Success Story – les pompiers tunisiens: L’abnégation à l’épreuve du feu !

Businessnews.com.tn | publié le 13/08/2017 15:59

Abnégation, dévouement, héroïsme et solidarité, des qualités dont ne manquent pas les soldats du feu tunisiens !  Ces hommes et femmes d’honneur n’ont eu de cesse, des semaines durant, de porter secours et assistance à tous ceux qui se sont retrouvés piégés par les feux par cette période historique de grande chaleur. Pour comprendre les rouages d’une des professions les plus honorables du monde, le colonel major et directeur des opérations à l’Office national de la protection civile (ONPC), Salah Korbi, nous a reçus au siège de cet organisme de service public, aux Berges du Lac, pour un entretien convivial et instructif.


 

C’est la loi n°121-93 du 27 décembre 1993 qui a marqué l’acte de naissance de l’ONPC. Une loi qui définit l’étendue des missions des pompiers tunisiens comme étant « toute intervention nécessitée par les différents sinistres, catastrophes et calamités qui portent préjudice ou menacent la population et les biens, ou qui portent atteinte ou menacent les biens nationaux ou la nature de l'environnement ». Les pompiers appelés à intervenir pour porter aide et assistance aux citoyens, « même en dehors de leurs heures normales de service » ont un devoir de sacerdoce lourd de signification. Lutte contre les incendies et les inondations, désamorçage de tentatives de suicide, aide médicale, accidents de la route, sauvetage d’animaux, risques industriels, lutte contre le terrorisme… un métier difficile en continuelle évolution.

 

S’exercer au danger ou confronter le danger !

Auparavant formées à l’école de la Garde Nationale et de la Protection Civile (EGNPC), une base militaire située à Bir Bouregba, les unités de la protection civile sont aujourd’hui formées à l’école nationale de protection civile (OIPC) située à Jebel Jelloud. A ce sujet, le colonel Salah Korbi a précisé : « Auparavant, la formation des pompier était purement militaire, aujourd’hui, vu que notre métier est en constante évolution, nous avons mis en place, en partenariat avec la France, des formations qui englobent toutes les activités de la protection civile. Dans notre vie au quotidien, soit nous nous exerçons au danger, soit nous sommes sur place à l’affronter ! ». Une discipline de fer qui ne laisse pas la place aux caprices car des vies humaines en dépendent.

 

L’abnégation et le don de soi

« Etre pompier n’est pas un métier, c’est une passion » a affirmé le colonel major Salah Korbi interrogé sur le revers psychologique de la profession d’agent de la protection civile. Il a évoqué une nécessaire droiture, un altruisme des agents et une conscience professionnelle à toute épreuve.

 


« Au départ, je m’étais orienté vers des études de médecine, mais ma passion et mon amour pour cette profession a pris le dessus » a ajouté le colonel major. « Accepter de passer 3 semaines à combattre le feu ou des inondations est impossible à admettre psychologiquement s’il n’y a pas derrière l’amour pour cette profession et des valeurs humaines confirmées ». L’empathie et le désintéressement matériel doivent également faire partie des caractéristiques psychologiques du pompier. « Notre plus grand bonheur c’est de voir les citoyens rassuré. Durant la grande vague d’incendies qui a touché différentes régions tunisiennes et qui a pu être maitrisée, les citoyens étaient heureux de nous remercier. Il y en a même qui ont décidé de sacrifier des moutons pour nous rendre hommage » a déclaré Salah Korbi à propos du sentiment de reconnaissance des citoyens.

 

Le rôle central de la femme pompier 

Elle joue un rôle prépondérant et crucial. Elle est même considérée comme un agent indispensable au sein de l’institution de la protection civile. « Vu la nature de notre religion, certaines interventions ne peuvent être effectuées que par une femme » a expliqué Salah Korbi prenant l’exemple d’un évanouissement collectif dû à un incendie qui s’était déclaré au sein d’un hammam et qui avait nécessité une intervention strictement féminine. Par ailleurs, le colonel major a insisté sur le fait que les agents de la protection civile, homme et femme, sont traités exactement de la même manière et effectuent les mêmes missions que ce soit dans l’aide et l’assistance des citoyens qu’au niveau administratif.

