La transaction s’est bien déroulée, Imed Trabelsi a bien répété sa récitation

Businessnews.com.tn | publié le 22/05/2017 15:59
Par Nizar Bahloul,

A l’actualité cette semaine, le dinar qui continue sa chute vertigineuse alors que la responsable désignée (la ministre des Finances) n’est plus en poste ; les passes d’armes entre l’homme d’affaires Chafik Jarraya et l’homme politique Issam Chebbi ; et Leïla Chettaoui limogée de la présidence de la commission parlementaire d'investigation sur l'envoi des jeunes vers les zones de turbulence. Ces événements ont beau être importants, mais ils ont été oubliés, tout comme on a oublié la question des municipales et la démission de Chafik Sarsar, une semaine plus tôt. La semaine a été mouvementée, certes, mais le week-end a été véritablement chaotique. Il y a déjà le sommet américano-arabe à Riyad durant lequel le président US Donald Trump a fermement parlé de lutte contre le terrorisme sans évoquer une fois la démocratie, les droits de l’Homme ou la société civile.Et puis il y a cette sortie de Imed Trabelsi à la télé dans le cadre de la comédie concoctée par l’Instance Vérité et Dignité. Et pour clôturer le tout, la fermeture de la vanne de pompage de pétrole d’El Kamour par des jeunes de Tataouine en défiance totale de l’Etat et de l’armée.

L’actualité est dominée par de mauvaises nouvelles, hélas, et pourtant ce pays tourne ! Car le week-end avait beau être chaotique et noirci par les turbulences d’El Kamour et les manipulations de Ben Sedrine, il y a eu des événements qui donnent de l’espoir en ce pays, en ses jeunes et en ses citoyens dotés de patriotisme et de bonne volonté.

 

Deux banques de la place, la Biat et Attijari Bank, ont organisé ce week-end des concours dotés de grands prix pour pousser les jeunes à entreprendre des projets. Les jurys étaient composés par la crème de la crème du pays pour pousser ces jeunes à donner le meilleur d’eux-mêmes. J’ai assisté à l’événement de la Fondation BIAT. Des jeunes de Médenine, de Monastir, de Sousse, de AinDraham… avec un cursus scolaire et universitaire 100% tunisiens des plus ordinaires et classiques ont présenté des projets innovants et formidables qui ont séduit toute l’assistance. Certains d’entre eux ont réussi à lever des fonds de centaines de milliers de dinars sur le marché local et il y en avait même un qui a levé vingt millions de dollars (américains) grâce à ses idées, sa foi en ses idées et sa volonté de les concrétiser (Ahmed Mhiri de Travel Car). Ces jeunes sont partis de zéro, ils ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, ils ne sont pas les fils de X et de Y, ils sont des Tunisiens qui ont grandi dans les mêmes milieux et les mêmes régions que les jeunes qui manifestent dans « Manich Msameh » et les jeunes sitinneurs de Tataouine. Ils possèdent les mêmes moyens et sont partis du même point. Les uns avaient des idées, voulaient entreprendre, grandir et réussir. Ils sont partis de zéro et ont réussi leur projet. Quant aux autres, leur ambition s’arrêtait à obtenir un poste dans la fonction publique ou une rente de l’Etat.

Quand ils ont échoué, les premiers ont identifié l’erreur et là où ça n’a pas marché et ont recommencé de nouveau jusqu’à obtenir gain de cause. Quand ils ont échoué, les seconds ont identifié un bouc émissaire et se sont mobilisés pour l’accabler de tous leurs maux. Et s’ils n’ont pas identifié de bouc émissaire, une ONG payée de l’étranger ou un homme politique en mal de reconnaissance se sont chargés de l’identifier pour eux.

Ces jeunes entrepreneurs qui ont réussi (à partir de zéro) à lever des milliers, centaines et millions de dinars juste parce qu’ils ont une bonne idée et beaucoup de volonté, sont l’avenir de la Tunisie. On ne les voit pas trop, ils ne font pas beaucoup de bruit, mais ils travaillent énormément. Ils le font pour eux-mêmes et leur succès est synonyme de la réussite de la Tunisie.  L’argent et le succès ne se trouvent pas dans le sous-sol du désert,  il se trouve en nous !

