Mécénat au profit du Musée du Bardo : Les sociétés franco-tunisiennes et tunisiennes se mobilisent

Businessnews.com.tn | publié le 11/07/2017 15:28

Les mécènes du Musée national du Bardo viennent de renouveler leur engagement alors que de nouveaux partenaires ont annoncé leur engagement, pour 3 ans et une enveloppe de 2 millions de dinars.

 

Ainsi, le Musée du Louvre, l'Union bancaire pour le Commerce et l'Industrie (UBCI) et Total Tunisie ont réitéré leur soutien à l’institution alors que le Groupe Loukil, Air France, l’ATUGE et Dar El Marsa rejoignent l’équipe en place.

Ces conventions de partenariat ont pour but de mener parallèlement trois projets dans le cadre de l’expertise et du transfert de compétences : l’extension du chantier-école à la collection de sculptures de «Bulla Regia» et à plus long terme à d’autres collections, comme celle des portraits des empereurs, ou celle de Mahdia ; l’accompagnement dans la création d’un atelier de restauration de sculptures au sein du Musée National du Bardo ; et l’accompagnement du musée dans la création d’une formation diplômante à la restauration de sculptures.

 

Une cérémonie de signature des contrats de mécénats s’est tenue, à cet effet, ce mardi matin 11 juillet 2017, en présence notamment du DG de l'Institut national du patrimoine (INP), Faouzi Mahfoudh, de la directrice des relations extérieures du Musée du Louvre, Anne-Laure Béatrix, du conservateur en chef du Musée du Bardo, Moncef Ben Moussa, du DG de l’UBCI, Pierre Bergovoy, de Wahid Ben Aoun Total Tunisie, le PDG du groupe Loukil, Bassem Loukil, Asma Kochbati d’Air France, le DG de Dar El Marsa, Skander Mestiri, et le présidente de l’ATUGE, Aïda Bergaoui Srihala.

 

Pour revenir à notre sujet principal, le chantier-école Louvre-Bardo fonctionne sur le principe de la mise en œuvre d’un projet scientifique conçu par le musée du Louvre et le Musée National du Bardo par le biais d’une formation dispensée localement.

Deux stagiaires, diplômés de l’Institut supérieur des Beaux-arts de Nabeul en section sculpture, sont tout d’abord sélectionnés. Ils suivent ensuite une formation dispensée au sein du chantier-école par les experts du musée du Louvre : une initiation aux métiers de musée à travers la restauration et la présentation des sculptures de la collection de Bulla Regia. Cette formation professionnalisante a pour objectif de permettre à de jeunes Tunisiens de travailler sur leur patrimoine.

Un autre stagiaire, spécialisée dans le métal, initié aux montages de sculptures durant le premier chantier-école, poursuit sa formation dans ce deuxième chantier-école consacré aux sculptures de Bulla Regia.

Les sculptures de Bulla Regia étaient dispersées dans différents espaces du musée. L’objectif est de les réunir afin de les présenter dans une seule et même salle, l’ancienne salle des Empereurs au rez-de-chaussée.

 

Pour sa part, l’atelier de restauration de sculptures du Musée du Bardo sera situé dans l’espace des expositions temporaires et sera partiellement visible par les visiteurs. D’une surface totale de près de 100 mètres carrés, le rez-de-chaussée sera organisé par zones selon les différents types de techniques de restauration (zone aqueuse, zone sèche, cabine de micro-sablage etc.) et à l’étage une mezzanine sera consacrée à la recherche et à la documentation des restaurateurs.

Une collaboration entre institutions avec un gros œuvre assuré par l’INP de Tunisie selon un cahier des charges établi par le musée du Louvre et un équipement spécifique à la restauration de sculptures selon un cahier des charges établi par le musée du Louvre.

