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Le CSM dénonce les pressions exercées par Qalb Tounes sur le juge en charge de l’affaire Karoui
08/06/2021 | 21:31
1 min
Le CSM dénonce les pressions exercées par Qalb Tounes sur le juge en charge de l’affaire Karoui

 

Le Conseil supérieur de la magistrature a dénoncé, dans un communiqué publié ce mardi 8 juin 2021, les pressions exercées par les députés Qalb Tounes sur le juge d’instruction en charge de l’affaire Nabil Karoui.

 

Il a estimé que les agissements des députés sont une violation flagrante du principe de la séparation des pouvoirs et touchent l’indépendance de l’institution judiciaire toute entière refusant toute pratique de harcèlement et de diffamation des juges.

 

Le CSM dit suivre de près l’affaire et veiller à assurer son rôle pour garantir l’indépendance de la justice et permettre aux juges de traiter leurs dossiers en toute indépendance et loin de toute pression.

 

Hier, le dirigeant de Qalb Tounes et patron de Nessma TV a comparu devant le juge d’instruction du Pôle économique et financier, où on lui a présenté un PV antidaté qu’il a refusé de signer. Il a entamé une grève de la faim pour dénoncer des procédures illégales et une infraction flagrante aux lois du pays.

En parallèle, les députés Qalb Tounes ont entamé un sit-in ouvert au bureau du juge d’instruction du pôle économique et financier pour protester contre ce qu’ils considèrent comme la détention abusive de M. Karoui.

 

M.B.Z

 

 

 

08/06/2021 | 21:31
1 min
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Commentaires
Abidi
Pression
a posté le 10-06-2021 à 12:53
Parce qu'il y a qui peut exercer une pression sur les Dieux de l'olympe
Bizertin
Liberez Nabil kaoui
a posté le 09-06-2021 à 10:20
35 jours de détention illégale selon la loi.Nous demendons d'appliquer la loi et non venir bricoler la loi par un pv antidaté.L'affaire suit son cours normalement et le prévenu est innocent jusqu'à démontrer le contraire.
Les gens venus encourager NK étaient d'une correction exemplaire dans le calme avec masque de protection et les agents de police étaient tranquilles.
DHEJ
Le CSM a tout dénoncé
a posté le 09-06-2021 à 07:56
Avec force.


Mais il n'a pas dénoncé fermement l'erreur monumentale des juges.

LIBEREZ N.K conformément aux dispositions de l'article 85 du C.P.P. à défaut ce CSM est complice du traffic d'influence.

Il faut faire chuter la dictature du pouvoir judiciaire.
Houcine
Une justice indépendante ?
a posté le 09-06-2021 à 06:32
Si le CSM a en vue de travailler à l'indépendance de la justice, nous saluons cette prise de position.
Si les gens de Kalb tounis n'ont que le souci du sort de leur patron et tendent à imposer leur vision par des pressions qui prennent la forme d'une intrusion dans les locaux en nombre, cela ne peut s'envisager quand les mêmes se targuent de parler démocratie.
Ici, certains s'empressent de dénoncer vulgairement le sit-in du PDL au motif qu'il appelle au départ des islamistes, Ghannouchi en premier, puisqu'il a gagné le perchoir par un coup politique digne des combines les plus éculées, et grâce aux amis de Karoui, mettant à égalité le combat politique normal et les opérations graves d'atteinte à la justice qui n'en avait pas besoin pour voir son image écornée encore plus.
Nous vivons dans la confusion. Confusion voulue et entretenue à des fins politiciennes.
Mais, confusion aussi, dans l'évaluation des faits chez bon nombre de citoyens peu informés, désinformés et parfois incapables de voir clair dans ce qui a lieu par ignorance ou même l'indifférence.
Les premiers responsables de cette régression sont au pouvoir qui ont installé un climat détestable par les atteintes à toutes les institutions du pays, par leurs mensonges et la propagande grossière de travestissement des faits.
Lorsqu'on observe une présence massive dans les médias de personnages au langage verbeux et faux qui n'ont que l'accusation, la diffamation à répandre, on est en droit d'en appeler à la vigilance de chacun et à l'éveil des intelligences afin de faire reculer l'avilissement, l'abêtissement et les violences répandues.
Au lieu de cela, nous assistons à des opérations où des troupes d'agités incultes et grossiers se targuent d'avoir une opinion inonder l'espace social à l'image d'individus comme Bouchlaka, Bhiri, Makhlouf et d'autres aussi faussaires l'un comme l'autre et capables de tous les coups, y compris contre les magistrats, la Police.
Le constat est assez facile à faire si l'on veut bien voir ce qu'il en est de l'état du pays, de ses institutions et qui en est comptable au premier chef.
Au contraire, on nous parle de "démocrates" et de lois, de constitution, et même de justice.
Tant de malversations et de dénis du réel qu'ils ont fabriqué laissé songeur. Qu'ils trouvent des partisans pour ce faire, c'est désespérant de niaiserie et de fausseté.
Cependant, à y regarder de près, on peut noter que se vendre est une habitude chez certains. Les ralliés et les opportunités aux aguets pour gagner quelques deniers, un strapontin, une charge ou un poste pour tel ou tel de son entourage participent des facilités ayant permis la mainmise d'un clan et ses laquais sur l'Etat.
La corruption est devenue envahissante, et bien plus ravageuse que sous Ben Ali si commode comme repoussoir, et voici que l'on nous dit que ce n'est pas un problème, et surtout pas important.
Enfin, tout est mis en place pour criminaliser toute opposition.
Hier, c'était le cas des "gauchistes", terme imbécile et imprécis pour ne pas dire faux pour désigner ceux qui se réclament de la Gauche.
Hamma Hammami était insulté, accusé de tout, d'avoir nombre de biens et de "n'avoir jamais travaillé".
Aujourd'hui, alors beaucoup ont retourné leur veste, ce courant politique a été absenté.
Le PDL naquit, et voilà que le même processus tente de la freiner, de le faire disparaître, avec les mêmes, disposés à pactiser en vue de ce "noble projet".
Et, puisque ce parti résisté, toutes les violences sont requises et mises en acte.
L'Etat, en principe garant des libertés et de l'ordre public n'en fait rien.
Ou plutôt si. Il fait donner sa police contre des députés, les prive du nécessaire par vengeance, par inhumanité, par bêtise.
Il a laissé, et sa justice avec lui, d'ignobles personnages comme Affès, se transformer en victime.
Makhlouf ordonner à la Paf de laisser voyager une "relation" se prenant pour la Loi et le Pouvoir.
Il laisse filer un Khiari, sniper de la diffamation, faussaire, insulter ou mettre en cause jusqu'au Chef de l'Etat.
La justice, dans tous ces cas a brillé par son silence.
Rendez nous notre justice !
Nous serons à vos côtés dans ce combat.