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Moncef Marzouki : le gouvernement Laârayedh n'a pas échoué (Vidéo)

Moncef Marzouki : le gouvernement Laârayedh n'a pas échoué (Vidéo)
Comme annoncé plutôt, le président de la République Moncef Marzouki s’est entretenu avec l’artiste et homme de théâtre Raouf Ben Yaghlane en début de soirée du 21 septembre sur la chaîne TNN, autour de quelques questions d’ordre politique, économique, sécuritaire et culturel concernant la Tunisie. Une entrevue que la chaîne nationale a préféré ne pas diffuser.

La démocratie naissante dans le pays et qui peine à s’installer librement a été l’objet d’une première discussion entre les deux protagonistes. Selon Marzouki, la liberté et la démocratie ne sont pas du seul ressort de l’Etat, le peuple devra lui-même y contribuer. Seulement les Tunisiens ne savent pas, précisément « où va-t-on ?» ce qui est selon Marzouki une raison suffisante pour entraver la quête du Tunisien quand à une démocratie libre. Cela étant, le peuple devra selon le président avoir conscience de toutes les embûches qui parsèment le chemin du processus démocratique. Ces dernières se manifestent sur trois plans : le sécuritaire, l’économique et le politique.
Moncef Marzouki a indiqué que, sans exagération, l’état sécuritaire du pays suscite en ce moment l’inquiétude, et ce, notamment à cause de ce qui se passe en Syrie et en Egypte. Le président a averti sur d’éventuelles attaques terroristes en Tunisie, tout en précisant qu'il ne visait pas, par là, à semer la peur chez les Tunisiens.

Marzouki revient également sur la situation économique qu'il juge "paralysée" et affirme que l’année 2014 sera encore pire que cette année en termes d’indicateurs économiques, ce qui n’aide pas l’avancée du processus démocratique.
Quant aux questions politiques, il s’agit d’après le président, des forces destructrices de certaines parties politiques qui empêchent, dans l’essence, l'organisation d'élections. Il a ajouté qu’il suffit de six semaines pour mettre en place l’ISIE, finaliser la rédaction de la Constitution et fixer une date pour les élections législatives et présidentielles. A la suite de quoi, six mois suffiront pour l’élection d’un nouveau gouvernement et c’est là que le flou dans lequel vit tout un peuple prendra fin et la visibilité sera on ne peut plus claire.
A la question fatidique de l’échec du gouvernement en place, Moncef Marzouki a insisté sur le fait qu’il n’y a pas d’échec à constater. Ce gouvernement n’est en place que depuis quatre mois et il n’est pas possible de porter un jugement objectif à cet effet, de plus, les membres de ce gouvernement font tous leurs devoirs sans contestes et quand bien même il existe des faiblesses et des manquements, cela est tout ce qu’il y a de plus normal au vu de la situation fragile du pays après la révolution.
Moncef Marzouki reconnait, à ce titre, les dossiers de corruption non traités et l’absence de développement régional en dépit du budget consacré.

Par ailleurs, Moncef Marzouki a fait le tour d’autres questions comme le terrorisme et la responsabilité de tout un peuple dans la lutte contre ce fléau. Il a également évoqué le problème du chômage en déclarant qu’il existe 130 mille postes d’emploi à pourvoir dans des métiers tels que l’agriculture et que les jeunes diplômés devront y accéder au lieu de préférer investir leurs journées dans les cafés. Il s'est aussi prononcé sur les défaillances du secteur des médias, prônant la liberté de la presse sans aucune limite et soutenant qu’aucun journaliste ne devra être emprisonné.

Vers la fin de l’entrevue Moncef Marzouki s’est dit plutôt optimiste quant à l’avenir de la Tunisie sans manquer de saluer, au passage, le chef du gouvernement actuel Ali Laârayedh.

Nadya B'chir


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Commentaires

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samth
| 23-09-2013 12:21
Cordialement !

Alpiniste
| 23-09-2013 09:16
Mr le Président j'aurais aime tant vous donne la place que vous méritiez mais hélas vous parlez des jeunes qui partent en Syrie mais vous ne pouvez jamais savoir l'impact et les conséquences d'un retour de nos jeunes suit a une décision présidentiel bien entendu vous étiez le premier a encourager de rompre les relations avec le gouvernement de Syrie je suis tout a fait d'accord avec votre position
de point de vue citoyen tous contre la violence et l'injustice mais en tant qu'un Homme politique c'est loin d'être la solution Mr le Président .
Aider les pauvre a gagner leur gain quotidien ,aider la classe moyenne a récupérer l'argent investit tel que" Yosr developemment"aider les élèves de rejoindre leur écoles.
Sauvez le peu qu'il y'as et arrête de parler SVP .
On a besoin d'une action digne d'un vrai patriote.

