Si Béji Caïd Essebsi savait frapper, Moncef Marzouki saurait se taire

Businessnews.com.tn | publié le 13/02/2017 15:59
Par Nizar Bahloul,

 

A l’actualité cette semaine, la suite de la polémique de la criminalisation des erreurs médicales, les déclarations houleuses de Samira Meraï, ministre de la Santé qui découvre ce qu’est l’hyménoplastie, les contrevérités habituelles de la présidente de l’Instance Vérité et Dignité (instance chargée de la justice transitionnelle en Tunisie) et le voyage de Béji Caïd Essebsi à Rome.

A propos de ce voyage, un conseiller de la présidence a déclaré : « Le succès incontestable et incontesté de la visite d'Etat de Béji Caïd Essebsi en Italie n'a d'égal que la crédibilité, l'admiration et le respect dont jouit désormais la Tunisie dans le concert des Nations ».

Une phrase arrivant directement des années 80-90 qui sied à merveille avec le contexte du cadeau offert par l’Italie à l’occasion de cette visite d’Etat, à savoir un buste d’Hannibal. A cadeau antique en marbre, une langue antique en bois.

Entre les polémiques stériles des ministres, les déclarations mensongères de hauts fonctionnaires et le discours propagandiste archaïque au sommet de l’Etat, les Tunisiens observateurs de la scène politique ne savent plus à quel saint se vouer. Qu’a-t-on fait pour mériter tout cela ?!

 

Alors que la mélancolie gagnait du terrain, un miracle survient ! L’ancien président de la République Moncef Marzouki nous rappelle soudain son existence par le biais d’une déclaration à Al Jazeera dans laquelle il insulte les Tunisiens.

La déclaration en soi n’a absolument rien de particulier ou de neuf. Marzouki demeure fidèle à lui-même, ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois qu’il insulte ses pairs dans un média étranger. Il l’a fait avant de devenir président, pendant qu’il était président et après qu’il ait été président. Des polémiques, il en fait régulièrement. Le bonhomme est sans égal pour se mettre en position inconfortable où le mensonge le dispute au ridicule. La dernière en date est son embrouille avec le quotidien français Le Monde où le mensonge était tellement gros que ses défenseurs ont préféré se taire plutôt que de défendre l’indéfendable.

Pourquoi alors la dernière déclaration, somme toute ordinaire, de Marzouki a-t-elle pris ces proportions démesurées au point qu’un autre conseiller en exercice de l’actuel président de la République s’est vu obligé de réagir pour en rajouter une couche et entrer, à son tour, dans la mêlée de boue ?

Entre la langue de bois, le discours propagandiste et flagorneur et les réactions dignes d’un combat de rue, la présidence de la République ne se distingue plus du tout par la hauteur qu’on espérait (et qu’on observait) au tout début du mandat de Béji Caïd Essebsi.

 

Au risque de se répéter, Moncef Marzouki n’étonne aucun observateur par ses déclarations farfelues. Ne sachant pas comment exister par un programme politique constructif, crédible et cohérent, l’ancien président essaie de faire parler de lui en répétant sans cesse son discours populiste, diviseur et régionaliste. Politiquement parlant, il réussit son objectif puisqu’on parle quand même de lui alors qu’il ne fait que brasser du vent en usant de vieilles recettes. Ce qu’il fait est tout à fait légitime.

Seulement voilà, Moncef Marzouki n’est plus président, il n’est plus aux commandes et il ne pèse absolument rien dans les prises de décision actuelles au sein du pouvoir. En d’autres termes, lui consacrer de l’attention, ne serait-ce qu’avec une phrase, est une perte de temps pour ceux qui gouvernent.

