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Tribunes

Le programme de redressement économique du Ciped

Le programme de redressement économique du Ciped

Par Taoufik Baccar *

 

Fidèle à la ligne de conduite qu’il s’est choisie d’être positif et de servir en premier les intérêts du pays, le Centre International Hédi Nouira de Prospective et d’Etudes sur le Développement (Ciped), en collaboration avec certaines personnalités nationales et des experts spécialisés dans différents domaines, a engagé une réflexion sur les questions économiques et financières importantes que vit le pays aujourd’hui. Le rapport auquel cette réflexion a donné lieu a été transmis depuis deux semaines à la présidence de la République. Il propose aux autorités sur la base d’une évaluation de la situation actuelle et des enjeux futurs, un programme de redressement économique.

 

Le rapport, tout en étant le plus concret possible, procède d’une vision globale et traite de la manière à même de rééquilibrer le modèle de développement et de le rendre plus intégrateur, en particulier sur le plan social. Il aborde les questions brûlantes, en particulier,  celles relatives à  la tenue du dinar, au taux de change, à la reconquête de la notation souveraine et de la sortie sur le marché financier international, aux questions de lutte contre le blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, à la diplomatie économique et au « country marketing » ainsi qu’à la façon de mettre en confiance les différents opérateurs économiques (Administration, opérateurs privés nationaux, investisseurs étrangers, etc.), condition incontournable pour permettre au pays de retrouver le chemin de la croissance.

 

Le programme de redressement propose des mesures de court terme, des réformes urgentes à engager au plus vite ainsi que des modalités spécifiques d’exécution du programme et des mesures d’accompagnement.

Les mesures à court terme visent à :

  1. Engager l’adaptation du modèle de développement, rétablir la confiance des opérateurs et favoriser les anticipations ;
  2. Renforcer les exportations et les flux de devises et atténuer les pressions sur le taux de change du dinar ;
  3. Réduire le recours à la dette et en assurer la rationalisation et la bonne utilisation;  et
  4. Améliorer l’image de la Tunisie à l’extérieur et reconquérir sa notation souveraine d’avant 2011.

 

Les réformes urgentes proposées concernent en particulier :

  1. La réhabilitation de la dimension économique dans l’échelle des priorités du pays ;
  2. Le régime de la sécurité sociale ;
  3. L’Administration et les entreprises publiques ;
  4. La fiscalité et la maitrise du phénomène de l’économie parallèle ;
  5. L’approfondissement de la réforme bancaire et financière ; et
  6. La stratégie de maitrise des dépenses de compensation.

 

Afin de garantir la réalisation de ce programme de redressement dans les meilleures conditions, des mesures d’accompagnement notamment au plan social et de l’emploi ainsi que des modalités spécifiques de conduite de la mise en œuvre du programme sont également proposées.

Les auteurs du Rapport considèrent que seul un programme de cette envergure est susceptible de permettre au pays d’affronter la situation difficile qu’il traverse aujourd’hui et qui risque de s’amplifier au cours des prochains mois, en particulier la triptyque « Finances publiques-Endettement et Politique de change ».

 

Les auteurs du rapport constatent que le projet d’Accord de Carthage II, malgré ses contributions sur certaines questions (lutte contre l’économie parallèle, recouvrement fiscal, amélioration des prestations administratives, etc.), n’a pas traité de nombre de ces questions fondamentales. Ils considèrent par ailleurs que la démarche empruntée, celle du consensus, ne pouvait aboutir qu’à des solutions minimales qui ne « fâchent » pas les parties prenantes à l’Accord, mais qui éludent dans la foulée, des questions aux enjeux de premier ordre. Ils tiennent à souligner que la logique économique ne s’adapte pas toujours à cette approche du consensus et du compromis.

Ils constatent par ailleurs le manque d’évaluation de l’impact des mesures préconisées et de leur chiffrage et considèrent à titre d’exemple, que le changement des billets de monnaie peut avoir un coût supérieur aux résultats escomptés (entre 150 et 200 millions de dinars) outre l’inefficacité de la mesure, car le changement de ces billets dont l’impression a lieu à l’étranger, nécessite des délais incompressibles relativement longs et ne garantit pas en retour, le non-renouvellement du phénomène, outre  que l’annonce de cette mesure sera de nature à augmenter la pression sur le taux de change du dinar.

 

Les auteurs du rapport constatent par ailleurs que le projet d’Accord de Carthage II traite timidement de la question de la privatisation des entreprises publiques, le terme lui-même étant à peine évoqué alors que des solutions existent pour trouver avec les parties prenantes, un consensus sur cette question fondamentale. Ils considèrent à cet effet que la création d’un « Fonds de restructuration des entreprises publiques » dans lequel serait logé le produit des privatisations et qui serait utilisé exclusivement pour assainir les entreprises qui resteraient dans le giron public (Steg, Sonede, Onas, etc.) ou pour équilibrer le système de sécurité sociale, en attendant le rendement des réformes prévues dans ce domaine, peut constituer une plateforme d’accord sur une problématique aussi cruciale.