Bourguibiste nationaliste
| 23-09-2013 08:09
Je suis d'accord avec vous: M. Habib Bourguiba est le Père de la Nation, notre Père à tous.
Cordialement

Bourguibiste nationaliste
| 23-09-2013 08:08
Merci et meilleures salutations

samth
| 22-09-2013 22:52
Bourguiba appartient à tous les tunisiens et non pas aux monastiriens exclusivement , nous sommes suffisamment divisés comme ça pour ne pas en rajouter une couche . Il est le père de la NATION

chebou
| 22-09-2013 22:26
Mais qu'est-ce-qu'il est allé faire cet artiste à Carthage? est-ce pour tirer de l'oubli ce président dont nous avons oublié l'existence même? Pourquoi ne cesse t-il de répéter monsieur le président? pourquoi? incroyable! voila quelqu'un qui prétend être citoyen tunisien saint d'esprit qui nous annonce la réussite du gouvernement contrairement à tous les partis politiques et au quart
let. Une histoire folle, Décidemment il y aura toujours un ... pour sauver du naufrage les naufragés . Après ben Acour voila Ben Yathlen aui se mèle de ce qui ne le regarde pas

Citoyen_H
| 22-09-2013 20:21

Exact votre paragraphe concernant le portrait de BOURGUIBA.
Le traitre épouvantail de Carthage se démène dans tous les sens pour paraitre "clean", alors que son silence concernant les coups bas des chameliers imposteurs couards pleutres affamés imposteurs, est un signe clair de son entière complicité.
On a jamais vu nulle part ailleurs, un "président" volant au ras des pâquerettes, tel que ce bouffon complexé.
Il ne fait que profiter du système, en espérant que cela se prolonge, le plus possible.
Ce bédouin polichinelle ne comprend que dalle, de la politique.
Il n'en a jamais eu l'envergure.
Il fera partie des pires taches de notre histoire.
Salutations.


Silencieux
| 22-09-2013 19:26
Pourquoi ce silence total sur le limogeage des généraux Laadjimi et Jélassi par le Tartour?
Ont-ils été puni pour être venu à bout des salafistes de de Chaambi installé dans notre pays par les pays du golfe et leurs maitres américains.
Ou peut-être pour leur appartenance régionale. Mais je croyais que ce haineux malade était le président de tous les tunisiens.
Et si les seuls patriotes qui peuvent faire face aux traitres qui nous commandent sont de cette région? Que faire? Les tuer pour leur amour et leur loyauté pour leur pays!
Mais ne vous en faites pas! L'armée tunisienne n'est pas traitre et aucun de ses HOMMES n'obéira à l'injonction de traitres. Tous les traitres risquent de mal finir.
Mais dites tout çà au peuple pour qu'il comprenne ce qui se passe chez nous et comment sont récompensés nos Héros.
Continuez, monsieur le président à obéir aux injonctions des étrangers et vous verrez le retour du peuple que vous ignorez.

Bourguibiste nationaliste
| 22-09-2013 15:52
A nos chers amis Monastiriens, comment pouvez-vous ne pas réagit à la mascarade du Tartour et sa muflerie, celle de s'afficher devant le Zaïem, si Lahbib, qu'il n'a jamais cessé de critiquer, lui-même et son père des yousséfistes?

Bourguibiste nationaliste
| 22-09-2013 15:03
Merci pour vos commentaires.
Quant à votre question, un peu ironique (que faites-vous à sa place?), je vous répondrai que j'aurais pas été à sa place, c'est-à-dire je n'aurais pas accepté d'être celui qui sert la soupe islamiste; je n'aurai pas accepté d'être élu par des islamistes. Je me serai présenté devant le peuple et si je n'obtiens pas son suffrage, alors je rentre chez moi et soi j'arrête la politique soit je représenterai. CELA S'APPELLE LA DEMOCRATIE. Mais je suis certain que vous partagez ce raisonnement.

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