Moncef Marzouki demeure en revanche dangereux, politiquement, puisque la possibilité de son retour n’est pas exclue. Son discours, aussi incohérent et farfelu soit-il, a ses adeptes et ils sont nombreux. L’insulter et le ridiculiser, comme on l’a vu ce week-end, ne sert cependant à rien. Ses fans ne vont pas le délaisser parce qu’il a insulté les Tunisiens, ils vont au contraire se rassembler davantage autour de lui.

 

Toujours est-il, qu’il soit insignifiant ou dangereux, Moncef Marzouki devrait demeurer peanuts aux yeux de la présidence et de certains hommes politiques théoriquement respectables. L’essentiel est ailleurs, le combat est ailleurs, le défi est ailleurs et ils sont dix mille fois plus importants que Marzouki et ses fous.

Vous n’êtes pas d’accord ? Soit ! Alors mettez svp les moyens de votre politique ! Si vous voulez attaquer Marzouki, attaquez-le proprement de telle manière à lui ôter sa crédibilité et son poids politique et non en l’insultant ou en le dénigrant comme si l’on était dans un combat de voyous. La rixe verbale en politique a ses règles. Que Marzouki et les dirigeants d’Irada ne respectent pas ces règles n’autorise en aucun cas que nos dirigeants à faire de même ! Il ne faut pas se laisser aller sur le terrain boueux de Marzouki, c’est à vous de le ramener sur le vôtre !

 

Quel est donc le terrain de combat dans lequel nos dirigeants auraient dû ramener Marzouki ? Celui-là même où se débat actuellement François Fillon, le terrain juridico-médiatique ! C’est là et uniquement là que les vrais « chevaliers » (le mot me semble très gros pour nos politiques actuels) devraient rester.

Rappelez-vous fin 2014 après l’élection de Béji Caïd Essebsi. On promettait monts et merveilles, on allait voir ce qu’on allait voir à propos des casseroles des islamistes et des CPR, leurs supposées malversations et leurs éventuels abus. Plus de deux ans après, il n’y a aucun procès à ce propos. C’était juste des déclarations fantaisistes.

Toutes les déclarations réunies de Moncef Marzouki ne valent pas un seul recours judiciaire en bonne et due forme de l’un des abus de l’ancien président.

Des exemples d’abus, il y en a à la pelle ! Les rapports de l’ISIE et de la Cour des comptes en regorgent ! Moncef Marzouki a été catapulté comme celui qui a le plus fraudé durant les dernières élections de 2014 ! On se rappelle du registre des comptes perdu des élections 2011 et des différents abus observés à l’époque. On se rappelle de son Livre noir et la mobilisation d’une équipe du personnel de la présidence de la République pour l’élaboration de cette ignominie ! Les recrutements opérés durant sa mandature parmi les LPR, les emplois fictifs, ses accointances avec des hommes d’affaires impliqués dans le voyage des terroristes en Syrie, ses voyages extravagants en Amérique du Sud, l’usage de la caisse noire de la présidence, l’extradition pour le moins suspecte de Baghdadi Mahmoudi pendant que le président était « injoignable au téléphone » et cætera et cætera et cætera.

Toujours sur le terrain judiciaire, mais dans un autre registre, Moncef Marzouki doit rendre des comptes sur le financement de son parti CPR, puis Irada de 2011 jusqu’en 2016. Qui a vu les états financiers de ce parti ? Personne ! D’où proviennent ses financements ? Quels sont ses liens avec certaines puissances étrangères qu’on soupçonne de l’avoir financé ? Comment ont été réalisés certains reportages sur les télévisions françaises et qataries durant la campagne électorale pour favoriser sa candidature ? Quid de l’argent libyen versé à des dirigeants CPR par exemple ?

Ce que l’on peut faire avec Marzouki peut être également élaboré avec ses généraux, allant de Imed et Abdelmonem Daïmi (Tunisia Charity) à Slim Ben Hamidène en passant par Tarek Kahlaoui, Adnène Mansar et Samir Ben Amor.

 

Plutôt que de le laisser en position d’attaque et de le transformer en victime d’injures, Moncef Marzouki aurait dû être poussé dans une position inconfortable de défense.