 

 

Les pompiers face aux incendies

Interrogé sur la logique mise en place par l’ONPC (office national de la protection civile) lors des interventions de lutte contre les incendies forestiers, le colonel major Salah Korbi a énuméré quatre étapes. La première est scientifique et se passe sur le terrain il s’agit de la lecture du feu. « Il faut arriver le plus tôt possible sur le lieu de l’incendie et explorer le terrain en faisant un tour du feu c’est-à-dire tourner autour des différentes faces du sinistre ». Le but de cette étape est de rassembler le maximum de renseignements pour faire un bilan de la situation. Vient ensuite l’étape cruciale du sauvetage et de la mise en sécurité des victimes par « tous les moyens possibles ». Cette mission vise à soustraire d’un péril direct ou imminent, une personne ou un animal se trouvant dans l’impossibilité ou l’incapacité de le faire par ses propres moyens.

 

 

Après avoir sauvé les personnes en danger, les pompiers s’attaquent au feu. Cette opération consiste  à abattre les flammes pour stopper la propagation du feu, puis à l'éteindre. Les pompiers commencent par circonscrire le feu puis s'en rendent maîtres avant de l'éteindre complètement. Une fois les biens environnants protégés, les pompiers s’attèlent au déblayage et dégarnissage du terrain incendié pour éviter que le feu ne reprenne. Il s’agit de bouger les objets, les retourner, pour vérifier qu’ils n'abritent pas de braises.

 

Le manque d’équipement et la nécessité des canadairs ou bombardiers d’eau

« Il est vrai que nous ne disposons pas de canadairs et que cet équipement pourrait fortement nous aider en cas d’incendies. Cependant, pour pouvoir être opérationnel sur le terrain, cet équipement doit s’accompagner d’une formation des unités de la protection civile. Il faut aussi savoir que ces avions sont très couteux » a déclaré Salah Korbi. Rationnel et cartésien, il a ajouté : « En cas de nécessité absolue, nous sollicitons l’aide de l’armée tunisienne avec qui nous travaillons en étroite collaboration et qui dispose d’avions A630 utiles pour l’extinction des feux de forêts. Ce type d’avions nous permet aussi d’accéder aux zones sinistrées les plus recluses ».



Il a également fait état du manque de moyens matériels pour combattre plus efficacement le feu. Les camions à eau, les véhicules d’urgence et les camions d’échelles manquent aux agents de la protection civile qui réussissent malgré tout à accomplir très correctement leur mission. Au niveau humain, le colonel major Salah Korbi a avancé que l’institution manque aussi de ressources humaines. Par ailleurs, il a déploré l’absence de structure unifiant toutes les opérations effectuées par les unités de la protection civile car cela « éparpille les compétences des hommes et fait perdre de l’énergie ». L’absence de digitalisation a également été soulevée par Salah Korbi.

 

La participation de la société civile dans les activités de secourisme et d’assistance  

« Vu les carences en ressources humaines dont souffrent l’ONPC nous avons décidé de solliciter au maximum la société civile pour qu’elle participe à nos activités » a expliqué le colonel major. Cette sollicitation prend la forme d’une incitation des citoyens à s’engager dans des activités bénévoles pour aider les unités de la protection civile. Il s’agit d’actions sociales et solidaires à forte dimension humaine qui sont conditionnées par « la volonté d’aider ». Ces activités revêtent plusieurs formes allant du secourisme, à l’humanitaire, en passant par la logistique, l’administratif, la communication ou encore la gestion de crise. Un bénévolat multiforme qui permet aux citoyens de devenir acteurs de solidarité.