Maintenant, on peut toujours pleurer les sitinneurs d’El Kamour qui veulent leur part du pétrole et sympathiser avec les jeunes de « Manich Msameh » qui se font manipuler par les ONG pour contester une loi qu’ils n’ont même pas lue, mais ce ne sont pas ces derniers qui sauveront le pays et l’aideront à se développer.

 

Vendredi soir, Imed Trabelsi, beau-frère de l’ancien président, a témoigné à la télé sous la houlette de l’Instance Vérité et Dignité que préside Sihem Ben Sedrine. Je n’aborderai pas son témoignage, car il est irrecevable sur le fond et sur la forme. Sur le fond, on ne peut en aucun cas prendre pour de l’argent comptant ce que dit un mafieux notoirement connu pour ses méfaits (voire ses crimes ?). Il a des comptes à régler et c’est normal, il les a réglés puisqu’il a cité certains noms et en a gardé d’autres pour lui. Question de les faire chanter.

Sur la forme, il est bon de rappeler que le type est en prison. Comme les torturés sous Ben Ali à qui on faisait avouer tout et n’importe quoi, Imed Trabelsi était prêt à dire tout ce que voulait entendre Sihem Ben Sedrine dans l’espoir d’apercevoir le bout du tunnel. L’article 47 de la loi organique 53-2013 relative à la justice transitionnelle exige de lui de participer à la séance d’audience publique, sous peine de suspendre la procédure de réconciliation. Il est tout simplement en otage de cette loi pondue dans la précipitation au lendemain de la publication du Livre noir. Rien qu’avec ça, le témoignagede Imed Trabelsi devient irrecevable, mais il y a pire concernant la forme.

L’article 53 de cette même loi exige le respect de l’intégrité physique et morale des responsables des violations lors de la séance d’audition. Ce n’était pas le cas vendredi.

La vidéo était montée par l’IVD et la télé publique a accepté (honteusement) de diffuser tout ce que l’IVD lui a présenté. A cause de la pression, elle est devenue une simple boîte aux lettres. Et ce montage est à dessein puisque, c’est connu, on peut faire dire tout ce qu’on veut à un individu quand on use de montage vidéo. La chose est d’autant plus aggravée que l’on n’a pas entendu les questions, on a juste eu des réponses à des questions forcément orientées et passées sous silence.

 

Last but not least, il y a le timing plus que suspect.  On est en pleine polémique à propos du projet de loi de la réconciliation proposé par Béji Caïd Essebsi et ce témoignagelui casse tous ses arguments. Autre élément lié à la période, on est en pleine audition, à l’ARP, des nouveaux candidats de l’IVD pour remplacer les anciens membres élus, limogés et/ou poussés à la porte par Ben Sedrine. Voulez-vous une preuve supplémentaire de la manipulation grotesque et éhontée de la présidente de l’IVD ? Ce n’est certainement pas avec ça que la justice transitionnelle va avancer.

Mais elle s’en moque éperdument, car Sihem Ben Sedrine est comme une joggeuse sur un tapis roulant : elle accélère tout en restant sur place.

La faute dans ce dossier revient à Béji Caïd Essebsi qui a cédé à la pression d’Ennahdha pour protéger SBS.

 

La gestion de l’IVD de Ben Sedrine a été critiquée et dénoncée par ses collègues, élus comme elle, par les médias, par les politiques et même par le Parlement européen, mais elle est encore là et continue à protéger sa place avec des sorties spectaculaires comme celle de vendredi ! Tous ceux qui la critiquent sont systématiquement accusés (au choix) d’être corrompus, à la solde de l’ancien régime, ennemis de la Justice transitionnelle…..  Elle connait le stratagème, depuis Ben Ali, il suffit de lancer un écran de fumée pour obtenir gain de cause.

Plutôt que de pondre une loi de réconciliation nationale, Béji Caïd Essebsi aurait dû exiger le départ de SBS de l’IVD et laisser le processus de justice transitionnelle continuer normalement sous la présidence de quelqu’un de crédible ne faisant pas objet de tant de polarisation et de suspicions. Le problème réel n’est pas dans ce processus, mais dans sa gestion par Sihem Ben Sedrine.

Plutôt que de défendre mordicus cette loi si polémique, BCE aurait dû piéger tous ses critiques en proposant quelqu’un de fédérateur pour présider l’IVD. Il aurait dû négocier son départ avec Ennahdha, depuis le début. Son laxisme a donné pour résultat que ce soit elle qui est en train de jurer la perte de BCE.

