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Ahmed El Kram : Le régime politique est démocratique mais pas efficient !
02/08/2021 | 10:34
4 min
Ahmed El Kram : Le régime politique est démocratique mais pas efficient !

L’ancien président du directoire d’Amen Bank et actuel membre du bureau exécutif de l’IACE, Ahmed El Kram, est revenu, dans une interview accordé à Zina Zidi sur Shems FM sur la situation du pays et les pistes de sortie de crise.

 

Ainsi, M. El Kram a affirmé que le gel du parlement n’est pas une chose exceptionnelle, que c’est arrivé dans le monde et que c’était une étape importante pour changer la situation en Tunisie.

Et de soutenir que le régime politique est démocratique mais n’est pas efficient et les élus n’ont pas aidé à le faire, en appelant à un retour à un régime présidentiel, qui permettra de garantir l’efficience demandée, le tout sous la surveillance étroite du parlement.

« Notre crise est essentiellement politique ! Si les politiques entreprises étaient claires et les décisions prises rapidement, le travail serait fait convenablement et la Tunisie en aurait bénéficié », a-t-il soutenu.

Et de souligner qu’il faut réinstaurer la confiance entre les citoyens et l’Etat, chose qui ne peut se faire que si on retrouve les bases d’un Etat fort, ayant son prestige, qui applique la loi sans intervention et avec des responsables compétents. En outre, il a souligné également la nécessité de nommer rapidement un chef du gouvernement : un bon gérant, capable de comprendre la situation économique et sociale, et qui a l’audace et le courage de prendre des mesures impopulaires mais nécessaires pour sauver le pays.

Dans ce cadre, il a indiqué que beaucoup de noms sont proposés pour la présidence du gouvernement, la Tunisie étant un vivier de compétences qui peut participer à sauver la situation et d’espérer que le nom retenu par le président de la République sera le meilleur.

« Je n’ai pas de noms spécifiques mais je recommande que le prochain chef du gouvernement ait des compétences économiques, qu’il soit courageux, visionnaire, moderne et apte à entreprendre des politiques de rupture et surtout qu’il soit en phase avec les jeunes, les nouvelles technologies et les changements mondiaux actuels », a-t-il spécifié.

 

 

Et d’estimer que le prochain gouvernement aura cinq priorités :

  • L’instauration d’un Etat fort avec une application ferme de la loi et en donnant les responsabilités aux compétences
  • Le traitement du problème sanitaire notamment en intensifiant la vaccination pour atteindre 5 millions de vaccinés fin octobre et sept millions de Tunisiens fin décembre 2021
  • L’amendement de la Constitution, via un référendum : l’objectif est de se diriger vers un régime présidentiel. En parallèle, il faudra réviser la Loi électorale, pour permettre l’émergence de partis capables de gérer le pays
  • La nomination rapide d’un chef de gouvernement
  • La mise en place d’un programme, qui permettra de prendre les mesures nécessaires pour le sauvetage des finances publiques, la vraie problématique du pays avec un déficit de 11 ou 12%, et en mettant en place des mesures qui rendent la confiance, notamment aux investisseurs étrangers pour bénéficier des changements mondiaux actuels.

 

S’agissant de la baisse du TMM, l’ancien président du directoire d’Amen Bank a rappelé que le TMM dépend du taux directeur qui ne peut être révisé que par la Banque centrale de Tunisie et que cela ne peut se faire qu’en entreprenant des réformes économiques permettant une stabilité des prix en Tunisie. Et de noter que nous consommons sans produire, ce qui impacte les prix.

 

S’agissant de l’amnistie proposée par le chef de l’Etat aux hommes d’affaires véreux, Ahmed El Kram estime que plus important est d’appliquer la loi, et s’il y a des contrevenants, il faut les convoquer, étudier avec eux des pistes de réconciliation pour des investissements, notamment dans les régions, mais le tout loin d’une logique de vengeance.

En ce qui concerne la prochaine échéance, le 5 août prochain, pour le payement d’une partie de la dette du pays, le banquier pense que le problème n’est pas la disponibilité des ressources pour le payement des dettes mais le déficit budgétaire et le fait de devoir contracter de nouveaux crédits pour payer les anciens.

« Ceci ne peut se poursuivre, et le traitement du déficit budgétaire sera l’un des principaux défis du prochain chef du gouvernement. Notre salut demeure de trouver un accord avec le FMI, qui reste tributaire de notre capacité de mise en place de réformes structurelles. Il faudra œuvrer à convaincre l’UGTT de la nécessité qu’elle ait un rôle dans le sauvetage de l’économie du pays, en donnant la priorité au sauvetage du pays avant les revendications des travailleurs. Mais, tout le monde devra se sacrifier et non pas uniquement les travailleurs », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les négociations sociales, il a martelé que l’augmentation des salaires doit être corrélée avec une augmentation de la production et de la productivité.

