Tunisie - Lancement de la première plateforme de change électronique, @menfX de l’Amen Bank

Businessnews.com.tn | publié le 03/11/2015 16:27

 

Amen Bank a lancé, ce mardi 3 novembre 2015, la première plateforme de change électronique en Tunisie, @menfX.  Destiné aux entreprises, il s’agit d’un service unique riche et varié leur permettant d’accéder directement, via leurs terminaux, au marché de change, de partager les informations et les mises à jour en temps réel des prix des principales devises et d’intervenir instantanément pour réaliser leurs transactions de change au comptant et d’éditer en même temps les confirmations des opérations. Les cours offerts seront plus compétitifs que ceux habituellement pratiqués au téléphone par les cambistes, avec des gains de productivité et de délai ainsi qu’une meilleure sécurité et une réduction des coûts directs et indirects.

 

Autre point, le volet sécurité a été renforcé par le recours à la certification électronique délivrée par l’ANCE, permettant l’authentification forte de la signature des opérations effectuées, en vue d’assurer la preuve des transactions, leur intégrité et leur confidentialité.

 

A l’occasion de ce lancement, l'Amen Bank a organisé, ce mardi 3 novembre 2015, à son siège, un séminaire sous le thème « la Réforme du marché de change : Quel apport pour l’entreprise tunisienne ? ». Dans son allocution d’ouverture, le président du directoire, Ahmed Karam, est revenu sur la situation de l’économie mondiale et nationale, les solutions pour que l’économie du pays retrouve son aplomb, en concluant par les résultats de la banque et ses nouveautés.

 

M. Karam est revenue sur la conjoncture économique mondiale difficile, avec une croissance en berne partout dans le monde : une récession qui touche notamment les pays qui enregistraient des croissances à deux chiffres.

 

Concernant le marché de change, il a expliqué que tout le monde s’attend à une augmentation du taux d’intérêt en Amérique d’ici la fin de l’année, cette décision aura pour conséquence de capter les capitaux et les investisseurs outre d’augmenter le cours du dollar américain. « Mais heureusement que les opérateurs avaient anticipé cette augmentation de taux d’intérêt et se sont adaptés aux conséquences », a-t-il précisé. Cette augmentation aura cependant comme conséquence immédiate la poursuite de l’augmentation du taux de change du dollar. En contrepartie, l’Europe subit de plein fouet une période récession. La Banque européenne après avoir baissé le taux d’intérêt à 0,05%, est en train d’injecter des capitaux énormes dans l’économie tunisienne, pour amener les banque à relancer les crédits et investir dans l’activité économique. « L’augmentation du taux d’intérêt en Europe n’est pas pour demain, donc nous allons continuer à vivre dans une période d’un Euro faible », a-il dit en substance.

 

Côté prévision, certains économistes avancent pour 2016/2017 une parité dans le taux de change Euro/Dollar (1 euro = 1 dollar), un scénario jugé plausible par le président du directoire d’Amen Bank.

 

S’agissant de la Tunisie, Amen Bank estime que l’économie du pays passe par une phase difficile : une crise qui se manifeste à travers deux éléments de risque majeur, le terrorisme (porteur d’insécurité et d’instabilité) et la non-performance de notre économie (croissance 0%, déficit budgétaire, déséquilibre balance paiement). Vu la situation, il est compréhensible que les opérateurs hésitent à investir, or le pays a un besoin majeur en investissement, qui va relancer l’activité économique, générer de la croissance et créer de l’emploi.

 

Comment faire pour briser cette spirale néfaste, alors que la mise en place des réformes nécessaires est laborieuse avec ce gouvernement de coalition et que l’économie ne peut plus attendre ?

M. Karam explique qu’on a besoin d’actions dans l’urgence, proposant comme remède, pour réconcilier l’homme d’affaires avec l’administration, ce qu’il appelle les quatre amnisties : de change, fiscale, douanière et de sécurité sociale.

