Non les médecins n’ont pas gagné… les journalistes non plus !

Businessnews.com.tn | publié le 18/04/2017 15:59
Par Synda Tajine,

Hier, la communauté médicale s’est emballée à la suite de la nouvelle de la libération du médecin anesthésiste Slim Hamrouni et du technicien de santé Salah Abdellaoui. Une bonne nouvelle ! Les deux hommes qui ont été, en première instance, condamnés à un an et six mois de prison ferme viennent d’être libérés grâce à un jugement rendu en appel.

Depuis février, ils ont été soupçonnés d’avoir entrainé la mort accidentelle d’un patient à l’hôpital de Gabès et donc accusés d’ « erreur médicale ». Ils écopent désormais de 6 mois de prison, cette fois avec sursis. Nous n’entrerons pas – comme nous nous sommes toujours abstenus de faire – dans les détails de l’affaire, qui sont de l’unique ressort de la justice. Mais un 6 mois de prison avec sursis est-il une victoire pour les médecins tunisiens qui se sont réjoui hier d’un tel verdict ? Evidemment que non.

 

Les arrestations du médecin anesthésiste de l’hôpital de Gabès et de la jeune résidente du CHU de Sousse ont défrayé la chronique et suscité de nombreux débats dans la presse, dans les cercles médicaux et politiques. Mais le risque que toute cette effervescence fonde comme neige au soleil, aussitôt tout le monde libéré, est grand. Il ne s’agit pas d’en parler, il s’agit de fixer des règles. De protéger tout ce beau monde contre les aléas thérapeutiques et médicaux qu’il subit chaque jour. Autant les médecins qui s’exposent à l’envers de leur métier afin de soigner les patients, autant les patients qui sont obligés de subir les risques de tout traitement médical, n’ayant pas d’autre choix.

Le corporatisme médical, malgré tout ce qu’on pourra (et ce qu’on a déjà dit dessus) s’est avéré efficace dans le sens où il a propulsé cette affaire sur le devant de la scène. Si on n’a fait qu’en parler durant de nombreuses semaines, les médecins sont aussi devenus le bouc émissaire d’une certaine justice qui n’a pas supporté qu’on critique son travail. Sept médecins sont convoqués pour outrage à magistrat, dont le professeur Douagi qui a été très actif pour défendre ses pairs depuis le jour où ils ont été incarcérés et qui a conduit nombre de manifestations des médecins.

Une seule solution à tout ça, pour éviter que les médecins perdent leur temps à se battre contre des moulins à vent et que les patients, malmenés tous les jours, aient un minimum de recours légal. De quoi protéger un praticien dans l’exercice périlleux de sa mission et un patient dans l’expérience, tout aussi périlleuse, des hôpitaux et salles d’opération. Dans une démocratie, même naissante, qui se respecte, comment peut-on accepter encore de laisser des choses aussi délicates que la dignité d’une vie humaine, malmenée au gré des aléas de la vie courante, sans rien pour réglementer et mettre chacun face à ses responsabilités. Une aberration !

 

Pour sauter du coq à l’âne et pour parler d’une autre aberration. Il faudrait que quelqu’un nous explique, enfin, le grand mystère Tunisair. Une société aux grosses difficultés financières et qui peine à retrouver une stabilité, à assurer une qualité de service moyennement humaine et à honorer ses engagements, décide de verser l’argent qu’elle n’a pas en avantages aux journalistes. De quoi nous rappeler la triste histoire des parlementaires qui voulaient des passeports diplomatiques à eux et à leurs familles. L’Etat doit-il payer pour le Disneyland des députés…et de celui des journalistes ?

L’offre est plutôt sympathique si on veut, mais quel intérêt au juste de faire bénéficier les journalistes de 50% de réduction sur leurs vols (de loisir) eux…et leurs familles ? Est-ce pour redorer l’image de la compagnie auprès de journalistes qui n’arrêtent pas de la critiquer ? Journalistes qui font, donc, en tout état de conscience, leur travail et uniquement leur travail ? Ce serait donc de l’argent jeté par les fenêtres. Pour nombre d’entre eux en tout cas. L’argent de qui ? L’argent de l’Etat.

 

Le combat des journalistes aujourd’hui ne passe pas par l’octroi de billets d’avion moins chers et par des voyages dans lesquels le contribuable contribue. Il passe certainement par plus de considération pour la tâche qu’ils effectuent au quotidien. Il devrait aussi passer par de meilleurs salaires, pour ceux qui sont payés des clopinettes pour des journées de travail acharné, mais aussi un meilleur statut. Un statut qui leur apporterait plus de considération et de facilitation dans leur tâche hasardeuse, au quotidien. Que le journaliste, du moins celui qui fait correctement son travail, ne soit plus considéré comme un sbire, un vendu, un propagandiste et un fouteur de trouble, mais comme le professionnel de l’information qu’il est.

