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Khalifa Guesmi comparaît devant la justice pour avoir refusé de révéler l’identité de sa source
29/11/2022 | 12:40
1 min
Khalifa Guesmi comparaît devant la justice pour avoir refusé de révéler l’identité de sa source

 

Le journaliste Khalifa Guesmi comparaît, mardi 29 novembre 2022, pour sa première audience devant le tribunal, pour avoir refusé de révéler l’identité de sa source après la parution d’un article sur l'arrestation de personnes soupçonnées de terrorisme dans le gouvernorat de Kairouan.

Le Syndicat national des journalistes (SNJT), a réitéré son appel pour arrêter les poursuites contre Khalifa Guesmi et d'abandonner toutes les charges liées à l'exercice professionnel de son métier de journaliste. Le syndicat souligne, dans son communiqué, que la position de la justice sur cette affaire sera un indicateur pertinent du respect de la liberté du travail journalistique et de ses garanties, y compris la protection des sources, la liberté de publication et la liberté d'expression, et son adhésion à son rôle de garant des droits et libertés.

Khalifa Guesmi avait été placé en détention par l’unité nationale des enquêtes dans les crimes terroristes d’El Aouina au mois de mars dernier. Le journaliste a été arrêté après des heures d’interrogatoires durant lesquelles il avait refusé de communiquer ses sources concernant un article publié sur Mosaïque Fm relatif à une affaire terroriste au gouvernorat de Kairouan. Il avait été arrêté conformément aux dispositions de la loi antiterroriste et non du décret-loi 115 relatif à la liberté de la presse. Il a par la suite été libéré en attendant son procès.

Plusieurs journalistes ont, de leur côté, publié des statuts sur Facebook exprimant leur solidarité avec Khalifa Guesmi et rappelant aux autorités tunisiennes le droit le plus élémentaire des journalistes : protéger leurs sources et ne pas les dévoiler.

 

M.B.Z

29/11/2022 | 12:40
1 min
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Commentaires
MFH
On ne peut tout permettre à un journaliste.
a posté le 29-11-2022 à 18:56
C'est un fait unanimement approuvé : la démocratie n'a jamais encouragé la promotion du terrorisme. Alors, depuis quand et par quels justificatifs la dénonciation d'un terroriste est considérée comme étant un acte criminel, même si le concerné est un journaliste ?
A ceux qui ne savent pas lire
Selon M.B.Z :
a posté le 29-11-2022 à 16:35
"Il avait été arrêté conformément aux dispositions de la loi antiterroriste et non du décret-loi 115 relatif à la liberté de la presse. Il a par la suite été libéré en attendant son procès."
Be zen
Soutien total à ce journaliste . . .
a posté le 29-11-2022 à 13:33
. . . Et HONTE à cette justice qui ne respecte pas les règles les plus élémentaires de la démocratie.
BRAVO à ce courageux journaliste qui a sauvé son âme, qui a respecté sa déontologie et qui est resté digne !
Houcine
La liberté de la presse.
a posté le 29-11-2022 à 13:20
Le droit d'informer doit être protégé, et celui des sources aussi.
Cela dit, il est des cas où ces libertés se heurtent au devoir du citoyen journaliste qui doit convoquer sa responsabilité de citoyen lorsque la vie et la sécurité des autres citoyens est en jeu.
Est ce que les journalistzs français, américains et d'autres ont exhibé de la protection des sources lorsque la terreur ensanglanté leurs pays ?
Aucun journal, publication n'ont invoqué leur liberté pour garder pour eux des informations sur les terroristes et leurs complices.
On a même assisté à une curée contre les terroristes, allant jusqu'à globaliser par excès, voulu ou non, faisant de tout musulman ou supposé tel un éventuel complice ou acteur de ces méfaits.
Bref, lorsque le péril touche aux fondements de la paix civile nécessaire pour vivre ensemble et relationner pacifiquement, au moins sur un mode civilisé, nul argument, me semble-t-il, ne peut émanciper le citoyen de son devoir de solidarité avec la société, ses concitoyens, son pays.
Monsieur Guesmi semble choisir par son refus de communiquer la justice les éléments utiles à l'identification de celui ou ceux qui sèment par leurs mensonges, affabulations, les graines du désordre.
L'ordre public est plus grand et plus haut que tout pour tout citoyen, et se réclamer des règles ou principes de sa profession ne peut autoriser que l'on laisse agir impunément des activistes dont l'objectif est clair.
Il est symptomatique que des délits, des crimes restent impunis, soient couverts au nom de critères se prévalant de la liberté comme un concept transparent, univoque, et dont la signification ne souffre pas débat.
C'est de même lorsqu'on invoqué la démocratie pour s'autoriser de tout et tout s'autoriser.
takilas
C'est ces sudistes qui ont révélés leur haine à autrui et leur régionalisme.
a posté le 29-11-2022 à 12:57
Pourtant ils ne pouvaient pas espérer avoir autant d'intérêt du temps Bourguiba lorsqu'ils étaient lâches par leurs grands-parents bergers de nature.
C'est des ingrats et des hypocrites qui rendent la bienfaisance par l'agressivité etla haine manifestée et dévoilée en janvier 2011 comme si la Tunisie est ainsi devenue la leur paronne quel pacte foncier ?!
Hammam fihoum hal watine.