Le pouvoir actuel, que ce soit directement ou via ses relais dans les réseaux sociaux, aurait dû enclencher les procédures judiciaires adéquates contre Marzouki, en se prévalant de la lutte contre la corruption.

Ce pouvoir aurait fait preuve de dignité et de hauteur et il aurait poussé la justice à se surpasser. Il aurait surtout donné un signal extraordinaire aux générations futures : les hommes politiques, y compris l’ancien président, sont redevables de comptes comme tout le monde et sont égaux devant la justice ! Mêlé à ses affaires de justice, Moncef Marzouki et ses pairs n’auraient plus le temps de dénigrer et d’insulter les Tunisiens et de les diviser et encore moins de continuer à aller à l’étranger recevoir des dons sous différentes formes.

Paradoxalement, c’est l’inverse qui s’est passé puisqu’à l’heure actuelle c’est Marzouki qui a monté une affaire de toutes pièces contre un conseiller de la présidence ! C’est toujours lui qui a mobilisé les troupes pour contrer certaines lois de BCE, à l’instar de la Loi de la réconciliation.

Les conseillers de BCE peuvent continuer à dénigrer et insinuer que Marzouki est un fou, mais pour le moment c’est lui qui donne le tempo et réussit à marquer des points en faisant parler de lui et en mettant la présidence et le pouvoir en situation défensive ! 

Si Béji Caïd Essebsi savait frapper, Moncef Marzouki saurait se taire

Par Nizar Bahloul, publié le 13/02/2017 15:59

 

A l’actualité cette semaine, la suite de la polémique de la criminalisation des erreurs médicales, les déclarations houleuses de Samira Meraï, ministre de la Santé qui découvre ce qu’est l’hyménoplastie, les contrevérités habituelles de la présidente de l’Instance Vérité et Dignité (instance chargée de la justice transitionnelle en Tunisie) et le voyage de Béji Caïd Essebsi à Rome.

A propos de ce voyage, un conseiller de la présidence a déclaré : « Le succès incontestable et incontesté de la visite d'Etat de Béji Caïd Essebsi en Italie n'a d'égal que la crédibilité, l'admiration et le respect dont jouit désormais la Tunisie dans le concert des Nations ».

Une phrase arrivant directement des années 80-90 qui sied à merveille avec le contexte du cadeau offert par l’Italie à l’occasion de cette visite d’Etat, à savoir un buste d’Hannibal. A cadeau antique en marbre, une langue antique en bois.

Entre les polémiques stériles des ministres, les déclarations mensongères de hauts fonctionnaires et le discours propagandiste archaïque au sommet de l’Etat, les Tunisiens observateurs de la scène politique ne savent plus à quel saint se vouer. Qu’a-t-on fait pour mériter tout cela ?!

 

Alors que la mélancolie gagnait du terrain, un miracle survient ! L’ancien président de la République Moncef Marzouki nous rappelle soudain son existence par le biais d’une déclaration à Al Jazeera dans laquelle il insulte les Tunisiens.

La déclaration en soi n’a absolument rien de particulier ou de neuf. Marzouki demeure fidèle à lui-même, ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois qu’il insulte ses pairs dans un média étranger. Il l’a fait avant de devenir président, pendant qu’il était président et après qu’il ait été président. Des polémiques, il en fait régulièrement. Le bonhomme est sans égal pour se mettre en position inconfortable où le mensonge le dispute au ridicule. La dernière en date est son embrouille avec le quotidien français Le Monde où le mensonge était tellement gros que ses défenseurs ont préféré se taire plutôt que de défendre l’indéfendable.

Pourquoi alors la dernière déclaration, somme toute ordinaire, de Marzouki a-t-elle pris ces proportions démesurées au point qu’un autre conseiller en exercice de l’actuel président de la République s’est vu obligé de réagir pour en rajouter une couche et entrer, à son tour, dans la mêlée de boue ?