 

Le Rapport insiste par ailleurs, sur le fait qu’une réforme politique profonde est seule à même de garantir la stabilité, une condition sine qua none pour une reprise économique et sociale sur des bases solides et pérennes. Le Rapport considère toutefois, que si une telle réforme exige un consensus et ne peut être engagée que sur le moyen terme, les mesures de sauvegarde à caractère économique et social doivent être engagées au plus tôt, afin d’éviter une situation irréversible de l’économie du pays. Ils rappellent à cet égard que la Tunisie a connu en 1985/1987 une situation similaire qui n’a pas empêché le pays de mettre en œuvre un Programme d’ajustement structurel sur fond de tiraillements politiques et une course vers le pouvoir.

 

Le rapport sur le redressement de l’économie tunisienne fera l’objet au cours de la prochaine période, d’une conférence de presse organisée par le Ciped et les experts qui ont concouru à son élaboration.

 

*Taoufik Baccar est président du Ciped

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Commentaires (15)

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Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 16:15
@Business News, c'est mon dernier commentaire pour aujourd'hui, Merci!

Je voudrais rappeler que la majorité de nos entreprises accorde la presque totalité du gain net en tant que dividende, il y a même des entreprises/banques tunisiennes qui s'endettent en devises étrangères afin d'accorder un dividende (je pourrais vous donner une liste des entreprises en question)==> Ainsi, il ne reste absolument rien pour l'investissement! Par contre Mr. Samir Majoul, le patron de notre UTICA pleurniche pour avoir certains privilèges que l'UTICA a eu au temps de Mr. Essid et qui ont conduit à la ruine socio-économique de la Tunisie (lire mes commentaires ci-dessous)!

Par contre BMW, le constructeur allemand d'automobile, fait un gain net de 10 euros par action, il distribue un dividende de 3 euros et investit 7euros! Les entreprises allemandes investissent plus que 50% du gain net, ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'entreprises tunisiennes!

La proposition de Mr. Youssef Chehed est très raisonnable: grands allègements fiscaux à condition d'investir et de créer de l'emploi. Et ceux qui investissent dans les régions intérieures de la Tunisie auront encore plus de privilèges et de facilités.

les soi-disant experts ont ruiné la Tunisie sur le plan socio-économique! Ils se sont récemment de nouveau réunis afin de sauver la Tunisie du collapse en appliquant les mêmes recettes désastreuses du temps de notre ex-troïka: faire baisser le taux directeur à 2%; faire baisser l'impôt sur les sociétés à 12%, injecter des milliards de dinars dans notre système bancaire oligarque (recapitalisation), faire baisser le prix du carburant, faire baisser La taxe sur les dividendes, faciliter la sortie/exportation de nos capitaux, et minimiser les salaires des prolétaires et des salariés.

il faut savoir mettre
1)la croissance économique;
2)le plein emploi des facteurs de production ;
3)l'équilibre extérieur de la balance commerciale ;
4)la stabilité des prix.
5) la dette publique
en relation

Certes, en pratique il est difficile d'avoir un niveau de croissance économique avec un plein emploi des facteurs de production, une maîtrise d'inflation et un équilibre de la balance commerciale mais ceci ne devrait pas nous conduire à conclure qu'"Avoir plusieurs priorités c'est ne pas en avoir du tout", comme le prétend notre ex-Ministre Mr. Hakim Ben Hammouda! Non, on pourrait/devrait limiter la complexité de notre problème d'optimisation sans aboutir à un système linéaire banal et sans utilité pour la pratique/réalité socio-économique, ==> par exemple, on pourrait limiter le déficit budgétaire inférieur à 3/100 du PIB et la dette publique inférieure à 60/100 du PIB et varier les autres paramètres et inversement (il y a plusieurs constellations...)

Il faudrait aussi vérifier d'une façon empirique:
-Y a-t-il une corrélation positive ou négative entre l'inflation et le chômage?
- Y a-t-il une évolution opposée de la croissance économique et de l'inflation ?
- Mesurer l'impact de la croissance économique sur le chômage
-L'équilibre de la balance commerciale est-il encore réalisable dans le contexte des accords de libre échange?

Il nous faut plutôt une étude statistique descriptive et analytique qui s'inspire des données officielles de nos instituts économiques tunisiens et des instances internationales afin de tirer des conclusions utiles pour la Tunisie et tous les Tunisiens.

Franchement, nous sommes fatigués de nos soi-disant experts dont les discours sont sans fondement empirique!