Proposer Khemais Chammari à la tête de l’IVD pour succéder à SBS n’aurait certainement pas créé autant de discorde dans le pays. Et les noms similaires sont nombreux, car on peut également proposer Ahmed Néjib Chebbi, Chawki Tabib, Kaïs Saïed, Ahmed Souab, Fadhel Moussa ou même Mohamed et Samia Abbou. Tous ces noms ont plus de crédibilité et nettement moins de casseroles que SBS. Ils n’auraient jamais suscité autant de polémique et de refus de la part des ONG et médias locaux. Le hic avec ces gens-là, c’est qu’ils sont réellement intègres et ne font pas l’affaire des protecteurs de SBS.

 

 

La transaction s’est bien déroulée, Imed Trabelsi a bien répété sa récitation

Par Nizar Bahloul, publié le 22/05/2017 15:59

A l’actualité cette semaine, le dinar qui continue sa chute vertigineuse alors que la responsable désignée (la ministre des Finances) n’est plus en poste ; les passes d’armes entre l’homme d’affaires Chafik Jarraya et l’homme politique Issam Chebbi ; et Leïla Chettaoui limogée de la présidence de la commission parlementaire d'investigation sur l'envoi des jeunes vers les zones de turbulence. Ces événements ont beau être importants, mais ils ont été oubliés, tout comme on a oublié la question des municipales et la démission de Chafik Sarsar, une semaine plus tôt. La semaine a été mouvementée, certes, mais le week-end a été véritablement chaotique. Il y a déjà le sommet américano-arabe à Riyad durant lequel le président US Donald Trump a fermement parlé de lutte contre le terrorisme sans évoquer une fois la démocratie, les droits de l’Homme ou la société civile.Et puis il y a cette sortie de Imed Trabelsi à la télé dans le cadre de la comédie concoctée par l’Instance Vérité et Dignité. Et pour clôturer le tout, la fermeture de la vanne de pompage de pétrole d’El Kamour par des jeunes de Tataouine en défiance totale de l’Etat et de l’armée.

L’actualité est dominée par de mauvaises nouvelles, hélas, et pourtant ce pays tourne ! Car le week-end avait beau être chaotique et noirci par les turbulences d’El Kamour et les manipulations de Ben Sedrine, il y a eu des événements qui donnent de l’espoir en ce pays, en ses jeunes et en ses citoyens dotés de patriotisme et de bonne volonté.

 

Deux banques de la place, la Biat et Attijari Bank, ont organisé ce week-end des concours dotés de grands prix pour pousser les jeunes à entreprendre des projets. Les jurys étaient composés par la crème de la crème du pays pour pousser ces jeunes à donner le meilleur d’eux-mêmes. J’ai assisté à l’événement de la Fondation BIAT. Des jeunes de Médenine, de Monastir, de Sousse, de AinDraham… avec un cursus scolaire et universitaire 100% tunisiens des plus ordinaires et classiques ont présenté des projets innovants et formidables qui ont séduit toute l’assistance. Certains d’entre eux ont réussi à lever des fonds de centaines de milliers de dinars sur le marché local et il y en avait même un qui a levé vingt millions de dollars (américains) grâce à ses idées, sa foi en ses idées et sa volonté de les concrétiser (Ahmed Mhiri de Travel Car). Ces jeunes sont partis de zéro, ils ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, ils ne sont pas les fils de X et de Y, ils sont des Tunisiens qui ont grandi dans les mêmes milieux et les mêmes régions que les jeunes qui manifestent dans « Manich Msameh » et les jeunes sitinneurs de Tataouine. Ils possèdent les mêmes moyens et sont partis du même point. Les uns avaient des idées, voulaient entreprendre, grandir et réussir. Ils sont partis de zéro et ont réussi leur projet. Quant aux autres, leur ambition s’arrêtait à obtenir un poste dans la fonction publique ou une rente de l’Etat.

Quand ils ont échoué, les premiers ont identifié l’erreur et là où ça n’a pas marché et ont recommencé de nouveau jusqu’à obtenir gain de cause. Quand ils ont échoué, les seconds ont identifié un bouc émissaire et se sont mobilisés pour l’accabler de tous leurs maux. Et s’ils n’ont pas identifié de bouc émissaire, une ONG payée de l’étranger ou un homme politique en mal de reconnaissance se sont chargés de l’identifier pour eux.

