Lamia Zribi provoque un cauchemar sur le marché bancaire des changes

Businessnews.com.tn | publié le 19/04/2017 15:08

 

« Aujourd'hui l'euro se traite à 2,62 sur le marché bancaire des changes et demeure introuvable. Quant aux couvertures à terme, presque aucune banque ne s'engage à couvrir des échéances au delà du mois ! Cauchemar absolu et inflation galopante à venir ! Déjà nous enregistrons des augmentations de l'ordre de 5% sur les prix des produits et matières importés.... ».

C’est le soupir lancé ce mercredi 19 avril 2017 par un grand homme d’affaires tunisien, grand importateur et grand exportateur, en contact quotidien avec le marché bancaire des changes.

 

La raison de ce soupir ? La réponse est donnée par une autre grande femme d’affaires, également grande exportatrice et grande importatrice : « Mme la ministre des Finances annonce publiquement que le dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars. En fait, elle n'a fait qu’accélérer le processus avec cette annonce...tout le monde panique. Du coup, dégringolade historique en 24h....Zayed quand on est incompétent, il n'y a rien à faire.... »

 

Ces deux réactions d’une partie de nos lecteurs que nous recueillons sur leurs publications privées sur Facebook résument parfaitement l’ambiance générale dans le milieu tunisien des affaires, au lendemain de l’interview radiophonique accordée hier par Lamia Zribi, ministre des Finances. Ce même milieu qu’on appelle à investir, à créer de la croissance et à embaucher des chômeurs.

Il faut noter cependant que la perspective de glissement du dinar est, en fait, l’avis d’une professionnelle de l’économie et des finances en Tunisie, qui se trouve également être ministre. Il ne s’agissait pas donc, d’une annonce, mais de l’analyse de la ministre des Finances.

Sur le site de la Banque Centrale, le cours affiché de l’euro est de 2,5 dinars ce mercredi 19 avril 2017. Quant aux réserves en devises, elles sont de 12614 MD, soit 104 jours à la date du 17 avril, contre 112 jours à la date du 28 février.

 

R.B.H.

Lamia Zribi provoque un cauchemar sur le marché bancaire des changes

publié le 19/04/2017 15:08

 

« Aujourd'hui l'euro se traite à 2,62 sur le marché bancaire des changes et demeure introuvable. Quant aux couvertures à terme, presque aucune banque ne s'engage à couvrir des échéances au delà du mois ! Cauchemar absolu et inflation galopante à venir ! Déjà nous enregistrons des augmentations de l'ordre de 5% sur les prix des produits et matières importés.... ».

C’est le soupir lancé ce mercredi 19 avril 2017 par un grand homme d’affaires tunisien, grand importateur et grand exportateur, en contact quotidien avec le marché bancaire des changes.

 

La raison de ce soupir ? La réponse est donnée par une autre grande femme d’affaires, également grande exportatrice et grande importatrice : « Mme la ministre des Finances annonce publiquement que le dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars. En fait, elle n'a fait qu’accélérer le processus avec cette annonce...tout le monde panique. Du coup, dégringolade historique en 24h....Zayed quand on est incompétent, il n'y a rien à faire.... »

 

Ces deux réactions d’une partie de nos lecteurs que nous recueillons sur leurs publications privées sur Facebook résument parfaitement l’ambiance générale dans le milieu tunisien des affaires, au lendemain de l’interview radiophonique accordée hier par Lamia Zribi, ministre des Finances. Ce même milieu qu’on appelle à investir, à créer de la croissance et à embaucher des chômeurs.

Il faut noter cependant que la perspective de glissement du dinar est, en fait, l’avis d’une professionnelle de l’économie et des finances en Tunisie, qui se trouve également être ministre. Il ne s’agissait pas donc, d’une annonce, mais de l’analyse de la ministre des Finances.

Sur le site de la Banque Centrale, le cours affiché de l’euro est de 2,5 dinars ce mercredi 19 avril 2017. Quant aux réserves en devises, elles sont de 12614 MD, soit 104 jours à la date du 17 avril, contre 112 jours à la date du 28 février.

 

R.B.H.

