Moncef Marzouki : le gouvernement Laârayedh n’a pas échoué (Vidéo)

Businessnews.com.tn | publié le 21/09/2013 20:21
Comme annoncé plutôt, le président de la République Moncef Marzouki s’est entretenu avec l’artiste et homme de théâtre Raouf Ben Yaghlane en début de soirée du 21 septembre sur la chaîne TNN, autour de quelques questions d’ordre politique, économique, sécuritaire et culturel concernant la Tunisie. Une entrevue que la chaîne nationale a préféré ne pas diffuser.

La démocratie naissante dans le pays et qui peine à s’installer librement a été l’objet d’une première discussion entre les deux protagonistes. Selon Marzouki, la liberté et la démocratie ne sont pas du seul ressort de l’Etat, le peuple devra lui-même y contribuer. Seulement les Tunisiens ne savent pas, précisément « où va-t-on ?» ce qui est selon Marzouki une raison suffisante pour entraver la quête du Tunisien quand à une démocratie libre. Cela étant, le peuple devra selon le président avoir conscience de toutes les embûches qui parsèment le chemin du processus démocratique. Ces dernières se manifestent sur trois plans : le sécuritaire, l’économique et le politique.
Moncef Marzouki a indiqué que, sans exagération, l’état sécuritaire du pays suscite en ce moment l’inquiétude, et ce, notamment à cause de ce qui se passe en Syrie et en Egypte. Le président a averti sur d’éventuelles attaques terroristes en Tunisie, tout en précisant qu'il ne visait pas, par là, à semer la peur chez les Tunisiens.

Marzouki revient également sur la situation économique qu'il juge "paralysée" et affirme que l’année 2014 sera encore pire que cette année en termes d’indicateurs économiques, ce qui n’aide pas l’avancée du processus démocratique.
Quant aux questions politiques, il s’agit d’après le président, des forces destructrices de certaines parties politiques qui empêchent, dans l’essence, l'organisation d'élections. Il a ajouté qu’il suffit de six semaines pour mettre en place l’ISIE, finaliser la rédaction de la Constitution et fixer une date pour les élections législatives et présidentielles. A la suite de quoi, six mois suffiront pour l’élection d’un nouveau gouvernement et c’est là que le flou dans lequel vit tout un peuple prendra fin et la visibilité sera on ne peut plus claire.
A la question fatidique de l’échec du gouvernement en place, Moncef Marzouki a insisté sur le fait qu’il n’y a pas d’échec à constater. Ce gouvernement n’est en place que depuis quatre mois et il n’est pas possible de porter un jugement objectif à cet effet, de plus, les membres de ce gouvernement font tous leurs devoirs sans contestes et quand bien même il existe des faiblesses et des manquements, cela est tout ce qu’il y a de plus normal au vu de la situation fragile du pays après la révolution.
Moncef Marzouki reconnait, à ce titre, les dossiers de corruption non traités et l’absence de développement régional en dépit du budget consacré.

Par ailleurs, Moncef Marzouki a fait le tour d’autres questions comme le terrorisme et la responsabilité de tout un peuple dans la lutte contre ce fléau. Il a également évoqué le problème du chômage en déclarant qu’il existe 130 mille postes d’emploi à pourvoir dans des métiers tels que l’agriculture et que les jeunes diplômés devront y accéder au lieu de préférer investir leurs journées dans les cafés. Il s'est aussi prononcé sur les défaillances du secteur des médias, prônant la liberté de la presse sans aucune limite et soutenant qu’aucun journaliste ne devra être emprisonné.

Vers la fin de l’entrevue Moncef Marzouki s’est dit plutôt optimiste quant à l’avenir de la Tunisie sans manquer de saluer, au passage, le chef du gouvernement actuel Ali Laârayedh.

Nadya B'chir


Moncef Marzouki : le gouvernement Laârayedh n’a pas échoué (Vidéo)

publié le 21/09/2013 20:21
Comme annoncé plutôt, le président de la République Moncef Marzouki s’est entretenu avec l’artiste et homme de théâtre Raouf Ben Yaghlane en début de soirée du 21 septembre sur la chaîne TNN, autour de quelques questions d’ordre politique, économique, sécuritaire et culturel concernant la Tunisie. Une entrevue que la chaîne nationale a préféré ne pas diffuser.

La démocratie naissante dans le pays et qui peine à s’installer librement a été l’objet d’une première discussion entre les deux protagonistes. Selon Marzouki, la liberté et la démocratie ne sont pas du seul ressort de l’Etat, le peuple devra lui-même y contribuer. Seulement les Tunisiens ne savent pas, précisément « où va-t-on ?» ce qui est selon Marzouki une raison suffisante pour entraver la quête du Tunisien quand à une démocratie libre. Cela étant, le peuple devra selon le président avoir conscience de toutes les embûches qui parsèment le chemin du processus démocratique. Ces dernières se manifestent sur trois plans : le sécuritaire, l’économique et le politique.
Moncef Marzouki a indiqué que, sans exagération, l’état sécuritaire du pays suscite en ce moment l’inquiétude, et ce, notamment à cause de ce qui se passe en Syrie et en Egypte. Le président a averti sur d’éventuelles attaques terroristes en Tunisie, tout en précisant qu'il ne visait pas, par là, à semer la peur chez les Tunisiens.

Marzouki revient également sur la situation économique qu'il juge "paralysée" et affirme que l’année 2014 sera encore pire que cette année en termes d’indicateurs économiques, ce qui n’aide pas l’avancée du processus démocratique.
Quant aux questions politiques, il s’agit d’après le président, des forces destructrices de certaines parties politiques qui empêchent, dans l’essence, l'organisation d'élections. Il a ajouté qu’il suffit de six semaines pour mettre en place l’ISIE, finaliser la rédaction de la Constitution et fixer une date pour les élections législatives et présidentielles. A la suite de quoi, six mois suffiront pour l’élection d’un nouveau gouvernement et c’est là que le flou dans lequel vit tout un peuple prendra fin et la visibilité sera on ne peut plus claire.
A la question fatidique de l’échec du gouvernement en place, Moncef Marzouki a insisté sur le fait qu’il n’y a pas d’échec à constater. Ce gouvernement n’est en place que depuis quatre mois et il n’est pas possible de porter un jugement objectif à cet effet, de plus, les membres de ce gouvernement font tous leurs devoirs sans contestes et quand bien même il existe des faiblesses et des manquements, cela est tout ce qu’il y a de plus normal au vu de la situation fragile du pays après la révolution.
Moncef Marzouki reconnait, à ce titre, les dossiers de corruption non traités et l’absence de développement régional en dépit du budget consacré.

Par ailleurs, Moncef Marzouki a fait le tour d’autres questions comme le terrorisme et la responsabilité de tout un peuple dans la lutte contre ce fléau. Il a également évoqué le problème du chômage en déclarant qu’il existe 130 mille postes d’emploi à pourvoir dans des métiers tels que l’agriculture et que les jeunes diplômés devront y accéder au lieu de préférer investir leurs journées dans les cafés. Il s'est aussi prononcé sur les défaillances du secteur des médias, prônant la liberté de la presse sans aucune limite et soutenant qu’aucun journaliste ne devra être emprisonné.

Vers la fin de l’entrevue Moncef Marzouki s’est dit plutôt optimiste quant à l’avenir de la Tunisie sans manquer de saluer, au passage, le chef du gouvernement actuel Ali Laârayedh.

Nadya B'chir


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