Qui sont les USGN, tueurs de terroristes?

Businessnews.com.tn | publié le 09/08/2017 19:59

 

Qui sont ces hommes qui traquent les terroristes jusque dans leurs cachettes les plus improbables ? Comment procèdent ces hommes entrainés à faire face aux situations explosives au détriment de leur vie ? Ces hommes, dont les réussites incontestables ces dernières années, ont épargné à la Tunisie des drames certains. Ils continuent à protéger la patrie et de leurs succès dépend la stabilité du pays.


 

Mardi 8 août 2017, on apprenait l’élimination de deux terroristes à Kasserine après une embuscade tendue par les Unités spéciales de la Grade nationale (USGN). La dernière opération stratégique s’est déroulée à Djebel Bireno se basant sur un long travail de reconnaissance mené par les services de renseignement relevant de la Garde nationale. Outre les deux terroristes abattus, un troisième élément a été capturé à l’aube de ce mercredi.

Cette opération menée à bien, coïncide avec la publication par des daechiens d’une vidéo montrant l’assassinat du berger Khalifa Soltani. Une manière pour les terroristes de maintenir, justement, la terreur, mais c’était sans compter sur la détermination de nos unités qui ont asséné un nouveau coup dur à ces individus retranchés dans les montages.

L’un des terroristes abattus n’est autre que le chef de Katibat Okba Ibn Nafaâ à Jendouba, et l’un des principaux dirigeants d’AQMI. D’après nos sources le prénommé  Atef Hannachi  avait joué un rôle stratégique au sein du groupuscule, après l’élimination de Lokman Abou Sakher et de Mourad Gharsalli. Belle prise ! Une nouvelle réussite à inscrire sur la longue liste des succès de l’USGN.

 

C’est en 1980, sous la présidence du leader Habib Bourguiba que cette unité spéciale a vu le jour. L’USGN, anciennement dénommée Commandos de la Garde nationale, a été créée en urgence en réponse aux « événements de Gafsa », lorsqu’un commando a mené une attaque contre le régime et s’est emparé de la caserne de la ville. C’est le pendant de la brigade antiterroriste relevant de la sûreté nationale qui opère uniquement en zone urbaine. L’USGN intervient, comme son nom l’indique, dans les zones sous juridiction de la Garde nationale, notamment les zones rurales. Sollicités autant que les unités de la BAT, les agents de cette brigade d’élite sont au premier front de la lutte contre le terrorisme. Leur devise : « Vaincre ou mourir ».

La direction de cette force spéciale est basée à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Tunis à l’Ecole de la Garde nationale de Bir Bouregba. L’unité regroupe trois brigades différentes mais bien évidemment  complémentaires : la Brigade nationale d’intervention en garnison à Bir Bouregba, la Brigade régionale de commandos et la Brigade de neutralisation d'explosifs, toutes deux en garnison dans chacune des casernes de la Garde nationale sur l'espace national.

 

Ces hommes sont l’élite de la Garde nationale. Chaque année, seulement une cinquantaine de candidats sont admis sur des centaines d’agents hautement qualifiés. Après la sélection, les candidats retenus doivent suivre des tests psychologiques renouvelables et une formation intensive et rigoureuse dans toutes les spécialités. Au cours de leur entrainement, des séances de tirs et d’interventions de jour comme de nuit. Ils doivent faire preuve de beaucoup de patience et résister à des conditions difficiles.

L’USGN est structurée sur le modèle des Navy Seals américains avec lesquels elle entretient une collaboration soutenue. D’ailleurs, les uniformes de ses agents sont très proches de l’unité US. Il s’agit en l’occurrence de la tenue de camouflage MultiCam de la Marine américaine. Un camouflage qui s'adapte à quasiment tous les types de terrain et toutes les saisons. Ses combattants bénéficient d’équipements sophistiqués et portent des appareils à la pointe de la technologie pour mener à bien leurs missions.

