Lettre aux valeureux juges de mon pays en particulier ceux du tribunal administratif

Businessnews.com.tn | publié le 21/04/2017 10:00

Par Lilia Bouguira

 

Je suis de retour de l’ARP de la commission des martyrs et des blessés de la révolution.

Je tiens à vous informer que je me suis libérée. J’ai expliqué et tergiversé. Je me suis, dans ma fougue de ce pays, débattue et bien défendue. J’ai fait fi de ces politiciens qui servent de bouclier à l’IVD.  J’ai parlé avec les seuls mots que je connaisse, ceux du cœur et pas les autres. Il m’a semblé avoir été fidèle à moi-même jusqu’au bout dans le respect de ces valeurs que j’ai toujours respectées. Je ne me suis jamais sentie autant Tunisienne et fière de l’être. Je ne me suis jamais sentie aussi forte, aussi sûre de moi et de mes collègues. Nous avions tout essayé, tout tenté, tout expiré. Il ne me reste plus que vous écrire pour m’excuser.

Je voudrai demander pardon aux juges intègres de mon pays.

Je voudrai demander pardon aux juges du tribunal administratif de l’âge de notre chère République  et de son intégrité.

Je voudrai demander pardon à tous ces juges mobilisés dans leur travail pour avoir eu à se pencher sur mon cas et celui de mes collègues Mustapha Baâzaoui et Zouhaier Makhlouf dans les procès intentés contre l’instance vérité et dignité. Cette instance qui a pour mission de faire la vérité et rendre la dignité dans le respect de la loi et des droits de l’Homme. Et pourtant, sa présidente et son conseil ont osé bafouer, avec le plus grand dénigrement, le droit et la loi.

 

Je voudrai demander pardon à ces juges et leur exprimer ma profonde gratitude pour autant d’intégrité, valeur qui a toujours été à l’honneur dans ce tribunal depuis la constitution de la République et même pendant les décennies du dictateur. Ces juges ont honoré leur métier et leur serment en se prononçant en notre faveur ne faisant jamais cas du plus fort ou du plus puissant dans la balance de la justice.

 

Je voudrai demander pardon à ces juges intègres   pour leur dévouement pour leur métier faisant fi du pouvoir de l’instance, de sa présidence et de ses membres. Ces juges se sont prononcés contre l’instance en notre faveur à plus d’une reprise. Pourtant, l’instance a envoyé tout cela contre le mur. Un mur de désobéissance à la loi et à ses tribunaux avec un total outrage à la magistrature ne faisant cas ni des juges ni de leur labeur. Un communiqué de l’association des magistrats tunisiens du 30 juin 2016 s’est pourtant élevé contre l’instance vérité et dignité dans son  non-respect de la loi  d’autant plus qu’elle a pour objectif d’établir une transition démocratique d’un état de non loi vers un état démocratique où les lois sont respectées misant sur l’indépendance de la justice et l’application des décisions judiciaires. Tout ceci pour dire combien nos révocations par l’IVD ont été fermement rejetées par des juges soucieux du respect de la justice pour laquelle tout un peuple s’est soulevé.

 

Je voudrai vous demander pardon pour cet affront que la présidente et ses membres vous ont infligé et continuent à vous infliger et dont nous nous voulons entièrement irresponsables. 

Je voudrai vous demander pardon pour mes colères et mon entêtement pour avoir recouru à votre magistrature et vous faire accuser cette hérésie.

Je voudrai vous demander pardon pour le sacrilège de vos décisions que la présidente et ses membres continuent à faire sans gêne ni honte.

 

Je voudrai vous demander pardon pour ces terribles affronts dont je me sens responsable en vous y exposant par mes incessants recours à vous et votre justice. Je ne peux que baisser mes humbles  yeux  et tuer mon rêve de croire en une justice certes indépendante mais tellement impuissante devant cette instance superpuissante.

 

Je voudrai vous demander un dernier pardon au risque de me perdre parce que je ne peux m’empêcher de  toujours vous honorer et toquer à votre porte encore vous solliciter pour chaque injustice que je re-subirai.

Lettre aux valeureux juges de mon pays en particulier ceux du tribunal administratif

publié le 21/04/2017 10:00

Par Lilia Bouguira

 

Je suis de retour de l’ARP de la commission des martyrs et des blessés de la révolution.

Je tiens à vous informer que je me suis libérée. J’ai expliqué et tergiversé. Je me suis, dans ma fougue de ce pays, débattue et bien défendue. J’ai fait fi de ces politiciens qui servent de bouclier à l’IVD.  J’ai parlé avec les seuls mots que je connaisse, ceux du cœur et pas les autres. Il m’a semblé avoir été fidèle à moi-même jusqu’au bout dans le respect de ces valeurs que j’ai toujours respectées. Je ne me suis jamais sentie autant Tunisienne et fière de l’être. Je ne me suis jamais sentie aussi forte, aussi sûre de moi et de mes collègues. Nous avions tout essayé, tout tenté, tout expiré. Il ne me reste plus que vous écrire pour m’excuser.

Je voudrai demander pardon aux juges intègres de mon pays.

Je voudrai demander pardon aux juges du tribunal administratif de l’âge de notre chère République  et de son intégrité.

Je voudrai demander pardon à tous ces juges mobilisés dans leur travail pour avoir eu à se pencher sur mon cas et celui de mes collègues Mustapha Baâzaoui et Zouhaier Makhlouf dans les procès intentés contre l’instance vérité et dignité. Cette instance qui a pour mission de faire la vérité et rendre la dignité dans le respect de la loi et des droits de l’Homme. Et pourtant, sa présidente et son conseil ont osé bafouer, avec le plus grand dénigrement, le droit et la loi.