Entre la langue de bois, le discours propagandiste et flagorneur et les réactions dignes d’un combat de rue, la présidence de la République ne se distingue plus du tout par la hauteur qu’on espérait (et qu’on observait) au tout début du mandat de Béji Caïd Essebsi.

 

Au risque de se répéter, Moncef Marzouki n’étonne aucun observateur par ses déclarations farfelues. Ne sachant pas comment exister par un programme politique constructif, crédible et cohérent, l’ancien président essaie de faire parler de lui en répétant sans cesse son discours populiste, diviseur et régionaliste. Politiquement parlant, il réussit son objectif puisqu’on parle quand même de lui alors qu’il ne fait que brasser du vent en usant de vieilles recettes. Ce qu’il fait est tout à fait légitime.

Seulement voilà, Moncef Marzouki n’est plus président, il n’est plus aux commandes et il ne pèse absolument rien dans les prises de décision actuelles au sein du pouvoir. En d’autres termes, lui consacrer de l’attention, ne serait-ce qu’avec une phrase, est une perte de temps pour ceux qui gouvernent.

Moncef Marzouki demeure en revanche dangereux, politiquement, puisque la possibilité de son retour n’est pas exclue. Son discours, aussi incohérent et farfelu soit-il, a ses adeptes et ils sont nombreux. L’insulter et le ridiculiser, comme on l’a vu ce week-end, ne sert cependant à rien. Ses fans ne vont pas le délaisser parce qu’il a insulté les Tunisiens, ils vont au contraire se rassembler davantage autour de lui.

 

Toujours est-il, qu’il soit insignifiant ou dangereux, Moncef Marzouki devrait demeurer peanuts aux yeux de la présidence et de certains hommes politiques théoriquement respectables. L’essentiel est ailleurs, le combat est ailleurs, le défi est ailleurs et ils sont dix mille fois plus importants que Marzouki et ses fous.

Vous n’êtes pas d’accord ? Soit ! Alors mettez svp les moyens de votre politique ! Si vous voulez attaquer Marzouki, attaquez-le proprement de telle manière à lui ôter sa crédibilité et son poids politique et non en l’insultant ou en le dénigrant comme si l’on était dans un combat de voyous. La rixe verbale en politique a ses règles. Que Marzouki et les dirigeants d’Irada ne respectent pas ces règles n’autorise en aucun cas que nos dirigeants à faire de même ! Il ne faut pas se laisser aller sur le terrain boueux de Marzouki, c’est à vous de le ramener sur le vôtre !

 

Quel est donc le terrain de combat dans lequel nos dirigeants auraient dû ramener Marzouki ? Celui-là même où se débat actuellement François Fillon, le terrain juridico-médiatique ! C’est là et uniquement là que les vrais « chevaliers » (le mot me semble très gros pour nos politiques actuels) devraient rester.

Rappelez-vous fin 2014 après l’élection de Béji Caïd Essebsi. On promettait monts et merveilles, on allait voir ce qu’on allait voir à propos des casseroles des islamistes et des CPR, leurs supposées malversations et leurs éventuels abus. Plus de deux ans après, il n’y a aucun procès à ce propos. C’était juste des déclarations fantaisistes.

Toutes les déclarations réunies de Moncef Marzouki ne valent pas un seul recours judiciaire en bonne et due forme de l’un des abus de l’ancien président.