Ces jeunes entrepreneurs qui ont réussi (à partir de zéro) à lever des milliers, centaines et millions de dinars juste parce qu’ils ont une bonne idée et beaucoup de volonté, sont l’avenir de la Tunisie. On ne les voit pas trop, ils ne font pas beaucoup de bruit, mais ils travaillent énormément. Ils le font pour eux-mêmes et leur succès est synonyme de la réussite de la Tunisie.  L’argent et le succès ne se trouvent pas dans le sous-sol du désert,  il se trouve en nous !

Maintenant, on peut toujours pleurer les sitinneurs d’El Kamour qui veulent leur part du pétrole et sympathiser avec les jeunes de « Manich Msameh » qui se font manipuler par les ONG pour contester une loi qu’ils n’ont même pas lue, mais ce ne sont pas ces derniers qui sauveront le pays et l’aideront à se développer.

 

Vendredi soir, Imed Trabelsi, beau-frère de l’ancien président, a témoigné à la télé sous la houlette de l’Instance Vérité et Dignité que préside Sihem Ben Sedrine. Je n’aborderai pas son témoignage, car il est irrecevable sur le fond et sur la forme. Sur le fond, on ne peut en aucun cas prendre pour de l’argent comptant ce que dit un mafieux notoirement connu pour ses méfaits (voire ses crimes ?). Il a des comptes à régler et c’est normal, il les a réglés puisqu’il a cité certains noms et en a gardé d’autres pour lui. Question de les faire chanter.

Sur la forme, il est bon de rappeler que le type est en prison. Comme les torturés sous Ben Ali à qui on faisait avouer tout et n’importe quoi, Imed Trabelsi était prêt à dire tout ce que voulait entendre Sihem Ben Sedrine dans l’espoir d’apercevoir le bout du tunnel. L’article 47 de la loi organique 53-2013 relative à la justice transitionnelle exige de lui de participer à la séance d’audience publique, sous peine de suspendre la procédure de réconciliation. Il est tout simplement en otage de cette loi pondue dans la précipitation au lendemain de la publication du Livre noir. Rien qu’avec ça, le témoignagede Imed Trabelsi devient irrecevable, mais il y a pire concernant la forme.

L’article 53 de cette même loi exige le respect de l’intégrité physique et morale des responsables des violations lors de la séance d’audition. Ce n’était pas le cas vendredi.

La vidéo était montée par l’IVD et la télé publique a accepté (honteusement) de diffuser tout ce que l’IVD lui a présenté. A cause de la pression, elle est devenue une simple boîte aux lettres. Et ce montage est à dessein puisque, c’est connu, on peut faire dire tout ce qu’on veut à un individu quand on use de montage vidéo. La chose est d’autant plus aggravée que l’on n’a pas entendu les questions, on a juste eu des réponses à des questions forcément orientées et passées sous silence.

 

Last but not least, il y a le timing plus que suspect.  On est en pleine polémique à propos du projet de loi de la réconciliation proposé par Béji Caïd Essebsi et ce témoignagelui casse tous ses arguments. Autre élément lié à la période, on est en pleine audition, à l’ARP, des nouveaux candidats de l’IVD pour remplacer les anciens membres élus, limogés et/ou poussés à la porte par Ben Sedrine. Voulez-vous une preuve supplémentaire de la manipulation grotesque et éhontée de la présidente de l’IVD ? Ce n’est certainement pas avec ça que la justice transitionnelle va avancer.

Mais elle s’en moque éperdument, car Sihem Ben Sedrine est comme une joggeuse sur un tapis roulant : elle accélère tout en restant sur place.

La faute dans ce dossier revient à Béji Caïd Essebsi qui a cédé à la pression d’Ennahdha pour protéger SBS.

 

La gestion de l’IVD de Ben Sedrine a été critiquée et dénoncée par ses collègues, élus comme elle, par les médias, par les politiques et même par le Parlement européen, mais elle est encore là et continue à protéger sa place avec des sorties spectaculaires comme celle de vendredi ! Tous ceux qui la critiquent sont systématiquement accusés (au choix) d’être corrompus, à la solde de l’ancien régime, ennemis de la Justice transitionnelle…..  Elle connait le stratagème, depuis Ben Ali, il suffit de lancer un écran de fumée pour obtenir gain de cause.

