Le Qatar mis en quarantaine, ses amis tunisiens s’insurgent

Businessnews.com.tn | publié le 05/06/2017 17:59

L’Arabie saoudite et ses alliés ont décidé aujourd’hui de mettre en quarantaine le Qatar. Le pays est accusé, entre autres, de soutenir le terrorisme et d’afficher une évidente complaisance avec l’Iran. Faute de réaction officielle des autorités tunisiennes, plusieurs personnalités de la scène nationale ont commencé à gesticuler défendant ce petit émirat si cher à leurs cœurs.

 

Lundi 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes Unis, le Bahreïn, l’Egypte et le Yémen annoncent une rupture de leurs relations diplomatiques avec Doha. Une décision à laquelle se sont ralliés, plus tard, la Libye et les Maldives. On reproche à l'émirat de déstabiliser la région en finançant ouvertement le terrorisme mondial, y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (Daech) et la confrérie des Frères musulmans. Le Qatar a également été exclu de la coalition militaire qui intervient depuis deux ans au Yémen, sous commandement saoudien. Dans les 24 heures, les frontières aériennes, terrestres et maritimes de ces pays lui seront fermées. « C’est la crise la plus grave depuis 40 ans entre les pays membres du Conseil de coopération du Golfe », peut-on lire dans nombreux titres de la presse internationale. 

 

En Tunisie, la diplomatie locale temporise avant de se prononcer. Rien n’indique à l’heure actuelle que le ministère des Affaires étrangères tunisien interférera dans cette crise. En attendant, sur la scène nationale, les réactions fusent de toutes parts.

Moncef Marzouki réagit avec une rapidité qu’on ne lui connaissait pas pour d’autres sujets brûlants à dimension nationale. Alors qu’il avait promis de ne pas parler de politique sur sa page personnelle durant tout le mois de Ramadan, l’ancien président de la République et fondateur du parti Harak Tounes Al Irada, n’a pas pu se retenir de commenter. Ce ne sera pas la première fois que Marzouki ne tiendra pas parole.

 

 

 

Dans un post Facebook publié ce matin, Moncef Marzouki, farouche défenseur des libertés individuelles et collectives, ne semble pas s’émouvoir outre mesure que l’Etat qu’il défend soit une dictature décomplexée. « Si l’Etat du Qatar n’a jamais affirmé être un état démocratique, pour des considérations qui lui sont propres, il a toujours soutenu tous les mouvements de libération nationale, dont notre révolution », écrit-il ajoutant que « cette bataille est la nôtre ».

L’Etat du Qatar serait, selon lui, visé à cause de « son soutien à la cause palestinienne et son refus de qualifier l’organisation Hamas de mouvement terroriste ». Marzouki voit dans ce ban « une guerre menée contre le Qatar afin de le punir d’avoir soutenu le Printemps arabe et, dans un premier temps, d’avoir créé la chaîne Al Jazeera, dont tous reconnaissent le rôle joué pour libérer les esprits arabes ». La propagande basique opérée par Al Jazeera en faveur de l’islam politique n’est, en effet, pas un secret pour tout observateur de la scène politique internationale, et même locale.


L’ancien président a aussi appelé les autorités tunisiennes à « protester contre cette tentative d’isoler et d’étouffer le Qatar et à demander qu’un terme soit mis aux mesures injustes et agressives qui touchent un peuple pacifique et qui ne feront qu’aggraver les blessures arabes ». Moncef Marzouki n’a pas hésité, dans son post, à se placer lui aussi en victime en soutenant que les attaques subies pendant sa présidence étaient mandatées. « La preuve est qu’elles ont cessé alors que le soutien qatari se poursuit, démentant ainsi le fait qu’il soit en faveur de partis ou de personnes mais qu'il était [proposé] à la Tunisie et sans contrepartie ».

Les positions pro-Qatar de Marzouki ont toujours été franchement assumées. Lorsqu’il était président de la République, il avait même déclaré que « ceux qui insultent ou s’attaquent au Qatar seront mis devant leurs responsabilités ».

