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Les cliniques privées tirent la sonnette d’alarme : 9000 emplois menacés

Temps de lecture : 2 min
Les cliniques privées tirent la sonnette d’alarme : 9000 emplois menacés

Les cliniques privées tunisiennes sont au bord de la faillite, a révélé une étude sur l’impact de la pandémie du nouveau coronavirus, Covid-19, conduite par Tunisia Health Alliance. 

La moitié des cliniques concernées par cette étude – 43 sur 100 ont répondu à l’enquête – seraient incapables de payer les salaires du mois de mai. Et par conséquent, « plus de 9 000 emplois seront menacés sur les 17 000 hautement qualifiés que compte le secteur », a indiqué Tunisia Health Alliance soulignant que la masse salariale représente à elle seule 30% du chiffre d’affaires. 

Au-delà du mois de mai, « seulement 16% des cliniques seraient en mesure de payer les honoraires de leurs employés ». 

Et pour cause, une baisse drastique du chiffre d’affaires de ces établissements de santé. « Une clinique sur deux a perdu au moins 85% de son chiffre d’affaires habituel et trois sur quatre ont perdu au moins 70% de leur chiffre d’affaires », lit-on dans le rapport d’étude. 

Selon la même source, les cliniques tunisiennes ont gardé une activité partielle réduite au traitement des cas urgents depuis le début de la pandémie Covid-19. Depuis le mois de mars, « 97% des cliniques sont en train de travailler à perte et ne sont plus en mesure de couvrir leurs charges d’exploitation », a précisé Tunisia Health Alliance. 

Dans le cadre de cette enquête, Tunisia Health Alliance a également élaboré un ensemble de recommandations pour appuyer le secteur. Dans son plan d’urgence, elle a évoqué la nécessité de : 

-      débloquer une enveloppe de 90 millions de dinars à taux réduit avec deux années de grâce pour les cliniques privées à partir du mois de mai 2020, 

-      allonger le report des échéances des crédits du 30 septembre 2020 au 30 septembre 2021 pour les structures les plus endettées

-      alléger les charges d’exploitation des cliniques sur l’année 2020

L’étude complète est disponible ici

 

N.J 

 

 

 

 

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Commentaires (6)

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Satan
| 21-05-2020 22:36
L'Etat ne doit pas aider les cliniques privées car ces dernières sont sont sans scrupule. Leur seul souci est d'encrancer le maximum d'argent sans aucune empathie pour les malades et leurs familles. Le souci premier d'un vrai médecin est de soigner. Le seul souci des cliniques privées en Tunisie est de le faire passer à la caisse en pratiquant des prix exhorbitants alors que la Tunisie est un pays où le revenu moyen est encore très bas. Elles se comportent comme des vampires qui veulent sucer tout votre sang. Alors, si elles ont des difficultés financières qu'elles crèvent.

Predators
| 21-05-2020 15:56
Ils se sont habitués à l'argent facile, coulant à flots. Le système en a voulu ainsi. Mais il va y avoir un après covid plus tard. Certainement.
Les gens vont finir par admettre qu'il n'y a de médecin que le Dr Grégory House.

!!!!
| 21-05-2020 12:54
Même si ceci est vrai, leurs cagnottes sont pleines. ils ont beaucoup de réserve.
L'argent stockée sert pour les périodes de difficultés. Il n'ont qu'a garder leurs fonctionnaires, les payer jusqu'au rétablissement de la situation.

Ennaj
| 21-05-2020 12:37
Les cliniques ? On s'en fout ce sont des machines bien huilées qui abusent sauvagement de la détresse des malades et de leurs familles... C'est la faute à l'état qui a laissé se dégrader le service public de la santé

Alya
| 21-05-2020 12:22
Ces cliniques étaient la plupart du temps largement...... Le covid est une catastrophe certes mais que ces cliniques puissent dans leur trésorerie pour payer leur personnel . Ce n est pas aux contribuables de renflouer leurs caisses

Gg
| 21-05-2020 11:12
Et c'est une honte d'affirmer que les cliniques travaillent à perte.
Il se trouve que durant ces 10 dernières années, j'ai payé un douzaine d'opérations a des membres de ma belle famille. Plus d'une par an, en tous cas.
Le scénario est toujours le même:
1) Le malade va d'abord à l'hôpital.
Au bout de 2 à 3 jours dans des conditions épouvantables, un médecin finit par conseiller d'aller en clinique privée "si tu veux être bien soigné..."
On y va donc.
2) En clinique, après 1 ou 2 jours, il faut payer 1500 à 3000D. En espèces à un vague guichet, et sans facture ni reçu.
3) Durant les soins, en général il faut ajouter encore 1500 à 3000D, toujours en espèces sans facture ni reçu.
3) Et rebelote a la sortie, même cinéma, toujours au black.
+ les piqures et médicaments, dont on ne voit même pas l'emballage!

Question: Où va tout ce fric? Certainement pas pour payer les salaires des personnels soignants!

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