 

Depuis 2011, les hommes de cette force spéciale ont participé à pas moins de 265 opérations antiterroristes. Figurent dans leur tableau de chasse plusieurs réussites décisives dans la guerre que mène la Tunisie contre le fléau terroriste.

En février 2014, ce sont les hommes de l’USGN qui étaient derrière le succès de l’opération de Raoued. Pendant deux jours, ils cernent une maison où sont retranchés des terroristes. Une opération spectaculaire au cours de laquelle plusieurs fusillades opposent les agents aux terroristes. Bilan : un membre de l’unité, le sergent Atef Jabri âgé de 29 ans trouve la mort, alors que sept terroristes sont abattus et un autre fait prisonnier. Parmi les terroristes éliminés figure Kamel Gadhgadhi, premier suspect dans l’assassinat de Chokri Belaid et deux autres qui avaient tué des soldats au Mont Châambi.

En octobre de la même année, les USGN participent à l’opération de Oued Ellil, menant l’assaut contre une maison où plusieurs terroristes se sont repliés. Opération délicate puisque des enfants se trouvaient en compagnie des terroristes. Le sergent à l’unité spéciale de la Garde nationale, Achref Ben Aziza, est tombé en martyr. Six terroristes sont abattus dont cinq femmes. Une cellule qui planifiait des attaques a été démantelée.

En mars 2015, l’unité a tendu une embuscade aux chefs de Katibat Okba qui s’étaient déplacés à Gafsa. C’est l’opération de Sidi Aich ayant abouti à l’élimination de Lokman Abou Sakhr et de huit de ses complices. Ce groupe, à leur tête Abou Sakhr, étaient les principaux responsables des attaques menées contre nos militaires au Mont Châambi.

 

Bien d’autres victoires ont été accomplies par l’Unité spéciale de la Garde nationale. Avec la BAT et le Groupe des commandos de l’Armée nationale, ces brigades constituent un rempart solide contre les avancées des terroristes sur le sol tunisien.

Aujourd’hui, ils restent en première ligne face à un ennemi qui perd certes du terrain, mais qui, aux abois, peut se révéler plus dangereux que jamais.

 

Ikhlas Latif

Qui sont les USGN, tueurs de terroristes?

publié le 09/08/2017 19:59

 

Qui sont ces hommes qui traquent les terroristes jusque dans leurs cachettes les plus improbables ? Comment procèdent ces hommes entrainés à faire face aux situations explosives au détriment de leur vie ? Ces hommes, dont les réussites incontestables ces dernières années, ont épargné à la Tunisie des drames certains. Ils continuent à protéger la patrie et de leurs succès dépend la stabilité du pays.


 

Mardi 8 août 2017, on apprenait l’élimination de deux terroristes à Kasserine après une embuscade tendue par les Unités spéciales de la Grade nationale (USGN). La dernière opération stratégique s’est déroulée à Djebel Bireno se basant sur un long travail de reconnaissance mené par les services de renseignement relevant de la Garde nationale. Outre les deux terroristes abattus, un troisième élément a été capturé à l’aube de ce mercredi.

Cette opération menée à bien, coïncide avec la publication par des daechiens d’une vidéo montrant l’assassinat du berger Khalifa Soltani. Une manière pour les terroristes de maintenir, justement, la terreur, mais c’était sans compter sur la détermination de nos unités qui ont asséné un nouveau coup dur à ces individus retranchés dans les montages.

L’un des terroristes abattus n’est autre que le chef de Katibat Okba Ibn Nafaâ à Jendouba, et l’un des principaux dirigeants d’AQMI. D’après nos sources le prénommé  Atef Hannachi  avait joué un rôle stratégique au sein du groupuscule, après l’élimination de Lokman Abou Sakher et de Mourad Gharsalli. Belle prise ! Une nouvelle réussite à inscrire sur la longue liste des succès de l’USGN.