Des exemples d’abus, il y en a à la pelle ! Les rapports de l’ISIE et de la Cour des comptes en regorgent ! Moncef Marzouki a été catapulté comme celui qui a le plus fraudé durant les dernières élections de 2014 ! On se rappelle du registre des comptes perdu des élections 2011 et des différents abus observés à l’époque. On se rappelle de son Livre noir et la mobilisation d’une équipe du personnel de la présidence de la République pour l’élaboration de cette ignominie ! Les recrutements opérés durant sa mandature parmi les LPR, les emplois fictifs, ses accointances avec des hommes d’affaires impliqués dans le voyage des terroristes en Syrie, ses voyages extravagants en Amérique du Sud, l’usage de la caisse noire de la présidence, l’extradition pour le moins suspecte de Baghdadi Mahmoudi pendant que le président était « injoignable au téléphone » et cætera et cætera et cætera.

Toujours sur le terrain judiciaire, mais dans un autre registre, Moncef Marzouki doit rendre des comptes sur le financement de son parti CPR, puis Irada de 2011 jusqu’en 2016. Qui a vu les états financiers de ce parti ? Personne ! D’où proviennent ses financements ? Quels sont ses liens avec certaines puissances étrangères qu’on soupçonne de l’avoir financé ? Comment ont été réalisés certains reportages sur les télévisions françaises et qataries durant la campagne électorale pour favoriser sa candidature ? Quid de l’argent libyen versé à des dirigeants CPR par exemple ?

Ce que l’on peut faire avec Marzouki peut être également élaboré avec ses généraux, allant de Imed et Abdelmonem Daïmi (Tunisia Charity) à Slim Ben Hamidène en passant par Tarek Kahlaoui, Adnène Mansar et Samir Ben Amor.

 

Plutôt que de le laisser en position d’attaque et de le transformer en victime d’injures, Moncef Marzouki aurait dû être poussé dans une position inconfortable de défense.

Le pouvoir actuel, que ce soit directement ou via ses relais dans les réseaux sociaux, aurait dû enclencher les procédures judiciaires adéquates contre Marzouki, en se prévalant de la lutte contre la corruption.

Ce pouvoir aurait fait preuve de dignité et de hauteur et il aurait poussé la justice à se surpasser. Il aurait surtout donné un signal extraordinaire aux générations futures : les hommes politiques, y compris l’ancien président, sont redevables de comptes comme tout le monde et sont égaux devant la justice ! Mêlé à ses affaires de justice, Moncef Marzouki et ses pairs n’auraient plus le temps de dénigrer et d’insulter les Tunisiens et de les diviser et encore moins de continuer à aller à l’étranger recevoir des dons sous différentes formes.

Paradoxalement, c’est l’inverse qui s’est passé puisqu’à l’heure actuelle c’est Marzouki qui a monté une affaire de toutes pièces contre un conseiller de la présidence ! C’est toujours lui qui a mobilisé les troupes pour contrer certaines lois de BCE, à l’instar de la Loi de la réconciliation.

Les conseillers de BCE peuvent continuer à dénigrer et insinuer que Marzouki est un fou, mais pour le moment c’est lui qui donne le tempo et réussit à marquer des points en faisant parler de lui et en mettant la présidence et le pouvoir en situation défensive ! 

Commentaires (21) Commenter
@Sihem
zohrra
| 16-02-2017 06:56
Et vous êtes l'avocat du diable.
Bourguiba l'avait dit chez lui entre tunisiens pour réveiller son peuple. Mais il nous a dénigre chez elkhinzira qui cherche notre perte avec sa propagande à la con.

SVP ARRÊTEZ VOUS DE FAIRE L'AVOCAT DU DIABLE.