 

Interrogé sur un retrait massif de fonds de la part des citoyens et des hommes d’affaires après l’annonce des décisions du 25 juillet, M. El Kram a écarté cette probabilité, affirmant que les indicateurs prouvent qu'il n’y a pas un retrait exceptionnel contrairement aux rumeurs et expliqué que juillet est connu pour être le mois des dépenses en Tunisie, coïncidant avec les vacances d’été et l’Aïd.

 

« J’ai confiance que cela peut se faire, surtout si on trouve une solution politique pour la gouvernance du pays », a affirmé Ahmed El Kram en réponse à l’animatrice sur une possibilité de sortie de crise.

 

I.N

02/08/2021 | 10:34
4 min
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Commentaires
Waterloo
Qyasselabidine ben sayed .... who ......
a posté le 02-08-2021 à 13:07
this "president" is merely a wolf disguised gran'ma.
remember ZBA 's speech written by Baccouche on nov' 87: freedom of speech, multi parties ... pwahaha ...
Zinelabidine ben ali and Qayselabidine ben sayed .... 2 sides of same coin.

Dr. Jamel Tazarki
@Mr. Ahmed El Kram
a posté le 02-08-2021 à 12:42
Très Cher Compatriote, Mr. Ahmed El Kram

Introduction : je propose de renoncer à la distribution des dividendes pour 2021 afin de limiter la sortie des devises étrangères au nom du rapatriement des gains des actionnaires / partenaires étrangers.

@Mr. Ahmed El Kram, vous êtes un banquier et vous avez sûrement très vite compris de quoi je parle.

Un fait: tous les actionnaires/partenaires étrangers de notre oligarchie entrepreneuse ont le droit de rapatrier leurs gains (les dividendes) ce qui est d'ailleurs très légitime.
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Par contre c'est injuste envers la Tunisie, les Tunisiens et l'économie tunisienne de ne pas consacrer une bonne partie des bénéfices pour l'investissement en l'économie tunisienne... Alors que la majorité des entreprisses allemandes consacre plus que 50% des bénéfices pour l'investissement --> je n'achète jamais des actions des entreprises à la bourse de Francfort qui ne consacrent pas une grande partie des bénéfices pour l'investissent, il faut penser à long terme
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Un exemple (@Mr. Hamdi Meddeb du group Delice): nous avons nulle entrée de devises étrangères du tourisme pour l'année 2020 et 2021 --> Et ainsi nos réserves en devises étrangères sont pratiquement à zéro. --> Et ainsi je me demande pourquoi le groupe Délice dont les partenaires sont à 50% étrangers a récemment distribué 99% des bénéfices sur les actionnaires sans en garder une partie pour l'investissement dont la Tunisie en a vraiment besoin en ces moments très difficiles. --> Et ainsi 50% des bénéfices distribués sur les actionnaires du Délice Groupe vont quitter la Tunisie sous forme de devises étrangères au nom du rapatriement des Bénéfices (au profit des actionnaires étrangers).
-->
Encore une fois, oui tous les actionnaires/partenaires étrangers de notre oligarchie entrepreneuse ont le droit de rapatrier leurs gains (les dividendes), ce qui est d'ailleurs très légitime. Par contre distribuer 99% des bénéfices sans investissement sous forme de dividendes dont 50% quitterait la Tunisie au nom de rapatriement des gains est injuste envers la Tunisie et tous les Tunisiens. Il fallait investir une bonne partie des bénéfices en Tunisie.

Ce que j'ai dit ci-dessus à propos de Délice groupe est aussi valable pour Amen Bank et d'autres entreprises oligarques.

Il y a même des entreprises tunisiennes qui s'endettent afin de distribuer des dividendes et permettre ainsi la sortie de nos réserves de devises étrangères au nom du rapatriement des gains. --> Je suis mathématicien et en tant que scientifique j'ai horreur des hypothèses très vites faites. Par contre il est toujours permis de se poser des questions, même si elles restent sans réponses --> et ainsi je pose la question, si certains de notre oligarchie entrepreneuse profitent du rapatriement des gains de leurs partenaires étrangers?

Fazit: je propose a nos entrepreneurs Tunisiens avec ou sans partenaires étrangers de renoncer à la distribution de dividendes pour 2021 et d'investir la totalité des bénéfices en Tunisie afin de créer de l'emploi pour nos chômeurs.


Très Cordialement
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

jilani
Ce type doit arrêter de dire n'importe quoi
a posté le 02-08-2021 à 12:32
Ila parle de régime démocratique, le pays est dans le goufre pris en otage par les islamistes et la mafia et il ose dire que c'est un régime démocratique. Peut être pour lui qui gagne plus de 100 000 dt /mois mais pas pour les tunisiens. Ce type a bloqué dans les années 90 le développement de l'ingénierie dans le domaine de la monétique prétextant que c'est un domaine compliqué pour les ingénieurs tunisiens, alors que presque toutes les banques ont acheté leurs logiciels monétiques d'une société marocaine et il en a profité de ce marché. Il n'a pas de leçons à donner, c'est un simple banquier.