 

C’est en 1980, sous la présidence du leader Habib Bourguiba que cette unité spéciale a vu le jour. L’USGN, anciennement dénommée Commandos de la Garde nationale, a été créée en urgence en réponse aux « événements de Gafsa », lorsqu’un commando a mené une attaque contre le régime et s’est emparé de la caserne de la ville. C’est le pendant de la brigade antiterroriste relevant de la sûreté nationale qui opère uniquement en zone urbaine. L’USGN intervient, comme son nom l’indique, dans les zones sous juridiction de la Garde nationale, notamment les zones rurales. Sollicités autant que les unités de la BAT, les agents de cette brigade d’élite sont au premier front de la lutte contre le terrorisme. Leur devise : « Vaincre ou mourir ».

La direction de cette force spéciale est basée à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Tunis à l’Ecole de la Garde nationale de Bir Bouregba. L’unité regroupe trois brigades différentes mais bien évidemment  complémentaires : la Brigade nationale d’intervention en garnison à Bir Bouregba, la Brigade régionale de commandos et la Brigade de neutralisation d'explosifs, toutes deux en garnison dans chacune des casernes de la Garde nationale sur l'espace national.

 

Ces hommes sont l’élite de la Garde nationale. Chaque année, seulement une cinquantaine de candidats sont admis sur des centaines d’agents hautement qualifiés. Après la sélection, les candidats retenus doivent suivre des tests psychologiques renouvelables et une formation intensive et rigoureuse dans toutes les spécialités. Au cours de leur entrainement, des séances de tirs et d’interventions de jour comme de nuit. Ils doivent faire preuve de beaucoup de patience et résister à des conditions difficiles.

L’USGN est structurée sur le modèle des Navy Seals américains avec lesquels elle entretient une collaboration soutenue. D’ailleurs, les uniformes de ses agents sont très proches de l’unité US. Il s’agit en l’occurrence de la tenue de camouflage MultiCam de la Marine américaine. Un camouflage qui s'adapte à quasiment tous les types de terrain et toutes les saisons. Ses combattants bénéficient d’équipements sophistiqués et portent des appareils à la pointe de la technologie pour mener à bien leurs missions.

 

Depuis 2011, les hommes de cette force spéciale ont participé à pas moins de 265 opérations antiterroristes. Figurent dans leur tableau de chasse plusieurs réussites décisives dans la guerre que mène la Tunisie contre le fléau terroriste.

En février 2014, ce sont les hommes de l’USGN qui étaient derrière le succès de l’opération de Raoued. Pendant deux jours, ils cernent une maison où sont retranchés des terroristes. Une opération spectaculaire au cours de laquelle plusieurs fusillades opposent les agents aux terroristes. Bilan : un membre de l’unité, le sergent Atef Jabri âgé de 29 ans trouve la mort, alors que sept terroristes sont abattus et un autre fait prisonnier. Parmi les terroristes éliminés figure Kamel Gadhgadhi, premier suspect dans l’assassinat de Chokri Belaid et deux autres qui avaient tué des soldats au Mont Châambi.

En octobre de la même année, les USGN participent à l’opération de Oued Ellil, menant l’assaut contre une maison où plusieurs terroristes se sont repliés. Opération délicate puisque des enfants se trouvaient en compagnie des terroristes. Le sergent à l’unité spéciale de la Garde nationale, Achref Ben Aziza, est tombé en martyr. Six terroristes sont abattus dont cinq femmes. Une cellule qui planifiait des attaques a été démantelée.

En mars 2015, l’unité a tendu une embuscade aux chefs de Katibat Okba qui s’étaient déplacés à Gafsa. C’est l’opération de Sidi Aich ayant abouti à l’élimination de Lokman Abou Sakhr et de huit de ses complices. Ce groupe, à leur tête Abou Sakhr, étaient les principaux responsables des attaques menées contre nos militaires au Mont Châambi.