Bonne journée
Retour à la raison
Sihem
| 15-02-2017 21:17
Si Nizar, je ne comprends pas tu veux aller où si nizar? cette campagne de dénigrement a donner un effet inverse la popularité de Marzouki a augmenté ces jours là, la crédibilité de votre site et de plusieurs journaliste est touchée! !! vous êtes conscient ou non???? même ces opposant hier sont avec lui dans cette campagne de diffamation. pkoi? il n'est pas intelligent mais nous nous sommes bêtes oui il faut avouer. ce style de dénigrement de racisme de régionalisme des insultes gratuit ne mènent à rien, on l'a essayer durant 23 ans.... le résultat! !! ben Ali s'est en fuit. c à cause des mensonges de l'absence de crédibilité de la diffamation. ... alors cessez svp c marzouki qui gagne et c nous qui perd, et zargouni quoi qu'il fasse de manipulation et de falsification ne va rien changer. ... les tunisien commence à nous détester et tourner vers marzouki malheureusement. Enfin ce qu'il a dit marzouki oui c vrai très vrai même. bourguiba l'a dit, sebssi l'a dit w ibn khaldoun l'a dit et notre vérité le confirme
Cherchons l'adversaire capable de vaincre MMM... ou tout autre IZNOGOUD affamé de Pouvoir
Moncef
| 14-02-2017 23:14
Votre constat, j'y adhère.
Vos remèdes, beaucoup moins car ils me semblent contre-productifs.
La machine judiciaire est impuissante pour les raisons suivantes: :
1/ La justice est trop lente: (Prenez Sarko: il est encore libre°...
2/ La justice est trop "corruptible":: la moindre imprécision dans le dossier sera exploitable par des avocats ... le manque de preuves irréfutables plongera le procès dans les méandres des textes de loi... les appartenances partisanes inciteront des influences diverses et/ou des corruptions indétectables...
3/ La justice est trop "régicide" pour la plupart des tunisiens: on n'attaque pas LE PRÉSIDENT de La République.
4/ Ses troupes, CPR en tête, sont des partisans convaincus... à la limite du fanatisme... plus il est dénigré..., plus il sera vénéré... et en plus, aucune preuve matérielle tangible ne sera déterminante pour le discréditer.
5/ Les électeurs de NAHDHA prendront cette fois partie POUR MMM Ils sont tellement dépités par la détestation viscérale qu'ils ressentent de la part des Nidaïstes (détestation stupide et injustifiée... envers 25% de notre population... Heureusement que le Big Boss BCE a su être réellement bourguibiste sur ce coup-là...en en faisant des alliés selon leur poids politique au BARDO)

Donc la machine judiciaire ne donnera aucun résultat.
Par contre, nous avons un délai de 2 ans pour trouver notre "chevalier", celui qui va le contrer,... argument contre argument... effet d'annonce contre effet d'annonce... un verset contre un autre verset.... nos vérités contre ses mensonges...
Nous avons 2 ans pour trouver la personne qui, comme BCE l'avait fait, saura fédérer les troupes... saura crédibiliser le VOTE UTILE... saura accomplir le miracle de 2014
Et si, par malheur, nous n'arrivons pas à dénicher ce LEADER, on ne pourra rien reprocher à personne... et alors notre Tunisie devra subir les années de noire législature (une... peut-être même 2 législatures)... en attendant que ce chef se construise et se manifeste... enfin!
Vous devez vous dire que j'exagère!
Vous pensez que nous ne tomberons pas aussi bas!
Que la Tunisie de BOURGUIBA ne se laissera pas embobiner!
Ouvrez les yeux... et regardez du côté de TRUMP... de Marine Le Pen... les populistes démagogues ont le vent en poupe... et ce malgré le combat héroïque de Hillary Clinton... malgré l'aide de Bernie SANDERS... malgré l'aide de Barack et Michelle OBAMA... malgré l'aide de toutes les grosses pointures Démocrates (Kennedy et consorts...)... et surtout malgré l'aide quotidienne et soutenue de CNN et du New York Times
Les troupes de TRUMP étaient fanatisées...soudées... inébranlables.
Plus TRUMP était politiquement et humainement "atroce", et plus ses électeurs l'adoraient... plus ils redoublaient de punch pour faire du forcing- du porte à porte... du harcèlement parfois.
Donc, comme tu le dis si bien, il prendra sa revanche, et lui ne perdra pas de temps pour déchirer la classe politique sortante par des procès à tout bout de champs... L'I.V.D va reprendre du service.