Tout comme il n’est pas aisé pour le commun des mortels de faire la différence entre un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral ou de comprendre pourquoi l’appréciation d’un juge a-t-elle conduit à prononcer 6 mois de prison avec sursis au lieu d’un an de prison ferme, il est tout aussi compliqué de comprendre le mode de fonctionnement d’un journal. Les débats houleux qui se passent en conseil de la rédaction et les raisons qui font qu’un thème est traité et non beaucoup d’autres échappent à la majorité de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un journal mais qui se permettent aisément de le critiquer et de lui faire la morale.

Tout comme ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans les bancs d’une faculté de médecine et qui s’érigent en indéniables professeurs critiquant les traitements que leurs médecins leur administrent et les médicaments qu’ils prescrivent. Tout comme ceux qui n’ont aucune notion de droit autre que « la loi ne protège pas les imbéciles », cataloguent les juges comme étant tous, pèle mêle, des corrompus et des vendus.

 

Les conseils de la rédaction ne se ressemblent pas tous et les journalistes et autres, que les masses appellent affectueusement « pseudo journalistes » ou « journalistes de la honte », ne sont pas tous animés par les mêmes agendas, les mêmes principes et les mêmes buts de nuire et de diffamer…

Non les médecins n’ont pas gagné… les journalistes non plus !

Par Synda Tajine, publié le 18/04/2017 15:59

Hier, la communauté médicale s’est emballée à la suite de la nouvelle de la libération du médecin anesthésiste Slim Hamrouni et du technicien de santé Salah Abdellaoui. Une bonne nouvelle ! Les deux hommes qui ont été, en première instance, condamnés à un an et six mois de prison ferme viennent d’être libérés grâce à un jugement rendu en appel.

Depuis février, ils ont été soupçonnés d’avoir entrainé la mort accidentelle d’un patient à l’hôpital de Gabès et donc accusés d’ « erreur médicale ». Ils écopent désormais de 6 mois de prison, cette fois avec sursis. Nous n’entrerons pas – comme nous nous sommes toujours abstenus de faire – dans les détails de l’affaire, qui sont de l’unique ressort de la justice. Mais un 6 mois de prison avec sursis est-il une victoire pour les médecins tunisiens qui se sont réjoui hier d’un tel verdict ? Evidemment que non.

 

Les arrestations du médecin anesthésiste de l’hôpital de Gabès et de la jeune résidente du CHU de Sousse ont défrayé la chronique et suscité de nombreux débats dans la presse, dans les cercles médicaux et politiques. Mais le risque que toute cette effervescence fonde comme neige au soleil, aussitôt tout le monde libéré, est grand. Il ne s’agit pas d’en parler, il s’agit de fixer des règles. De protéger tout ce beau monde contre les aléas thérapeutiques et médicaux qu’il subit chaque jour. Autant les médecins qui s’exposent à l’envers de leur métier afin de soigner les patients, autant les patients qui sont obligés de subir les risques de tout traitement médical, n’ayant pas d’autre choix.

Le corporatisme médical, malgré tout ce qu’on pourra (et ce qu’on a déjà dit dessus) s’est avéré efficace dans le sens où il a propulsé cette affaire sur le devant de la scène. Si on n’a fait qu’en parler durant de nombreuses semaines, les médecins sont aussi devenus le bouc émissaire d’une certaine justice qui n’a pas supporté qu’on critique son travail. Sept médecins sont convoqués pour outrage à magistrat, dont le professeur Douagi qui a été très actif pour défendre ses pairs depuis le jour où ils ont été incarcérés et qui a conduit nombre de manifestations des médecins.

Une seule solution à tout ça, pour éviter que les médecins perdent leur temps à se battre contre des moulins à vent et que les patients, malmenés tous les jours, aient un minimum de recours légal. De quoi protéger un praticien dans l’exercice périlleux de sa mission et un patient dans l’expérience, tout aussi périlleuse, des hôpitaux et salles d’opération. Dans une démocratie, même naissante, qui se respecte, comment peut-on accepter encore de laisser des choses aussi délicates que la dignité d’une vie humaine, malmenée au gré des aléas de la vie courante, sans rien pour réglementer et mettre chacun face à ses responsabilités. Une aberration !

 

Pour sauter du coq à l’âne et pour parler d’une autre aberration. Il faudrait que quelqu’un nous explique, enfin, le grand mystère Tunisair. Une société aux grosses difficultés financières et qui peine à retrouver une stabilité, à assurer une qualité de service moyennement humaine et à honorer ses engagements, décide de verser l’argent qu’elle n’a pas en avantages aux journalistes. De quoi nous rappeler la triste histoire des parlementaires qui voulaient des passeports diplomatiques à eux et à leurs familles. L’Etat doit-il payer pour le Disneyland des députés…et de celui des journalistes ?