 

 

Les mêmes termes sont retrouvés dans d’autres réactions. Celle de Rached Khiari, directeur du site d'information islamiste, Al Sada, par exemple, qui a publié aujourd’hui un post qui reprend la même logique. « Suite à l’instigation de l’état sioniste des Emirats, l’Arabie Saoudite, le régime putschiste égyptien et le Bahreïn décident de rompre toute relation diplomatique avec le Qatar ».


 

Une autre réaction enflammée vient de Slim Ben Hamidène. L’ancien ministre des Domaines de l’Etat a appelé, ce matin sur sa page sur les réseaux sociaux, l’Etat tunisien à « engager des mesures préventives et de surveiller les déplacements des hommes d’affaires tunisiens aux Emirats arabes complotant contre notre sécurité nationale et impliqués dans des affaires terroristes et putschistes ». 



« Que Dieu protège le Qatar et les Qatariotes du danger putschiste et des Arabes sionisés », a-t-il écrit dans une autre publication accompagnant la nouvelle, ce matin.

 

 

Pour Mohsen Marzouk, secrétaire général de Machrouû Tounes, cette décision serait tout simplement « prévisible ». Appelé à réagir aujourd’hui, sur Shems FM, il a déclaré : «  Plusieurs changements s’opèrent aujourd’hui dans la région, mais aussi dans le monde, concernant des choix faits par plusieurs pays depuis 2010 et d’autres changements arriveront dans le but de contrôler tout soutien à ce qu’on qualifie d'islam politique […] s’il y a un différend entre l’Iran et les pays du Golfe, la stratégie de la Tunisie est de se ranger avec les pays du Golfe ».


 Ces « guerres et règlements de compte », ne nous concernent pas, écrit l’ancienne députée à l’ANC Nadia Chaâbane.



 

L’Arabie saoudite décide, épaulée par des pays alliés, de mettre en quarantaine cet autre pays membre du Conseil de coopération du Golfe en invoquant des « accusations de soutien au terrorisme ». Ironique lorsque l’on sait que les mêmes soupçons pèsent sur l’Etat wahhabite. Cette décision a été prise quinze jours après la réunion des 50 états arabes lors du sommet du Riyad, lors de laquelle le président américain Donald Trump a appelé à l'unité des Arabes face à l'extrémisme.

 

A défaut d'une réaction officielle tranchée et précise, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, a affirmé à Jawhara FM aujourd'hui que  la Tunisie suit avec préoccupation les péripéties de cette crise. « On espère que cette crise sera circonscrite et qu’elle sera dépassée. Le monde arabe connait plusieurs problèmes et on espère que nos frères au golfe parviendront à un consensus pour dépasser leurs différences », a-t-il expliqué. Il ajouté que « la Tunisie ne veut plus de crises et que les pays du Golfe parviendront à un accord eu égard au rôle important qu’ils jouent dans la communauté arabe».

 

Le Qatar mis en quarantaine, ses amis tunisiens s’insurgent

publié le 05/06/2017 17:59

L’Arabie saoudite et ses alliés ont décidé aujourd’hui de mettre en quarantaine le Qatar. Le pays est accusé, entre autres, de soutenir le terrorisme et d’afficher une évidente complaisance avec l’Iran. Faute de réaction officielle des autorités tunisiennes, plusieurs personnalités de la scène nationale ont commencé à gesticuler défendant ce petit émirat si cher à leurs cœurs.

 

Lundi 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes Unis, le Bahreïn, l’Egypte et le Yémen annoncent une rupture de leurs relations diplomatiques avec Doha. Une décision à laquelle se sont ralliés, plus tard, la Libye et les Maldives. On reproche à l'émirat de déstabiliser la région en finançant ouvertement le terrorisme mondial, y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (Daech) et la confrérie des Frères musulmans. Le Qatar a également été exclu de la coalition militaire qui intervient depuis deux ans au Yémen, sous commandement saoudien. Dans les 24 heures, les frontières aériennes, terrestres et maritimes de ces pays lui seront fermées. « C’est la crise la plus grave depuis 40 ans entre les pays membres du Conseil de coopération du Golfe », peut-on lire dans nombreux titres de la presse internationale. 

