alexametrics
A la Une

Ridha Belhaj, encore un que Hafedh Caïd Essebsi a fait fuir !

Ridha Belhaj, encore un que Hafedh Caïd Essebsi a fait fuir !

 

En matière de scandales, Nidaa Tounes et ses dirigeants ont battu des records. Ce n’est pas la dernière décision concernant le gel de Ridha Belhaj, et les réactions qui ont suivi, qui diront le contraire. Cette décision du comité politique, ou plus précisément du président du comité Hafedh Caïd Essebssi, a confirmé les bruits qui couraient autour du différend entre les deux hommes.

 

Le conflit entre le président du comité politique de Nidaa Tounes et le coordinateur général, Ridha Belhaj, a commencé depuis le début des préparatifs du congrès électif du parti. Tout le monde parlait de tensions, mais personne n’a confirmé l’existence d’un réel différend entre les deux hommes. Mais à trop vouloir étouffer l’affaire, elle a fini par éclater au grand jour à travers le communiqué publié dans la soirée par Hafedh Caïd Essebsi. Le comité politique, a donc, décidé de geler l’adhésion de Belhaj du parti, ainsi que ses activités au sein de toutes les structures du parti. Son dossier sera soumis à la commission du règlement pour examen. Motif ? Il est accusé de « dépassements graves avec preuves irréfutables à l’appui ».

 

Sitôt cette décision annoncée, la réaction du coordinateur général du parti n’a pas tardé à venir. Ridha Belhaj a fait le tour des médias pour commenter cette décision. Cette fois-ci, il est clair qu’il n’a pas mâché ses mots. Il a étalé le linge sale du parti et tout ce qui se trame dans les coulisses d’une manière assez crue et directe.

A commencer, Ridha Belhaj a considéré que le gel de son adhésion est « illégal » dans la mesure où le comité politique n’est pas habilité à prendre une telle décision. Il est allé encore plus loin, en affirmant que Hafedh Caïd Essebsi est « un véritable danger pour le pays » et que son éviction, ainsi que celle de sa bande, est un devoir national. « Je défendrai cela. Hafedh a terriblement nui au pays et au parti ».

Ne s’arrêtant pas là, il a abordé le rôle du président de la République, Béji Caïd Essebsi dans cette situation. « Il est inadmissible que Béji Caïd Essebsi prenne le pays en otage, pour les beaux yeux de son fils. Il faut dire qu’il est complètement sous l’influence de quatre personnes : son fis Hafedh, sa belle-fille Rym, Ons Hattab et une quatrième femme, dont je préfère ne pas citer le nom ! ». Ainsi, il a exprimé son refus total de l’ingérence de la famille dans les affaires du parti, donnant l’exemple de Rym Caïd Essebsi qui prend le contrôle de la page officielle du parti et « décide de ce qui doit y figurer au gré de ses humeurs ».

 

Il faut dire que Ridha Belhaj n’est pas à sa première éjection du parti, il a déjà été viré de Nidaa Tounes en 2016 sur ordre, là encore, de Hafedh Caïd Essebsi. Cependant, il a été question qu’il réintègre le parti pour renforcer ses rangs, au moment où la guerre entre le fils protégé et le chef du gouvernement, Youssef Chahed était à son apogée. Mais la lune de miel a été de courte durée, et rapidement les conflits ont refait surface. Persuadé que Nidaa Tounes pourrait réunir une grande partie de ceux qui l’ont quitté avec le départ de Hafedh Caïd Essebsi, Ridha Belhaj a préconisé la mise en place d’une direction provisoire jusqu’à la tenue du congrès du parti. Sauf que cette proposition a fortement déplu à Hafedh Caïd Essebsi et ses proches, qui préfèrent garder la mainmise sur les structures du parti. La tenue d’un congrès électif intègre et transparent pourrait ne pas être en leur faveur puisque la partie n’est pas gagnée d’avance.

Aujourd’hui même, Ons Hattab indique que Ridha Belhaj a été gelé pour dépassement graves avérés. Selon elle, il aurait tenu des réunions « parallèles » pour faire pression sur la commission chargée des préparatifs du Congrès. Sauf que ses propos ont été formellement démentis par le président de la commission, Ridha Charfeddine, qui a affirmé que la commission n’a subi aucune pression, appelant toutes les parties à « laisser les choses suivre leur cours de manière naturelle ».

