Walid Jalled : Il n’y a aucune justification pour un remaniement ministériel

Businessnews.com.tn | publié le 17/07/2017 11:21

Le soutien du bloc national à Youssef Chahed et sa position vis-à-vis d’un hypothétique remaniement ministériel a été le sujet d’une interview accordée, ce lundi 17 juillet 2017, par Walid Jalled, député au bloc national à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à Mohamed Bayar dans l'émission La Matinale sur Shems Fm.

 

M. Jalled a d’emblée assuré que le bloc national est un bloc indépendant des partis politiques qui soutient l’Etat tunisien et préserve les structures et les institutions de l’Etat.

«Nous venons essentiellement de Nidaa Tounes, nous avons été élus pour appliquer un programme national, donc nous soutenons le gouvernement d’union nationale et les structure de l’Etat, mais ça ne nous empêche pas de faire des critiques constructives», a-t-il affirmé, en précisant : «Il n’y a aucune raison de nous opposer à ce gouvernement, alors que le pays vit une crise économique majeure résultat de l’échec cuisant des six ou sept gouvernements qui se sont succédés depuis la révolution et qu’en parallèle le gouvernement et à sa tête Youssef Chahed a pris sa responsabilité et s’est engagé à faire le nécessaire pour sauver le pays».

Devant cette phase critique, il n’y a aucun sens d’avoir des opposants et des soutiens du gouvernement, a-t-il estimé, en notant que peut être si on avait commencé cette guerre contre la corruption juste après la révolution, notre pays ne serait pas arrivé à cet état.

 

Walid Jalled a soutenu qu’il n’y a aucune raison actuellement pour un remaniement ministériel. Il pense que le remaniement ministériel est «un mot de vérité avec lequel des personnes malintentionnées veulent de mauvaises choses alors que les ministères sont en plein préparatifs de leurs budgets».

Ainsi, il estime que «ceux qui appellent au remaniement veulent solutionner les problèmes internes de leurs partis politiques sur le dos du gouvernement». Et d’ajouter qu’il faut arrêter cet état d’adolescence politique, car le pays ne supporte plus ces enfantillages !

M. Jalled explique donc qu’il y a l’important et le plus important : serait-il opportun aujourd’hui de faire le remaniement ministériel total ou partiel ? Quel est l’intérêt du pays dans une telle démarche ? s’est-t-il interrogé, en soulignant que le remaniement doit se faire par le chef du gouvernement, après une évaluation du travail ministériel et que «si on écoutait toutes les critiques des partis politiques, tous les ministres devraient être changés (…)».

«Donnez nous une vision claire ou laissez le chef du gouvernement faire son travail, évaluer le gouvernement et faire le remaniement qui convient, selon sa vision et l’intérêt de l’Etat !», a-t-il martelé, en soutenant que l’attitude de certains partis politiques fait penser que la guerre contre la corruption est visée par ces revendications.

 

«Ce qu’on demande au chef du gouvernement s’est de donner aux dossiers économiques et sociaux une importance extrême, de se pencher sur la préparation du budget de 2018 et de sauver le dinar tunisien et l’économie tunisienne, tout en trouvant une solution à la balance commerciale», a indiqué Walid Jalled en réponse à une question de l’animateur.

 

I.N

 

Walid Jalled : Il n’y a aucune justification pour un remaniement ministériel

publié le 17/07/2017 11:21

Le soutien du bloc national à Youssef Chahed et sa position vis-à-vis d’un hypothétique remaniement ministériel a été le sujet d’une interview accordée, ce lundi 17 juillet 2017, par Walid Jalled, député au bloc national à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à Mohamed Bayar dans l'émission La Matinale sur Shems Fm.

 

M. Jalled a d’emblée assuré que le bloc national est un bloc indépendant des partis politiques qui soutient l’Etat tunisien et préserve les structures et les institutions de l’Etat.

«Nous venons essentiellement de Nidaa Tounes, nous avons été élus pour appliquer un programme national, donc nous soutenons le gouvernement d’union nationale et les structure de l’Etat, mais ça ne nous empêche pas de faire des critiques constructives», a-t-il affirmé, en précisant : «Il n’y a aucune raison de nous opposer à ce gouvernement, alors que le pays vit une crise économique majeure résultat de l’échec cuisant des six ou sept gouvernements qui se sont succédés depuis la révolution et qu’en parallèle le gouvernement et à sa tête Youssef Chahed a pris sa responsabilité et s’est engagé à faire le nécessaire pour sauver le pays».