 

«La Tunisie va vivre deux années difficiles. Mais nous pouvons nous en sortir, la crise est gouvernable et gérable : il faut une seule chose, l’audace. Espérons que notre gouvernement aura l’audace nécessaire pour sortir des sentiers battus et provoquer des actions qui, même si elles sont contestées lorsqu’elles sont annoncées, elles auront des effets positifs sur l’avenir du pays», a soutenu le président du directoire.

 

Concernant l’Amen Bank, la banque a un total bilan de 8 milliards de dinars et des fonds propres de 650 millions de dinars (MD), avec un taux de ratio de capital de 12,5% et un rendement des fonds propre de 20%. La banque agit sur trois axes majeurs pour se moderniser : consciente que l’avenir sera électronique, elle est pionnière dans la banque via internet ; elle a lancé la première banque virtuelle, l’Amen First Bank ; et aujourd’hui lance la première plateforme de change électronique en Tunisie,@menfX.

 

Prenant en considération qu’il n’y a pas de ressources dans le pays, M. Karam a expliqué qu’ à cet effet, la banque a développé une action agressive, malgré la conjoncture économique, pour collecter des fonds l’étranger. La banque dispose actuellement de 3 lignes de crédits : une ligne de 30 millions de dollars qui finance l’efficacité énergétique, une ligne financée par la BERD de 15 millions de dollars pour garantir les exportations et une ligne financée par la BEI de 50 millions d’euros pour financer tout investissement dans tous les secteurs de l’économie.

 

Autre point, Ahmed Karam a indiqué que la banque envisage le lancement de deux nouveaux services : un service de banque d’affaires, la crise ayant génèrer un besoin de conseil, et un service de banque privée pour s’occuper de ceux qui ont un patrimoine à gérer et de le fructifier. En outre, il a exprimé l’intérêt de l’Amen Bank aux finances islamiques.

Imen Nouira

Tunisie - Lancement de la première plateforme de change électronique, @menfX de l’Amen Bank

publié le 03/11/2015 16:27

 

Amen Bank a lancé, ce mardi 3 novembre 2015, la première plateforme de change électronique en Tunisie, @menfX.  Destiné aux entreprises, il s’agit d’un service unique riche et varié leur permettant d’accéder directement, via leurs terminaux, au marché de change, de partager les informations et les mises à jour en temps réel des prix des principales devises et d’intervenir instantanément pour réaliser leurs transactions de change au comptant et d’éditer en même temps les confirmations des opérations. Les cours offerts seront plus compétitifs que ceux habituellement pratiqués au téléphone par les cambistes, avec des gains de productivité et de délai ainsi qu’une meilleure sécurité et une réduction des coûts directs et indirects.

 

Autre point, le volet sécurité a été renforcé par le recours à la certification électronique délivrée par l’ANCE, permettant l’authentification forte de la signature des opérations effectuées, en vue d’assurer la preuve des transactions, leur intégrité et leur confidentialité.

 

A l’occasion de ce lancement, l'Amen Bank a organisé, ce mardi 3 novembre 2015, à son siège, un séminaire sous le thème « la Réforme du marché de change : Quel apport pour l’entreprise tunisienne ? ». Dans son allocution d’ouverture, le président du directoire, Ahmed Karam, est revenu sur la situation de l’économie mondiale et nationale, les solutions pour que l’économie du pays retrouve son aplomb, en concluant par les résultats de la banque et ses nouveautés.

 

M. Karam est revenue sur la conjoncture économique mondiale difficile, avec une croissance en berne partout dans le monde : une récession qui touche notamment les pays qui enregistraient des croissances à deux chiffres.

 

Concernant le marché de change, il a expliqué que tout le monde s’attend à une augmentation du taux d’intérêt en Amérique d’ici la fin de l’année, cette décision aura pour conséquence de capter les capitaux et les investisseurs outre d’augmenter le cours du dollar américain. « Mais heureusement que les opérateurs avaient anticipé cette augmentation de taux d’intérêt et se sont adaptés aux conséquences », a-t-il précisé. Cette augmentation aura cependant comme conséquence immédiate la poursuite de l’augmentation du taux de change du dollar. En contrepartie, l’Europe subit de plein fouet une période récession. La Banque européenne après avoir baissé le taux d’intérêt à 0,05%, est en train d’injecter des capitaux énormes dans l’économie tunisienne, pour amener les banque à relancer les crédits et investir dans l’activité économique. « L’augmentation du taux d’intérêt en Europe n’est pas pour demain, donc nous allons continuer à vivre dans une période d’un Euro faible », a-il dit en substance.