Jamel Tazarki


Une émission pour relaxer:
https://www.youtube.com/watch?v=h_G7EmhYasM


Jamel Tazarki

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 16:01
1ère partie:
Une politique conjoncturelle pour la Tunisie pourrait être une combinaison des paramètres suivants:
-Politique monétaire (taux d'intérêts),
-politique budgétaire (dépenses et investissements publics),
-politique fiscale (impôts),
-politique de financement,
-politique sociale,
-politique des salaires et le taux de change.

Les politiques de relance se basent en particulier sur deux théories économiques: les keynésiens et les libéraux. Je vais parler dans la suite de la politique budgétaire keynésienne et je parlerai une autrefois de la politique budgétaire antiétatique (les libéraux). Je vais essayer de situer la Tunisie dans ces systèmes de pensées économiques.

L'interventionnisme (les keynésiens)
1) Les keynésiens sont pour l'Appui de l'Etat et recommandent une politique de relance par l'augmentation de la demande de consommation et de la demande d'investissement. Pour inciter ou ralentir l'activité économique, ils utilisent la politique monétaire (taux d'intérêts) et la politique budgétaire (dépenses et investissements publics). Le but est la consolidation de l'emploi par l'investissent et l'élargissement de la croissance. La relance engendre ainsi un déficit budgétaire mais augmente les investissements: C'était la politique conjoncturelle de Mr. Essid qui était un désastre puisque nos entrepreneurs ont profité des dépenses publiques sans ou avec très peu d'investissement.

2) Le déficit doit être équilibré par les impôts à long terme ==> ce que Mr. Youssef Chehed doit faire afin d'équilibrer les énormes dépenses publiques sans aucun résultat socio-économique de Mr. Essid.

3) Certes, la contribution de l'Etat est indispensable lorsque l'économie est déficiente afin de corriger les imperfections du marché et d'atteindre le plein emploi. La politique monétaire, entre autre par les taux d'intérêts, est le régulateur primordial. Mr. Essid a fait baisser le taux directeur de 5% à 3.5% afin de motiver nos entrepreneurs à investir mais rien de cela!

4) D'après la politique budgétaire keynésienne, Il n'y a pas de relance si la politique monétaire ne produit pas une augmentation de la demande. Or, une forte demande est déjà existent en Tunisie puisqu'il n'y a pas assez pour tous les Tunisiens (il manque de tout en Tunisie). ===> De ce fait cette condition keynésienne est vérifiée en Tunisie.

5) oui la politique socio-économique de Mr. Essid vérifiait toutes les conditions indispensables afin que sa politique budgétaire réussisse. Et pourtant Mr. Essid a complètement échoué pour la simple raison que rien ne pouvait motiver certains de nos entrepreneurs oligarques qui ont profité des dépenses publiques sans bouger le petit doigt en contrepartie.

6) La politique budgétaire keynésienne qui a été appliquée par Mr. Essid n'a pas fonctionné et n'a créé que de l'inflation En effet, Mr. Essid, a fait baisser le taux directeur de 5% à 3.5%; il a fait baisser l'impôt sur les sociétés de 30% à 25%, il a injecté 10 milliards de dinars dans notre système bancaire oligarque (recapitalisation), il a fait baisser le prix du carburant, il a fait baisser La taxe sur les dividendes et il a facilité la sortie/exportation de nos capitaux, et ceci afin de motiver nos entrepreneurs à investir, mais rien de cela!

7) Pour les keynésiens, les marchés laissés à eux-mêmes ne conduisent pas forcément à l'optimum économique. De ce fait, l'?tat a une fonction à jouer dans le domaine économique particulièrement dans le cadre de politique de relance. Les '?tats-Unis ont employé d'une manière méthodique la formule keynésienne pour sortir de leurs récessions d'après-guerre. Une possibilité de se convaincre est de constater dans quelle mesure ils ont autorisé à leur ratio dette/PIB d'augmenter entre la récession et le premier sommet conjoncturel. Oui, à la différence de nos entrepreneurs, les américains ont extrêmement investi!

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:59
2ème partie
8) En Tunisie, Mr. Essid a surestimé le degré d'efficacité de la politique monétaire et budgétaire.

9) Mr. Youssef Chehed a heureusement très vite compris que la politique budgétaire keynésienne comme elle a été définie par John Maynard Keynes n'est pas applicable en Tunisie et a déjà conduit l'état tunisien à la faillite! Mr. Youssef Chehed a compris qu'il faudrait varier plutôt d'autres paramètres comme la politique fiscale (impôts), politique de financement, la politique sociale, politique des salaires et le taux de change tout en structurant notre industrie et notre agriculture. ==> C'est évident que notre oligarchie et nos milliardaires qui ont été trop gâtés par la politique keynésienne de Mr. Essid se "révoltent" contre le gouvernement de Mr. Chehed et vous savez maintenant pourquoi. En effet, Mr. Youssef Chehed voudrait appliquer plutôt une politique budgétaire keynésienne conditionnelle: ==> grands allègements fiscaux à condition d'investir et de créer de l'emploi. Et ceux qui investissent dans les régions intérieures de la Tunisie auront encore plus de privilèges et de facilités. Alors que Mr. Essid a injecté inconditionnellement des Milliards de devises étrangères (crédit et aide internationale) au profit de notre oligarchie entrepreneuse et de nos milliardaires qui n'ont investi que très, très peu!

