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Noureddine Ben Ticha : La situation actuelle nécessite une certaine rapidité
02/12/2021 | 15:30
3 min
Noureddine Ben Ticha : La situation actuelle nécessite une certaine rapidité

 

L'ancien conseiller à la présidence de la République, Noureddine Ben Ticha, a considéré que le régime politique et le système électoral ont contribué à la création d’une situation explosive. « La Constitution doit être révisée ! Elle comporte des aspects positifs mais son essence doit être modifiée », a-t-il ajouté.

 

Invité le 2 décembre 2021 par la radio Shems FM, Noureddine ben Ticha a estimé que la Tunisie traversait une situation assez difficile. Il a, également, déploré la situation des citoyens. Il a considéré que la principale cause était le régime politique défaillant.

« Les citoyens se sont réjouis de l’annonce des mesures du 25 juillet 2021 car ils sentaient qu’ils suffoquaient. Le peuple appelait au gel du parlement et à écarter plusieurs leaders politiques… La situation actuelle nécessite une certaine rapidité », a-t-il déclaré.

 

L’ancien conseiller à la présidence a, aussi, estimé que Noureddine Taboubi ne faisait qu’exécuter son rôle de secrétaire général de l’UGTT. Il milite pour améliorer la situation des employés et des travailleurs.

« L’Etat doit mener des réformes politiques et économiques pour leur permettre de se développer. L’Etat doit, aussi, garantir une vie digne et correcte pour les chômeurs », a-t-il ajouté.

 

 

Noureddine Ben Ticha a déploré l’image projetée par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Il a considéré que la coalition Ennahdha, Qalb Tounes et Al Karama était une union servant des intérêts personnels au détriment des intérêts du citoyen et de l’Etat.

Plusieurs politiciens ont échoué parce qu’ils n’avaient pas adopté un discours politique touchant les Tunisiens, selon Noureddine Ben Ticha. Il a, aussi, affirmé que feu Béji Caïd Essebsi avait refusé dès le départ de promulguer la loi relative à la révision du système électoral. Le refus résulte des amendements apportés à la proposition initiale et servant les intérêts du mouvement Ennahdha et de Youssef Chahed.

« Rached Ghannouchi avait rendu visite au président afin de lui faire changer d’avis. Béji Caïd Essebsi s’est opposé à la politique d’expulsion dans la loi électorale », a-t-il poursuivi.

Noureddine Ben Ticha a affirmé que près de la moitié des députés avaient accédé à leur siège au sein de l’ARP grâce au système de scrutin proportionnel plurinominal à plus fort reste. L’ARP ne représentait pas la volonté du peuple mais celle de la Troïka, selon lui.

Au sujet du mandat de feu Béji Caïd Essebsi à la présidence, Noureddine Ben Ticha a expliqué que certains éléments ne pouvaient pas être communiqués par respect à la Tunisie et à d’autres pays amis et voisins.

 

Noureddine Ben Ticha a, aussi, considéré que le consensus entre Ennahdha et Nidaa Tounes avait montré la véritable image de l’islam politique. Il a rappelé que le mouvement Ennahdha avait collecté 1,5 millions de voix en 2011 contre seulement 500 mille en 2018.

Par la suite, l’ancien conseiller à la présidence a considéré que les prises de positions par les partenaires stratégiques de la Tunisie, tels que le Senat américain ou le Parlement Européen au sujet de la situation d’après 25 juillet 2021, était tout à fait logique. Il ne s’agit pas d’ingérence puisque ces partenaires injectaient des fonds et fournissaient un appui à la Tunisie.

« Le président de la République doit simplifier les procédures nécessaires à la relance de l’économie. Il doit rétablir la confiance entre la Tunisie et ses partenaires et amis. Il doit, aussi, montrer au Tunisien les étapes à venir et rétablir l’élan d’espoir ressenti le 25 juillet 2021 », a-t-il déclaré.

Enfin, Noureddine Ben Ticha a considéré que le 25 juillet 2021 marquait la date de la fin d’Ennahdha mais non-pas de l’existence de structures similaires.

 

S.G

02/12/2021 | 15:30
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