L’offre est plutôt sympathique si on veut, mais quel intérêt au juste de faire bénéficier les journalistes de 50% de réduction sur leurs vols (de loisir) eux…et leurs familles ? Est-ce pour redorer l’image de la compagnie auprès de journalistes qui n’arrêtent pas de la critiquer ? Journalistes qui font, donc, en tout état de conscience, leur travail et uniquement leur travail ? Ce serait donc de l’argent jeté par les fenêtres. Pour nombre d’entre eux en tout cas. L’argent de qui ? L’argent de l’Etat.

 

Le combat des journalistes aujourd’hui ne passe pas par l’octroi de billets d’avion moins chers et par des voyages dans lesquels le contribuable contribue. Il passe certainement par plus de considération pour la tâche qu’ils effectuent au quotidien. Il devrait aussi passer par de meilleurs salaires, pour ceux qui sont payés des clopinettes pour des journées de travail acharné, mais aussi un meilleur statut. Un statut qui leur apporterait plus de considération et de facilitation dans leur tâche hasardeuse, au quotidien. Que le journaliste, du moins celui qui fait correctement son travail, ne soit plus considéré comme un sbire, un vendu, un propagandiste et un fouteur de trouble, mais comme le professionnel de l’information qu’il est.

Tout comme il n’est pas aisé pour le commun des mortels de faire la différence entre un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral ou de comprendre pourquoi l’appréciation d’un juge a-t-elle conduit à prononcer 6 mois de prison avec sursis au lieu d’un an de prison ferme, il est tout aussi compliqué de comprendre le mode de fonctionnement d’un journal. Les débats houleux qui se passent en conseil de la rédaction et les raisons qui font qu’un thème est traité et non beaucoup d’autres échappent à la majorité de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un journal mais qui se permettent aisément de le critiquer et de lui faire la morale.

Tout comme ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans les bancs d’une faculté de médecine et qui s’érigent en indéniables professeurs critiquant les traitements que leurs médecins leur administrent et les médicaments qu’ils prescrivent. Tout comme ceux qui n’ont aucune notion de droit autre que « la loi ne protège pas les imbéciles », cataloguent les juges comme étant tous, pèle mêle, des corrompus et des vendus.

 

Les conseils de la rédaction ne se ressemblent pas tous et les journalistes et autres, que les masses appellent affectueusement « pseudo journalistes » ou « journalistes de la honte », ne sont pas tous animés par les mêmes agendas, les mêmes principes et les mêmes buts de nuire et de diffamer…

Commentaires (10) Commenter
responsabilite medicale
tout
| 21-04-2017 22:08
La pratique médicale est en permanence exposée au risque d'erreur ou de faute. C'est la raison pour laquelle tout médecin est censé se couvrir contre ce risque en contractant une assurance de responsabilité civile
De la responsbilité civile
saz
| 21-04-2017 21:53
La pratique médicale est en permanence exposée au risque d'erreur ou de faute. C'est la raison pour laquelle tout médecin est censé se couvrir contre ce risque en contractant une assurance de responsabilité civile. Toute faute ou erreur est relevable de 3 juridictions, pénale, civile et ordinale. Ce qui s'est passé à Gabes me parait grave parce que l'erreur de transfusion compte parmi les plus graves de la pratique médicale. Il ne s'agit pas en effet d'erreur diagnostique qu'on peut attribuer à plusieurs raisons (faute de moyens ou maladie rare par exemple). La détermination d'un groupe sanguin relève de la simple observation visuelle et il ne faut pas 6 ans d'étude pour cela. Dans le cas de Gabes il y a eu mort d'homme (ou d'enfant) et il me semble que cela n'a pas l'air d'émouvoir médecins et journalistes. Si la faute est avérée il n' y a aucune raison à manifester et le Conseil de l'Ordre aurait du communiquer sur le sujet. Il sera d'ailleurs lui même amené à statuer sur ce cas même après la fin de la procédure pénale.A moins qu'il persiste à être aux abonnés absents.
Journaleux...
Herr
| 19-04-2017 13:40
" ...les masses appellent affectueusement « pseudo journalistes » ou « journalistes de la honte »"