 

En Tunisie, la diplomatie locale temporise avant de se prononcer. Rien n’indique à l’heure actuelle que le ministère des Affaires étrangères tunisien interférera dans cette crise. En attendant, sur la scène nationale, les réactions fusent de toutes parts.

Moncef Marzouki réagit avec une rapidité qu’on ne lui connaissait pas pour d’autres sujets brûlants à dimension nationale. Alors qu’il avait promis de ne pas parler de politique sur sa page personnelle durant tout le mois de Ramadan, l’ancien président de la République et fondateur du parti Harak Tounes Al Irada, n’a pas pu se retenir de commenter. Ce ne sera pas la première fois que Marzouki ne tiendra pas parole.

 

 

 

Dans un post Facebook publié ce matin, Moncef Marzouki, farouche défenseur des libertés individuelles et collectives, ne semble pas s’émouvoir outre mesure que l’Etat qu’il défend soit une dictature décomplexée. « Si l’Etat du Qatar n’a jamais affirmé être un état démocratique, pour des considérations qui lui sont propres, il a toujours soutenu tous les mouvements de libération nationale, dont notre révolution », écrit-il ajoutant que « cette bataille est la nôtre ».

L’Etat du Qatar serait, selon lui, visé à cause de « son soutien à la cause palestinienne et son refus de qualifier l’organisation Hamas de mouvement terroriste ». Marzouki voit dans ce ban « une guerre menée contre le Qatar afin de le punir d’avoir soutenu le Printemps arabe et, dans un premier temps, d’avoir créé la chaîne Al Jazeera, dont tous reconnaissent le rôle joué pour libérer les esprits arabes ». La propagande basique opérée par Al Jazeera en faveur de l’islam politique n’est, en effet, pas un secret pour tout observateur de la scène politique internationale, et même locale.


L’ancien président a aussi appelé les autorités tunisiennes à « protester contre cette tentative d’isoler et d’étouffer le Qatar et à demander qu’un terme soit mis aux mesures injustes et agressives qui touchent un peuple pacifique et qui ne feront qu’aggraver les blessures arabes ». Moncef Marzouki n’a pas hésité, dans son post, à se placer lui aussi en victime en soutenant que les attaques subies pendant sa présidence étaient mandatées. « La preuve est qu’elles ont cessé alors que le soutien qatari se poursuit, démentant ainsi le fait qu’il soit en faveur de partis ou de personnes mais qu'il était [proposé] à la Tunisie et sans contrepartie ».

Les positions pro-Qatar de Marzouki ont toujours été franchement assumées. Lorsqu’il était président de la République, il avait même déclaré que « ceux qui insultent ou s’attaquent au Qatar seront mis devant leurs responsabilités ».

 

 

Les mêmes termes sont retrouvés dans d’autres réactions. Celle de Rached Khiari, directeur du site d'information islamiste, Al Sada, par exemple, qui a publié aujourd’hui un post qui reprend la même logique. « Suite à l’instigation de l’état sioniste des Emirats, l’Arabie Saoudite, le régime putschiste égyptien et le Bahreïn décident de rompre toute relation diplomatique avec le Qatar ».


 

Une autre réaction enflammée vient de Slim Ben Hamidène. L’ancien ministre des Domaines de l’Etat a appelé, ce matin sur sa page sur les réseaux sociaux, l’Etat tunisien à « engager des mesures préventives et de surveiller les déplacements des hommes d’affaires tunisiens aux Emirats arabes complotant contre notre sécurité nationale et impliqués dans des affaires terroristes et putschistes ». 



« Que Dieu protège le Qatar et les Qatariotes du danger putschiste et des Arabes sionisés », a-t-il écrit dans une autre publication accompagnant la nouvelle, ce matin.

 

 

Pour Mohsen Marzouk, secrétaire général de Machrouû Tounes, cette décision serait tout simplement « prévisible ». Appelé à réagir aujourd’hui, sur Shems FM, il a déclaré : «  Plusieurs changements s’opèrent aujourd’hui dans la région, mais aussi dans le monde, concernant des choix faits par plusieurs pays depuis 2010 et d’autres changements arriveront dans le but de contrôler tout soutien à ce qu’on qualifie d'islam politique […] s’il y a un différend entre l’Iran et les pays du Golfe, la stratégie de la Tunisie est de se ranger avec les pays du Golfe ».