 

Je voudrai demander pardon à ces juges et leur exprimer ma profonde gratitude pour autant d’intégrité, valeur qui a toujours été à l’honneur dans ce tribunal depuis la constitution de la République et même pendant les décennies du dictateur. Ces juges ont honoré leur métier et leur serment en se prononçant en notre faveur ne faisant jamais cas du plus fort ou du plus puissant dans la balance de la justice.

 

Je voudrai demander pardon à ces juges intègres   pour leur dévouement pour leur métier faisant fi du pouvoir de l’instance, de sa présidence et de ses membres. Ces juges se sont prononcés contre l’instance en notre faveur à plus d’une reprise. Pourtant, l’instance a envoyé tout cela contre le mur. Un mur de désobéissance à la loi et à ses tribunaux avec un total outrage à la magistrature ne faisant cas ni des juges ni de leur labeur. Un communiqué de l’association des magistrats tunisiens du 30 juin 2016 s’est pourtant élevé contre l’instance vérité et dignité dans son  non-respect de la loi  d’autant plus qu’elle a pour objectif d’établir une transition démocratique d’un état de non loi vers un état démocratique où les lois sont respectées misant sur l’indépendance de la justice et l’application des décisions judiciaires. Tout ceci pour dire combien nos révocations par l’IVD ont été fermement rejetées par des juges soucieux du respect de la justice pour laquelle tout un peuple s’est soulevé.

 

Je voudrai vous demander pardon pour cet affront que la présidente et ses membres vous ont infligé et continuent à vous infliger et dont nous nous voulons entièrement irresponsables. 

Je voudrai vous demander pardon pour mes colères et mon entêtement pour avoir recouru à votre magistrature et vous faire accuser cette hérésie.

Je voudrai vous demander pardon pour le sacrilège de vos décisions que la présidente et ses membres continuent à faire sans gêne ni honte.

 

Je voudrai vous demander pardon pour ces terribles affronts dont je me sens responsable en vous y exposant par mes incessants recours à vous et votre justice. Je ne peux que baisser mes humbles  yeux  et tuer mon rêve de croire en une justice certes indépendante mais tellement impuissante devant cette instance superpuissante.

 

Je voudrai vous demander un dernier pardon au risque de me perdre parce que je ne peux m’empêcher de  toujours vous honorer et toquer à votre porte encore vous solliciter pour chaque injustice que je re-subirai.

Lilia Bouguira
Commentaires (10) Commenter
grammaire madame!
zizou
| 26-04-2017 09:01
je crois que le verbe vouloir à l'imparfait se termine avec un s !
99,999%
Citoyen_H
| 22-04-2017 00:21

des dossiers présentés à l'ivd, la plus grosse escroquerie de tous les temps, sont bidons.

Des dossiers fantoches, dénués de tout mérite, ont été montés de toutes pièces par la maudite terka, pour distribuer l'argent du peuple, au cercle des parasites proches des affamés traitres gardiens d'étables et d'écuries, ayant constitué la totalité des premiers gouvernements "brouettistes".

Cette fumisterie est une des nombreuses mise en scène, qui avaient porté le coup de grâce aux ressources de l'état.


Pffff
Lol
| 21-04-2017 23:33
Xc quand on est ignorant sur un sujet ou bien on se documente ou bien on se tait ;)
citoyenne
instance superpuissante!
| 21-04-2017 17:33
je me demande comment, en ne respectant pas la loi,en amenant des victimes sans confrontation avec la partie adverse, ..... vous allez voir ce que l"histoire retiendrait de cette expérience qui va de tte façon cesser ds qqe temps.
ennahdha est la cause de toutes les catastrophes qui se sont abattues sur la tunisie
houda
| 21-04-2017 16:42
je sais aussi que tout le monde le sait surtout bajbouj et le chef du gouvernement qui restent impuissants
...
xc
| 21-04-2017 16:14
Faudrait commencer par demander pardon au peuple Tunisien qui vous paye vos voitures, votre carburant, votre bouffe et vos salaires qui ne servent absolument à rien.
Si vous faites autant confiance aux juges, alors pourquoi vous vous substituez à eux dans votre instance ??
Vous parlez de justice alors que vous utilisez cette instance pour instaurer une justice de spectacle, une justice de rue...
Madame, au lieu d'écrire ce pamphlet, vous auriez mieux fait de travailler pour donner vous donner une légitimité. Vous le gouffre financier.
BenSadrine über alles !
el manchou
| 21-04-2017 13:11
BenSadrine a l'appui du cheikh donc vous ne pourrez rien faire, elle a l'immunité du morched.
Mais c'est quoi cette "lettre"?
DHEJ
| 21-04-2017 12:11
Le tunnel sans fin c'est la Tunisie!
Plaidoyer d'une Tunisienne avec un grand T
Givago
| 21-04-2017 11:52
IVD instance de villipandage et de dénigrement.
La dignité et la vérité, contre l'indigne SBS et son IVD de pacotille!
Mansour Lahyani
| 21-04-2017 10:57
Voilà un plaidoyer fait de dignité, contre l'indignité de l'IVD, de sa présidente et de ses appuis tutélaires, qui continuent à l'appuyer contre les vents et marées de la Vérité et de la Dignité bafouées ! L'auto-défense de Mme Bouguira est heureusement plus sereine et moins rhétorique que cette réaction, rédigée à la hâte, sous l'emprise de l'indignation que provoque en moi chaque allusion à SBS, à son attitude et au souvenir de ses commettants !
Bravo, Mme Bouguira : vous verrez qu'à la fin c'est votre sérénité qui touche!!
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