Tunisie-TIC : Le pionnier qui n’avance pas

Businessnews.com.tn | publié le 05/07/2017 09:53

Par Mustapha Mezghani*


La Tunisie a cru assez tôt en le pouvoir de l’informatique et des Technologies de l’Information ou d’une manière plus générale des TIC, Technologies de l’Information et de la Communication, et en l’importance de l’utilisation de ces technologies au sein de l’administration, faisant de la Tunisie un exemple que beaucoup de pays ont voulu suivre à l’échelle internationale, offrant ainsi des opportunités aussi bien aux entreprises privées que publiques. Malgré cela, la Tunisie est restée au stade de pionnier et, malgré quelques évolutions réalisées par la suite, le retard enregistré est devenu un facteur limitatif de l’efficacité de l’administration et très pénalisant pour le pays eu égard aux opportunités offertes par ces technologies et le degré de leurs utilisations au niveau mondial, même de la part de pays considérés comme moins avancés que la Tunisie.

 

Cependant, ces applications, malgré leur niveau technologique au moment de leur développement et les nombreux services rendus, présentent de nombreuses limites :

Elles ont été développées avec une approche traitement et automatisation d’un processus ou d’une obligation légale, ce qui était le top au moment de leur développement, et n’ont pas été conçues pour pouvoir fournir de l’information qui permettrait ou faciliterait une prise de décision ou pour pouvoir établir des tableaux de bord évolutifs et comportant des informations consolidées issues de différentes applications métier.

 

Ces applications, bien qu’elles aient évolué dans le temps, ne répondent plus vraiment aux besoins, leur évolution est lente et devient handicapante, ajouté au fait que plusieurs des personnes qui ont eu à gérer ces projets et à y travailler sont déjà arrivées à l’âge de la retraite ou y sont presque.

Les tentatives d’ouverture de ces applications sur le web, à l’instar de la télédéclaration, ont pu être réalisées. Cependant, ces ouvertures restent limitées et difficiles à réaliser.

 

Ces applications sont cloisonnées, elles ne communiquent pas entre elles alors qu’un enrichissement important pourrait être introduit par le biais de l’échange de données ou du croisement des informations entre ces applications métier. Ces cloisonnements sont tels que certaines consolidations mensuelles exigées par la comptabilité publique se font manuellement alors qu’une intégration régulière de ces données offrirait la possibilité d’obtenir des données en temps réel.

 

Il est désolant de voir qu’un ensemble de projets qui avaient été initiés au sein de différents ministères et dont le but est le renforcement de la transparence et/ou la consolidation et le croisement de données ont été tout simplement abandonnés sous différents prétextes alors qu’ils ont fait l’objet de textes de lois et que la Constitution tunisienne, dans sa version 2014, a accordé une importance capitale à la bonne gouvernance et à la transparence.

 

Tout comme l’utilisation de l’informatique a évolué au sein de l’entreprise, passant de l’obligation légale de tenue de comptabilité, par exemple, à la fourniture d’états de gestion et de tableaux de bord, il est nécessaire à ce que l’usage de l’informatique au sein de l’administration évolue. Ceci nécessitera certes un changement d’approche, voire des outils et solutions exploitées, mais le retour sur investissement est plus qu’évident.

 

A ce titre, TTN est un cas de réussite dans le domaine de la dématérialisation des procédures et d’e-gov qui mériterait d’être pris comme exemple pour l’instauration des services gouvernementaux en ligne et le développement de l’interaction avec le citoyen et l’entreprise.

Le cas de TTN est doublement intéressant car il a permis d’aborder les formalités de commerce extérieur sous forme de processus et non de procédures, de pouvoir interconnecter les différentes parties prenantes, publiques et privées, et de pouvoir ouvrir SINDA, SI de la douane, aux utilisateurs et de le rendre facilement accessible tout en maintenant un niveau de sécurité certain tout en libérant les utilisateurs des choix technologiques de SINDA et en se permettant plus de latitudes pour introduire de nouveaux services. Il est évident qu’aujourd’hui les SI de certains partenaires de TTN, dont SINDA, doivent évoluer, mais cela sera transparent à l’utilisateur final.

TTN a aussi permis la généralisation de la signature électronique sur toutes les déclarations en douane, en octobre 2016, préalable à la suppression de la copie papier de la déclaration qui n’est autre qu’une impression de la version électronique faite via TTN, soit un double emploi, tout en étant en conformité avec le Code des Douanes exigeant la signature de la déclaration par le propriétaire de la marchandise ou son représentant. Elle a aussi permis d’endiguer des cas de fraudes.

