Le limogeage de l’imam Béchir Ben Hassen a été décidé par Noureddine Khadmi

Businessnews.com.tn | publié le 02/07/2015 10:04

 

Quelque 200 à 300 personnes ont manifesté hier soir dans la ville de Msaken pour protester contre le limogeage de l’imam Béchir Ben Hassen. Les manifestants ont marché dans la ville pour s’arrêter ensuite devant le siège de la délégation. Ils estiment que la décision du ministre des Affaires religieuses, Othman Battikh, est politique et, pour beaucoup de manifestants, le gouvernement et les lobbys qui se cachent derrière, on cherche à frapper l’islam.
Plusieurs pages d’imams radicaux, dont celle de Ridha Jaouadi de Sfax, et de personnalités politiques proches d’Ennahdha, dont celle de Radwan Masmoudi, ont estimé que la décision est injuste et que le gouvernement se doit de s’expliquer en donnant des arguments convaincants et en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Vérification faite, le limogeage de Béchir Ben Hassen a été décidé par l’ancien ministre des Affaires religieuses, Noureddine Khadmi, réputé lui-même être un imam extrémiste. C’était sous la troïka et la décision a été prise le 1er juin 2013. A l’époque, Ben Hassen avait à peine sept mois d’exercice à la tête de l’imamat de la mosquée de Msaken, puisqu’il a été nommé le 28 novembre 2012.
Les raisons du limogeage, telles que mentionnées par Noureddine Khadmi, était « absence de l’intéressé de son poste ».
Quant aux raisons de cette absence, elle est de notoriété publique puisque le bonhomme était en prison.
On rappelle en effet qu’il a été arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il a été extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison pour avoir kidnappé ses propres enfants à leur mère (de nationalité française) et les avoir empêché de regagner la France. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.
En parallèle de ses activités d’imam, Béchir Ben Hassen a également été voyagiste (à travers une antenne française) et organisait des pèlerinages vers la Mecque.


Le tout en parallèle de ses activités politiques. Il a été très proche du mouvement Ennahdha et a fait une campagne hostile et mensongère contre Nidaa Tounes et Béji Caïd Essebsi, en avertissant les fidèles que s’ils votent pour eux, c’en sera fini de l’islam en Tunisie. Durant la présidentielle, il a été très actif dans la campagne de Moncef Marzouki et il lui est même arrivé de partager une tribune de campagne de Msaken pour appeler les citoyens à voter pour lui.

 

R.B.H.

Le limogeage de l’imam Béchir Ben Hassen a été décidé par Noureddine Khadmi

publié le 02/07/2015 10:04

 

Quelque 200 à 300 personnes ont manifesté hier soir dans la ville de Msaken pour protester contre le limogeage de l’imam Béchir Ben Hassen. Les manifestants ont marché dans la ville pour s’arrêter ensuite devant le siège de la délégation. Ils estiment que la décision du ministre des Affaires religieuses, Othman Battikh, est politique et, pour beaucoup de manifestants, le gouvernement et les lobbys qui se cachent derrière, on cherche à frapper l’islam.
Plusieurs pages d’imams radicaux, dont celle de Ridha Jaouadi de Sfax, et de personnalités politiques proches d’Ennahdha, dont celle de Radwan Masmoudi, ont estimé que la décision est injuste et que le gouvernement se doit de s’expliquer en donnant des arguments convaincants et en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Vérification faite, le limogeage de Béchir Ben Hassen a été décidé par l’ancien ministre des Affaires religieuses, Noureddine Khadmi, réputé lui-même être un imam extrémiste. C’était sous la troïka et la décision a été prise le 1er juin 2013. A l’époque, Ben Hassen avait à peine sept mois d’exercice à la tête de l’imamat de la mosquée de Msaken, puisqu’il a été nommé le 28 novembre 2012.
Les raisons du limogeage, telles que mentionnées par Noureddine Khadmi, était « absence de l’intéressé de son poste ».
Quant aux raisons de cette absence, elle est de notoriété publique puisque le bonhomme était en prison.
On rappelle en effet qu’il a été arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il a été extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison pour avoir kidnappé ses propres enfants à leur mère (de nationalité française) et les avoir empêché de regagner la France. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.
En parallèle de ses activités d’imam, Béchir Ben Hassen a également été voyagiste (à travers une antenne française) et organisait des pèlerinages vers la Mecque.