10) La politique budgétaire d'inspiration keynésienne qui consiste à laisser galoper le ratio dette/PIB ne peut relancer notre économie que si nous la rendons conditionnelle comme a été prévu dans la PLF2018.

11) Une chose est évidente est que la crise économique en Tunisie n'est pas liée à la baisse de la demande privée (comme dans les pays du nord). Le peuple tunisien veut consommer mais il n'y a pas assez pour tout le monde. En Tunisie, la demande est là, mais la productivité est faible et ainsi le prix de revient est très haut.

12) Donc une solution évidente est celle i)de la baisse conditionnelle de la fiscalité (seulement ceux qui investissent pourraient profiter d'un allègement fiscal), ii)l'augmentation de l'offre grâce à une meilleure productivité, iii)minimiser le prix de revient, iv)équilibre budgétaire, v)minimiser les dépenses sociales et vi)augmenter progressivement la masse d'argent en circulation afin que l'offre ainsi crée sera absorbée par la demande.

13) Il faut que l'activité économique augmente plus vite que La masse monétaire dans notre pays. Sinon on aura un accroissement anormal de la quantité de monnaie par rapport au volume de la production.

Jamel Tazarki

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:57
Il est temps aussi que Mr. Youssef Chehed mette un peu plus de transparence concernant sa politique structurelle:
-orienter l'activité économiques vers des secteurs d'avenir,
-renforcer la concurrence par la réglementation et mettre en place des autorités indépendantes de régulation,
-favoriser les secteurs considérés comme stratégiques,
-développer les énergies renouvelables et non polluantes,
-La politique de l'intégration de nos diplômés dans la vie professionnelle (il faut reconnaître que Mr. Youssef Chehed fait déjà un grand effort en ce sens)
-corriger les disparités entre les régions tunisiennes (il faut reconnaître que Mr. Youssef Chehed fait déjà un grand effort en ce sens),
-développer les infrastructures de transport et de communication (il faut reconnaître que Mr. Youssef Chehed fait déjà un grand effort en ce sens),
-la protection de l'environnement (il faut reconnaître que Mr. Youssef Chehed fait déjà un grand effort en ce sens).
-faut-il privatiser certaines entreprises publiques?

Jamel Tazarki

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:55
Je voudrais insister que les grèves concernant le chômage et le pouvoir d'achats (qui bloquent notre productivité et aggravent notre déficit budgétaire) ne se laissent pas résoudre par l'usage de gaz lacrymogène de nos forces de l'ordre (ce qui pourrait conduire à des mouvements sociaux de grand ampleur) mais plutôt par une réforme sociale!


Une réforme sociale est indispensable en Tunisie, c'est de savoir comment nous pourrions aider aujourd'hui le fonctionnaire, le paysan, le travailleur et les chômeurs à se fournir les objets, les produits et le minimum de consommation dont ils ont besoin. C'est cela que les classes pauvres attendaient de la Révolution de Jasmin. Elles n'attendent pas que nous leur donnions tant et tant de billets, elles attendent seulement la possibilité de se dégager de l'emprise de la faim et de la misère et de pouvoir vivre, c'est-à-dire de consommer et de produire des produits.

Ce que la classe pauvre attend, c'est de lui apporter la possibilité de sortir de la situation qui leur a été faite en tant que classe qui a été toujours ignorée et désavantagée (Je sais ce que c'est d'avoir faim). Ne pas répondre aux espoirs et à l'attente de ceux qui ont cru en la Révolution de Jasmin est une grande déception.

Comment répondre aux nouveaux besoins sociaux? Est-ce que nous en avons les moyens financiers? Les politiques sociales pourraient-elles soutenir la nouvelle croissance économique? Quels sont les investissements nécessaires aujourd'hui pour ne pas aider et subventionner dans les années à venir? Comment minimiser les charges sociales? Comment passer des politiques sociales de prise en charge et de distribution gratuite à une politique dont la base est l'investissement social? Il est temps de concevoir autrement les dépenses sociales. Non pas comme une charge qui gêne la croissance économique, mais comme un investissement qui soutient le passage vers une meilleure économie avec moins de chômeurs et de meilleurs salaires.

Les politiques sociales en Tunisie doivent avoir une fonction économique en tant que paramètre de fortunes futures. L'accroissement des richesses produites est la condition la plus évidente de la réduction de la misère matérielle.


Ce n'est pas normal qu'il n'y a pas assez de chaussures à bon prix et de bonnes qualités pour tous les Tunisiens dans un pays qui compte un million de chômeurs. Ce n'est pas normale que le gouvernement tunisien distribue de l'argent gratuitement sur les pauvres alors que l'on peut les faire travailler à domicile afin de créer des biens indispensables et qui manquent en Tunisie.


Jamel Tazarki

C'est dans l'intensité, la régularité et le renouvellement du débat socio-politique que se forge le gouvernement du peuple. La bonne santé de notre jeune démocratie tunisienne se mesure à ses contre-pouvoirs. Voilà pourquoi l'indépendance des médias, de la justice, l'activité syndicale et la qualité du débat parlementaire concernent tous les Tunisiens.

Jamel Tazarki

Emeli Sandé - Read All About It
https://www.youtube.com/watch?v=vaAVByGaON0

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:53
Il y a quelques années un homme d'affaires français voulait produire des chaussures à Tazarka. Il a commencé d'abord par donner une formation à ses nouveaux employés. Il les a réunis dans une grande salle à la commune de Tazarka et il leur a montré les techniques de la fabrication des chaussures d'une façon artisanale (j'étais parmi les présents, j'avais 17 ans en ce temps-là). Il nous a fourni la formation nécessaire pour assurer la qualité du travail. Puis, il a introduit une nouveauté dans notre monde rural, un système de salaire différentiel aux pièces. On recevait une somme fixe par pièce produite. Puis, cet homme d'affaires nous payait même plus cher car on respectait les normes qu'il nous a fixées pour la production (encore plus de motivation afin de fournir un travail de qualité). Ce Monsieur, venu de l'étranger, a révolutionné notre monde rural en introduisant la même base de calcul du salaire pour les hommes et pour les femmes pour un travail égal ou d'égale valeur. Oh mon Dieu, c'était un bouleversement socio-culturel dans notre petit village où les femmes gagnaient beaucoup moins (et travaillaient beaucoup plus sur les champs des autres). Ce Monsieur, venu de loin, a su motiver tout le monde. Je produisais durant mes vacances scolaires des chaussures de très hautes qualités et ceci par dizaines et par centaines! Je ne me faisais pas de soucis pour la vente de ma production. En effet, Je savais que ce Monsieur, venu de très loin, allait acheter toute ma production.

Puis un jour, l'entrepreneur français qui m'employait en travailleur indépendant (freelancer) est rentré chez lui, en France. J'ai décidé alors de continuer à fabriquer des chaussures. J'étais à Nabeul, j'ai acheté du cuir et j'ai démarré avec des Amis de mon village une petite entreprises qui produisait des dizaines et des centaines de chaussures de très bonne qualité et en particulier confortables. Mais seulement, on ne savait pas où les vendre. Les boutiques, les grands magasins, la police municipale sur le marché de semaine avaient des doutes sur l'origine de notre production...

Je me suis adressé à la mairie de Nabeul, les fonctionnaires n'étaient e pas d'accord non plus, les uns prétendaient que oui, je pouvais vendre notre production sur les marchés communaux, mais à titre occasionnel, et les autres prétendaient que l'on n'avait pas le droit de vendre sur le domaine public, (marchés du village ou bords de routes), sans être commerçant inscrit au registre du commerce (j'avais à peine 18 ans, en ce temps-là).

Et ainsi je me suis inscrit au registre du commerce et de ce fait quelques boutiques ont accepté de mettre notre production (les chaussures que l'on a fabriquées) dans leurs vitrines. Certes, les chaussures ont été vendues mais on ne nous a jamais donné un centime! Ce qui est encore plus grave, j'ai reçu une lettre du fisc pour déclaration de notre "chiffre d'affaire", sinon mon activité à domicile pourrait être considérée comme du travail dissimulé (voir un délit). Eh ainsi, on a dû arrêter à fabriquer des chaussures bien qu'il en manquait en Tunisie!

==> mon projet était condamné à la faillite car je n'avait pas de couverture juridique gratuite
et car je ne trouvais pas de réseau de distribution afin de vendre ma production (un manque de logistique).

Je propose une production décentralisée et à domicile pour tous nos chômeurs. La vente se ferait centralisée par l'état tunisien qui serait dans l'obligation de collecter la production décentralisée. On laisserait produire à domicile par nos chômeurs tout ce qui est vital et tout ce qui manque en Tunisie. Un exemple: Les aveugles en Allemagne produisent d'une façon décentralisée et à domicile des brosses, des pinceaux, des balais, etc.. Tous les vendredis, il y a quelqu'un de la commune qui passe chez les aveugles/handicapés chercher la production afin de la faire vendre d'une façon centralisée.

J'étais en Thaïlande et j'ai rencontré des familles pauvres qui mènent une vie paisible et arrivent à survivre grâce aux élevages traditionnels des crevettes, souvent sur les rives des petites rivières. C'est l'Etat Thaïlandais qui donne les moyens de productions et collecte aussi la production/récolte des crevettes afin de l'exporter vers l'Europe ou la commercialiser dans le pays. ==> Oui, mon projet de production de chaussures a échoué car je n'avait pas eu d'assistance juridique et logistique!

Je résume, nos chômeurs veulent produire beaucoup de choses, Ils souhaitent subvenir à leurs propres besoins et ne pas dépendre uniquement des autres. Ils désirent également faire pleinement partie de la société et que leur place y soit reconnue. Généralement, ils n'ont pas un problème de financement afin de développer seuls des projets, ils ont besoin plutôt d'assistance juridique et logistique ==> avoir des facilités et une garantie afin de vendre leur production sans parler d'économie informelle. L'?tat tunisien doit organiser le travail à domicile des nécessiteux et de servir d'intermédiaire pour la vente de leur production.


Jamel Tazarki

Beyoncé - I Was Here:
https://www.youtube.com/watch?v=i41qWJ6QjPI

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:51
Je propose de subventionner/aider aussi les petits fabricants (les petites PME) déjà existant à s'agrandir et à embaucher des jeunes en chômage. Et ceci est valable/valide pour toutes les branches/sections socio-économiques

Les PME de 1 à 9 salariés ne manquent pas en Tunisie et leur pourcentage par rapport au nombre d'habitants est même supérieur en Tunisie qu'en Allemagne. Ce qui manque en Tunisie, ce sont les PME dont le nombre de salariés dépasse les 80 salariés qui seraient capables de rationaliser la production, d'augmenter la productivité tout en diminuant le prix de revient ==> ce qui nous rendrait plus compétitifs à l'échelle internationale.

Ainsi je me demande, pourquoi le gouvernement tunisien ne s'engagerait pas à effectuer un volume de 10% de la commande publique auprès des petits PME afin de leur permettre de s'agrandir. La commande publique est un formidable levier afin de motiver nos petites entreprises à s'agrandir. L'achat public représente plus que 8 milliards de dinars par an pour l'?tat et ses différentes institutions. Ainsi le Pacte national pour la création de l'emploi serait de mobiliser l'achat public afin d'accompagner le développement des petits PME. Pourquoi, effectuer les commandes publiques auprès de nos milliardaires entrepreneurs et ignorer toutes ces petites PME pleines d'énergie et qui voudraient produire plus et s'agrandir, si seulement elles avaient les moyens. Oui, je propose de mettre en place un partenariat couvrant l'achat public des produits, services ou travaux auprès des petites PME sans qu'il soit nécessaire de procéder à une mise en concurrence.

L'Allemagne compte actuellement environ 350.000 PME. Elles se répartissent de la façon suivante en fonction de leur nombre de salariés:
de 1 à 9 salariés : environ 250.000
de 10 à 49 salariés : environ 45.000
de 50 à 249 salariés : environ 35.000
de 250 à 499 salariés : environ 20.000


Au cours de l'année 2015, près de 340.000 PME (réalisant chacune moins de 40 millions d'euros de chiffres d'affaires) ont totalisé près de 220 milliards d'euros d'exportations. Cela représente 25% du total des exportations allemandes (Cf. IfM-Bonn).

Les plus grandes PME industrielles (entre autre des entreprises familiales dont les chiffres d'affaires se situent entre 70 millions et 5 milliards d'euros) constituent les moteurs de l'économie allemande (Cf. IfM-Bonn). Elles se développent très vite et gagnent plus d'argent que les grands groupes et exportent 45% de leur fabrication.

Je résume: Les PME de 1 à 9 salariés ne manquent pas en Tunisie. Ce qu'il faut faire est plutôt de permettre à nos petites entreprises déjà existantes de s'agrandir, de créer de l'emploi et de devenir ainsi plus compétitives à l'échelle internationale.

Jamel Tazarki

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:49
Notre Oligarchie et notre bourgeoisie possèdent suffisamment de biens et de capitaux afin de faire sortir notre pays du collapse socio-économique. En réalité, la valeur de leurs biens est immense, elle dépasse le montant total de l'aide étrangère et de nos dettes extérieures depuis 2011.

Je propose ainsi de faire l'inventaire des biens de notre bourgeoisie et oligarchie afin de trouver des ressources pour alimenter l'économie tunisienne. Oui, Il y a assez de capitaux en Tunisie. Mais, ces capitaux circulent très peu ou pas. L'argent n'est pas en train de jouer son rôle en Tunisie. En effet, si seulement le 1/7ème des capitaux gelés de notre oligarchie et bourgeoisie circulent seulement 20 fois par an, cette somme créerait une richesse sans limite pour la Tunisie et tous les Tunisiens. L'argent n'a de qualité que si elle circule. Mais, nos capitaux n'osent pas circuler.