 Ces « guerres et règlements de compte », ne nous concernent pas, écrit l’ancienne députée à l’ANC Nadia Chaâbane.



 

L’Arabie saoudite décide, épaulée par des pays alliés, de mettre en quarantaine cet autre pays membre du Conseil de coopération du Golfe en invoquant des « accusations de soutien au terrorisme ». Ironique lorsque l’on sait que les mêmes soupçons pèsent sur l’Etat wahhabite. Cette décision a été prise quinze jours après la réunion des 50 états arabes lors du sommet du Riyad, lors de laquelle le président américain Donald Trump a appelé à l'unité des Arabes face à l'extrémisme.

 

A défaut d'une réaction officielle tranchée et précise, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, a affirmé à Jawhara FM aujourd'hui que  la Tunisie suit avec préoccupation les péripéties de cette crise. « On espère que cette crise sera circonscrite et qu’elle sera dépassée. Le monde arabe connait plusieurs problèmes et on espère que nos frères au golfe parviendront à un consensus pour dépasser leurs différences », a-t-il expliqué. Il ajouté que « la Tunisie ne veut plus de crises et que les pays du Golfe parviendront à un accord eu égard au rôle important qu’ils jouent dans la communauté arabe».

 

Synda TAJINE
Commentaires (58) Commenter
LE DEPISTAGE DIABOLIQUE du Qatar à l'heure de grands attentats -partie 1
Nahor
| 07-06-2017 22:22
J'aime assez le style des article de rédaction de Synda Tajine, que me sens invité à y retourner à l'heure de grands débats et -hélas- aussi des grands attentats dans le monde.

Certes ne sera pas Moncef Marzouki à suggérer des raccourcis tellement diaboliques aux "amis" terroristes dont le Qatar est accusé de soutient, mais s'il est vraiment ce "farouche défenseur de libertés" qu'il se fait croire, pour ceux qui ENCORE veulent le croire, il ferait mieux de défendre la cause libertaire de ceux qui sont emprisonnés pour un sandwich ou une cigarette un même un verre d'eau, consommés dans ces chaudes journées de ramadan... Et de prôner la libération du tchador en Iran ou la condamnation du nikab en Arabie Saoudite!

Deux graves attentats se sont produits à Téhéran, c'est normal que beaucoup se posent assez des questions dans la crise du Golfe actuelle, et c'est mon devoir de donner mon opinion, du moment que j'ai continuellement dénoncé et attaqué le positionnement idéologique khomeyniste -discret et pourtant évident - de la Confrérie islamiste, de Rached Ghannouchi à ses amis et financiers du Qatar.

Ce qui arrive ces jours est inédit, ceux qui parlent de situation "schizophrénique" sont certes compréhensibles, car ces derniers attentats, ponctuellement revendiqués par l'organisation "Etat Islamique" comme nous nous sommes désormais habitué à entendre ou voire, ajoutent la confusion dans une situation complexe, qu'il faut patiemment décoder.
LE DÉPISTAGE DIABOLIQUE du Qatar à l'heure des grands attentats -partie 2
Nahor
| 07-06-2017 22:21
Ce que j'arrive personnellement à décrypter dans cette stratégie de la tension, est qu'en tout cas ces attentats contre l'Iran et ses symboles khomeynistes ramènent un flot d'eau énorme au moulin guerroyeur des stratèges cachés de la CIA, car une rupture totale s'est produite en effet entre Donald Trump et l'ex directeur John Brennan, frérot-islamiste converti lui même, et bien que limogé, encore au contrôle de secteurs de la CIA et des éléments du Département d'Etat, en collusion aussi avec la diabolique ex-conseillère Hillary Clinton. Le projet de BANNISSEMENT des Frères musulmans en tant qu'organisation terroriste a été en effet délayé.

Voici en quelques lignes dévoilée la ruse diabolique du Qatar, par l'appui de ses meilleurs conseilleurs "profonds", dans une situation de stress economico-politique dû à sa gravissime situation d'isolement diplomatique, "frappé au portefeuille, après sa mise au ban par les pays voisins" comme titrait le 5 juin courant le quotidien Le Figaro, après que le Conseil de Pays du Golfe, c'est activé sous discrète appuis du Président américain, en DÉNONÇANT clairement le soutien de l'émirat de Doha au terrorisme de DAECH, ainsi qu'aux Frères musulmans, historiquement liés à l'Iran khomeyniste (voir Férid Khriji devenu Rached Ghannouchi).

On dirait en fait - à coût de sembler paranoïaque - que ces attentats à Téhéran viennent quasiment à démentir mon accusation insistante de COLLUSION entre Frères musulmans, leur chefferie khomeyniste locale, et l'organisation terroriste de l'Etat Islamique.

J'avais en effet écrit (voir dans les colonnes en bas):

"A part le rôle de "CAISSE FINANCIÈRE" du Qatar, en COLLUSION avec les lobby militaro-industrielles US (ex Sécr. Hillary CLINTON) et la CIA (ex-directeur John BRENNAN), le grand
comploteur est plutôt l'IRAN des mollahs depuis qu'il a salué la "révolution islamique" tunisienne, en 2011, en effet pour exporter la sienne de 1979, financée à son temps par la CIA, tout comme Rached Ghannouchi a été appuyé il y a 6 ans par le ''confrère'' Obama et les services britanniques, qui récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé..."


Or, si le lien supposé entre DAECH et le Qatar existe, comme l'a dénoncé publiquement le ministre allemand Gerd Müller en août 2014 à la chaîne TV Zdf - et moi j'en suis convaincu - quelle meilleure arme machiavélique et diabolique de retourner le terrorisme de DAECH contre leur allié profond, l'Iran khomeyniste, dans le double jeu continu des Frères musulmans par un opportunisme criminel, calculé à miner la crédibilité d'un lien si tenace avec les ambitions dominatrices de l'Iran chiite?

Ces attentats fournissent un PRÉTEXTE INÉDIT pour accuser l'Arabie Saoudite d'être -elle, avec son wahhabisme- au tableau de commande du terrorisme de DAECH, ainsi que pour déstabiliser le récent choix du Président Trump de tenir une ligne dure et accusatrice envers l'Iran, que depuis 1979 et le coup d'Etat de Khomeyni (soutenu par la CIA et camouflé par les médias britanniques notamment en "révolution") a inspiré EN RÉALITÉ tous les mouvements réactionnaires et terroristes du coté sunnite... par simple antagonisme sectaire.

Nous somment donc, à l'évidence pour ceux qui en sont expert, devant à un DÉPISTAGE CRIMINEL visant à un détournement de situation victime/bourreau -ce qui se prête immédiatement en Tunisie aux revendications polémiques par les armes médiatiques de la CONFRÉRIE à laquelle Rached Ghannouchi appartient totalement, et en ligne à son khomeynisme intérieur.

J'espère que le gouvernement iranien -malgré le fait qu'il soit détestable en soi en tant qu'héritier du khomeynisme - ne se fera pas capter par cette ruse diabolique (le président iranien Hassan Rohani, dans une première réaction officielle, "n'a cependant pas cité l'Arabie saoudite et les États-Unis", reporte entre autres Le Figaro dans son article de couverture).

Et je ferais mes meilleurs efforts, pour libérer la Tunisie de l'emprise gangreneuse de la Confrérie à chefferie khomeyniste qui veut la rendre "République islamique", pour que cette opinion avisée sur les RESPONSABILITÉS du QATAR, à nouveau, parvienne en haut lieu diplomatique.

N.G.M - activiste pour les Droits humains et les libertés fondamentales (ONU)
@ Nahor
HatemC
| 07-06-2017 12:48
La trajectoire des 2 kamikazes Tunisiens ... assassins de Massoud ... @ l'époque Al Qaida régnait en maitre absolu sur le terrorisme ...