Le colonel major a par ailleurs précisé qu’avec l’appui de l’Allemagne, des campagnes régionales incitant les citoyens à adhérer à des associations bénévoles d’aide à la protection civile ont été mises en place. Ces campagnes permettent aux citoyens d’acquérir des compétences en secourisme et d’être armés, en cas de catastrophes naturelles ou criminelles, pour pouvoir aider les autres. « En été, cette formation des citoyens nous aide énormément notamment pour ce qui concerne les opérations de prévention durant les festivals, les matchs de foot ou autres activités sportives d’envergure » a souligné Salah Korbi.

 

Les activités des unités de la protection civile depuis la révolution de 2011

Depuis la révolution de 2011, le budget alloué à l’office national de la protection civile a été augmenté mais reste toujours insuffisant face à la multiplicité des activités de ces fonctionnaires de l’Etat tunisien. Salah Korbi a fait état d’une « élévation exponentielle » des activités de secours et d’assistance des pompiers tunisiens.   

Ainsi en 2016, il y a eu 114 mille interventions et chaque année une augmentation des sollicitations des citoyens à hauteur de 8000 interventions est enregistrée. « Les services de la protection civile sont de plus en plus demandés car le citoyen est de plus en plus proche des agents de la protection civile et leur fait une confiance aveugle » a expliqué Salah Korbi ajoutant que les dangers se sont diversifiés. Les changements climatiques, les problèmes d’infrastructures et le comportement irresponsable de certains conducteurs expliquent aussi l’augmentation du nombre d’interventions.

Success Story – les pompiers tunisiens: L’abnégation à l’épreuve du feu !

publié le 13/08/2017 15:59

Abnégation, dévouement, héroïsme et solidarité, des qualités dont ne manquent pas les soldats du feu tunisiens !  Ces hommes et femmes d’honneur n’ont eu de cesse, des semaines durant, de porter secours et assistance à tous ceux qui se sont retrouvés piégés par les feux par cette période historique de grande chaleur. Pour comprendre les rouages d’une des professions les plus honorables du monde, le colonel major et directeur des opérations à l’Office national de la protection civile (ONPC), Salah Korbi, nous a reçus au siège de cet organisme de service public, aux Berges du Lac, pour un entretien convivial et instructif.


 

C’est la loi n°121-93 du 27 décembre 1993 qui a marqué l’acte de naissance de l’ONPC. Une loi qui définit l’étendue des missions des pompiers tunisiens comme étant « toute intervention nécessitée par les différents sinistres, catastrophes et calamités qui portent préjudice ou menacent la population et les biens, ou qui portent atteinte ou menacent les biens nationaux ou la nature de l'environnement ». Les pompiers appelés à intervenir pour porter aide et assistance aux citoyens, « même en dehors de leurs heures normales de service » ont un devoir de sacerdoce lourd de signification. Lutte contre les incendies et les inondations, désamorçage de tentatives de suicide, aide médicale, accidents de la route, sauvetage d’animaux, risques industriels, lutte contre le terrorisme… un métier difficile en continuelle évolution.

 

S’exercer au danger ou confronter le danger !

Auparavant formées à l’école de la Garde Nationale et de la Protection Civile (EGNPC), une base militaire située à Bir Bouregba, les unités de la protection civile sont aujourd’hui formées à l’école nationale de protection civile (OIPC) située à Jebel Jelloud. A ce sujet, le colonel Salah Korbi a précisé : « Auparavant, la formation des pompier était purement militaire, aujourd’hui, vu que notre métier est en constante évolution, nous avons mis en place, en partenariat avec la France, des formations qui englobent toutes les activités de la protection civile. Dans notre vie au quotidien, soit nous nous exerçons au danger, soit nous sommes sur place à l’affronter ! ». Une discipline de fer qui ne laisse pas la place aux caprices car des vies humaines en dépendent.

