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Asma Shiri : Le gouvernement veut rompre avec les politiques classiques d’endettement !

Temps de lecture : 2 min
Asma Shiri : Le gouvernement veut rompre avec les politiques classiques d’endettement !

La ministre de la Femme et porte-parole du gouvernement, Asma Shiri, est revenue, jeudi 21 mai 2020, sur l’allocution du chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, et les messages que celui-ci a souhaité faire passer. 

Elyes Fakhfakh s’est focalisé dans son allocution prononcée, mercredi 20 mai, sur la crise du coronavirus et  la stratégie à adopter par la suite.

Interrogée sur le timing de cette allocution et son utilité, la porte-parole du gouvernement a affirmé qu’Elyes Fakhfakh s’était adressé au peuple tunisien pour le féliciter à l’occasion de l’Aïd al-Fitr mais également pour valoriser l’expérience tunisienne dans la lutte contre la pandémie Covid-19 et le préparer à l’après-coronavirus. 

« Avec les mesures anticipatives que nous avons mis en place, nous avons réussi à protéger le citoyen et préserver sa dignité et sur le plan sanitaire et sur le plan social », a-t-elle indiqué, rappelant les aides que le gouvernement allouées aux familles nécessiteuses et entreprises touchées par la crise. 

Elle a précisé, au sujet des aides, que l’absence ou le manque d’historique pour certains bénéficiaires étaient derrière le retard accusé par le gouvernement dans le versement des allocations. 

« Maintenant tout est rentré dans l’ordre avec la plateforme que nous avons lancée. Nous avons d’ailleurs répondu à 34 000 demandes sur les 200 000 enregistrées », a-t-elle assuré. 

Elle a ajouté, par ailleurs, que le chef du gouvernement avait saisi l’occasion pour se prononcer sur l’étape à venir, notamment la stratégie à adopter pour le reste de l’année pour sauver l’économie du pays. 

« Citoyens et économistes s’accordent à dire que nous ne pouvons continuer à nous endetter. C’est une réalité que le gouvernement ne peut ignorer et il souhaite, d’ailleurs, rompre avec ces solutions classiques » a indiqué Asma Shiri rappelant que la dette publique a dépassé 80% du PIB. 

« Il faut aujourd’hui avec la force et la volonté de se tourner vers des secteurs qui, auparavant, assuraient des milliards de revenus pour l’Etat », a-t-elle soutenu évoquant le secteur de l’Energie et en particulier, le phosphate que les gouvernements précédents ont délaissé. 

 

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N.J

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Commentaires (3)