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/04/19/vie-et-mort-des-assassins-de-massoud_640563_3208.html
@HatemC - bien noté
Nahor
| 07-06-2017 03:00
Merci, la lâche tactique par surprise contre la Capitain Massoud, oui, je savais, mais pas l'implication d'Abou Iyadh dans les recrutements de deux vauriens achetés et sans gloire aucune...

Enfin, ces grands prêcheurs de paradis à lupanar et 72 vierges -comme Ben Laden, Abou Iyadh, ou cheikh Qaradaoui! - n'ont jamais eu envie d'y partir premiers, ils préfèrent de crever par accident ou vieillards et enrichis par les "aumônes" de leurs "confrères", et surtout d'envoyer à l'enfer le maximum des "djihadistes"!

Des mercenaires de la CIA et des plus sales lobbys de la terre!
@ Nahor
HatemC
| 06-06-2017 17:43
Je vous ai laissé un message sur Abou Iyadh ... Cdt ... HC
Pour tout comprendre sur cette crise béni ya3reb Qatari
Je doute
| 06-06-2017 17:38
Écoutez Abd elbari otwan.
Ancien rédacteur chef d'El kors al 3arabi à Londre
https://youtu.be/VjyQyjZIybA

Fdhaye7... Fdhaye7

Chaque famille disait à l'autre.. regardez ce que font vos femmes en Europe..hhh

J'attends les blablas de notre Safi Saïd jarraya !

PS: Abd B O..est le seul qui a dit après les élections de 2011, pourquoi les Tunisiens ont céder le pouvoir à un cheikh extrémiste comme Gannouchi...il le connait en personne quand il était à Londre






L'ISOLEMENT DU QATAR EN 5 POINTS:
Bizertin nationaliste
| 06-06-2017 16:52
Les accusations de soutien du Qatar au terrorisme par l'Arabie saoudite, c'est l'hôpital qui se fout de la charité...

L'Arabie et le Qatar soutiennent tous les 2 le terrorisme islamique, en le finançant en fournissant le support idéologie, logistique, armement etc...
Ils agissent de concert avec la Turquie, les agences de renseignements des pays de l'otan, la Jordanie, Israël etc...
Le but? Le terrorisme est un outil pour une guerre par procuration contre les 2 deux mastodontes de la régions à savoir l'Iran et la Russie dont les intérêts convergent.
Ces 2 pays combattent le clan atlantiste (otan, pays du golf, Israël, turquie) pour le contrôle de la région et les couloirs pétroliers.

Qu'est ce que reprochent ces pays à leur allié?
Et bien de faire "bande à part"...
Le Qatar ayant acté la fin de daech a décidé par réalisme de négocier avec les futurs vainqueurs Russie et iran, une future petite influence dans la redistribution des cartes, un peu comme la Turquie qui participe aux accords d'astana.
Londres , dont on connait le cynisme legendaire, agit de même et ne souhaite pas non plus enterrer l'idéologie des frères musulmans, qu'elle manipule allègrement, ce qui peut expliquer les attentats qui touchent ce pays, quand on sait qu'ils sont commandités depuis langley aux usa...

L'Égypte ne veut plus du soutien du Qatar aux frères musulmans, mais n'a rien contre l'Iran ou assad.
L'Arabie n'aime pas non plus les frères musulmans et considère l'Iran comme son ennemi juré, tout comme Israël.
La nouvelle administration sous Trump souhaite enterrer l'idéologie des frères musulmans en même temps que daech, mais ne souhaite pas offrir la victoire à l'Iran et la Russie.
Les anglais s'ils ne sont pas contre la destruction de daech souhaite conserver l'idéologie des frères musulmans qui est la matrice du terrorisme en cas de récréation d'un nouveau mouvement purement terroriste.
La France qui est un pays qui suit, ne sait plus qui suivre...
La Tunisie ne sait plus où elle est, ah si , dans la cuisine en train de faire la vaisselle pendant que les adultes discutent après le souper...
les nahdhaouis et le tartour
ommiaziza1912
| 06-06-2017 16:30
Les amis du Qatar sont bien les nahdhaouis et les guignols du parti de l idiot et imbecile tartour.
le berbère | 06-06-2017 09:22 - que Dieu vous bénisse!
Nahor
| 06-06-2017 16:20
Merci, cher lecteur, Dieu vous bénisse pour vos mots bien vrais!