Devant cette phase critique, il n’y a aucun sens d’avoir des opposants et des soutiens du gouvernement, a-t-il estimé, en notant que peut être si on avait commencé cette guerre contre la corruption juste après la révolution, notre pays ne serait pas arrivé à cet état.

 

Walid Jalled a soutenu qu’il n’y a aucune raison actuellement pour un remaniement ministériel. Il pense que le remaniement ministériel est «un mot de vérité avec lequel des personnes malintentionnées veulent de mauvaises choses alors que les ministères sont en plein préparatifs de leurs budgets».

Ainsi, il estime que «ceux qui appellent au remaniement veulent solutionner les problèmes internes de leurs partis politiques sur le dos du gouvernement». Et d’ajouter qu’il faut arrêter cet état d’adolescence politique, car le pays ne supporte plus ces enfantillages !

M. Jalled explique donc qu’il y a l’important et le plus important : serait-il opportun aujourd’hui de faire le remaniement ministériel total ou partiel ? Quel est l’intérêt du pays dans une telle démarche ? s’est-t-il interrogé, en soulignant que le remaniement doit se faire par le chef du gouvernement, après une évaluation du travail ministériel et que «si on écoutait toutes les critiques des partis politiques, tous les ministres devraient être changés (…)».

«Donnez nous une vision claire ou laissez le chef du gouvernement faire son travail, évaluer le gouvernement et faire le remaniement qui convient, selon sa vision et l’intérêt de l’Etat !», a-t-il martelé, en soutenant que l’attitude de certains partis politiques fait penser que la guerre contre la corruption est visée par ces revendications.

 

«Ce qu’on demande au chef du gouvernement s’est de donner aux dossiers économiques et sociaux une importance extrême, de se pencher sur la préparation du budget de 2018 et de sauver le dinar tunisien et l’économie tunisienne, tout en trouvant une solution à la balance commerciale», a indiqué Walid Jalled en réponse à une question de l’animateur.

 

I.N

 

Commentaires (5) Commenter
Sauf celle de Nahdha sur sa fin de s'accrocher.
takilas
| 17-07-2017 22:59
Cette pauvre Nahdha est sur le points ces derniers d'utiliser tous les moyens les plus indécents pour ne pas se faire rejeter par les sudistes (honorables), qui ne tarderont à comprendre qu'ils ne sont que des votants pour permettre à ce clan de mener une vie de château meilleure que le restant du peuple, et qu'ils ne seront plus doués comme auparavant.
Un peu de stabilité svp
kameleon78
| 17-07-2017 19:53
J'espère que Youssef Chaed ne subira pas une "Fatwa" de Sidi Chekh comme il l'avait fait il y a tout juste un an contre Habib Essid. Changer d'équipe à chaque fois ce n'est pas rentable, laissons YC travailler, nous lui demanderons de comptes au terme de la législature. Dans les pays développés, la réussite vient des gouvernements stables et non de ceux qui changent tous les 6 mois.
Mr Jalled doit laisser faire et ne pas rajouter son grain de sel !!
zorba52
| 17-07-2017 17:34
Je ne vois pas pourquoi cet habitué des plateaux télé et qui se prend pour un moralisateur, pense que la Tunisie va super bien et que le remaniement n'est pas justifié.Pauvre politique Tunisienne !!!
Tant que ce bougre trouve son compte, pourquoi faire du remaniement?
Cruse
| 17-07-2017 12:47
Morphologie de videur.
la politique nécessite des intellectuels et des théoriciens.
Un remaniement ...
adel
| 17-07-2017 11:41
... servirait l'instabilité et ceux qui veulent agir dans l'impunité.

Qui demande un remaniement?
Quels sont les motifs du remaniement demandés?
Quels sont les objectifs derrière cette demande?

Les problèmes il faut les résoudre en impliquant le simple citoyen qui doit être éduqué et responsabilisé.

On ne peut pas avancer avec un tunisien qui veut que les autres s'appliquent et refuse de s'appliquer tant que le comportement des 11 millions restants ne s'appliquent pas.

A force de vouloir le tout on n'obtient rien. Et c'est ce qui se passe.
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration