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Tunisie : le rôle du journaliste dans cette période transitoire
03/05/2011 | 1
min
Tunisie : le rôle du journaliste dans cette période transitoire
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La journée mondiale de la liberté de la presse s’intéresse en Tunisie, cette année, à la révolution dans notre pays. Une occasion propice pour débattre de différents thèmes d’actualité, notamment la contribution des médias à l’émergence et à la consolidation de démocratie et leur potentiel à servir de catalyseur du développement humain, la liberté d’expression et surtout la liberté de la presse.

Une journée a été organisée, à cette occasion conjointement par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), les Nations Unies et l’UNESCO au Centre culturel El Menzah VI, et a enregistré la participation de Taieb Baccouche, ministre de l'Education et président de la Commission nationale tunisienne pour l’UNESCO ainsi que Kamel Laâbidi, président de l’Instance nationale indépendante pour le secteur de la communication et de l’information.
Les panélistes ont insisté sur le rôle crucial du journaliste tunisien, surtout en cette période transitoire, à la veille des élections du 24 juillet 2011.
En effet, des médias libres, indépendants et pluralistes fournissent aux citoyens des informations qui leur permettent de faire des choix et de participer activement au processu démocratique. Ils peuvent aider à renforcer la transparence et la responsabilité des autorités envers les citoyens, en facilitant le dialogue et en dénonçant les abus de pouvoir. Ils jouent aussi un rôle essentiel dans l’amélioration de la compréhension par le public des questions d’actualité, des événements, des priorités, des politiques engagées et des options envisageables.
Cependant, une formation des journalistes dans le domaine politique s’impose, selon le président de l’Instance nationale indépendante pour le secteur de la communication et de l’information. Ce dernier appelle les responsables du syndicat des journalistes à faire des efforts sur ce plan, en mettant en place des sessions de formation susceptibles de permettre aux journalistes d’assurer une couverture médiatique réussie des prochaines élections

Cette journée a été, également, l’occasion de traiter des nouvelles formes de communication. Ainsi, les multiples applications d’internet, en particulier l’émergence des réseaux sociaux, des contenus générés par les utilisateurs et du micro-blogging, font de chaque utilisateur d’internet un diffuseur potentiel ayant la possibilité de créer, modifier et partager presque instantanément des contenus numériques et des données avec des millions d’autres utilisateurs. De nouveaux modes de communication voient donc le jour, créant de nouvelles formes d’expression créative, de journalisme et de participation.

Mais cette émergence de nouvelles pratiques communicationnelles a t-elle bénéficié au journaliste tunisien ? La réponse est mitigée dans la mesure où le journaliste électronique voit, toujours, sont statut flou et instable.
Actuellement, on est, effectivement, à la recherche d’un statut « professionnel » pour les bloggeurs tunisiens, et on appelle leur activité, du « journalisme citoyen ». Par contre, il y a lieu de s'interroger pourquoi la presse électronique demeure le grand absent de cette journée ?
03/05/2011 | 1
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