Le tout en parallèle de ses activités politiques. Il a été très proche du mouvement Ennahdha et a fait une campagne hostile et mensongère contre Nidaa Tounes et Béji Caïd Essebsi, en avertissant les fidèles que s’ils votent pour eux, c’en sera fini de l’islam en Tunisie. Durant la présidentielle, il a été très actif dans la campagne de Moncef Marzouki et il lui est même arrivé de partager une tribune de campagne de Msaken pour appeler les citoyens à voter pour lui.

 

R.B.H.

Commentaires (14) Commenter
Article bidon et fallacieux
Le Baron
| 03-07-2015 18:58
Dire que cheikh bechir Belahssen a été démis par docteur khadmi est une imposture en effet mr khadmi n'est plus ministre depuis fin 2013 alors que l'ordre du limogeage a été signé après les attentats de sousse .vous voulez induire vos lecteurs en erreur volontairement !!c'est de la désinformation
PROFIL NON ADEQUAT AU POSTE !
TAW TCHOUFOU
| 02-07-2015 18:48
Comment un repris de justice , avec un dossier épais comme le Bottin , peut-il devenir Imam ?
Comment peut-on laisser quelqu'un de cet acabit , haranguer les foules et transmettre et interpréter la religion à sa sauce , avec un passé pareil !
Comment peut-on recruter des gens pareils sans se soucier de " leurs casiers judiciaires " ?
C'est une faute doublé d'un crime !
Là aussi , le ministère devrait faire le ménage à grande eau , et reprendre en main ce secteur , sensible , car n'importe quel charlatan peut manipuler et formater les esprits de n'importe quel auditoire !
La religion a besoin de gens propres , sages et paisibles et non pas de délinquants et d'extrémistes !
IL FAUT CHASSER LES IMPOSTEURS
Bourguibiste nationaliste
| 02-07-2015 14:50
Ilé faut chasser les imposteurs des mosquées. Depuis quand le chef de la sexte Ettahrir, Belhaj, est-il un imam?
Si lui est Imam, alors moi je suis pape!
Il est temps d'interdire le prêche à ses imposteurs.
DEHORS LES CHARLATANS
Jalel
| 02-07-2015 14:24
On s'en fout : la seule chose qui importe , c'est de pacifier nos mosquées , quitte à les fermer pour une bonne période . En tout cas , il faut frapper un grand coup dans la fourmilière et une grande réforme du fonctionnement des mosquées : les imams n'ont rien à apporter et il faut les remplacer par des gens capables de tenir un discours républicain et pacificateur , des professeurs d'éducation civique par exemple .
200 a 300 personnes
waf-waf
| 02-07-2015 13:29
Le groupe de manifestant, 200 a 300 extrémistes pourquoi ne pas les envoyés au Qatar ou en Arabie?
Reste a espéré que les forces de l ordre garde précieusement leur trace 24h/24, ce sont des terroristes dormants
Crapule ce Benhassen
lagon
| 02-07-2015 12:54
On a tout perdu avec le départ de Ben Ali. On laisse le pays entre les mains de cette racaille d'islamistes. J'attends un sursaut républicain de la part des tunisiens ,les vrais , pour contrer cette horde d'illuminés. Du temps de Ben Ali ces voyous n'osaient même pas ouvrir le bec maintenant ils osent manifester Quel gâchis.
Arrêtez de lui faire de la Pub
Silam
| 02-07-2015 12:34
Cessez de nous parler des personnalités insignifiantes, nous finirons par les oublier
et ils finiront par ne plus être tristement célèbres.
Une meilleure concordance des temps, SVP !
Mansour Lahyani
| 02-07-2015 12:13
A lire votre titre, on se demande pour quelle raison feu Noureddine Khadmi peut encore intervenir dans la chose publique! Le texte de l'article remet les choses à leur place : le limogeage avait été décidé... en 2013 ! Ah bon, on respire enfin ! La langue française a de ces coquetteries... mais il faut les respecter !
en taule
sss
| 02-07-2015 11:30
vous n'avez qu'à les mettre tous en taule !ils ne vont pas faire la loi!
IL NE FAUT PAS CEDER A CETTE MASCARADE CARNAVALESQUE
7ay
| 02-07-2015 11:08
L'horloge de la Tunisie ne doit plus jamais être réglée sur cette caste d'ignares et d'incultes. Ils nous ont assez précipités vers vers le bas. On ne doit plus céder à la pression de ces individus qui sont souvent débiles ou monnayés. Il faut apprendre à tenir bon et durement , tout s'estompera comme un feu de paille. Il faut commencer à comprendre que la majorité des Tunisiens marche comme faisait Ben Ali et pour preuve, il a tenu 23 ans
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