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Incidents du groupe Artocratie au Kram : quelle version croire ?
28/03/2011 | 1
min
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Artocratie en Tunisie, un projet entièrement réalisé par le groupe de photographes tunisiens qui ont parcouru la Tunisie pour prendre les photos de 100 personnes représentant la diversité tunisienne.
Les objectifs de ce projet artistique est de montrer que la Tunisie est un pays ouvert à l'art, à la culture et aux échanges et peut avoir l'ambition de devenir une capitale artistique, un pays sûr et qu'il faut y revenir rapidement comme touriste, client, artiste…
Le 21 mars, ce groupe s’est fait agresser par un groupe d’individus au motif que la religion musulmane interdit les photos et les représentations. C’est la version donnée par Abdelhafidh Smaâli, président de l’association du développement économique, social et culturel de la ville du Kram qui a envoyé un communiqué dans ce sens à nombre de journaux. Business News, et d’autres périodiques de la place, ont publié le communiqué en prenant garde de n’accuser personne (du moins en ce qui nous concerne). Nous n’avons écrit ni islamistes, ni membres d’un quelconque parti.
Ce communiqué a été publié dans nos colonnes le 23 mars (cliquer ici pour lire l'article).

Cinq jours plus tard, soit le 27 mars, des membres du groupe Artocratie envoient des démentis aux journaux en prenant soin de ne citer que Business News, alors que ce ne sont pas nos journalistes qui sont à l’origine de l’information, mais le président de l’association du développement économique du Kram.
Les membres d’Artocratie déclarent qu’aucun d’eux n’a été agressé physiquement et encore moins par des islamistes, alors que le communiqué original ne parlait pas d’islamistes.
Ils admettent, dans le même démenti que l’un des photographes a été pris à partie par une bande du quartier motivée par deux réfractaires, dans un mouvement de foule. Mais cela reste des débordements isolés, faisant partie du jeu de l’interaction voulu avec le public.

Au vu de ces deux versions, il y a lieu de s’interroger laquelle croire : celle d’Abdelhafidh Smâali ou celle des membres du groupe d’Artocratie ?
Il y a lieu aussi de s’interroger sur les raisons qui ont fait que ces derniers aient mis cinq jours pour démentir une information publiée par un nombre de périodiques et pourquoi le démenti visait un seul journal ?
Ont-ils été menacés par certains individus pour les pousser à publier un démenti ?
Ont-ils profité de cet incident (ou de non-incident) pour faire parler d’eux dans les journaux et se faire de la publicité gratuite puisque le démenti a été diffusé à un bon nombre de médias, dont des radios ? Si c’est le cas, c’est réussi, mais l'idée qui va se dégager n'est pas vraiment positive !
Une chose est sûre, ce n’est certainement pas ainsi qu’ils gagneront en crédibilité, mais cela fait aussi partie de la diversité de la société tunisienne.
28/03/2011 | 1
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