Commentaires (36) Commenter
Logique économique
Tadhamen
| 22-04-2017 12:41
Mais dans un pays où on ne conçoit que d'acheter des produits importés de préférence aux productions locales (qui, pour le prix, ne sont souvent pas si désastreuses que cela, quoiqu'on en dise...) ça va sûrement provoquer des crises de nerfs.
Qu'on commence du coup par apprendre à consommer local et à ne pas gaspiller à tout va déjà, ce sera déjà une bonne chose.
Le Dinar fou
JO
| 22-04-2017 10:41
Mme la ministre, les petites Sociétés qui importent des biens d'équipement pour l'industrie Tunisienne et qu'elles ces bien déja commandés il y'a un moins calculés sur un taux-10 points, comment elles vont honorer leurs engagements, qui va compenser leurs pertes?.
arretez d importer la chine a la rue charles de gaulle
bensalem fatma
| 22-04-2017 07:45
arretez de donner des ci ou licence d importation de gadget qui ne vallent rien a la vente a la rue charles de gaulle ainsi plus de marchand ambulant et couvrir notre devises
@ "LE TUNISIEN" : LE 1er CAUCHEMARD DE L'ECONOMIE TUNISIENNE, C'EST : NOUS ! ... SON PEUPLE !
URMAX
| 21-04-2017 16:50
...
Disons les 4 vérités en face :
...
1) - Les employés sortent de leur travail pour faire leurs achats et aller au café.
...
2) - Lorsque les employés sont censés travailler, ils bavardent.
...
3) - Nous importons trop : Nous consommons trop "étranger".
L'état ne peux pas [interdire l'importation] de produits étrangers (accords bilatéraux obligent, qui tiennent notre gouvernement à la gorge) !
C'est à NOUS, TUNISIENS, d'acheter et de consommer Tunisien.
Même si "ça coûte plus cher" et est de moindre qualité, nous nous DEVONS de soutenir notre économie.
C'est un devoir, que nous devons à notre Nation.
...
4) - IL y a trop de grèves.
Déjà, nous ne travaillons pas (voir points 1 & 2 ci-dessus).
Si, en plus, nous devenons des grévistes exigeants pour un travail que nous ne sommes même pas capables d'exécuter convenablement, alors c'est que nous ne sommes plus que des connards d'opportunistes !
Des égoïstes ne pensant qu'à "soi-même" sans avoir - ne serait-ce qu'une "fraction" - de degré d'appartenance et d'amour envers notre pays.
Nous ne sommes que des lâches, préférant fuir "ailleurs" et habiter "à l'étranger".
...
Bande de couards peureux et lâches, que nombre d'entre-nous sommes !
...
Voilà. Et maintenant : Méditez sur ce que vous valez vraiment pour la Tunisie !
Un peu de conscience s'impose !
...
URMAX
Douleur du réveil
adil
| 20-04-2017 18:16
Quelle formidable confusion dans ce débat!Tout le monde sait et dit que le dinar est surévalué.Dans le même temps on insulte pratiquement la ministre qui le dit très probablement à dessein pour booster rapidement l'exportation de biens et services et relancer par la même une économie rendue totalement atone par la course effrénée inflation salaires/inflation coûts et prix et par une baisse criante de vérité de la productivité.Les apprentis sorciers et ignares qui ont forcé à intégrer cette quadrature si peu vertueuse ne dégagent désormais leur responsabilité qu'en invoquant à tous bouts de champ affairisme et corruption,leur dernière planche de survie politiques tant les erreurs commises sont sont avérées.Quand en viendra-t-on à regarder la réalité en face qui découle simplement de la voracité de tous et de l'incapacité d'un gouvernement à gouverner.Il y a longtemps que la Tunisie a mangé son pain blanc et qu'elle ne survit que grâce à l'emprunt.Si les usines continuent à ne pas tourner à plein régime du fait des grèves anarchiques,si la sécurité n'est pas rétablie complètement pour que reviennent touristes et investisseurs,si on n'arrête pas rapidement la course salaires/prix,si la valeur travail n'est pas rétablie dans sa plénitude,le rapport euro/dinars ira non pas 1 un pour 3 mais à 1 pour 4 et plus et beaucoup plus tôt que l'horizon 2020.Cela s'est vu ailleurs et la Tunisie n'est pas une exception et ne sera pas une exception dans un monde ouvert et concurrentiel sur lequel elle n'a aucun pouvoir.On peut mettre l'incurie totale des apprentis gouvernants des années 2011/2013 sur le compte de la "révolution" ou de l'inexpérience.Les suivants qui n'ont pas fait d'audit d'une économie tenue artificiellement à bout de bras jusqu'en 2013 et qui ont accepté de prendre en charge un héritage catastrophique,n'auront aucune excuse car ils étaient prévenus
De mieux en mieux
Agatacriztiz
| 20-04-2017 14:54
Mais où vas-t-on les dénicher, ces ministres ? maintenant les immigrés vont attendre que l'euro atteigne 3 Dinars pour envoyer leurs mandats vers la Tunisie, les importateurs de produits tunisiens aussi...
A ceux qui sont pour la d'évaluation
Saiebsaleh
| 20-04-2017 13:17
La Tunisie est un pays sous-développé. Ce qui veut dire qu'il ne produit ni industrie, ni technologie, ni produits pharma ni ni. Donc ceux qui crient qu'il faut devaluer le dinar pour pouvoir exporter. Mais exporter quoi exactement?? Des voitures, des avions, des machines, des téléphones, des médicaments?? A part exporter un peu de dattes ou d'huile d'olives qui s'exportaient par ailleurs très bien avec un dinar fort, on est plus perdant à la dévaluation car nous ne sommes pas un pays producteur. C'est de la folie, vous allez rouler en brouettes et faire remarcher les trains vapeurs.
1'=3 dinars
observator
| 20-04-2017 13:17
Normalement, nos produits à l'export deviennent moins chers ce qui devrait stimuler nos exportations.
C'est le coté positif en tout cas dans une économie normalement constituée.

La réalité est que l'économie tunisienne est une économie d'affairistes basée sur la corruption et non sur des règles économiques saines.
Donc une économie de la pauvreté et de la médiocrité taillée sur mesure pour une minorité oisive et dégénérée et non une économie de la modernité de l'innovation et de la création touchant l'ensemble du pays et la majorité des Tunisiens.
Ainsi l'affairisme corrompu a tué ce penchant naturel de l'homme pour le travail bien fait, l'innovation et la création.
Plus la corruption se développe et plus la compétitivité de notre économie recule.

Il y a longtemps que le Dinar aurait du être libre au change car il est surévalué en terme réel eu égard à la qualité de notre économie. Vous n'avez qu'à comparer, aujourd'hui, le pouvoir d'achat de 100 ' en France par exemple à celui de son équivalent en dinars ( 245 dinars au taux officiel) chez nous et vous allez vous rendre compte qu'avec 100 ' en France le consommateur peut avoir plus de produits de meilleures qualités que chez nous.
Et alors puisque la BCT maintient un Dinar fort contre la logique économique et pour permettre aux affairistes et les corrompus d'échanger leur Dinar surévalué conte une devise forte comme l'est l'Euro mais dans ce cas qui paye le différentiel de change.
Ce sont ceux qui dépensent des Euros et autres devises dans notre pays donc en premier lieu nos citoyens à l'Étranger et les touristes dans une seconde position et les exportateurs tunisiens.
Ils ne reçoivent la juste valeur en contre partie de leurs devises.
Et c'est pourquoi , de plus en plus de nos Tunisiens à l'étranger, pour leurs vacances, préfèrent aller ailleurs parce que moins chères.
Ce sont eux qui payent pour les affairistes et les corrompus.
Comment voulez-vous que ce paye avance dans ce cas. Nous sommes dans la négation même de tout bon sens économique si on a un minimum d'intérêt pour ce pays.
J'espère que ce tarlouze de Rahoui et cie entre autres a compris mieux pourquoi notre monnaie perd de la valeur.
E ce n'est pas la faute au FMI comme il veut nous le faire croire. La cause en est le système corrompu et lui en est un pion. Donc il a une responsabilité dans la chute du Dinar.

Tant que l'affairisme corrompu tient le pouvoir dans ce pays, le travail bien fait , l'innovation et la création qui sont les forces motrices de toutes économie riche et moderne seront absents, nous continuerons à nus appauvrir à mendier le FMI et les autres. Et notre Dinar restera continuera à se dégringoler de plus en plus vite.
Pouvoir
Sami
| 20-04-2017 12:22
Il faut enlever de tous les postes de pouvoir et de décision les importateurs distributeurs déguisés ki poussent a l'import
Et malheureusement ils ont capté tous les postes ce 6 dernières années au détriment des industriels et des producteurs
Supprimons le dinar
el manchou
| 20-04-2017 11:41
On devrait supprimer le dinar et choisir l'euro ou le dollar comme monnaie, ça favorisera les échanges et on évitera l'inflation.
Certains pays le font déjà : le Monténégro utilise l'euro sans faire partie de l'union européenne.
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration