Le grand cirque parlementaire

Businessnews.com.tn | publié le 13/09/2017 19:59

 

C’est la débandade à l’Assemblée des représentants du peuple. Une plénière censée traiter du projet de loi de réconciliation économique a tourné au vinaigre. Nos députés, qui s’opposent à cette loi, se sont livrés à des séances de chahutage interminables frôlant le ridicule. Des élus du peuple qui se donnent en spectacle, qui refusent le débat, qui usent et abusent de populisme, des suspensions incessantes de la plénière, telle était l’atmosphère sous l’hémicycle du Bardo qui tourne au véritable cirque.  

 

Les députés de l’opposition ne sont pas contents et ils le font savoir. C’est leur droit le plus élémentaire de contester un projet de loi, personne ne reviendra dessus. Sauf que la manière avec laquelle ils veulent imposer leur point de vue, est le moins qu’on puisse dire inélégante. L’ambiance de cirque des débats, ne fait qu’entraver les travaux d’une Assemblée prise en otage et déjà en retard sur plusieurs dossiers, notamment le pourvoi des vacances à l’Instance supérieure indépendante pour les élections. Lors de la plénière de mardi, l’absence de quorum, les députés semblant se désintéresser de la question, a fait que l’examen des candidatures à l’ISIE soit reportée.

Mercredi la plénière qui devait être consacrée au projet de réconciliation s’est ouverte dans un climat de vives tensions, celles-ci allant crescendo jusqu’aux échanges d’accusations et d’insultes. Un spectacle, pas beau à voir. Mais l’opposition n’en a cure parce qu’elle veut coûter que coûte faire barrage au projet de loi et imposer son dictat à la majorité qui le cautionne.

 

Proposé par la présidence de la République, le texte législatif a fait face à de sérieuses entraves. Depuis 2015, et le tollé qu’il a soulevé chez l’opposition et une frange de la société civile, le projet de loi a été bloqué, mis au placard, puis ressorti dans une nouvelle version après amendement de certains articles litigieux, pour enfin être approuvé en juillet 2017 par la commission de législation générale.

C’est la présidente de l’IVD Sihem Ben Sedrine et ses soutiens qui ont ouvert les hostilités les premiers. Ben Sedrine avait en 2015 déposé un recours auprès de la Commission de Venise pour avis consultatif sur la constitutionnalité de ce projet. La Commission a finalement tranché en faveur du texte proposé par la présidence approuvant sa compatibilité avec les dispositions de la Constituions, tout en préconisant de réviser certains points. Chose due, chose faite, le projet est retiré, modifié et remis sur la table des discussions. Après le lifting, le projet de loi s’intéresse désormais, uniquement aux dépassements à caractère administratif. Ceci signifie que le texte ne concernera que les fonctionnaires ayant appliqué les directives de leurs supérieurs hiérarchiques et qui ne sont pas impliqués dans des affaires de malversations ou corruption. Point donc de blanchiment de corrompus ou de ceux qui ont commis des délits économiques.

 

Mais rien n’y fit, ceux qui refusent de pardonner continuent d’accuser la présidence de la République de vouloir blanchir les corrompus et ont trouvé leur porte-voix à l’Assemblée en des partis comme Attayar des Abbou, le Front populaire et les actuels Irada de Moncef Marzouki.

Pour contester l’examen du projet de loi le bloc parlementaire démocrate et celui du FP, ont commencé par arguer l’absence de l’avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), à propos de la constitutionnalité du projet de loi. Ils ont signifié que le projet ne pourrait être examiné sans qu’il n’y ait réponse du CSM. Le président du parlement a coupé court à cet argument, en expliquant qu’il n’est en aucun cas nécessaire, de par la loi, d’attendre la réception d’une réponse et qu’il s’agit juste d’un avis consultatif.

Cependant, les Samia Abbou et Cie n’allaient pas s’avouer vaincus pour autant. Prenant la parole dans un brouhaha et un chaos innommables, ils n’ont cessé de prendre à partie leurs collègues, les insultant au passage. La tension est montée d’un cran lorsque Mohamed Ennaceur a donné la parole au président de la commission de la législation, les élus réfractaires contestant le passage en force de l’examen du projet de loi malgré les réserves qu’ils ont exprimé. La séance est levée pour 30 minutes le temps de se consulter et de préparer l’offensive.

A la reprise de la séance, le président de la commission de la législation s’avance pour présenter son rapport relatif au projet de loi. Tollé dans le rang de l’opposition, ça se lève de son siège, ça gueule, ça tape sur les pupitres pour empêcher la lecture, ça part en vrille. Le président de l’Assemblée ne cède pas, les élus contestataires se mettent à entonner en boucle l’hymne national. La lecture se poursuit en dépit du boucan. Des élus dont Imed Daïmi et Samia Abbou (cette dernière était dans un état proche de l’hystérie), se mettent devant le président de la commission pour qu’il ne soit pas filmé par les caméras de la Télévision nationale, alors que l’hymne continue à être entonné en boucle. Mme Abbou a fait son show et n’y est pas allée de main morte. Dans un état second, elle s’est mise alors à taper de toutes ses forces sur la table du président de la commission tentant de le déstabiliser. Le rapport est quand même présenté et Mohamed Ennaceur lève la séance pour une heure.

 

 

Quelle que soit l’issue de cette plénière, le spectacle que donne l'Assemblée des représentants du peuple tourne au ridicule, discrédite l'institution, et prouve qu’on est loin, vraiment très loin, d’un exercice politique responsable. En l’espace d’une journée l’hémicycle du Bardo s’est transformé en une cour d’école, voire en un cirque où tous les écarts sont permis.

 

Ikhlas Latif

Le grand cirque parlementaire

publié le 13/09/2017 19:59

 

C’est la débandade à l’Assemblée des représentants du peuple. Une plénière censée traiter du projet de loi de réconciliation économique a tourné au vinaigre. Nos députés, qui s’opposent à cette loi, se sont livrés à des séances de chahutage interminables frôlant le ridicule. Des élus du peuple qui se donnent en spectacle, qui refusent le débat, qui usent et abusent de populisme, des suspensions incessantes de la plénière, telle était l’atmosphère sous l’hémicycle du Bardo qui tourne au véritable cirque.  

 

Les députés de l’opposition ne sont pas contents et ils le font savoir. C’est leur droit le plus élémentaire de contester un projet de loi, personne ne reviendra dessus. Sauf que la manière avec laquelle ils veulent imposer leur point de vue, est le moins qu’on puisse dire inélégante. L’ambiance de cirque des débats, ne fait qu’entraver les travaux d’une Assemblée prise en otage et déjà en retard sur plusieurs dossiers, notamment le pourvoi des vacances à l’Instance supérieure indépendante pour les élections. Lors de la plénière de mardi, l’absence de quorum, les députés semblant se désintéresser de la question, a fait que l’examen des candidatures à l’ISIE soit reportée.

Mercredi la plénière qui devait être consacrée au projet de réconciliation s’est ouverte dans un climat de vives tensions, celles-ci allant crescendo jusqu’aux échanges d’accusations et d’insultes. Un spectacle, pas beau à voir. Mais l’opposition n’en a cure parce qu’elle veut coûter que coûte faire barrage au projet de loi et imposer son dictat à la majorité qui le cautionne.

 

Proposé par la présidence de la République, le texte législatif a fait face à de sérieuses entraves. Depuis 2015, et le tollé qu’il a soulevé chez l’opposition et une frange de la société civile, le projet de loi a été bloqué, mis au placard, puis ressorti dans une nouvelle version après amendement de certains articles litigieux, pour enfin être approuvé en juillet 2017 par la commission de législation générale.

C’est la présidente de l’IVD Sihem Ben Sedrine et ses soutiens qui ont ouvert les hostilités les premiers. Ben Sedrine avait en 2015 déposé un recours auprès de la Commission de Venise pour avis consultatif sur la constitutionnalité de ce projet. La Commission a finalement tranché en faveur du texte proposé par la présidence approuvant sa compatibilité avec les dispositions de la Constituions, tout en préconisant de réviser certains points. Chose due, chose faite, le projet est retiré, modifié et remis sur la table des discussions. Après le lifting, le projet de loi s’intéresse désormais, uniquement aux dépassements à caractère administratif. Ceci signifie que le texte ne concernera que les fonctionnaires ayant appliqué les directives de leurs supérieurs hiérarchiques et qui ne sont pas impliqués dans des affaires de malversations ou corruption. Point donc de blanchiment de corrompus ou de ceux qui ont commis des délits économiques.

 

Mais rien n’y fit, ceux qui refusent de pardonner continuent d’accuser la présidence de la République de vouloir blanchir les corrompus et ont trouvé leur porte-voix à l’Assemblée en des partis comme Attayar des Abbou, le Front populaire et les actuels Irada de Moncef Marzouki.

Pour contester l’examen du projet de loi le bloc parlementaire démocrate et celui du FP, ont commencé par arguer l’absence de l’avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), à propos de la constitutionnalité du projet de loi. Ils ont signifié que le projet ne pourrait être examiné sans qu’il n’y ait réponse du CSM. Le président du parlement a coupé court à cet argument, en expliquant qu’il n’est en aucun cas nécessaire, de par la loi, d’attendre la réception d’une réponse et qu’il s’agit juste d’un avis consultatif.