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Léon
| 21-05-2020 14:04
Votre serviteur fut le premier à tirer le signal d'alarme dès le tout premier emprunt en 2011. J'ai vu en ses emprunts le plus gros crime commis par les pions de ceux qui ont fomenté les printemps arabes et qui se sont, en toute logique, attaqué en premier au seul pays arabe complètement souverain, à savoir la Tunisie.
En effet, si les autres pays ont de tout temps fait l'objet de menaces continues par le fait de la proximité avec l'état hébreux ou par le chantage atlantiste envers leurs dirigeants à cause des mannes pétrolière et gazière, notre pays ne doit sa souveraineté qu'à la politique réformiste dans les domaines des Libertés et de l'enseignement des masses jadis, analphabètes et réduites aux seules activités des secteurs primaires et agricoles.
Pour le souverainiste qu'était le combattant suprême, Habib Bourguiba, les emprunts étaient synonymes de très haute trahison. Du temps de Ben Ali, les emprunts étaient souverains et dirigés dans des secteurs très précis, à un point tel que les organismes créanciers se battaient pour prêter de l'argent à la Tunisie. Une vraie réussite, qui a fait de la Tunisie de Ben Ali l'unique pays arabe qui a dépassé le cap des pays en voie de développement et fut considéré quasiment comme un pays européen, avec des dizaines de contrats qui le lient économiquement à l'ancien continent.
Pour s'attaquer à la souveraineté de la Tunisie, il fallait donc user de la seule issue possible: plonger le pays dans les emprunts et faire en sorte que la populace devienne de facto l'allié des créanciers par la menace de l'insurrection si elle venait à s'affamer.
Notre pays est un "protectorat" économique bien plus grave que celui de 1881. Infiniment plus grave.
Le problème est que si les tunisiens reconnaissent cet état de fait, cela voudra dire qu'ils reconnaissent leur trahison envers leur pays, lorsqu'ils s'évertuaient à crier "Dégage" à l'Homme qui a fait les plus beaux jours de la Tunisie, à savoir le Leader Arabe qui fut la tête de file du "Non" contre la guerre du Golfe, le regretté président Zine El Abidine Ben Ali, que Dieu l'accueille dans son infinie miséricorde après avoir accueilli sa dépouille aux côtés des compagnons du Prophète (SAW).
Je sais que ces paroles font mal aux traitres, mais je n'y peux rien: les faits sont têtus. Le pays est sous la pire des colonisations. Ce qui fut appelé "révolution 2.0" ferait mieux de s'appeler "colonisation 2.0".
J'avais émis plusieurs "j'accuse" pointant les Gvnts successifs depuis 2012 avec une seule accusation: Celle d'occulter au peuple la gravité de la situation, pour que ce dernier ne regrette pas sa prétendue révolution. Dire la vérité au peuple pour le mettre face à ses responsabilités.
Ceux qui avaient occulté ne peuvent répondre qu'à deux critères: Ou bien, ils sont bêtes et ne sont au courant de rien ou bien ils sont des traitres au courant de tout ce qui se tramait. Dans les deux cas, ils n'ont leur place dans un Gvnt, aussi diplômés soient-ils, aussi pompeux soient leurs diplômes.
Ils ont trahi et ont mené le pays à la déroute. Dans le temps, BCE avait légèrement levé le voile sur l'état catastrophique de la situation financière afin que l'Histoire ne le juge pas comme elle jugera les traitres le jour de la banqueroute. Aura-t-on attendu ce que les imbéciles appellent "la démocratie" pour voir la Tunisie sombrer si bas, et sur tous les plans.
Alors je vous pose une question: Si une démocratie "classique" n'améliore pas le quotidien des gens, à quoi sert-elle? Si de plus elle leur enlève la plus simple expression de dignité en les obligeant de se nourrir des mains du FMI et des créanciers, à quoi sert-elle? Si elle ôte à ses dirigeants le droit de dire "non" à l'injustice comme l'ont fait maintes fois Bourguiba et Ben Ali, à contre courant, pour condamner les guerres injustes et criminelles, à quoi sert-elle?
Tunisiens, vous êtes des ingrats, des lâches et des vendus. Vous avez vendu l'Honneur de votre pays pour satisfaire vos pulsions (souvent régionalistes), de footeux en puissance. Votre seule fidélité, n'est dévolue ni à votre pays, ni à votre arabité et encore moins à votre religion (laïques, barbus et islamistes confondus), mais au mieux envers votre équipe de foot que vous vénérez plus que le Créateur, et à travers laquelle vous exprimez tout votre régionalisme, toute votre haine, et tout le venin que vous ne pouvez vous empêchez de libérer, comme en janvier 2011.
Si les solution existent, ce n'est ni Shiri ni les autres politiques issus de la révolution de tous les malheurs, mais chez les anciens et les rares qui n'ont pas trahi, comme Abir Moussi. Vous avez essayé durant une décennie, vous pouvez continuez à vous amusez, je vous assure que vous n'avancerez pas d'un iota. Bien au contraire, vous reculerez encore d'un siècle.

Que Dieu Bénisse la Tunisie et la protège de ses nuisibles.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Résistant.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES
(n'y voyez aucune une explication "divine" de ma part, que Dieu me préserve une telle recherche synonyme de chirk, mais juste une invitation à réfléchir à ce qui nous est arrivé et à ce qui risque encore de nous arriver).

Hadj
| 21-05-2020 13:00
Avec une équipe composée essentiellement de débutants incompétents vous ne saurez pas relever les défis, vous n'êtes pas à la hauteur



bml
| 21-05-2020 11:08
Après l'intervention désastreuse et insipide de Fuck fuck ,voila l'explication nulle et sans aucun interêt de la porte parole qui excelle dans les futilités . Le seul bilan avancé est catastrophique ! L'etat a satisfait 34000 SUR 200000 demandes SOIT 17%. Quelle prouesse ! Avec son équipe composée d'incompétents et de corrompus le pays va sûrement couler .

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