J'oubliais le plus important.
Je vous garantis que, s'il se représente et que nous n'avons pas une grosse pointure de "fils ou fille de p...," à faire monter sur le ring, la plupart des hommes et femmes politiques d'aujourd'hui... opportunistes comme tout politicien sait le devenir... tous le rejoindront... lui trouveront toutes les qualités requises... sans oublier sa garde rapprochée... plus populiste que le roi lui-même... qui saura le faire briller.

Hillary CLINTON a quand-même perdu la course... il nous faut dénicher la perle rare: expérimenté dans la chose publique...croyant... pédagogue...honnête... et encore une fois, "fils de p..." au sens noble du terme.

Ma petite conclusion: nous avons une ultime occasion pour dénicher cette personne, nous devrions la saisir... il va y avoir un défilé de casting de folie au cours duquel plusieurs citoyens vont se jeter dans l'arène... ils vont devoir parler pour convaincre... bouger pour rencontrer la Tunisie profonde... ils vont se dévoiler... lors des campagnes électorales pour les municipales.

Si cette Tunisienne ou ce Tunisien existe, elle/il sortira sa tête de la foule...
- Son profil devra contrer les populistes (M.M.M... Hechmi HAMDI....sans oublier les autres schtroumpfs malades de pouvoir sans en avoir le mérite ni la carrure comme les HCE fils de... M.MARZOUK... R.BELHAJ... et 12 millions d'autres probables candidats tunisiens )
- Son charisme devra transmettre (au peuple justement) son "amour du peuple", un amour total- sincère- désintéressé (F. HACHED: ouhibbouka Ya Chââb)
- Sa culture devra nous redonner la fierté d'être "son peuple".
-Ses compétences devront nous tranquilliser qu'il y a un pilote dans l'avion.

Je sais... je sais... perle rare!!! Introuvable!

Un autre Habib BOURGUIBA en quelque sorte... ou alors un Farhat Hached... ou même un Salah Ben Youssef (Allah Yarahmhoum !!! Et dire qu'ils doivent être ensemble à nous juger)

On peut rêver, non??? ... c'est gratuit.






L'arroseur arrosé
Cemka
| 14-02-2017 22:50
Tiens, toi aussi tu es toné dans le piége
Attends là cher Nizar, les "accords de Paris" prévoient qu'aucune poursuite ne sera effectuée contre Ghannouchi, sa secte Ennahdha, le CPR et son Tarour Marzouki. C'est la justice de Bhiri, solidemment implantée, qui régie la Justice de notre pays.
Carthage Libre
| 14-02-2017 13:08
C'est ce qu'il aurait fallu faire, évidemment! La présidence et d'autres organismes regorgent de preuves contre Ennahdha et le CPR et ses chefs. Mais je dois avouer quelque chose ; Ghannouchi avec sa smalla bhiri, chleka, chourou et toute sa cohorte, sont tellement impliqués dans des affaires très graves, qu'ils ont pris la peine et le génie (parcequ'il faut le dire) d'imposer le silence au futur président, avec au passage un "silence radio" pour Marzouki, car le Fou s'il n'avait pas été intégré dans la "feuille de route" des accords de Paris, aurait dévoilé toutes les graves affaires qu'il détient à propos d'Ennahdha ; donc c'est donnant-donnant, et tout ce beau monde qui pue a la paix...en attendant leur retour au pouvoir...

Et là je te rejoins sur une chose...Quand ils revciendront aux affaires, ils ne feront AUCUN cadeau à Béji, son fils, Nida et tout le reste, croyez moi, car ils ne sont pas faibles comme eux.