Le problème de la Tunisie est évident, personne n'a le courage de critiquer nos milliardaires car ils représentent les intérêts de l'impérialisme international qui les prend en protection. Nos politiciens sont impuissants face au lobby de nos milliardaires à l'échelle internationale!


Jamel Tazarki

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:48
I) Des faits:
1) L'état tunisien a absorbé entre les années 1990 et 2010 la presque totalité des réserves (des fonds) de nos caisses de retraite sans contrepartie. Ces fonds doivent être intégrés dans le calcul de la dette publique.

2) En Allemagne 70% du financement des retraites proviennent du rendement et seulement 30% des cotisations. Oui, Sans rendement, le modèle du contrat de génération ne peut pas et ne pourra jamais fonctionner. La Tunisie qui omet le rendement est en train de payer un prix extrêmement élevé ===> nos caisses de retraite sont vides.

3) Il est complètement absurde de parler du vieillissement de la population tunisienne et de prétendre que le taux de natalité est inférieur au taux de mortalité et que les caisses de retraite sont vides à cause d'une crise démographique! Il faut arrêter de raconter cette absurdité qui se contredit avec toute étude démographique intelligente et correcte de notre pays. ==> Au lieu d'injecter 10 milliards d'euros (au temps du gouvernement de Mr. Essid, en réalité même plus) afin de recapitaliser un système bancaire oligarque, moi j'aurai injecté cette énorme somme dans nos caisses de retraite afin que l'état tunisien rembourse enfin ses dettes.

4) le taux d'activité est à 60% en Tunisie contre 88% en Allemagne. Pendant que nos fonctionnaires prennent la vie du bon côté, les Allemands continuent de bosser, de renflouer leurs fonds de pension et leurs comptes d'épargne et maintiennent ainsi leur niveau de vie. ==> envoyer nos fonctionnaires à la retraite à 55 ans est complètement absurde et ne résout pas les problèmes socio-économiques de la Tunisie. Et c'est une solution inefficace contre le chômage.

5) nos fonctionnaires travailleront dorénavant en moyenne 25 ans et seront à la retraite pendant 30 ans :), et peu importe l'état des finances publiques et la vigueur économique de la Tunisie ou les sacrifices que les pensions de nos relativement jeunes fonctionnaires en retraite pourront imposer aux autres citoyens.

6) En Tunisie, Les régimes de retraite sont déficitaires et la facture sera de plus en plus lourde à porter pour les contribuables. Les Tunisiens restent moins longtemps que les autres sur le marché du travail et ce sont ceux qui n'ont pas un régime de retraite (entre autre nos paysans) qui devront travailler plus longtemps, notamment pour payer les pensions de serviteurs de l'?tat qui arrêteront de contribuer au marché du travail avant d'avoir atteint 55 ans. Si on continue à ce rythme, la Tunisie ne fera qu'épargner afin de payer une belle retraite à nos jeunes fonctionnaires.



II) A partir des faits 1 à 6 ci-dessus, je tire les conclusions suivantes :
a) le rendement obligataire (les obligations d'état, Staatsanleihen) et une forte croissance économique, sont le seul remède afin de financer/sauver les caisses de retraite en Tunisie. J'insiste encore une fois que les financements des retraites proviennent du rendement, d'une forte croissance économique (une forte productivité) et seulement 30% des cotisations.

b) une forte croissance économique nous permettrait de favoriser l'embauche de jeunes tout en préservant l'emploi des seniors et ce qui nous permettrait en plus de financer les retraites.

b) Il est possible aussi de doubler les contributions ou de relever l'âge de la retraite en attendant une croissance économique et une forte productivité. Mais une retraite à 55 ans, ce n'est pas faisable! C'est complètement absurde'

c) étant donné que notre système bancaire va entre-temps très bien et qu'il déborde de bénéfices nets (d'après les dire de nos banquiers), il serait temps qu'il rembourse les 10 milliards d'euros que nos banquiers ont reçus gratuitement au temps de notre ex-troïka (afin de se recapitaliser) et d'injecter cette somme gigantesque dans nos caisses de retraite. C'était une très grande injustice sociale de recapitaliser les banques de certains de nos milliardaires avec l'argent du contribuable, au temps de notre ex-troïka!

Jamel Tazarki

C'est dans l'intensité, la régularité et le renouvellement du débat socio-politique que se forge le gouvernement du peuple. La bonne santé de notre jeune démocratie tunisienne se mesure à ses contre-pouvoirs. Voilà pourquoi l'indépendance des médias, de la justice, l'activité syndicale et la qualité du débat parlementaire concernent tous les Tunisiens.


Hide in Your Shell, Roger Hodgson:
https://www.youtube.com/watch?v=n3Rzug1OWPU&index=2&list=RDpuAeFwRFh3Q

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 15:46
une fois que l'on aurait "nettoyé" nos banques, je propose pour la Tunisie une solution pragmatique à la chinoise. En effet, le gouvernement chinois a créé une structure organisationnelle par laquelle il peut procéder en tant qu'actionnaire dans tous les grands projets économiques afin d'optimiser la gouvernance et de guider la modernisation. Même si ces sociétés par actions présentent des particularités d'entreprise privées (actionnaires, conseil d'administration, rapports annuels), le gouvernement chinois détient au départ toujours la majorité des actions et il exerce ainsi un contrôle solide sur l'activité de l'entreprise. La privatisation complète se fait quand l'entreprise fait des bénéfices. Le gouvernement chinois a ainsi créé plus que 4 millions d'entreprises privées. Ces entreprises emploient près de 120 millions de chinois. La chine fait pression sur les responsables des banques afin de permettre des prêts à des conditions avantagées aux nouvelles entreprises qui sont au début surveillées par les fonctionnaires des autorités chinoises. Ces prêts hors des conditions de marché ne sont accordés qu'aux entreprises rentables. Les entreprises non rentables n'ont plus le droit d'opérer ou d'investir car les règles du marché les forcent à arrêter leurs activités ou du moins de ne pas réaliser de nouveaux investissements. Lors de la privatisation complète des entreprises fonctionnantes, les banques reçoivent leur argent de nouveau. Le stock des créances est à plus de 1200 milliards de dollars. Les dirigeants chinois sont conscients de la fragilité de ces investissements. C'est pour cela que les banques chinoises reçoivent du budget de l'Etat. Le gouvernement chinois cherche aussi des capitaux privés, chinois et étranger afin de recapitaliser ses banques. Par contre l'Etat chinois (contrairement aux américains et aux européens) n'accorde pas de crédit hors conditions de marché (très faible taux d'intérêt) aux ménages et à la consommation. Les ménages chinois doivent préalablement épargner les sommes nécessaires pour l'achat d'une voiture ou d'un appartement. De même de nombreux produits d'assurance ne sont pas disponibles. Les ménages doivent également épargner pour se protéger contre les risques de la vie courante. On comprend pourquoi le taux d'épargne des ménages chinois est très élevé et d'ailleurs il ne cesse pas de croître. Le taux d'épargne des chinois est de 50% du BIP. Ce taux d'épargne contribue à l'investissement. Les banques d'Etat dirigent l'essentiel de l'épargne chinoise vers les entreprises. Ces prêts soutiennent la production et favorise l'investissement. Ce qui augmente le taux de croissance du PIB.


La question est comment assurer l'autosuffisance et la stabilité des prix dans un temps record. Pour cela, il suffit de transformer notre agriculture traditionnelle, en la dotant d'équipements et de techniques d'avant-garde. L'agriculture moderne nécessite des techniques avancées, des équipements de haute performance et des agriculteurs qualifiés. Il nous faut un haut rendement, une excellente qualité, une grande rentabilité et un bon écosystème. Le développement de la productivité agricole est un but primordial de la construction de la nouvelle Tunisie. Le mode de production agricole caractérisé par les systèmes d'irrigation classique et de labour traditionnel n'est plus suffisant afin de nourrir 13 Millions de Tunisien. Afin de développer une agriculture moderne, il est important de la transformer et la doter des techniques modernes de l'hydro-culture. Puis, il faut augmenter les investissements dans les régions rurales, soutenir financièrement les agriculteurs.


Parallèlement, il faut pratiquer des politiques économiques structurelles qui ont une action à long terme. Par exemple une politique industrielle comme l'encouragement de la production artificielle des engrais agricoles et de l'industrie chimique


De même, je propose de déterminer les potentialités de notre pays et de mettre en oeuvre les projets correspondants. Nous privilégions lors de la réalisation de nos projets d'abord le savoir-faire et les compétences locales. Et pour combler les compétences manquantes, on va rechercher les personnes susceptibles d'être recrutées partout dans le monde. Il y a énormément d'ingénieurs et scientifiques sur le marché international qui pourraient nous aider, mais ils ont un prix. C'est toujours une question d'argent. Les Américains, les Chinois, les Allemands et tous les autres font pareils, ils captent les meilleurs scientifiques et les meilleures capacités du monde. Nous ne sommes pas encore au plus haut niveau, mais on veut l'être. Nous sommes juste sur le bord d'y arriver. C'est une question de temps et de choix politiques. On ne cherchera pas seulement à séduire les entreprises étrangères à investir dans notre pays mais nous définiront nos projets en fonction de nos besoins et on cherchera sur le marché international de travail les compétences manquantes et peu importe le prix que l'on aura à payer.

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