Cependant, les Samia Abbou et Cie n’allaient pas s’avouer vaincus pour autant. Prenant la parole dans un brouhaha et un chaos innommables, ils n’ont cessé de prendre à partie leurs collègues, les insultant au passage. La tension est montée d’un cran lorsque Mohamed Ennaceur a donné la parole au président de la commission de la législation, les élus réfractaires contestant le passage en force de l’examen du projet de loi malgré les réserves qu’ils ont exprimé. La séance est levée pour 30 minutes le temps de se consulter et de préparer l’offensive.

A la reprise de la séance, le président de la commission de la législation s’avance pour présenter son rapport relatif au projet de loi. Tollé dans le rang de l’opposition, ça se lève de son siège, ça gueule, ça tape sur les pupitres pour empêcher la lecture, ça part en vrille. Le président de l’Assemblée ne cède pas, les élus contestataires se mettent à entonner en boucle l’hymne national. La lecture se poursuit en dépit du boucan. Des élus dont Imed Daïmi et Samia Abbou (cette dernière était dans un état proche de l’hystérie), se mettent devant le président de la commission pour qu’il ne soit pas filmé par les caméras de la Télévision nationale, alors que l’hymne continue à être entonné en boucle. Mme Abbou a fait son show et n’y est pas allée de main morte. Dans un état second, elle s’est mise alors à taper de toutes ses forces sur la table du président de la commission tentant de le déstabiliser. Le rapport est quand même présenté et Mohamed Ennaceur lève la séance pour une heure.

 

 

Quelle que soit l’issue de cette plénière, le spectacle que donne l'Assemblée des représentants du peuple tourne au ridicule, discrédite l'institution, et prouve qu’on est loin, vraiment très loin, d’un exercice politique responsable. En l’espace d’une journée l’hémicycle du Bardo s’est transformé en une cour d’école, voire en un cirque où tous les écarts sont permis.

 

Ikhlas Latif

Commentaires (22) Commenter
Les tunisiens ont perdu le défi " d'où vous vient cet enrichissement?
LARIO
| 14-09-2017 23:30
Nos anciens et nos nouveaux hommes politiques n'ont pas su et n'ont pas réussi la gestion et la gouvernance de ce fameux soulévement du peuple en janvier 2011. On aura du dés la première année créer et instaurer une institution ou un organisme d'investigation INDEPENDANT, transparent, qui aura comme objectif d'enquéter tous les hauts fonctionnaires d'ETAT , leurs adjoints collaborateurs et leurs proches soupçonnés d'avoir profité d'un enrichissement soudain douteux, illégal, en appliquant la devise : " D'où vous VIENT TOUTE CETTE FORTUNE ? " " "MYN AYNA LAKA HEDHA? " et on ne se contente pas de la période de 1957 à 2011 mais aussi de 2011 à 2014, et le corps des investigateurs continue à fonctionner et à accomplir sa mission EN PERMANENCE, sans aucune interruption ou immixtion de nulle part sauf de l'autorité judiciaire qui doit étre obligatoirement indépendante et non partisane
Cirque 3mmar était beaucoup plus distrayant !
Famous Corona
| 14-09-2017 15:53
Pauvre Tunisie, qu'a elle fait de mal pour mériter un tel héritage !!?
Å Saiebsalah : Soyez un bon citoyen RESPONSABLE
Bab ezzira
| 14-09-2017 14:33
Pour vous le problème réside dans le texte de loi et non dans ces députés clowns ; qu'on en discute le texte comme vous le dites :
Ce texte concerne que les fonctionnaires qui ont exécuté les ordres de leurs hiérarchies sans pour autant tirer profit. QU'AVEZ VOUS A REPROCHEZ JURIDIQUEMENT A CES FONCTIONNAIRES ?????
Aujourd'hui l'administration Tunisienne est bloqué et certains fonctionnaires refusent les ordres de la hiérarchie sous prétexte de non-conformité avec la loi.SOUK WOU DALLEL wel azri walla akwa men sidou. Tous les moyens sont bons pour ne pas travailler et bloquer l'administration Tunisienne.
Vous n'admettez pas la loi de la réconciliation sur les fonctionnaires NON VOLEURS, mais vous admettez que vos amis avocats de l'ARP harcèlent et défendent devant les tribunaux ces supposés corrompus.
A Titre d'exemple 2H et sa bande harcèlent en continu les corrompus alors que Mme Hammami se spécialise dans leurs défense. La belle Soussou au financement étranger douteux regroupe à elle seule les compétences du ministère de l'intérieur et le ministère de la justice avec pour bonus Ecriture de l'histoire tunisienne selon la vision sectaire et anarchiste. Elle est à la fois juge et parti et fait payer les corrompus, les libère et les arrête à sa guise. C'est ce que vous voulez l'ANARCHIE TOTALE HEIN ???
Cher concitoyen, je vous invite à lire le texte de loi et à aimer votre pays et de ne pas faire confiance aux nouveaux opportunistes qui ont fait de notre misére un fond de commerce juteux.
la dissolution de L A R P est necessaire pour sauver le pays
houda
| 14-09-2017 14:32
et seul la president de la republique peut le faire ce cirque est devenu prejudiciable pour le pays et il faut absolument changer de regime ce regime a ete mis en place par les traitres de la nation pour destabiliser la tunisie et je lance par la meme occasion un appel urgent pour revoir la nouvelle loi de la desentralisation qui va boulverser le pays et le rend definitivement ingouvernable il y a urgence monsieur le president de la republique
Cirque ?
A4
| 14-09-2017 13:58
A BOUT
Ecrit par A4 - Tunis, le 14 Septembre 2017

Hier j'ai vu une mascarade
Où une poulette était à bout
Elle courait, faisait la parade
Tantôt assise, souvent debout
Lançant insultes et pétarades
Aux coqs, dindes et vieux hiboux

La grosse poulette était nerveuse
Criait en boucle le même chant
Et sa chorale toute joyeuse
La soutenait en bégayant
Suivait sa cheftaine aboyeuse
Dans une ambiance bon enfant

Ce n'était pas une basse-cour
Ou une soirée de grande cuite
Ce n'est pas non plus un concours
De folie et mauvaise conduite
C'est l'assemblée des grands discours
Où la racaille se croit élite

C'est l'assemblée des députés
Issus des grandes élections
Que vous payer pour discuter
Et vous trouver des solutions
Mérite-t-ils, ces effrontés
Autre chose que dissolution ?
Démocratie à la tunisienne...
Hanni2
| 14-09-2017 12:48
- J'ai tout les droits et aucun devoir...

- La liberté des autres s'arrête la ou la mienne commence et ma liberté commence là ou bon me semble...

- Toutes les lois qui ne me conviennent pas sont anti-constitutionelles...

- Je ne me rapelle qu'il y a des procédures à respecter uniquement dans le cas ou je veux invalider une loi qui ne me convient pas...

- Lorsque je sabote mon pays et l'avenir des ses enfants, je chante l'hymne nationale...

- Je ne pardonnerai rien à l'ancien régime et ses sbires mais vous demande par avance de me pardonner d'hypotéquer l'avenir de notre pays en ce moment même...c'est que j'ai beaucoup souffert, voyez-vous!

- Je ne daigne gratifier l'assemlée de mon auguste présence seulement et uniquement si le débat à l'odre du jour à un quelconque intéret médiatique pour que je puisse me donner en spectacle...

- Une fois élu, j'oublie de servir ceux qui m'ont élu afin de mieux me servir...après tout les promesses n'engagent que les gogos qui y croient...

Bref, preuve si il en était besoin que n'est pas démocrate qui veut et que la démocratie est long processus qui ne s'improvise pas et requiert de la pédagogie, de l'éducation et un sens aigü de la résponsabilité (en somme tout ce dont nous sommes totalement dépourvu en ce moment)...autrement ce n'est qu'une arme de déstruction massive que les opportunistes, les charlatans et les mafieux de tout poil utilisent pour détruire les pays et leurs peuples!

Hannibal
De rappeler que Imed Daimi et Amroussia le mari Samia Abbou ( et certainement elle-même) sont concernés par leurs implications dans des corruptions.
takilas
| 14-09-2017 11:37
N'en parlons pas de nahdha, ceux-là auraient dû être traduits en 2014 devant la justice.
Mais avec leur banditisme et leur hors la loi, ceci ne peut se réaliser en cette fragile période.
Correction:
MT
| 14-09-2017 11:37
Rectifier le mot, pour contrer et n'est pas conter!
Le cirque au parlement nous a plu , bravo Mme Abbou et Mr Essidik
citoyenne
| 14-09-2017 11:36
comme d'habitude Businessnews ne peut pas rater l'occasion pour n'importe quel evenement politique sans se montrer fier de tout ce qui peut etre proposé de la
de la part de la présidence ou de Nidaa Tunis en général et en contrepartie minimiser et meme ridiculiser la réaction de l'autre camp qui vient s'opposer à ces géniales propositions de Mme Saida Garrache!!! pardon de MR le Président de la République. Au fait cette fois ci les humiliations de Businessnews ne sont pas fixées comme ça était le cas couramment sur les islamistes, mais sur une autre catégorie de députés qui d'après lui "ont fait le cirque" parce qu'ils se sont montrés opposants "farouches" face à une loi douteuse passée en force qui voulait servir les interets de quelques anciens hauts fonctionnaires avec une majorité adhérente à Nidaa Tunis.
Non et non, il n'est pas possible de comparer avec un cirque!
DHEJ
| 14-09-2017 10:47
Un cirque c'est de L'ART, DE LA JOIE ET DU PLAISIR...

Mais l'ARP de la Tunisie c'est le noyau du pays...
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