policiers que nous avions révoqués en raison de leur appartenance ? », s’est-il interrogé.

 

Rafik Chelly a expliqué qu’il attendait de l’ancien chef du gouvernement d’évoquer les succès de l’institution sécuritaire en matière de lutte contre le terrorisme, de leur financement et de découverte des caches d’armes, ainsi que des réseaux d’acheminement de djihadistes en Syrie. Il a, ainsi, évoqué l’opération de neutralisation de Lokman Abou Sakhr.

Par la suite, l’ancien secrétaire d’Etat s’est interrogé sur le refus de l’ancien chef du gouvernement d’exécuter certaines décisions de la cellule de crise chargée du suivi de la situation sécuritaire telles que le refus de fermeture des mosquées dirigées par des imams takfiristes extrémistes exploités pour le recrutement des jeunes ou le refus de dissoudre les associations opérant sous la couverture des activités caritatives et recevant des sommes exorbitantes afin de recruter des djihadistes. « Le secrétariat de l’Etat chargé des Affaires sécuritaires avait établi une liste de 150 associations devant être dissoutes. Cette liste avait été transmise au secrétariat général auprès du gouvernement. A l’exception de la dissolution de dix associations, aucune autre mesure n’avait été prise », a-t-il déploré.

« Il est, également, impératif de mentionner les écoles coraniques et d’enseignement de la chariaa exerçant en toute liberté. Celles-ci avaient recruté plusieurs jeunes dont ceux qui avaient participé aux attentats visant le mausolée de Habib Bourguiba et l’hôtel Marhaba… Le terroriste responsable de l'attentat-suicide visant un bus de la garde présidentielle tunisienne avait été interpellé par la garde nationale puis relâché », a-t-il révélé.

 

Rafik Chelly a, aussi, évoqué le retour des djihadistes en Tunisie de façon irrégulière. Il a critiqué le manque de réactivité et de coordination de la part de l’ancien chef du gouvernement à ce sujet.

Concernant le poste qu’il occupait, Rafik Chelly a affirmé que la présidence du gouvernement n’avait pas fourni les ressources et les mécanismes nécessaires à son bon fonctionnement.

« J’avais demandé de vous rencontrer afin de vous expliquer la situation, mais, vous aviez opté pour une politique d’atermoiement », a-t-il écrit en s'adressant à Habib Essid.

« C’est ainsi que le gouvernement Essid avait échoué dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il conclu.

 

S.G

 

 

19/11/2021 | 09:27
3 min
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Commentaires
nazou de la chameliere
Mr Essid
a posté le 19-11-2021 à 14:37
Est un grand bonhomme !!!
Mais curieusement, il a été remplacé par un escroc tounes !!
Mr Essid à raison de dénoncer des ordures !!!
Le rôle de la police doit être républicaine !!!
Pas partisane !!
N'est-ce pas Mr Chelly ?
AR
Les multiples facettes de la vérité
a posté le 19-11-2021 à 13:25
Un discours, un contre-discours, une déclaration, un démenti, une présentation de vérité, une réponse de contre vérité....
Et ça continue de plus belle, une constatation évidente : le pays était gouverné par des incompétents.
Je ne m'y connais pas en matière de sécurité mais j'ai bien remarqué un certain relâchement et manque d'attention, laxisme c'est peut-être accusateur.
Qqe jours avant le drame, je passais devant l'entrée de la musée, il y'avait juste un policier assis sur une chaise pour garder la maison, je vous jure que j'étais intrigué, je me suis demandé : comment un lieu aussi important, la musée et le parlement à côté et seulement un sécuritaire faisait la garde ?
Si vous connaissez les lieux, le district est à peine à qqe mètres des bâtiments !!
Certains vont bien sûr prétendre que c'est facile de faire des constatations après coup mais croyez moi c'était mon sentiment de l'instant.
Le terrorisme ne prévient pas, il s'agit d'attaque de traîtrise par surprise mais quand même, renforcer la sécurité aux niveaux des lieux sensibles c'est la moindre des décisions qu'il fallait entreprendre surtout que c'est une destination de touristes qui affluent de partout.
C'est après ce drame que des hauts cadres de la sécurité ont été limogés, mais après quoi ?
La perte de vies humaines ne sera jamais compensé.
Je pense encore que cet acte ignoble, barbare aurait pu être évité ou au moins limiter les dégâts, avec un minimum de bon sens de gestion de la sécurité des lieux publics.
Que Mr Essid ou d'autres, soient honnêtes ou pas, quelle différence ? Ie fond du problème est ailleurs, le degré de compétences, de capacités d'anticipation des preneurs de de décisions, des donneurs d'ordre, des organisateurs du système sécuritaire.
Un constat amer, dont les répercussions étaient terribles, incurables : il y'avait bel bien des défaillances, c'est l'évidence et ça nous a coûté cher.
Qui était le véritable responsable ?
Qui n'a pas fait quoi ?
La nonchalance dans la sécurité ça se paye cash.
veritas
@Mr chely
a posté le 19-11-2021 à 13:14
La tunique est sous commandement us qui a décidé de transformer le pays en pépinière de fabrication de terroristes mercenaires pour les utiliser comme charbon de cheminées pour faire passer leur plans en Syrie en Libye en Iraq et dés l'occasion se présentera en Algérie et c'est bien pour cela que l'Algérie se méfie de plus en plus en plus de la tunisie car l'Algérie est bien consciente de ce qui se trame contre elle côté tunisien côté marocain côté libyen et côté malien '?'la tunisie est foutu et pour très longtemps a cause des plans us et de leurs alliés dans la région '?'la tunisie sera utilisée et pressée comme un citron puis abandonné sur la route comme une traînée'?'la tunisie n'aura plus aucun espoir pour se relever elle doit s'attendre à des catastrophes inimaginables dont la famine et la guerre civile.
Houcine
Les faits évoqués sont gravissimes.
a posté le 19-11-2021 à 13:11
Il ne faudrait pas se tromper de débat. Les questions soulevées et les faits rapportés doivent être envisagés sérieusement afin de faire la lumière sur les responsabilités, les connivences ayant permis ou couvert les terroristes et leurs soutiens.
Tout cela confirme comment une mouvance avait colonisé l'Etat et mis la main sur tous ses appareils sécuritaires et aussi bien judiciaires.
Habib Essid, quelques seraient ses qualités, son parcours, n'est pas mis en cause en tant que personne, mais à raison de ses actes ou absence d'actes dans des affaires de meurtres de sécuritaires au plus haut niveau ainsi que des innocents dont le tort était de s'intéresser à la culture et l'histoire de ce pays.
'? la lumière de ce qui est rapporté, on sent que petit à petit le voile est levé sur des pratiques et des complicités dont les effets sont toujours actuels.
Ainsi, ce pays a été livré durant des années aux terroristes, aux marchands de religion qui ont pu diffuser leur venin et créer le climat et la, situation ayant conduit au 25/7.
Les bonnes âmes qui trouvent excessif le pouvoir né de cette initiative devraient s'interroger sur ce qu'on a subi sous la houlette des fous de dieu.