 

Après une formation sur le terrain de trois ans au sein du chantier-école Louvre-Bardo (2011 à 2014), durant laquelle ils ont été intégrés à l’Institut National du Patrimoine de Tunisie (2013), deux jeunes stagiaires ont réussi brillamment le concours d’entrée à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Tours (ESBAT) pour l’un et l’entrée directe en deuxième année par équivalence pour l’autre.

C’est l’absence du métier de restaurateur de sculptures en Tunisie qui a conduit ces deux jeunes stagiaires à suivre le cursus «Master conservation-restauration des œuvres sculptées» de l’ESBAT en France. Cette formation diplômante constitue en quelque sorte le cœur d’un projet ambitieux à long terme : l’avènement du métier de restaurateur de sculptures en Tunisie.

Les deux futurs restaurateurs de sculptures, seuls tunisiens à avoir suivi un enseignement en France, auront pour mission de former à leur tour en Tunisie, dès 2018 pour l’un et en 2019 pour l’autre. Ils seront alors en possession de leur diplôme et également d’un métier dont il faudra créer le cadre dans leur pays, en collégiale avec les institutions tunisiennes patrimoniales et universitaires.

C’est dans l’atelier qui aura été conçu, créé, construit pendant le temps où ils étaient en France qu’ils enseigneront à leur tour, posant ainsi les premières pierres d’un nouveau métier en Tunisie.

Le musée du Louvre mobilise une équipe de deux experts : le directeur de projet et son chef de projet qui effectuent des missions de longue durée au Musée National du Bardo à Tunis (3 semaines par mois).

 

I.N

 

 

 

Mécénat au profit du Musée du Bardo : Les sociétés franco-tunisiennes et tunisiennes se mobilisent

publié le 11/07/2017 15:28

Les mécènes du Musée national du Bardo viennent de renouveler leur engagement alors que de nouveaux partenaires ont annoncé leur engagement, pour 3 ans et une enveloppe de 2 millions de dinars.

 

Ainsi, le Musée du Louvre, l'Union bancaire pour le Commerce et l'Industrie (UBCI) et Total Tunisie ont réitéré leur soutien à l’institution alors que le Groupe Loukil, Air France, l’ATUGE et Dar El Marsa rejoignent l’équipe en place.

Ces conventions de partenariat ont pour but de mener parallèlement trois projets dans le cadre de l’expertise et du transfert de compétences : l’extension du chantier-école à la collection de sculptures de «Bulla Regia» et à plus long terme à d’autres collections, comme celle des portraits des empereurs, ou celle de Mahdia ; l’accompagnement dans la création d’un atelier de restauration de sculptures au sein du Musée National du Bardo ; et l’accompagnement du musée dans la création d’une formation diplômante à la restauration de sculptures.

 

Une cérémonie de signature des contrats de mécénats s’est tenue, à cet effet, ce mardi matin 11 juillet 2017, en présence notamment du DG de l'Institut national du patrimoine (INP), Faouzi Mahfoudh, de la directrice des relations extérieures du Musée du Louvre, Anne-Laure Béatrix, du conservateur en chef du Musée du Bardo, Moncef Ben Moussa, du DG de l’UBCI, Pierre Bergovoy, de Wahid Ben Aoun Total Tunisie, le PDG du groupe Loukil, Bassem Loukil, Asma Kochbati d’Air France, le DG de Dar El Marsa, Skander Mestiri, et le présidente de l’ATUGE, Aïda Bergaoui Srihala.

 

Pour revenir à notre sujet principal, le chantier-école Louvre-Bardo fonctionne sur le principe de la mise en œuvre d’un projet scientifique conçu par le musée du Louvre et le Musée National du Bardo par le biais d’une formation dispensée localement.

Deux stagiaires, diplômés de l’Institut supérieur des Beaux-arts de Nabeul en section sculpture, sont tout d’abord sélectionnés. Ils suivent ensuite une formation dispensée au sein du chantier-école par les experts du musée du Louvre : une initiation aux métiers de musée à travers la restauration et la présentation des sculptures de la collection de Bulla Regia. Cette formation professionnalisante a pour objectif de permettre à de jeunes Tunisiens de travailler sur leur patrimoine.