 

Côté prévision, certains économistes avancent pour 2016/2017 une parité dans le taux de change Euro/Dollar (1 euro = 1 dollar), un scénario jugé plausible par le président du directoire d’Amen Bank.

 

S’agissant de la Tunisie, Amen Bank estime que l’économie du pays passe par une phase difficile : une crise qui se manifeste à travers deux éléments de risque majeur, le terrorisme (porteur d’insécurité et d’instabilité) et la non-performance de notre économie (croissance 0%, déficit budgétaire, déséquilibre balance paiement). Vu la situation, il est compréhensible que les opérateurs hésitent à investir, or le pays a un besoin majeur en investissement, qui va relancer l’activité économique, générer de la croissance et créer de l’emploi.

 

Comment faire pour briser cette spirale néfaste, alors que la mise en place des réformes nécessaires est laborieuse avec ce gouvernement de coalition et que l’économie ne peut plus attendre ?

M. Karam explique qu’on a besoin d’actions dans l’urgence, proposant comme remède, pour réconcilier l’homme d’affaires avec l’administration, ce qu’il appelle les quatre amnisties : de change, fiscale, douanière et de sécurité sociale.

 

«La Tunisie va vivre deux années difficiles. Mais nous pouvons nous en sortir, la crise est gouvernable et gérable : il faut une seule chose, l’audace. Espérons que notre gouvernement aura l’audace nécessaire pour sortir des sentiers battus et provoquer des actions qui, même si elles sont contestées lorsqu’elles sont annoncées, elles auront des effets positifs sur l’avenir du pays», a soutenu le président du directoire.

 

Concernant l’Amen Bank, la banque a un total bilan de 8 milliards de dinars et des fonds propres de 650 millions de dinars (MD), avec un taux de ratio de capital de 12,5% et un rendement des fonds propre de 20%. La banque agit sur trois axes majeurs pour se moderniser : consciente que l’avenir sera électronique, elle est pionnière dans la banque via internet ; elle a lancé la première banque virtuelle, l’Amen First Bank ; et aujourd’hui lance la première plateforme de change électronique en Tunisie,@menfX.

 

Prenant en considération qu’il n’y a pas de ressources dans le pays, M. Karam a expliqué qu’ à cet effet, la banque a développé une action agressive, malgré la conjoncture économique, pour collecter des fonds l’étranger. La banque dispose actuellement de 3 lignes de crédits : une ligne de 30 millions de dollars qui finance l’efficacité énergétique, une ligne financée par la BERD de 15 millions de dollars pour garantir les exportations et une ligne financée par la BEI de 50 millions d’euros pour financer tout investissement dans tous les secteurs de l’économie.

 

Autre point, Ahmed Karam a indiqué que la banque envisage le lancement de deux nouveaux services : un service de banque d’affaires, la crise ayant génèrer un besoin de conseil, et un service de banque privée pour s’occuper de ceux qui ont un patrimoine à gérer et de le fructifier. En outre, il a exprimé l’intérêt de l’Amen Bank aux finances islamiques.

Imen Nouira

Commentaires (2) Commenter
Rectifiez svp
Mohamed
| 04-11-2015 09:26
Ce passage est erroné "La Banque centrale européenne après avoir baissé le taux d'intérêt à 0,05%, est en train d'injecter des capitaux énormes dans l'économie TUNISIENNE???" vouliez-vous dire européenne?






B.N. : Merci d'avoir attiré notre attention
Pays à deux vitesses
Amine
| 03-11-2015 16:31
On assiste en Tunisie à une financiarisation de l'économie, à un boom des études en marketing, en "communication", alors que 50% de l'économie est souterraine, et que les infrastructures, y compris eau et électricité, n'ont pas couvert tout le pays.
L'élite tunisienne devrait se concentrer sur l'économie réelle, sur l'industrie et l'agriculture!
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration