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Moncef Boukthir : notre seule richesse est le capital humain
20/09/2022 | 11:07
4 min
Moncef Boukthir : notre seule richesse est le capital humain


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moncef Boukthir a affirmé que la rentrée universitaire s'est déroulée sans incident. Il a souligné que l'entame des préparatifs depuis l'annonce des résultats du baccalauréat a eu un impact. « Chaque établissement universitaire a la possibilité de présenter des propositions relatives au nombre d'élèves et autres sujets... Il y a des prévisions et une évaluation... Nous devons préserver  l'enseignement et la recherche scientifique... Notre seule richesse est le capital humain », a-t-il déclaré.


Invité le 20 septembre 2022 dans l'émission de Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems Fm, Moncef Boukthir a estimé que l'université devait être en symbiose avec la réalité et le marché du travail. Il est revenu sur la création de "Manouba School of Engineering". Il s'agit de la première école d'ingénieure tunisienne dont les cours sont donnés en anglais. Le ministre a souligné l'importance de la langue anglaise dans le monde. Il a précisé que les cours incluaient, également, un cursus portant sur l'ingénierie écologique.


Boukthir a, aussi, évoqué la création de l'Institut supérieur des études technologiques du Kef incluant un cursus universitaire en ingénierie biomédicale et en ingénierie en plantes médicinales. Le ministre a affirmé que cette spécialité offrait d'innombrables perspectives professionnelles et permettait aux jeunes de créer leurs propres projets. Il est, par la suite, revenu sur la création de plusieurs nouvelles sections notamment en informatique et nouvelles technologies.

« Malheureusement, nous ne pouvons pas répondre à toutes les candidatures soumises par les bacheliers... Le nombre de candidatures représente onze fois le nombre de places disponibles dans ces spécialités... Nous avons entamé, depuis trois ans, la mise en place d'un cursus impliquant à la fois les universitaires et les professionnels... Une convention conclue en octobre avec l'ambassade du Canada a permis la création de six licences de ce genre au sein des Instituts supérieurs des études technologiques », a-t-il ajouté.




Concernant la situation au sein de l'Institut préparatoire aux études d'ingénieurs de Kairouan, Moncef Boukthir a expliqué qu'à un mois de la rentrée universitaire, le ministère avait constaté l'existence de fissures dans les murs de l'établissement. Son département a entamé un processus de transfert temporaire des cours à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan. Cet établissement est spacieux et est doté d'une grande capacité d'accueil (jusqu'à 6.000 étudiants). Le ministre a affirmé qu'il n'y avait pas d'autres solutions que la cohabitation jusqu'à restauration de l'institut. Il a, aussi, demandé un deuxième avis de la part d'un autre bureau en plus d'un rapport du ministère de l'Équipement et de l'Habitat.

« Il y a eu plusieurs réussites au sein du ministère de l'Enseignement supérieur... Je suis fière d'avoir assisté à la création de l'Agence tunisienne de l'évaluation et de l'accréditation dans l'enseignement supérieur et la recherche scientifique... Cette agence garantira un enseignement de qualité... Il s'agit d'un établissement public à caractère non-administratif qui sera autonome... La désignation d'un directeur général à la tête de cet établissement aura lieu suite à un appel à candidature », a-t-il dit.


Par la suite, le ministre a évoqué les classements des universités dans le monde. Il a rappelé que la Tunisie ne possédait que treize universités et qu'il y avait plusieurs classements. Il a évoqué une guerre entre ces agences de classification. Il a affirmé que la Tunisie était présente dans plusieurs classements notamment celui de Shanghai Ranking. Il a indiqué que la Tunisie était deuxième mondiale dans les diplômes en ingénierie et en technologies et septième mondiale dans les dépenses de l'Etat au profit de l'éducation et de l'enseignement.


S.G

20/09/2022 | 11:07
4 min
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Commentaires
Naim
Nuances.
a posté le 21-09-2022 à 07:44
Nombreux sont les médecins qui ont désertés la Tunisie et probablement d'autres cadres qualifiés. Les extrêmes français, de gauche comme ceux de la droite parlent d'une sur exploitation des médecins étrangers qui sont souvent engagés dans des hôpitaux publiques. Une jeune médecin tunisienne, d'après tf1 est obligée d'habiter à Saint Denis, une banlieue à problèmes parce que son salaire ne lui permet pas d'habiter ailleurs. C'est une forme d'un néo exclavagisme qui laisse peu de fierté d'autant plus que les droites extrêmes gagnent du terrain en Europe. Les informaticiens s'en sortent mieux parc qu'ils travaillent dans le privé. Partir en France d'aujourd'hui pour une meilleure qualité de vie comme l'a dit Lotfi Lâamari, un fin analyste d'événements, une qualité mitigée à mon sens car ça se ne limite pas à un Shanghai tounsi à St Denis...
Djodjo
notre seule richesse est le capital humain, dixit le monsieur
a posté le 20-09-2022 à 13:28
Si c'est notre seul richesse on est foutu, y'a surtout des bipèdes ici
VIO
Moncef Boukthir, vous avez raison..
a posté le 20-09-2022 à 11:33
Et depuis 1956, notre seule richesse est le capital humain qui n'a produit que des littéraires bissasa !