Plutôt que de pondre une loi de réconciliation nationale, Béji Caïd Essebsi aurait dû exiger le départ de SBS de l’IVD et laisser le processus de justice transitionnelle continuer normalement sous la présidence de quelqu’un de crédible ne faisant pas objet de tant de polarisation et de suspicions. Le problème réel n’est pas dans ce processus, mais dans sa gestion par Sihem Ben Sedrine.

Plutôt que de défendre mordicus cette loi si polémique, BCE aurait dû piéger tous ses critiques en proposant quelqu’un de fédérateur pour présider l’IVD. Il aurait dû négocier son départ avec Ennahdha, depuis le début. Son laxisme a donné pour résultat que ce soit elle qui est en train de jurer la perte de BCE.

Proposer Khemais Chammari à la tête de l’IVD pour succéder à SBS n’aurait certainement pas créé autant de discorde dans le pays. Et les noms similaires sont nombreux, car on peut également proposer Ahmed Néjib Chebbi, Chawki Tabib, Kaïs Saïed, Ahmed Souab, Fadhel Moussa ou même Mohamed et Samia Abbou. Tous ces noms ont plus de crédibilité et nettement moins de casseroles que SBS. Ils n’auraient jamais suscité autant de polémique et de refus de la part des ONG et médias locaux. Le hic avec ces gens-là, c’est qu’ils sont réellement intègres et ne font pas l’affaire des protecteurs de SBS.

 

 