Les masses les appellent journaleux ou journalopes et ça va être pire avec le manque de confiance qu'engendre le genre de faveur que fait Airmerguez à la profession.
Rien il faut se spécialiser en journalisme
LOGIQUE
| 19-04-2017 13:19
Rien n'est à dire quand le journaliste ne sait déjà pas la différence entre faute médicale qui peut étre pénale et erreur médicale qui n'a rien avoir avec la prison. Ce qu'il faut c'est tout d'abord un journaliste spécialisé et non un chercheur de charogne.
Seda Tajine réveilles toi!!!
khneji
| 19-04-2017 12:29
Elle nous parle du journalisme !!!je lui rappelle que notre journalisme est classé 223 mondialement!!! est ce le peuple a tort lorsqu'il parle des médias de la honte?
C'est le ministre avec Nida qui sont responsables
jilani
| 19-04-2017 10:18
Ce ministre a fait dégager la PDG Mme Sarra le plus compétente qu'a connu Tunis air pour avoir le champ libre et faire ce qu'il veut. Nida, BCE, HCE sont les plus grands malheurs de ce pays.
A tous les profiteurs
A4
| 18-04-2017 19:26
PAYER !
Ecrit par A4 - Tunis, le 22 Décembre 2015

Ma mère me l'a dit, dès le jour de ma naissance:
"Tu as à payer taxes, impôts et redevances !"
Je suis donc là pour ça et pas pour autre chose
Quitte à me trouver ruiné, victime d'overdose
Overdose de taxes sur des produits surtaxés
Votées par des élus et autres désaxés

Elle m'a dit ça tendrement entre deux tétées
"Rien ne sert de résister et faire l'entêté
Paye mon fils, donne tes sous, paye et repaye encore
Ils vont tout t'ôter, pas besoin de ton accord
Pas besoin de tenter des trucs sans résultat
Pense plutôt à graisser les rouages de l'Etat"



3 "Penses-y", dit-elle un jour où j'étais pensif
En remontant mes bretelles et coiffant mes tifs
"C'est bien à toi de payer pour les fainéants
Les allergiques au travail et les tire-au-flanc
Ceux qui ne servent à rien, qui sont à la marge
Et réclament haut et fort qu'on les prenne en charge"


4 Je me rappelle encore de tous ses bons conseils
De toutes ses histoires précédant mon sommeil:
"C'est à toi de payer quand c'est la sécheresse
Pour des paysans ruinés pour cause de paresse
Et c'est à toi de donner le jour du déluge
A ceux qui dans l'oued ont placé leurs refuges !"



5 Je n'ai rien oublié, sa bonne soupe était tiède
Et moi je tentais de marcher en vrai bipède
Quand me tenant la main elle me dit calmement
Que je dois prévoir l'argent des remboursements
Pour les pseudo héros et autres rescapés
Malades imaginaires et faux handicapés



6 C'est ainsi que je me vois des années après
Prisonnier de leur piège, enlisé, empêtré
Payant pour les autres, et repayant sans cesse
Pour les gugusses vivant aux frais de la princesse
Pour les trafiquants et même les marchands d'armes
Sans avoir sa main pour essuyer mes larmes ...

Tribalisme
A4
| 18-04-2017 18:53
Le ministère des transports accorde à la tribu des journalistes des rabais sur leurs billets d'avion. A toute la tribu: mari, femme, enfants, bonne, cuisinier, jardinier, etc ...
Bravo Senda
Vieux Routier
| 18-04-2017 17:24
Si tout le monde pouvait entendre votre sagesse, on se porterait surement mieux.
Que chacun fasse d'abord ce qu'il est supposé savoir faire et cessons de miner toutes les bonnes volontés, dans toutes les professions. Nous ne faisons que semer le doute sur tout et tout le monde en nous érigeant en juges de la compétence, de la morale et de la probité de tous, sans jamais nous questionner sur les nôtres.
Votre métier est certes dur et ingrat, comme beaucoup d'autres. C'est votre professionnalisme qui fait la différence entre vous et vous garantit une plus ou moins grande écoute et une certaine crédibilité de vos lecteurs.
Dans ce professionnalisme, j'intègre en particulier la préparation minutieuse de vos produits, en vous documentant sur les sujets que vous ne maîtrisez pas et en éclairant vos lecteurs sur la thèse et l'antithèse ...
Désolé, mais je ne vais pas m'y mettre ... mais vous serez d'accord avec moi que les brebis galeuses, il y en a dans tous les métiers ... la bêtise voire le danger est de généraliser à toute une profession et elles sont toutes aussi nobles les unes que les autres.
Bravo encore et bonne continuation.
les passagers decideront
passager
| 18-04-2017 16:54
Tunisair alias Air Peut Etre pourra corrompre a travers des reductions autant de journalistes qu elle voudra, ce sont en fin de compte les passagers qui decideront s ils voudront payer pour les services de Tunisair et non les articles serviles de journalistes corrompus. Se rejouir pour ces reductions c est ternir encore plus l image des journalistes deja ternie
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