Rayma
Tant que ceux qui ont mis la main à la pâte son encore vivants
a posté le 19-11-2021 à 12:05
La vérité jaillira coûte que coûte. Mr Habib Essid est un vrai patriote et c'est certain qu'il va se rattraper avec des détails aussi criards.
Akoubi Ammar
Les vérités ne se cachent pas et seront divulguées en temps opportun.
a posté le 19-11-2021 à 11:57
Personne ne doit s étonner de la bassesse du niveau de nos gouvernants post- révolution. A part les nouveaux venus à la gestion des affaires de l état sans expérience, sans compétences et au passé agité, certains centres de pouvoir aidés par des chancelleries étrangères ont fait sortir du placard des personnalités des deux ères dictatoriales de Bourguiba et de ben Ali pour les placer à des postes importants à savoir le premier ministère et le département de l intérieur ( Beji Caïd Essebsi-Habib Essid et Mohamed Ennaceur). Après la période catastrophique de la troïka animée par des incompétents : Marzouki-Jebali-Larayedh) une cohabitation inimaginable à été imposée aux tunisiens et contre leur volonté entre les obscurantistes et les racailles rcdistes recyclées à Nida. Les nidaistes ont pris les rênes en 2014 et au lieu de faire un inventaire et rectifier la situation, ils ont poursuivi la gestion calamiteuse qui a entraîné le pays au désastre et au surendettement. Les responsables ne sont que le gourou et ses acolytes obscurantistes, Beji Caïd Essebsi, Habib Essid, Mohamed Ennaceur ( les soit-disant expérimentés) et ces autres gouvernants aux compétences limitées et parfois nulles débarquées au moyen du népotisme, du pantouflage et du partage du gâteau pour faire de la apprentissage dans les structures de l état et installer les bataillons de conseillers qui ont paralysé l administration publique par leur manque de savoir faire. Ces mémoires sont en grande partie des mensonges car les tunisiens connaissent la vérité du pays et les réalités que les rédacteurs ne veulent pas dire.
BIEN
@Akoubi Ammar: Merci pour ce bon commentaire!
a posté le à 12:31
Oui, les vérités ne se cachent pas et seront divulguées en temps opportun.
jilani
Une époque gérée par des personnes sans âmes
a posté le 19-11-2021 à 11:33
Que ce soit ce mou habib essid (un pur islamiste) ou ses collaborateurs, cette époque a été dirigée par des personnes sans convictions, idées et principes, ils sont dans leur majorité complices avec les islamistes et manipulés par feu bce, comment ce habib essid limogé d'une manière insultante , accepte de revenir conseiller u feu bce pour ne rien faire, juste pour avoir une mercedes et gagner de l'argent, il doit rendre l'argent qu'il a gagné. Je ne lirai jamais son bouquin ....
ntc
Une marionnette...
a posté le 19-11-2021 à 10:13
C'est vrai que Mr Essid était un bon commis de l'état et c'est tout. Feu BCE l'a utilisé comme une marionnette, une fois il le vire et puis il le fait revenir pour un autre poste pour essayer de l'utiliser ailleurs.. Bonne santé et bonne retraite, Mr H. Essid