 

Dans le même sens, il est nécessaire de faire évoluer les applications existantes au sein de l’administration tunisienne, en attendant leur refonte, en commençant par augmenter de façon drastique les services en ligne et les interactions avec le citoyen et les entreprises, à commencer par les déclarations fiscales, mensuelles ou annuelles, qui sont actuellement faites principalement en format papier. Il existe certes une partie télédéclaration, mais elle ne concerne que le formulaire, et les parties plus volumineuses et utiles, déclaration de l’employeur par exemple, sont fournies sur CD exigeant des déplacements, des vérifications,… tout en ne perdant pas de vue que ce document électronique remis sur CD n’a pas de valeur probante car non signé par l’émetteur et doit donc être accompagné d’une version papier dont il sera difficile de vérifier la conformité avec la version électronique. Le développement de ces échanges de données électroniques peut aussi donner lieu à plus d’états détaillés fournis lors des déclarations, des informations qui seront directement introduites dans le SI de l’Etat et pouvant être directement traitées, rapprochées, comparées,… avec d’autres informations issues d’autres sources (dans le respect total de la protection des données personnelles), ou tout simplement d’autres déclarations faites par d’autres personnes, physiques ou morales. Il y a là un gisement important d’informations utiles et pouvant permettre d’améliorer la situation de trésorerie de l’Etat et de limiter et d’isoler certains cas de fraude ou tout simplement d’abus. Ceci ne sera pas non plus très pénalisant pour les entreprises vu que presque toutes sont informatisées et peuvent générer ces données directement de leurs SI propres.

 

Ainsi, la modernisation du SI de l’Etat doit permettre  : (1) de fournir au gouvernement, à l’administration et aux différentes parties prenantes une meilleure visibilité de la situation économique, sociale et financière de la Tunisie à travers l’établissement d’un ensemble de tableaux de bords et d’indicateurs et disposer d’aides à la décision, (2) de faire évoluer la manière de travailler des différents services administratifs de manière à être proactif plutôt que réactifs, en anticipant sur la collecte d’informations et de manière à travailler plus intelligemment à travers un meilleur ciblage et (3) de s’ouvrir vers une dématérialisation et une facilitation des procédures afin de réduire les délais administratifs et améliorer la compétitivité de la Tunisie à travers une administration plus efficace. Cette modernisation, pour le cas Système d’Information de Gestion Financière, dont la portée est aussi horizontale et touche toutes les structures administratives, nécessiterait un investissement de l’ordre de 300 à 400 MDT entre investissement matériel et logiciel, soit l’équivalent de moins de 50 km d’autoroute avec un retour sur investissement beaucoup plus rapide car il permettra un meilleur recouvrement des impôts et taxes ainsi qu’une meilleure gestion de trésorerie et l’optimisation de l’endettement de l’Etat avec la possibilité de disposer de tableaux de bord et d’outils de gestion. En raison de l’importance du retour sur investissement, investir dans un tel outil permettra d’améliorer la capacité d’investissement dans les infrastructures physiques en plus de la trésorerie qui pourrait être générée rien que par une meilleure gestion de ladite trésorerie. A ce titre, l’exemple coréen est édifiant. Ce projet qui ne devrait pas durer plus de deux à trois ans (18 mois dans le cas de la République de Corée) peut démarrer par un investissement moindre de l’ordre de 10 MDT pouvant rapporter jusqu’à 200 à 300 MDT de recettes additionnelles la première année, en plus de la diminution d’endettement issue d’une meilleure gestion de trésorerie.

Sachant que le ministère des Finances est pris à titre d’exemple, en tant que ministère horizontal, mais que ce qui est valable pour le ministère des Finances est tout aussi valable pour les autres ministères

 

 *Expert TIC, ancien PDG de TTN et chargé de la digitalisation du ministère des Finances

Tunisie-TIC : Le pionnier qui n’avance pas

publié le 05/07/2017 09:53

Par Mustapha Mezghani*


La Tunisie a cru assez tôt en le pouvoir de l’informatique et des Technologies de l’Information ou d’une manière plus générale des TIC, Technologies de l’Information et de la Communication, et en l’importance de l’utilisation de ces technologies au sein de l’administration, faisant de la Tunisie un exemple que beaucoup de pays ont voulu suivre à l’échelle internationale, offrant ainsi des opportunités aussi bien aux entreprises privées que publiques. Malgré cela, la Tunisie est restée au stade de pionnier et, malgré quelques évolutions réalisées par la suite, le retard enregistré est devenu un facteur limitatif de l’efficacité de l’administration et très pénalisant pour le pays eu égard aux opportunités offertes par ces technologies et le degré de leurs utilisations au niveau mondial, même de la part de pays considérés comme moins avancés que la Tunisie.

 

Cependant, ces applications, malgré leur niveau technologique au moment de leur développement et les nombreux services rendus, présentent de nombreuses limites :

Elles ont été développées avec une approche traitement et automatisation d’un processus ou d’une obligation légale, ce qui était le top au moment de leur développement, et n’ont pas été conçues pour pouvoir fournir de l’information qui permettrait ou faciliterait une prise de décision ou pour pouvoir établir des tableaux de bord évolutifs et comportant des informations consolidées issues de différentes applications métier.

 

Ces applications, bien qu’elles aient évolué dans le temps, ne répondent plus vraiment aux besoins, leur évolution est lente et devient handicapante, ajouté au fait que plusieurs des personnes qui ont eu à gérer ces projets et à y travailler sont déjà arrivées à l’âge de la retraite ou y sont presque.

Les tentatives d’ouverture de ces applications sur le web, à l’instar de la télédéclaration, ont pu être réalisées. Cependant, ces ouvertures restent limitées et difficiles à réaliser.

 

Ces applications sont cloisonnées, elles ne communiquent pas entre elles alors qu’un enrichissement important pourrait être introduit par le biais de l’échange de données ou du croisement des informations entre ces applications métier. Ces cloisonnements sont tels que certaines consolidations mensuelles exigées par la comptabilité publique se font manuellement alors qu’une intégration régulière de ces données offrirait la possibilité d’obtenir des données en temps réel.

 

Il est désolant de voir qu’un ensemble de projets qui avaient été initiés au sein de différents ministères et dont le but est le renforcement de la transparence et/ou la consolidation et le croisement de données ont été tout simplement abandonnés sous différents prétextes alors qu’ils ont fait l’objet de textes de lois et que la Constitution tunisienne, dans sa version 2014, a accordé une importance capitale à la bonne gouvernance et à la transparence.

 

Tout comme l’utilisation de l’informatique a évolué au sein de l’entreprise, passant de l’obligation légale de tenue de comptabilité, par exemple, à la fourniture d’états de gestion et de tableaux de bord, il est nécessaire à ce que l’usage de l’informatique au sein de l’administration évolue. Ceci nécessitera certes un changement d’approche, voire des outils et solutions exploitées, mais le retour sur investissement est plus qu’évident.

 

A ce titre, TTN est un cas de réussite dans le domaine de la dématérialisation des procédures et d’e-gov qui mériterait d’être pris comme exemple pour l’instauration des services gouvernementaux en ligne et le développement de l’interaction avec le citoyen et l’entreprise.

Le cas de TTN est doublement intéressant car il a permis d’aborder les formalités de commerce extérieur sous forme de processus et non de procédures, de pouvoir interconnecter les différentes parties prenantes, publiques et privées, et de pouvoir ouvrir SINDA, SI de la douane, aux utilisateurs et de le rendre facilement accessible tout en maintenant un niveau de sécurité certain tout en libérant les utilisateurs des choix technologiques de SINDA et en se permettant plus de latitudes pour introduire de nouveaux services. Il est évident qu’aujourd’hui les SI de certains partenaires de TTN, dont SINDA, doivent évoluer, mais cela sera transparent à l’utilisateur final.

TTN a aussi permis la généralisation de la signature électronique sur toutes les déclarations en douane, en octobre 2016, préalable à la suppression de la copie papier de la déclaration qui n’est autre qu’une impression de la version électronique faite via TTN, soit un double emploi, tout en étant en conformité avec le Code des Douanes exigeant la signature de la déclaration par le propriétaire de la marchandise ou son représentant. Elle a aussi permis d’endiguer des cas de fraudes.