Un autre stagiaire, spécialisée dans le métal, initié aux montages de sculptures durant le premier chantier-école, poursuit sa formation dans ce deuxième chantier-école consacré aux sculptures de Bulla Regia.

Les sculptures de Bulla Regia étaient dispersées dans différents espaces du musée. L’objectif est de les réunir afin de les présenter dans une seule et même salle, l’ancienne salle des Empereurs au rez-de-chaussée.

 

Pour sa part, l’atelier de restauration de sculptures du Musée du Bardo sera situé dans l’espace des expositions temporaires et sera partiellement visible par les visiteurs. D’une surface totale de près de 100 mètres carrés, le rez-de-chaussée sera organisé par zones selon les différents types de techniques de restauration (zone aqueuse, zone sèche, cabine de micro-sablage etc.) et à l’étage une mezzanine sera consacrée à la recherche et à la documentation des restaurateurs.

Une collaboration entre institutions avec un gros œuvre assuré par l’INP de Tunisie selon un cahier des charges établi par le musée du Louvre et un équipement spécifique à la restauration de sculptures selon un cahier des charges établi par le musée du Louvre.

 

Après une formation sur le terrain de trois ans au sein du chantier-école Louvre-Bardo (2011 à 2014), durant laquelle ils ont été intégrés à l’Institut National du Patrimoine de Tunisie (2013), deux jeunes stagiaires ont réussi brillamment le concours d’entrée à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Tours (ESBAT) pour l’un et l’entrée directe en deuxième année par équivalence pour l’autre.

C’est l’absence du métier de restaurateur de sculptures en Tunisie qui a conduit ces deux jeunes stagiaires à suivre le cursus «Master conservation-restauration des œuvres sculptées» de l’ESBAT en France. Cette formation diplômante constitue en quelque sorte le cœur d’un projet ambitieux à long terme : l’avènement du métier de restaurateur de sculptures en Tunisie.

Les deux futurs restaurateurs de sculptures, seuls tunisiens à avoir suivi un enseignement en France, auront pour mission de former à leur tour en Tunisie, dès 2018 pour l’un et en 2019 pour l’autre. Ils seront alors en possession de leur diplôme et également d’un métier dont il faudra créer le cadre dans leur pays, en collégiale avec les institutions tunisiennes patrimoniales et universitaires.

C’est dans l’atelier qui aura été conçu, créé, construit pendant le temps où ils étaient en France qu’ils enseigneront à leur tour, posant ainsi les premières pierres d’un nouveau métier en Tunisie.

Le musée du Louvre mobilise une équipe de deux experts : le directeur de projet et son chef de projet qui effectuent des missions de longue durée au Musée National du Bardo à Tunis (3 semaines par mois).

 

I.N

 

 

 

Commentaires (2) Commenter
Un projet de plus ....pourvu que cela se concrétise
Adnène
| 12-07-2017 10:54
Il y a eu à un certain moment une unité de restauration au musée du Bardo ....dynamique parcourant le pays en long et en large, puis une institution américaine est passé faire une démonstration de muscles, puis d'autres certainement ....on dirait que rien de tout ça n'est resté et n'a laissé de trace????? Pourquoi???? Pourvu que cette fois-ci ça marche ...
Il a fallu tant de ruines, tant de larmes, por en arriver là !
Mansour Lahyani
| 11-07-2017 17:19
On a beau dire : finalement, à quelque chose malheur est bon ! L'attentat du Bardo a permis que des entreprises s'intéressent enfin à la culture, et s'engagent dans un mécénat de bon aloi...
Bien sûr, on dire à juste titre que le prix payé est anormalement excessif... Mais le résultat, non voulu, est là, et permettra de rebâtir sur les dommages subis!
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