 

Bien d’autres victoires ont été accomplies par l’Unité spéciale de la Garde nationale. Avec la BAT et le Groupe des commandos de l’Armée nationale, ces brigades constituent un rempart solide contre les avancées des terroristes sur le sol tunisien.

Aujourd’hui, ils restent en première ligne face à un ennemi qui perd certes du terrain, mais qui, aux abois, peut se révéler plus dangereux que jamais.

 

Ikhlas Latif

Commentaires (21) Commenter
Il faut d'abord les arrêter les juger est s'il le faut les refouler vers leurs pays et les pays qui leur ont appris le terrorisme.
takilas
| 14-08-2017 10:54
Aucun jugement n'a été à ce jour n'a été étonnement prononcé à leur encontre.
Pourtant, ils circulent en toute liberté, sont devenus civilisés ce en ayant appris (ces va nus pieds) à porter des costumes et des cravates.
"Un bédouin dans la capitale ".
Bravo à vous les gars...
Pit
| 11-08-2017 13:51
...à quand l'assaut à la forteresse de Montplaisir !
Assainir, épurer
belko
| 11-08-2017 08:07
Bravo les assainisseurs et épurateurs, pas les tueurs, mot à connotation criminelle.

Bravo et tous les soutiens pour ces hommes braves et si utiles en ces temps infectés.
Qui sont les USGN
Lamlouma
| 10-08-2017 19:09
Vous êtres notre fierté Rabbi yahfathkom et paix aux âmes des martyrs.
TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES
bouglagem
| 10-08-2017 18:26
La patrie est grandement reconnaissante
à ses hommes pour leur courage,leur bravoure et leur patriotisme
Correction !!
MT
| 10-08-2017 16:10
vos patriotes vous aiment !
Vous êtes le rempart contre ces OBSCURANTISTES.
EL OUAFI
| 10-08-2017 16:01
Avec l'aide de Dieu, la Tunisie possède une Elite de ses enfants pour la protège de cette horde aux esprits colmatés, la relève est présente pour relever le défi et VAINCRE CES mal-rasés ! Manai)
Un grand bravo,et Rabi m3akom
MT
| 10-08-2017 15:15
Tant que vous existez,la Tunisie,libre,démocrate, existera,votre et notre amour à la Tunisie vaincra,les terroristes,les traîtres,les destructeurs,les corrompus et les mafieux de toutes sortes !vos patriotes vous aimes!!!
Une stratégie d'investissement sélectif de la part de l' état !
Tounsi blid
| 10-08-2017 13:50
Aujourd'hui en Tunisie , l'argent manque et ce n'est pas les 1.5 milliards d'euros que se partagent le ministère de l' intérieur et de la défense qui vont nous permettre d'avoir une sécurité solide à l' occidentale - ( ex ;budget défense portugal 3 milliards euros par an
pour 11 millions d'habitants )
par contre l' Etat tunisien préfère concentrer ses moyens sur des unités professionnelles aguerris comme
la BAT- LA BNIR- L'USGN- UCGN - LE GIP/SOGP ET LES GFS DE L'ARMEE
qui ont le matériel -et la formation pour
travailler dans le Dur !.....
tayia tounes !
La porte du salut est ouverte à moitié, mais on n'a pas quitté la zone de turbulence.
rz
| 10-08-2017 13:21
Il ne faut pas que ces colosses antiterroristes et première ligne de défense de notre pays, tombent sous le joug des islamistes si par malheur sont arrivés au pouvoir par le laxisme manifeste de citoyens qui se dérobent face à leur devoir le jour d'élection.Car les islamistes ont leurs milices propres, on les a vu, non pour mater les terroristes, car se sont des cousins sinon ils se confondent, mais pour mettre au pas les citoyens autres qu'islamistes.
Restons vigilants et prêts à défendre notre PATRIE des mercenaires islamistes aux agets.
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