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Tunisie- 2ème anniversaire du déclenchement de la révolution : Encore un « dégage » et des jets de pierre pour Marzouki (Vidéo)
17/12/2012 | 1
min
Tunisie- 2ème anniversaire du déclenchement de la révolution : Encore un « dégage » et des jets de pierre pour Marzouki (Vidéo)
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Le président de la République, Moncef Marzouki, et le président de l’ANC Mustapha Ben Jâafer, ont été la cible de jets de pierre ce matin 17 décembre à Sidi Bouzid, de la part de manifestants venus célébrer le deuxième anniversaire du début de la révolution.
C’est à la suite du discours de M. Marzouki et au moment où M. Ben Jâafer se préparait à prononcer le sien, que des pierres ont été propulsées à leur encontre, ils ont été, dès lors, très rapidement évacués par le service d’ordre.
Lorsque le président de la République a investi le podium pour prononcer son discours, une belle frange de 5000 personnes a scandé le fameux slogan « Dégage », mais encore un groupe de manifestants a tenté d’envahir le parvis sur lequel était montée la tribune en hurlant « le peuple réclame la chute du gouvernement ».
Un bémol, un autre, la police présente sur place n’est pas intervenue pour éviter les dérives à gros risques, et ce en dépit de sa forte présence sur les lieux.
Les sifflements, coulant à flot au moment du discours de Moncef Marzouki, ne l’ont pas empêché de promettre des progrès économiques dans un délai de six mois à l’adresse des habitants de Sidi Bouzid. Encore une promesse qui ne risque pas de faire pétiller les yeux des manifestants et de calmer leur colère. Une colère que M. Marzouki déclare comprendre et qualifie de légitime : « mais le gouvernement a diagnostiqué le mal. Dans six mois, un gouvernement stable sera en place et livrera le remède pour guérir le mal du pays. »
Toutefois, rien du mot du président de la République n’a pu calmer les ardeurs des habitants de Sidi Bouzid qui ont continué à le huer, au moment où il a souligné que, pour la première fois, en Tunisie, un gouvernement ne vole pas son peuple.
Par ailleurs, avant son apparition pour s’exprimer devant un public royalement désenchanté, Moncef Marzouki est allé se recueillir sur la tombe de Mohamed Bouazizi, réciter la Fatiha, un épisode ardemment marqué par les protestations des habitants de la région.
Il est à noter, en outre, que des militants appartenant au parti islamiste radical « Ettahrir » étaient présents sur les lieux, brandissant leurs célèbres drapeaux noirs et blancs et des bannières de la mouvance islamiste.
Nadya B’CHIR


17/12/2012 | 1
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