C'est ce qu'il faut dire aux écervelés et aux menteurs amis des corrupteurs et des traîtres. Les complicités de Béji Caïd-Essebsi avec cet Emirat-voyou sont ÉPATANTES -on est en droit de dire la vérité dans cette situation catastrophique "post-révolutionnaire" et même si cela peut sembler désobligeant -avec la servilité envers les USA qui lui est typique, depuis "qu'il portait les valises pour Wassyla Ben Ammar" comme nous a révélé l'ancien commis des services secrets tunisien F.M. alias "John Wayne".

"C'est en fait le QATAR, émirat monstre crée par les USA pour mener leur politique impérialiste dans le Golfe, qui a DÉTRUIT LA LIBYE, le Qatar a été complice des bombardements criminels de l'OTAN sur la POPULATION CIVILE et des actions menées par des commandos mercenaires ILLÉGAUX et totalement CRIMINELS, avec des saccages, destructions sauvages et viols de femmes (et au total près de 70 000 civils innocents tués dans cette GUERRE IMPÉRIALISTE des lobbys des armes et de la finance américaine, ayant chefs comme Hillary CLINTON, John MACCAIN et Georges SOROS.. tous des "bons amis" sionistes de Ikhwan terroristes tunisiens, libyens et égyptiens)" comme nous dit une voix depuis Syrte:

https://www.tunisienumerique.com/legypte-va-porter-plainte-contre-lemir-qatar-a-cour-internationale-aux-nations-unies/


N.G.M. -activiste pour les Droits humains et les libertés fondamentales (ONU)
Je m'étonne!
Léon
| 06-06-2017 14:57
Encore une fois, vous n'avez absolument RIEN compris. Que s'est-il passé pour que les deux alliés se tirent dans les jambes? Ceux qui exportaient ensemble des djihadistes, ceux qui les faisaient transiter par la Turquie (le tour de la Turquie viendra plus tard). Ceux qui avaient un programme commun. La lune de miel entre le Qatar et l'Arabie Saoudite est finie. Pourquoi? Vous ne vous posez jamais les bonnes questions car vous n'êtes que des perroquets incultes, des "répétiteurs d'instruction" qui ont trahi leur pays.
Cette rupture est tout simplement et évidemment due à une trahison.
Le Qatar a changé son fusil d'épaule depuis la visite de Trump en Arabie. Ils ont tout simplement devancé la trahison de leur alliée saoudienne qui, pour des raisons de promesses de campagne de Trump, préparait un coup bas à son amie de longue date, à savoir mettre tout le terrorisme islamiste sur le dos des qataris, ce qui fatalement destituera le royaume.
Initiés (peut-être par les russes ou les iraniens), voilà que les qataris qui avaient fait transité des milliers de djihadistes vers la Syrie, deviennent pro-iraniens. Et cela ne vous interpelle pas?
Ce coup a dû faire très mal à certains pays. Je pense tout particulièrement à la France. Çà a dû chambarder bien des programmes. Peut-être aura-t-on droit à une autre visite du ministre des AE français les jours qui viennent. Ou encore une nouvelle réunion entre Poutine et Macron ou son ministre des AE. Qui sait?
Quant à nos pauvres hommes politiques, je leur dis juste un truc: "Et si vous foutez tout simplement le camps et laissez Léon gérer". On n'a pas le droit de diriger un pays quand on a si peu de recul sur les stratégies internationales.
Vous avez déjà assez bien nuit à la Tunisie par votre ignorance en applaudissant le plan atlantiste qui allait détruire la Tunisie et la Libye soeur, et bien sûr ratatiner le monde arabe.
À quoi cela sert-il de continuer à gouverner quand on est à côté de la plaque?
Dégagez le plancher, vous êtes en train de faire coloniser le pays. Colonisation dont je vous ai parlé depuis le 14 maudit.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Résistant, et géostratège.

VERSET 112 de lA SOURATE des ABEILLES.
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