 

L’abnégation et le don de soi

« Etre pompier n’est pas un métier, c’est une passion » a affirmé le colonel major Salah Korbi interrogé sur le revers psychologique de la profession d’agent de la protection civile. Il a évoqué une nécessaire droiture, un altruisme des agents et une conscience professionnelle à toute épreuve.

 


« Au départ, je m’étais orienté vers des études de médecine, mais ma passion et mon amour pour cette profession a pris le dessus » a ajouté le colonel major. « Accepter de passer 3 semaines à combattre le feu ou des inondations est impossible à admettre psychologiquement s’il n’y a pas derrière l’amour pour cette profession et des valeurs humaines confirmées ». L’empathie et le désintéressement matériel doivent également faire partie des caractéristiques psychologiques du pompier. « Notre plus grand bonheur c’est de voir les citoyens rassuré. Durant la grande vague d’incendies qui a touché différentes régions tunisiennes et qui a pu être maitrisée, les citoyens étaient heureux de nous remercier. Il y en a même qui ont décidé de sacrifier des moutons pour nous rendre hommage » a déclaré Salah Korbi à propos du sentiment de reconnaissance des citoyens.

 

Le rôle central de la femme pompier 

Elle joue un rôle prépondérant et crucial. Elle est même considérée comme un agent indispensable au sein de l’institution de la protection civile. « Vu la nature de notre religion, certaines interventions ne peuvent être effectuées que par une femme » a expliqué Salah Korbi prenant l’exemple d’un évanouissement collectif dû à un incendie qui s’était déclaré au sein d’un hammam et qui avait nécessité une intervention strictement féminine. Par ailleurs, le colonel major a insisté sur le fait que les agents de la protection civile, homme et femme, sont traités exactement de la même manière et effectuent les mêmes missions que ce soit dans l’aide et l’assistance des citoyens qu’au niveau administratif.

 

 

Les pompiers face aux incendies

Interrogé sur la logique mise en place par l’ONPC (office national de la protection civile) lors des interventions de lutte contre les incendies forestiers, le colonel major Salah Korbi a énuméré quatre étapes. La première est scientifique et se passe sur le terrain il s’agit de la lecture du feu. « Il faut arriver le plus tôt possible sur le lieu de l’incendie et explorer le terrain en faisant un tour du feu c’est-à-dire tourner autour des différentes faces du sinistre ». Le but de cette étape est de rassembler le maximum de renseignements pour faire un bilan de la situation. Vient ensuite l’étape cruciale du sauvetage et de la mise en sécurité des victimes par « tous les moyens possibles ». Cette mission vise à soustraire d’un péril direct ou imminent, une personne ou un animal se trouvant dans l’impossibilité ou l’incapacité de le faire par ses propres moyens.

 

 

Après avoir sauvé les personnes en danger, les pompiers s’attaquent au feu. Cette opération consiste  à abattre les flammes pour stopper la propagation du feu, puis à l'éteindre. Les pompiers commencent par circonscrire le feu puis s'en rendent maîtres avant de l'éteindre complètement. Une fois les biens environnants protégés, les pompiers s’attèlent au déblayage et dégarnissage du terrain incendié pour éviter que le feu ne reprenne. Il s’agit de bouger les objets, les retourner, pour vérifier qu’ils n'abritent pas de braises.

 

Le manque d’équipement et la nécessité des canadairs ou bombardiers d’eau

« Il est vrai que nous ne disposons pas de canadairs et que cet équipement pourrait fortement nous aider en cas d’incendies. Cependant, pour pouvoir être opérationnel sur le terrain, cet équipement doit s’accompagner d’une formation des unités de la protection civile. Il faut aussi savoir que ces avions sont très couteux » a déclaré Salah Korbi. Rationnel et cartésien, il a ajouté : « En cas de nécessité absolue, nous sollicitons l’aide de l’armée tunisienne avec qui nous travaillons en étroite collaboration et qui dispose d’avions A630 utiles pour l’extinction des feux de forêts. Ce type d’avions nous permet aussi d’accéder aux zones sinistrées les plus recluses ».



Il a également fait état du manque de moyens matériels pour combattre plus efficacement le feu. Les camions à eau, les véhicules d’urgence et les camions d’échelles manquent aux agents de la protection civile qui réussissent malgré tout à accomplir très correctement leur mission. Au niveau humain, le colonel major Salah Korbi a avancé que l’institution manque aussi de ressources humaines. Par ailleurs, il a déploré l’absence de structure unifiant toutes les opérations effectuées par les unités de la protection civile car cela « éparpille les compétences des hommes et fait perdre de l’énergie ». L’absence de digitalisation a également été soulevée par Salah Korbi.

 

La participation de la société civile dans les activités de secourisme et d’assistance  

« Vu les carences en ressources humaines dont souffrent l’ONPC nous avons décidé de solliciter au maximum la société civile pour qu’elle participe à nos activités » a expliqué le colonel major. Cette sollicitation prend la forme d’une incitation des citoyens à s’engager dans des activités bénévoles pour aider les unités de la protection civile. Il s’agit d’actions sociales et solidaires à forte dimension humaine qui sont conditionnées par « la volonté d’aider ». Ces activités revêtent plusieurs formes allant du secourisme, à l’humanitaire, en passant par la logistique, l’administratif, la communication ou encore la gestion de crise. Un bénévolat multiforme qui permet aux citoyens de devenir acteurs de solidarité.

Le colonel major a par ailleurs précisé qu’avec l’appui de l’Allemagne, des campagnes régionales incitant les citoyens à adhérer à des associations bénévoles d’aide à la protection civile ont été mises en place. Ces campagnes permettent aux citoyens d’acquérir des compétences en secourisme et d’être armés, en cas de catastrophes naturelles ou criminelles, pour pouvoir aider les autres. « En été, cette formation des citoyens nous aide énormément notamment pour ce qui concerne les opérations de prévention durant les festivals, les matchs de foot ou autres activités sportives d’envergure » a souligné Salah Korbi.

 

Les activités des unités de la protection civile depuis la révolution de 2011

Depuis la révolution de 2011, le budget alloué à l’office national de la protection civile a été augmenté mais reste toujours insuffisant face à la multiplicité des activités de ces fonctionnaires de l’Etat tunisien. Salah Korbi a fait état d’une « élévation exponentielle » des activités de secours et d’assistance des pompiers tunisiens.   

Ainsi en 2016, il y a eu 114 mille interventions et chaque année une augmentation des sollicitations des citoyens à hauteur de 8000 interventions est enregistrée. « Les services de la protection civile sont de plus en plus demandés car le citoyen est de plus en plus proche des agents de la protection civile et leur fait une confiance aveugle » a expliqué Salah Korbi ajoutant que les dangers se sont diversifiés. Les changements climatiques, les problèmes d’infrastructures et le comportement irresponsable de certains conducteurs expliquent aussi l’augmentation du nombre d’interventions.

Khawla Hamed
Commentaires (2) Commenter
Onpc tunisienne reduite a son minimum!...
Tounsi blid
| 18-08-2017 12:47
La protection civile tunisienne devrait compter 10.000 hommes environ au lieu des 6.300 actuels.et beaucoup plus de matériels comme des ambulances et des camions d, interventions, ainsi que des hélico et des canadairs !....
Heureusement , la générosité des occidentaux usa/europe joue a plein
Avec la création d,une école nationale avec l, aide de la France.les tunisiens bénéficient d,équipements et de formation spcialisees!



Mais quand un âne (bhim) vient les déranger ils ne peuvent travailler efficacement. C
takilas
| 14-08-2017 10:38
Ceux qui allument le feu et se demandent d'où vient la fumée.
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