Ils regretteront amèrement de ne pas avoir des couilles pour les mettre devant le fait accomplie, devant la justice même bhirienne qui sera obligée de traiter tous ces dossiers, en prenant à témoin le peuple tunisien au cas où "classement sans suites".
Très bonne analyse, sauf ?
Amor
| 14-02-2017 10:56
Très bonne analyse, monsieur Nizar Bahloul, sauf que vous semblez ignorer que la justice a été détruite au lendemain du 14/01/2011.
La justice que vous évoquez, monsieur, a connu un mouvement de politisation accrue au lendemain de la révolution du "jasmin". Elle est noyautée par divers partis, lobbies et associations, dont celui de Moncef Marzouki.
Cette justice, sur laquelle vous semblez compter, pour arrêter tout abus du genre, compte parmi ses leaders, des personnalités, qui sans les citer, semblent aussi dérangées que Marzouki.
M.Nizar, la machine de destruction du pays, de ses instituions névralgiques, dont les appareils judiciaires et sécuritaires, et de toute l'administration, ainsi que les atteintes à l'honorabilité des commis de l'État et par conséquent de la nation et de son peuple se fait à tous les coins de rue mettant en péril l'essence même de l'État pour mener, in fine, à la paralysie du pays.
Le dénigrement de l'État, de ses commis et de son peuple, tous traités de corrupteurs et de corrompus, coute cher au pays, en termes de notation, empêche les investissements, tant intérieur qu'extérieur, de redémarrer et conduit le pays vers la ruine.
L'État s'adonne, par les lois iniques et démesurées qu'il est en train de se doter, toutes dirigées contre l'administration et ses commis, à de l'auto flagellation. Il n'est même pas capable de s'auto ressaisir pour empêcher la paralysie de l'administration, une administration qui a continué, quand même, à travailler en dépit de la décapitation dont elle a fait l'objet.
La politique désastreuse de communication de l'État et son action, dans le domaine législatif, ainsi que l'inconscience de certains élus du peuple proférant des accusations à tout bout de champ contre des ministres et des fonctionnaires, donnent l'impression qu'il y a un terroriste, un corrupteur et un corrompu à tous les coins de rue.
Est-ce comme ça que Si BEJI veut redorer le blason de l'État ? Allah Yehdi !
article indigest
stanislas
| 14-02-2017 09:38
Dommage car le sujet est intéressant mais l'auteur se noie (et le lecteur aussi) dans les détails,les répétitions et les longueurs,si bien qu'on ne sait plus ce qu'il a voulu nous dire.
Pour une fois que Marzouki profère quelque chose de sensé
Nephentes
| 14-02-2017 08:09
Le torrent de réactions indignées émanant de toutes nos bonnes âmes vertueuses ne peut que faire rire

C'est vraiment de la tragi-comédie

car enfin qu'a dit Marzouki qui ne correspond à la réalité de notre société d'abrutis schizophrènes ?

Encore une illustration de la lucidité et du courage admirable de la meute de minable censée représenter mon Pays
Mauvais calcul
Givago
| 14-02-2017 07:27
L'ancien,l'ex (ce lui qui n'à jamais était élu)doit boire du petit lait maintenant que tous le monde parle de lui,c'est une faute magistrale de le suivre dans ses loufoqueries, pour le faire taire et lui faire passer des nuits blanches,il faut l'attaquer sur son bilan,sur ses casseroles qu'il traînent, ses financements douteux,ses accointances avec les LPR,le dossier BAGHDADI MAHMOUDI,les fraudes aux élections de 2014,et surtout d'o' viens le budget du CPR et IRADA.sur ce point l'exemple de Sarkozy et ses compagnes électorales d'o' il ne s'en sort pas.avec ce genre d'énergumène et pour le faire raser les mûres, il n'y as que la justice qui peut lui faire mordre la poussière.
Cher Nizar ...
Tounsi horr
| 13-02-2017 23:21
... il ne faut jamais frapper un cadavre
... La meilleure réponse à ce conard est de l'ignorer et de ne plus évoquer son nom
... plus on en parle, plus il est valorisé
... l'ignorer, l'ignorer, l'ignorer
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