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Tawasol Group Holding annonce la création de sa holding immobilière

Tawasol Group Holding annonce la création de sa holding immobilière

Tawasol Group Holding (TGH) a tenu, ce vendredi 25 août 2017, son Assemblée générale ordinaire pour l’exercice 2017, sous l’égide de son directeur général, Amine Chabchoub, le président du Conseil s’étant excusé. Une assemblée qui s’est tenue globalement dans une bonne ambiance, malgré la crainte exprimée par certains actionnaires face à la baisse importante du cours de l’action mais qui ont été rassurés par le DG qui leur a promis de faire son maximum pour y remédier afin que la société soit cotée à sa vraie valeur.

 

Après une année 2015 difficile, le groupe renoue avec un résultat consolidé net du groupe bénéficiaire de 0,32 millions de dinars fin 2016, contre une perte de 1,67 millions de dinars (MD) fin 2015. Le chiffre d’affaires du groupe a enregistré une augmentation de 43% entre les années 2015 et 2016 passant de 96,7 MD à 138,6 MD.

La société TGH SA a clôturé l’exercice 2016 avec un résultat de 2,28 MD contre 3,31 MD une année auparavant.

Tout en consolidant sa position sur ses métiers traditionnels (Réseaux de Télécommunication et Travaux), le groupe a misé sur un nouveau secteur celui de la promotion immobilière, dont les retombées sont attendues pour le deuxième semestre 2018 et a, également, mis en place un plan d’actions pour rentabiliser le pôle industrie. Mieux, pour que les actionnaires minoritaires ne subissent plus les pertes de certaines filiales du secteur d’exploitation de produits de carrière, impactées par la récession de grands projets dans le pays, le conseil d’administration a décidé de se désengager des sociétés R-Industrie et RBNO ayant enregistré des déficits en 2016 respectivement de 1,38 MD et 1,17 MD (par cession à la valeur comptable brute aux actionnaires de référence, et ce, en dépit de leurs capitaux propres amoindri par les déficits).

 

Ainsi, malgré une conjoncture économique difficile et un avenir incertain, la société a continué à renouveler ses contrats, marques de confiance de ses clients, à garnir son carnet de commandes, et à prospecter de nouveaux marchés, notamment en Libye et en Afrique (centrale et de l’ouest : Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina, RDC, Cameroun, etc. ). Un effort fructueux puisque la société a réussi à décrocher un contrat en République démocratique du Congo (en cours d’exécution) et un contrat au Cameroun (bientôt lancé). Mieux, le groupe a obtenu une licence d’opérateur d’infrastructure télécom sur 20 ans en Côte d’Ivoire, un exploit en soi sachant que rares sont les sociétés qui obtiennent ce type de licence et que le pays est membre de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), donc une porte d’entrée à 15 autres pays.

En parallèle, la société ambitionne de créer une holding immobilière, TGH Immobilière, regroupant les activités de promotion immobilière du groupe et qui sera filiale de TGH. Les sociétés concernées par le projet sont TGH, Jupiter Immobilière, Jnaynet Montfleury, Jnaynet El Manar, Tredco et le tout nouveau projet dans ce secteur du groupe. L’évaluation et le montage juridique ont été confiés au pôle conseil financier de la Biat , pour une constitution de la holding d’ici fin 2017 et son introduction en bourse à hauteur de 10% en 2018.

Le groupe a démarré plusieurs projets avec une plus-value assez importante qui remettra à flot l’ensemble du groupe en répondant à ses besoins en fonds de roulement. D’ailleurs, les ventes sur plan de certains biens sont bien avancées.

 

 

Globalement, le débat a porté sur la baisse de la valeur de l’action au niveau de 370 millimes. Ainsi, certains actionnaires se sont demandés ce que faisaient les autorités de tutelles et pourquoi n’ont-telles pas suspendu la cotation de l’action. A ceci, Amine Chabchoub s’est exprimé pour la création d’un comité de crise qui se tiendra hebdomadairement avec les actionnaires minoritaires afin de trouver une solution ensemble visant à redresser le prix de l’action qui ne reflète en aucun cas la valeur réelle de la société : en se limitant à la comptabilisation du patrimoine et du rendement de la société la valeur de l’action devrait tourner autour de 1,186 dinar, selon une estimation faite par ses services explique le DG.

Il a souligné que les actionnaires de références étaient prêts à racheter les actions de la société si le CMF l’autorisait. Il a martelé que l’intérêt des petits-porteurs a été toujours considéré au-dessus de leur propre intérêt d’où le retrait de la holding des activités qui généraient des pertes. Ceci dit, il a admis ne pas avoir assez communiqué, à cause de l’incertitude régnante, les retards cumulés chez les différents partenaires et une conjoncture économique de plus en plus difficile. Il a promis de faire deux communications financières par an et de mettre en place un comité de crise pour la mise en place d’un plan d’action.

 

Pour leur part, les commissaires aux comptes ont estimé que le comportement des actionnaires de références est exemplaire : ils ont non seulement subi seuls les pertes du secteur industrie mais ils ont aussi apporté à la holding un nouveau secteur qui n’existait pas avant l’introduction et qui s’annonce très prometteur pour la société, la promotion immobilière. Ils ont surtout démenti les rumeurs circulant sur la mauvaise situation du groupe, en rappelant qu’il est de leur obligation d’annoncer toute difficulté. «La continuité de l’exploitation n’est pas menacée», ont-ils souligné.

 

D’autres interrogations ont été soulevées. Un actionnaire s’est interrogé sur les raisons du retard de l’AGO, chose qui a été expliquée par le DG par une restructuration interne et l’attente des résultats de la filiale algérienne.

Ahmed Kodia a fait remarquer que malgré la multiplication des pôles d’activités, le conseil d’administration est assez restreint. Il a réclamé un siège dans le conseil pour un petit porteur qui sera élu par les actionnaires minoritaires pour veiller sur leurs intérêts et leur redonner confiance, selon ses propres termes. Il a estimé qu’une baisse de court combinée à la non-distribution de dividende, représentaient une double perte pour les petits-porteurs et a demandé la distribution d’un dividende symbolique.

S’agissant de l’élection du représentant des petits-porteurs, Amine Chabchoub s’est dit pour. Il a également relevé que le conseil allait s’agrandir avec 2 ou 3 nouveaux membres, dont des indépendants.

Il a rappelé que 2015 a été une année difficile et 2016 une année de croissance, d’où la difficulté de distribuer un dividende.

 

Etant consciente que la situation est difficile sur ses secteurs et marchés traditionnels, TGH s’est orienté vers un nouveau secteur, la promotion immobilière, qui commence à porter ses fruits et décroche de nouveaux marchés en Afrique où le groupe a, déjà, remporté des contrats. Le groupe a su malgré la conjoncture économique se renouveler et aller de l’avant.

 

 

Imen Nouira

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Commentaires (3)

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wassim SAIDI
| 29-08-2017 13:16
Personnellement, je ne voie aucun mal pour qu'une société choisisse de renforcer ses activités en intégrant le secteur de l'immobilier tout en étant diversifié sur différents standing et avec des anciennes réserves foncières.
En effet, avec une demande nationale annuelle supplémentaire de 60.000 logements dont seulement 11.200* sont offerts par les sociétés de promotion immobilières privées autorisées (41%* de la production formelle), et une estimation à 100.000* en 2020, ceci ne peut qu' encourager l'entame du secteur, qui n'est pas en crise ;
Par contre et plus important, c'est à l'Etat, que se doit urgemment le rôle de changer les anciennes règles d'urbanisme, de créer et d'aménager de nouvelles zones à destination résidentielle modernes avec des conditions moins restrictives, d'encourager les compounds et les constructions verticales etc. pour que tous les intervenants puissent innover leurs modes de construction et pour que les nouvelles s.p.i puissent rencontrer le pouvoir d'achat du tunisien, quelque soit la classe.
*observatoire national de l'immobilier- 2014

Dali
| 26-08-2017 15:01
Cher collègue le secteur l'immobilier est vaste. Certe le créneau du haut standing est en crise. Mais celui de l'économique et du social est en plein boom. Mais l'erreur monumentale a ne pas faire c'est de gonfler la marge bénéficiaire chose que toutes les spi font. Je connais une qui fait 150% de marge. Mais a par ca le secteur et en bonne santé pour ceux qui savent comment s'y prendre dans ce secteur qui est devenu malheureusement trop concurrentiel

ameur k
| 26-08-2017 13:34
miser sur la nvelle filiale de promotion immobiliere pour redresser le groupe est une ERREUR MONUMENTALE car le secteur de la promotion est en tres forte crise actuellement :bcp de meventes et stock eleve
cette stragie est fausse et doit etre rectifié sans delais si on ne veut pas arnaquer les actionnaires.....paroles de qqu un du domaine

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