Commentaires (14) Commenter
Il n'y a rien à attendre des bisounours...
Nady
| 26-05-2017 16:03
qui ont du muer comme des serpents pour s'adapter à l'air du temps.
C'est des hommes, et surtout des femmes, de poigne qui changeront les choses dans la Tunisie libre. Espérons que Chahed, armé de sa fougue de jeunesse et du soutien des esprits assoiffés de liberté, ne nous décevra pas.
@ NB
sou
| 24-05-2017 14:18
Je n'aborderai pas votre point de vue, car il est irrecevable sur le fond et sur la forme. Sur le fond, on ne peut en aucun cas prendre pour de l'argent comptant ce que dit un journaliste qui a élu Belhassen Trabelsi Homme de l'année 2010
@Nizar Bahloul
Bob
| 24-05-2017 10:36
Finalement, il faut saluer l'action d'Instance Vérité et Dignité et Me Sihem Ben Sedrine, puisqu'elles ont permis d'arrêter (mardi 24 mai) quelques truands. J'espère que Mr Nizar Bahloul et Me Ben Sedrine vont fumer le calumet de la paix et nous épargner à l'avenir les commentaires dévastateurs.
@Ahmed B
Abel Chater
| 24-05-2017 09:13
On dirait que tu es mon âme double. J'ai écrit à Si Nizar Bahloul exactement dans le même sens de ton intervention, sauf que chacun possède sa manière rédactionnelle. Mais hélas, je ne sais si c'est Nizar Bahloul lui-même qui me censure pour la première fois, ou c'est Ikhlas Latif qui joue à l'éléphant dans un magasin de porcelaine.
Merci quand même d'avoir pu passer le message constructif que beaucoup n'aiment ni lire, ni entendre.
De toutes les façons, l'État tunisien s'avère un État d'Institutions, de Justice et de Droit qu'on ne peut manipuler par des manipulations médiatiques. Les arrestations ne vont sûrement pas se limiter à une dizaine de Mafieux. Le vrai terrorisme réside là où l'argent fait la loi.
Merci à toi et à tous ceux qui veulent nettoyer la Tunisie de la corruption et de la gangrène qui ronge le pays depuis 1956.
Discours politique (botter en touche) vs discours crédible
Ahmed B
| 23-05-2017 19:28
Je comprends que l'on critique de manière acerbe SBS, S Ab, ce qui est sans doute justifié sur beaucoup de sujets, d'attitudes et de comportements...Bien entendu, discréditer I.Trabelsi est encore plus facile et justifié, cet individu ayant vraisemblablement perpétré des forfaits pendant de longues années. Mais, Mr NBahloul, là où le bât blesse, votre article s'arrête là et s'apparente donc aux discours des hommes politiques qui mettent le doute dans les esprits pour discréditer les thèses des autres, sans pour autant étayer rationnellement les thèses avancées. Alors que pour le journaliste que vous êtes, l'effort devrait être un effort d'investigation pour apporter les preuves ou contre preuves. Autrement, on resterait avec les grandes inconnues que traine la Tunisie depuis 6 ans maintenant : le pays ayant été mis à sac avant 2011 (et même après) : qui l'a fait ? et lorsqu'on connait certains de ces criminels comme c'est le cas de IT, la mise à sac a dû se faire avec l'aide et la complicité d'homme politiques, de fonctionnaires...(dont la plupart sont encore actifs). Si à chaque fois qu'il y a un début de révélations, on s'évertue à les démonter par des démonstrations tout à fait insuffisantes (du type: un criminel peut-il dire la vérité ; il dira tout ce qui peut le sauver ; il est instrumentalisé...) sans que personne n'aille plus loin dans la recherche de faits réels (investigations auprès des personnes mises en cause dans des accusations, par exemple). On a l'impression que le but ultime est toujours de tout démentir pour maintenir ad aeternum la confusion et l'impunité de tous les malfaiteurs. En tout cas, cet exercice est drôlement réussi depuis 6 ans en Tunisie et cause un tort démesuré au pays.
Ceci m'amène à parler de la loi sur la réconciliation que Mr NB évoque dans cet article. Deux petites remarques à ce propos: (i) Manich Msamah est accusé derejeter cette loi sans l'avoir lue: mais quand est ce qu'elle a été publiée ?; ses auteurs gardent secrète la nouvelle version (c'est ce qui est dit dans tous les medias) et on ne dispose que de la version de 2015; donc l'affirmation d'ignorance avancée par Mr NB est tendancieuse; (ii) N'est-ce pas le coeur du problème en Tunisie : la question capitale de la confiance est battue en brèche par le Pouvoir qui veut forcer le passage de cette loi à un moment critique où ceci risque d'altérer davantage cette absence de confiance...
Réflexions
Kacem Cha
| 23-05-2017 11:13
Bravo Si Nizar!
Toujours égal à vous-même!
Bonheur de vous lire!
Vous êtes le bon exemple: lucidité, probité, courage, concis et précis!
Continuez, ça finira par sensibiliser les indifférents: la masse silencieuse!
Et la transparance dans tout ça?
kane
| 23-05-2017 09:19
L'interview du sinistre Imed Trabelsi est un révélateur du manque d'empressement des politiques et, dans leur foulée, de la justice à mettre au clair tout ce qui se tramait sous Ben Ali et qui a induit l'explosion populaire de 2011. Il aurait fallu faire un procès public, diffusé en direct et à une heure de grande écoute en présence des protagonistes (anciens membres actifs du feu RCD, corrupteurs et corrompus, personnes rakettées et terrorisées par la police politique, etc...) C'est ce qu'attend le peuple. Mais on ne voit rien venir depuis 6 ans et les spéculations et autres théories du complot fleurissent comme à chaque fois que rien n'est clair.
Samia and Mohamed Abbou???
Saleh_71
| 23-05-2017 03:28
Enjoyed your article Nizar, until you mentioned the cruel and sick followers of Marzougui the Abbous. SBS should be judged for treason for what she is causing to the country. BCE is busy supporting his dirty son, who literally destroyed Nidaa.

Please continue your good work Nizar, but do not shock us in future by supporting the Abbous for the IVD.

I cry Tunisia.
Ce sont les idées radicales qui ont mené ce monde
Jilani
| 22-05-2017 22:10
Je vous envoie à un article paru sur Mediapart qui montre que le monde à change grâce aux idées radicales. Ce sont les radicaux qui nous ont apporté plus d'egaliteet de sécurité sociale mais' 68 à été mené par des radicaux. Ce sont les hippies qui ont changé la société américaine. Donc ce n'est pas le consensus de BCE et Ghannouchi qui va changer la société tunisienne loin de ça il l'a pourri. Je ne défend pas SBS et Sami abbou mais heureusement que nous avons ces deux femmes pour arrêter l'hypocrisie de BCE et sa trahison envers ses électeurs.
Jusqu'à quand ?
Voltaire
| 22-05-2017 21:56
Jusqu'à quand cette mégère haineuse , malhonnête , comédienne et méprisable va t'elle rester et soutenue par certains dirigeants (politiques !).Que DIEU PROTÈGE NOTRE PAYS de cette énergumène . No Comment.
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