 

Dans le même sens, il est nécessaire de faire évoluer les applications existantes au sein de l’administration tunisienne, en attendant leur refonte, en commençant par augmenter de façon drastique les services en ligne et les interactions avec le citoyen et les entreprises, à commencer par les déclarations fiscales, mensuelles ou annuelles, qui sont actuellement faites principalement en format papier. Il existe certes une partie télédéclaration, mais elle ne concerne que le formulaire, et les parties plus volumineuses et utiles, déclaration de l’employeur par exemple, sont fournies sur CD exigeant des déplacements, des vérifications,… tout en ne perdant pas de vue que ce document électronique remis sur CD n’a pas de valeur probante car non signé par l’émetteur et doit donc être accompagné d’une version papier dont il sera difficile de vérifier la conformité avec la version électronique. Le développement de ces échanges de données électroniques peut aussi donner lieu à plus d’états détaillés fournis lors des déclarations, des informations qui seront directement introduites dans le SI de l’Etat et pouvant être directement traitées, rapprochées, comparées,… avec d’autres informations issues d’autres sources (dans le respect total de la protection des données personnelles), ou tout simplement d’autres déclarations faites par d’autres personnes, physiques ou morales. Il y a là un gisement important d’informations utiles et pouvant permettre d’améliorer la situation de trésorerie de l’Etat et de limiter et d’isoler certains cas de fraude ou tout simplement d’abus. Ceci ne sera pas non plus très pénalisant pour les entreprises vu que presque toutes sont informatisées et peuvent générer ces données directement de leurs SI propres.

 

Ainsi, la modernisation du SI de l’Etat doit permettre  : (1) de fournir au gouvernement, à l’administration et aux différentes parties prenantes une meilleure visibilité de la situation économique, sociale et financière de la Tunisie à travers l’établissement d’un ensemble de tableaux de bords et d’indicateurs et disposer d’aides à la décision, (2) de faire évoluer la manière de travailler des différents services administratifs de manière à être proactif plutôt que réactifs, en anticipant sur la collecte d’informations et de manière à travailler plus intelligemment à travers un meilleur ciblage et (3) de s’ouvrir vers une dématérialisation et une facilitation des procédures afin de réduire les délais administratifs et améliorer la compétitivité de la Tunisie à travers une administration plus efficace. Cette modernisation, pour le cas Système d’Information de Gestion Financière, dont la portée est aussi horizontale et touche toutes les structures administratives, nécessiterait un investissement de l’ordre de 300 à 400 MDT entre investissement matériel et logiciel, soit l’équivalent de moins de 50 km d’autoroute avec un retour sur investissement beaucoup plus rapide car il permettra un meilleur recouvrement des impôts et taxes ainsi qu’une meilleure gestion de trésorerie et l’optimisation de l’endettement de l’Etat avec la possibilité de disposer de tableaux de bord et d’outils de gestion. En raison de l’importance du retour sur investissement, investir dans un tel outil permettra d’améliorer la capacité d’investissement dans les infrastructures physiques en plus de la trésorerie qui pourrait être générée rien que par une meilleure gestion de ladite trésorerie. A ce titre, l’exemple coréen est édifiant. Ce projet qui ne devrait pas durer plus de deux à trois ans (18 mois dans le cas de la République de Corée) peut démarrer par un investissement moindre de l’ordre de 10 MDT pouvant rapporter jusqu’à 200 à 300 MDT de recettes additionnelles la première année, en plus de la diminution d’endettement issue d’une meilleure gestion de trésorerie.

Sachant que le ministère des Finances est pris à titre d’exemple, en tant que ministère horizontal, mais que ce qui est valable pour le ministère des Finances est tout aussi valable pour les autres ministères

 

 *Expert TIC, ancien PDG de TTN et chargé de la digitalisation du ministère des Finances

Mustapha Mezghani
Commentaires (11) Commenter
TTN et EDI (@Jamel Tazarki)
Mustapha Mezghani
| 08-07-2017 12:22
Le scénario que vous avez décrit, à savoir que TTN soit une interface entre le fournisseurs / sous-traitant de Mercedes et son client est tout à fait réalisable.
D'ailleurs, dans le cadre de la facture électronique, nous avons retenu un format international (EDIFACT) avec la possibilité de traiter le contenu car nous utilisons du XML-EDI signé. De plus le format EDIFACT inclut aussi les bons de commandes, bons de livraison et autres documents.

Ceci dit, je trouve qu'il est dommage que ce travail d'interfaçage / changementd e format soit réalisé par une structure publique telle que TTN et non par une structure privée.
TTN a des activité qui sont aujourd'hui du domaine du monopole elle devrait concurrencer les entreprises privées, principe que j'ai appiqué lors de mon passage à la tête de TTN et ce pour laisser le champ aux autres entreprises.
A défaut, TTN risque de monopoliser de fait d'autres secteurs qu'elle risque d'empêcher de se développer en plus du fait qu'elle pourra tuer des initiatives privées.
@Fondateur - Outils de décision
Mustapha Mezghani
| 08-07-2017 12:14
Je ne doute que beaucoup de fonctionnalités ont été prévues au lancement de TTN, et que bien d'autres restent à ajouter, malheureusement, les outils dont vous parlez semblent avoir disparus lors du développement de nouvelles versions de la plateforme.
Ils dépendent aussi fortement de la volontés des partenaires publics de fournir les informations nécessaires.

Il y a aussi d'autres outils nécessaires et un des projets lancés et qui j'espère verra le jour, s'il n'est pas remis en cause, st un outil d'alerte et de monitoring dont le but est l'observation des délais de traitement des requêtes, la relance en cas de traitement plus long que prévu et de pouvoir afficher régulièrement les délais de traitement des dossiers par chaque partenaire de manière à identifier clairement les consommateurs de temps et à ce que eux-mêmes essayent de réduire leurs délais de traitement pour ne pas être en tête des consommateurs de délais.
Les surprises sont importantes car les essais réalisés ont montré que les importateurs eux-mêmes étaient de grands consommateurs de temps, mais faute de statistiques régulières, c'est la douane qui est accusée de tous les noms en terme de durée alors qu'elle ne vient qu'en bout de chaîne.
@Jamel Tazarki - Temps réel
Mustapha Mezghani
| 08-07-2017 12:05
Tout en d'accord avec vous sur les risques de temps réel, je dirais que la notion de temps réel dépend de l'information à traiter et de l'urgence avec laquelle nous devons l'obtenir.

dans une opértaion chirurgicale, le temps réel se compte à la nanoseconde près voire moins, dans le cas de la consolidation d'un situation de trésorerie d'un pays, on peut être à quelques secondes près, voire plus, par opposition à devoir attendre un mois ou plus pour avoir une situation arrêtée à la fin du mois précédent et sans possibilité d'avoir des situations arrêtées en cours de mois.
@Dr Tazarki
Fondateur TTN
| 06-07-2017 17:33
TTN a ete créé dansnle cadre du premier programme de développement des exportations pour faciliter les procédures du commerce extérieur import et export. C est un outil de facilitation et de transparence de service public. Donc sa mission se limite théoriquement aux services e-gov. Cependant techniquement et conceptuellemnt elle est capable d'offrir les services que vous préconisez. Cependant le statut d entreprise publique sous tutelle du Minkstere des finances risque d etre un facteur bloquant. Par ailleurs une plate forme B2B a ete développée par Tunicode GS1 Tunisie pour offrir les services B2B notamment pour la grande distribution : fiche produit bon de commande bon de livraison facture et virement électronique aux formats désirés ; mais ce projet qui a ete rendu operationnel en 2010 n'a pas pu demarrer . Il est toujours possible de le ractiver si les donneurs d'ordre le demande.
Je réécris un passage de mon commentaire ci-dessous !
Dr. Jamel Tazarki
| 06-07-2017 16:23
-Et ainsi je désire envoyer ma messagerie (avis d'expédition, factures, commandes, modification de commande, l'accusé de réception de commande, etc.) sous-forme de fichier pdf ou d'un fichier texte CSV avec un séparateur/délimiteur (qui est souvent le point-virgule) à TTN (Tunisie-Trade-net) qui devrait faire tout le nécessaire pour que ma messagerie arrive chez le destinataire Mercedes Benz dans une structure électronique désirée/imposée par Mercedes Benz (sinon, il y a un risque que Mercedes-Benz annule les contrats).

Errata
Dr. Jamel Tazarki
| 06-07-2017 13:31
Comme d'habitude, j'ai fait beaucoup de fautes de frappe et d'inattention mais je ne corrige que la faute qui me dérange le plus :)

"ma messagerie" et non pas "mes messagerie"
@Mr. Mustapha Mezghani && @Fondateur TTN
Dr. Jamel Tazarki
| 06-07-2017 12:07
Imaginez le scénario suivant:
- Je suis un producteur Tunisien (quelque part en Tunisie) de pièces de rechange automobile.
-Mon client est le constructeur automobile Mercedes -Benz===> ce qui fait, je suis obligé de faire utilisation de l'EDI (electronic data interchange) et de la signature électronique.
-Je veux plutôt me concentrer sur la production des pièces de rechange automobile et faire un outsourcing de tout ce qui est EDI et signature électronique.
-Et ainsi je désire envoyez mes messagerie (avis d'expédition, factures, commandes, modification de commande, l'accusé de réception de commande, etc.) sous-forme de fichier pdf à TTN (Tunisie-Trade-net) qui devrait faire tout le nécessaire pour que mes messagerie arrive chez le destinataire Mercedes Benz dans une structure électronique désirée/imposée par Mercedes Benz (sinon, il y a un risque que Mercedes-Benz annule les contrats).


Question: Est-ce que TTN serait capable de rendre/garantir le service que je viens de décrire dans le scénario ci-dessus? Le scénario ci-dessus est fréquent en Allemagne!

Je vous prie de regarder le lien suivant :
http://www.businessnews.com.tn/anouar-maarouf--la-tunisie-sera-la-porte-de-lafrique-pour-le-commerce-electronique,520,69937,3

==> Quand on parle de "La Tunisie sera la porte de l'Afrique pour le commerce électronique", ça serait nécessairement dans le contexte du scénario que j'ai décrit ci-dessus ==> Les pays africains qui n'ont pas le know-how et le savoir-faire de l'EDI, des signatures électroniques, du commerce internationale, de l'informatique pourraient se servir d'une plateforme comme la société TTN (Tunisie-Trade-net) afin de se connecter au reste du monde.

Nous sommes très fier de notre TTN (Tunisie-Trade-net) qui devrait offrir ses services à l'échelle du continent africain, et ceci en s'adaptant au besoin du marché africain dans le sens du scénario que j'ai décrit ci-dessus. ===> Oui, il est temps de faire de la Tunisie plutôt une société de services, et arrêter de détruire notre nature/environnement par la production exagérée du phosphate et de ses dérivées (oui à la production du phosphate, mais seulement afin de satisfaire les besoins de la Tunisie). De même, je conseille de voter contre le parti politique de Mr. Mehdi Jomaa qui voulait/veux explorer le gaz de schiste en Tunisie: http://nawaat.org/portail/2014/10/08/gaz-de-schiste-en-tunisie-risques-et-perils/

Très Cordialement

Jamel Tazarki
Merci pour le temoignage pour TTN
Fondateur TTN
| 06-07-2017 06:22
Cependant une petite précision : la plate forme TTN dispose depuis sa creation d'un outil d'aide a la decision qui offre un tableau de bord detaille entre aitres sur toutes les activites des differents agents et permet de detecter les comportements suspects. Mais avec le modele de gouvernance des entreprises publiques et de nominantions de responsables sans critères ni feuille de route ce que construit un PDG est délaissé si il n est pas detruit par ses successeurs....bonne continuation a TTN et toute son equipe qui font un travail magnifique..exemple a suivre en effet
Il y a longtemps que cela a été dit et répété
Amor Bouzouar
| 05-07-2017 13:48
Mais le grand problème, en Tunisie, est que nous avons toujours soigneusement évité de mettre à profit les grandes mutations technologiques pour repenser totalement notre système social et économique. Tout en choisissant des options technologiquement performantes, l'Etat a choisi de les appliquer à une organisation sociale et administrative délibérément rétrograde ainsi qu'à un système économique qui avait montré ses limites depuis longtemps déjà.
Un exemple à méditer : Le système de notification des amende se traduit par des injustices inadmissibles dans un Etat moderne. Même si vous ne disposez pas d'Internet, vous êtes supposé avoir été informé de votre infraction. A défaut de paiement de votre amende, le montant de votre amende est est systématiquement doublé.
Voila donc un système qui ignore même la notion d'accès à l'information. L'essentiel reste de sanctionner le citoyen. Avouons d'abord que nous vivons trop de contradictions entre modernisme et traditionalisme.

Il n'est pas tours bon de croire en les vertus du progrès, si technologique et neutre soit-il.

Recycler les BORNES incapables de BORNER le digital...
DHEJ
| 05-07-2017 13:16
Rien à espérer comme la fameuse affaire des caisses...
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