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Elyes Fakhfakh : Ceux qui mettent en doute ma crédibilité, je dis vous pouvez toujours espérer !
25/06/2020 | 10:31
5 min
Elyes Fakhfakh : Ceux qui mettent en doute ma crédibilité, je dis vous pouvez toujours espérer !
C'est le 25 juin 2020 que la séance plénière consacrée aux 100 jours du gouvernement a lieu. Le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, a fait son allocution pour débuter cette s"ance. 
 
Elyes Fakhfakh a indiqué que le destin a voulu que le gouvernement prenne ses fonctions avec la pandémie du Covid-19. « Ce gouvernement n’avait pas de stratégie. Il venait à peine de prendre ses fonctions et de découvrir les rouages de l’administration, mais il avait une volonté sincère d’agir. Le gouvernement a conduit la bataille contre le Covid et l’a remportée. Je tiens à féliciter, d’ailleurs, le gouvernement pour tout le travail accompli durant cette période. C’était un travail collectif avec la participation de tout le monde. Chacun y a contribué depuis sa position et selon ses moyens. Nous avons établi des stratégies et nous avons mis en place différents mécanismes improvisés en adéquation avec le développement de la situation ». 
 
Le chef du gouvernement a déclaré, dans ce contexte : « nous nous sommes fixés cinq objectifs. D’abord, la santé des Tunisiens qu’il fallait préserver indépendamment de tous les indicateurs économiques. Puis, nous avons veillé à ce qu’il n’y ait pas de famine. Nous avons fait en sorte que tous les Tunisiens perçoivent leurs salaires. Ensuite, nous nous sommes attardés sur le rapatriement de tous les Tunisiens bloqués à l’étranger ». Il a ajouté que des commissions scientifiques et de multiples réunions se sont succédées, soulignant que le dernier objectif restant est l’ouverture des frontières le 27 juin. 
 
Par ailleurs, Elyes Fakhfakh est passé directement pour répondre à la polémique concernant le conflit d’intérêts, « Oui j’ai investi lorsque j’ai quitté mon poste de ministre en 2014. A l’époque, j’ai reçu beaucoup d’offres d’emplois, mais j’ai préféré l’investissement parce que j’ai toujours cru que c’est l’unique solution pour réaliser la croissance. J’ai investi à travers l’acquisition d’actions dans des entreprises actives dans le domaine de l’environnement parce que je suis convaincu que c’est l’avenir ».
 
Il a ajouté qu’il est actionnaire dans des entreprises légales et qui respectent la loi, affirmant qu’il a déclaré ses biens à l’Inlucc comme l’indique la loi. « Maintenant, l’article 20 porte à confusion et nous allons présenter une initiative législative pour éclaircir les points sombres ». 
 
D’autre part, il a indiqué qu’il a toujours travaillé en toute transparence et qu’il veille à ancrer les valeurs de l’intégrité et à lutter contre la corruption. « Ainsi, ceux qui mettent en doute ma crédibilité, je dis vous pouvez toujours espérer ». 
 
Une phrase qui a suscité la colère des plusieurs députés et suite à laquelle les élus du bloc Al Karama ont quitté la salle.
 
« Il faut arrêter avec le dénigrement et les diffamations. Il est impossible de parler de corruption en partant d’une simple suspicion de conflit d’intérêts, alors que seules les institutions de l’Etat et la Justice sont habilitées à trancher sur la question ». 
 
Elyes Fakhfakh a indiqué que le gouvernement a réussi à maitriser la situation sanitaire, grâce aux multiples stratégies préventives et anticipatives ayant fait que la Tunisie soit parmi les meilleurs pays dans le monde dans la gestion de la situation épidémique. 
 
D’autre part, il a rappelé toutes les mesures sociales prises durant la période de crise, soulignant que l’objectif était de préserver la situation financière des familles démunies, ainsi que la préservation des postes d’emplois. Il a, également, affirmé que plusieurs mécanismes d’aides ont été accordés aux entreprises afin de les accompagner durant la crise, soulignant qu’une partie des aides a été débloquée malgré un certain retard enregistré et sur lequel le gouvernement travaille actuellement.
 
Il a, également, assuré que le gouvernement actuel a accordé une grande importance au rapatriement des Tunisiens bloqués à l’étranger, et certains vols ont été organisés rien que pour ramener un faible nombre de citoyens, à l’instar des deux citoyennes rapatriées de Birmanie à bord d’un avion militaire. 
 
Le chef du gouvernement a indiqué que les ressources fiscales de l’Etat seront amoindries de 5000 MDT et que le taux de croissance prévu sera de -6%, soulignant que cela implique l’augmentation du taux de chômage. « Mais ce n’est pas une situation spécifique à la Tunisie, c’est le cas de plusieurs pays dans le monde, même parmi les grandes puissances en Europe ».
 
Elyes Fakhfakh a, tout de même, indiqué, « La situation est certes difficile à cause du Covid-19 mais il ne faut pas croire que les choses étaient mieux avant. Nous avons un taux d’endettement effroyable, il est de 92 milliards de dinars. Un endettement de 82% du PIB et 60% de dette extérieure sont des chiffres qui font peur. Cela dépasse toutes les lignes rouges. Nous n’allons pas aller au-delà de ses 60% d’endettement, coûte que coûte. Nous devons travailler dur avec nos moyens pour passer à 40% pour pouvoir parler de souveraineté. D’autre part, il s’avère que l’Etat est redevable aux entreprises publiques et privées de 8 milliards de dinars. Les entreprises publiques suffoquent, elles sont en faillite et nous les observons. La santé publique souffre, sans parler de la pauvreté et de la situation dans les régions. Les solutions de rafistolage n’arrangent pas les choses. Une réforme profonde et un sauvetage s’imposent. Nous sommes partis dans une stratégie pour la relance économique, mais la réalité des choses implique un plan de sauvetage. Nous sommes partis sur une fausse piste, et nous devons rectifier le tir. Il faut oublier les élections et penser aux choses primordiales et fondamentales ».
 
Et d’enchaîner, « il faut finir avec les solutions de rafistolage. Nous avons besoin d’une unité nationale comme durant la période du coronavirus. Il faut commencer les projets en facilitant les procédures, en mettant fin à l’impunité et en luttant contre la corruption. Nos priorités est relancer l’économie, en trouvant des solutions aux problématiques du port de Rades, à la numérisation et en modernisant le Code des changes et du Commerce extérieur ».
 
 

25/06/2020 | 10:31
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Commentaires
Mansour Lahyani
Fakhfekh n'y est pas allé avec le dos de la cuillère !
a posté le 25-06-2020 à 16:29
Fakhfekh n'y est pas allé avec le dos de la cuillère ! Cela a été dit avec le plus grand calme (apparent) et d'une façon tout-à-fait civile, quoi qu'en disent ses opposants ! On a pu y déceler un brin d'arrogance... mais, pour une fois, elle était assurément bienvenue ! Il s'est exprimé avec la force qu'on pouvait attendre d'un Chef de gouvernement sûr de son fait. Attendons d'en recevoir la confirmation après le vote de la motion de censure qu'on nous annonce avec fracas...
abouali
La curée
a posté le 25-06-2020 à 16:21
Maintenant, est venue l'heure de la curée, et tout un chacun s'y met avec une délectation sans borne. Il y a ceux qui tiennent rancune, ceux qui se sentent lésés ou menacés, ceux qui n'ont rien compris mais qui suivent la meute, et surtout ceux qui tirent les ficelles en coulisse tout en se félicitant de la virtuosité, et de la cruauté, des éléments qu'ils ont placés aux avant postes comme leaders de l'équipage à la poursuite du gibier ! En un rien de temps, le premier ministre a été honni, agoni, insulté injurié voué aux gémonies, objet de haine et d'animosité, comme ne l'a jamais autant été son prédécesseur en trois ans. Surtout, l'opinion publique, malgré une certaine satisfaction pour son action pendant la crise sanitaire, s'est totalement retournée contre lui, car très sensible à ces casseroles. Aujourd'hui, rien ne lui sert de clamer sa non implication et sa bonne foi, ou de craner devant un parterre qui a déjà décidé son exécution, comme le faisaient les romains avec les gladiateurs dans les arènes antiques et dont le sort était scellé bien avant leur entrée en lice. Mais quelle mouche a piqué cet homme pour accepter un poste à si haut degré de suspicion et de compromission, alors qu'il vivait semble-t-il dans un confort relatif à gérer tranquillement ses sociétés et profiter de revenus conséquents, sans avoir à subir les humiliations, les accusations, la mise à l'index et probablement des procès à venir ? N'a-t-il donc pas retenu la leçon de l'expérience douloureuse de H. Essid, applaudi et pourtant mis à la porte de la pire des manières, ou celle de Y. Chahed et de ce qu'il a enduré durant son mandat ? Serait-ce pour répondre à l'appel du devoir, par défi personnel, ou par naïveté, pensant poursuivre sans problème les deux activités en parallèle ? C'était sans compter les chausse trappes, les calculs sous-jacents la sournoiserie et la duplicité de ses adversaires en politique, qui vont finalement réussir (à moins d'un retournement de situation plutôt hypothétique) à avoir sa peau, plus, à le traîner dans la boue et le faire payer pour son entêtement. Aujourd'hui, ceux qui l'accablent n'auraient même pas mérité de se retrouver à l'ARP, n'eût été des concours de circonstance et les manipulations que l'on connaît. Eux mêmes sont des candidats potentiels à de futurs scandales ! Comble de l'ironie, N. Karoui se permet maintenant d'affirmer que de toute façon, son parti refuse d'intégrer un gouvernement sur lequel pèsent désormais des soupçons de corruption !!! On aura tout vu dans ce pauvre pays.
Slim
Il faut pas toucher aux rente viagère des retraités
a posté le 25-06-2020 à 16:13
Vous avezbien expliqué les chose,mais reste une chose. Toychez pas aus salaires et plus précisément aux pensions de retraite
Petit x
Un GO3R ce Fech Fech; comme on dit en arabe...
a posté le 25-06-2020 à 14:47
C'est un prétentieux fini, que dire de plus...
VOILA
Mr. Fakhfakh vous avez joué mais largement perdu!
a posté le 25-06-2020 à 13:32
J' étais enthousiaste pour vous en tant que Président du gouvernement. Mais dans cette situation vous n´etes pas vraiment defendable!
Dans cette situation, vous vous êtes maneouvré vous-même dans la merde et un système démocratique ne vous laissera plus jouer . Malheureusement, vous ne pouvez que démissionner et assumer ..

La démocratie est impitoyable !
Momo
El 3ib mouch fih !
a posté le 25-06-2020 à 13:19
El 3ib felli khtarou ou 3aynou ! C'est KS qui doit démissionner parce qu'il a fait un mauvais choix pour le pays.
A4
Question:
a posté le 25-06-2020 à 13:06
Est-il permis de douter de la nullité d'un nullard ?
Air
Le corona quand même !
a posté le 25-06-2020 à 13:04
Le corona est passé par là. Je ne crois pas que ces 100 jours soient valables dans cette situation exceptionnelle. Le gars n'est pas mon favori. Mais il a fait son possible dans cette situation inedite. Arretez de le juger il n'a pas encore commencé. Et même le peu qu'il a montré est assez probant.
Vous preferez un gars d'Ennahdha ? Lisez le post de Mr Bahloul et vous comprendrez...Après, vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer.
TIBO
Zéro sans virgule
a posté le 25-06-2020 à 13:01
La Tunisie mérite bien mieux que ces 2 mauvais acteurs "présidents".
Tunisino
Les politicards
a posté le 25-06-2020 à 12:56
Ainsi, ceux qui mettent en doute ma crédibilité, je dis vous pouvez toujours espérer: Les politicards sont des boxeurs sans loi ni fois. On veut juste devenir un haut responsable de l'état pour s'emmerder et emmerder les tunisiens, en croyant faire un exploit personnel ou en servant les intérêts d'une partie locale ou étrangère!
Mimi
Il est Culotté
a posté le 25-06-2020 à 12:51
En d'autres termes il vous a dit: «je vous emmerde ».
tounsia2
Arrogance et mauvaise foi
a posté le 25-06-2020 à 12:36
C'est la première fois qu'un Chef de Gouvernement emploi le langage de la rue dans un discours officiel devant les représentants du peuple ; A-ton idée de répondre "Yabta chwaya" à ceux qui lui demandent des comptes, en plus, il est malhonnête comme pas possible, en invoquant les textes de loi qui ne sont pas clairs ! Et l'éthique, la morale, et le devoir d'exemplarité dans tout cela ? Pire encore, on a eu l'impression que ce sont plutôt les citoyens et les députés qui sont fautifs d'avoir posé le problème ! on marche carrément sur la tête !
Le marseillais
Mal élevé et minable
a posté le 25-06-2020 à 10:48
Les nuls sont chez eux, bonté divine marzoukihyenes puante ,il vaut pas mieux que le nahadaoui parichien d égout