 

En tout état de cause, ce dernier épisode du feuilleton de Nidaa Tounes, ne servira en aucun cas les intérêts le parti, notamment en cette année électorale. Malgré toutes les tentatives de réformes et de sauvetage, « le fiston » demeure déterminé à détruire l’œuvre de son père. Avec son entêtement et son obstination, Hafedh Caïd Essebsi a réussi à faire fuir tous les constituants de Nidaa Tounes, l’unique force qui a été capable de détrôner Ennahdha en 2014. Il est, également, à soulever que le fils n’aurait jamais pu poursuivre sa démarche sans l’appui tacite de son père. Béji Caïd Essebsi, en épaulant son fils, et succombant à ses caprices en a déçu plus d’un. Le locataire de Carthage, qui a eu le mérite de réunir plus d’un million d’électeurs en 2014, est voué à sortir par la petite porte s’il ne parvient pas à mettre un terme aux désidératas de son fils.

 

 

Sarra HLAOUI

Votre commentaire

(*) champs obligatoires

Conditions d'utilisation

Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction. La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.

Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.

Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

Commentaires (8)

Commenter

TATA
| 16-02-2019 21:35
Afin d'oublier la médiocrité des deux personnages de l'article ci-dessus, Je vous propose de regarder plutôt la vidéo sur L'illusion de la réalité sur Youtube:
https://www.youtube.com/watch?v=D98515e-oKU

soussi
| 16-02-2019 15:48
Et il croit qu il sera élu les prochaines élections notre cher Président croit au père noel avec un fils pareil
quand est ce qu il va se réveiller ?
trop tard

houda
| 16-02-2019 13:48
la poubelle lui et son pere qui a vendu le pays aux islamistes c est le pere qui a cause le desastre des tunisiens apres 2014 il ne faut pas le laisser faire ce hafzdh n est qu un ***apres tout

antireligion
| 16-02-2019 11:05
tunisiens détrompez vous le régime dans le pays n'a rien à avoir avec la vraie démocratie qui donne le pouvoir au peuple mais ça c'est une monarchie présidentielle comme en France et ailleurs .... sachez que les politiciens ne sont pas aussi bête que ça ils ne laisseront jamais le dernier mot au peuple .une fois que ce peuple installe un président sur le trône dans un beau palais il ne lui reste (le peuple) qu'a fermé son clapet

Barg-ellil
| 15-02-2019 21:25
Les passionnés de séries télévisés doivent se régaler avec Nidâa . Tous les ingrédients sont réunis
trahison, conflit ,réconciliation , vengeance ,re-conflit re-réconciliation , séparation, retrouvaille etc....etc
Et J.R. alias H.C.E nous gratifie chaque jour d'un
nouveau rebondissement .

abc
| 15-02-2019 21:00
Quand vous parlez de l'influence de 4 personnes, en citant 3 et en taisant le nom de la "Quatrième femme", cela suppose que les 4 personnes concernées sont toutes de femmes '?'. Hafoudh est bien assimilé et bien entouré aussi !!!

maamar
| 15-02-2019 20:38
Parfaitement logique que BAJBOUJ pistonne son fiston...Belhadj attend l' occasion inespérée de bouffer l'un des deux sans rémission ...n'est ce pas

Amir
| 15-02-2019 20:04
Honteux, ces problèmes qui agitent Nidaa Tounès ! Le 14 janvier 2011 n'a rien changé puisqu'après subi l'omnipotence de la femme du dictateur Ben Ali, voici que nous subissons celle du fils du président actuel et de son entourage féminin proche. Si on considère les 2 plus grands partis, nous avons le choix entre Ennahdha ou Nidaa, autrement dit, entre la peste et le choléra.

A lire aussi

La Tunisie célèbre sa fête de l’Indépendance, le mercredi 20 mars. Evénement marquant de l’Histoire

19/03/2019 19:59
8

La conférence de clôture du projet Solid s'est tenue à Bruxelles le 14 mars 2018 et a permis de

18/03/2019 19:59
3

L’opinion publique tunisienne a été récemment ébranlée par l’affaire de l’instituteur de Sfax

17/03/2019 15:59
3

Le décès des nourrissons à l’hôpital La Rabta ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Outre

15/03/2019 19:59
3

Newsletter