La solution de l’endettement a atteint ses limites

Businessnews.com.tn | publié le 16/02/2017 19:59
Par Houcine Ben Achour,

 

Il y a quelques mois, Youssef Chahed avait déclaré que si la situation des finances publiques ne s’améliorerait pas durant l’année 2017, « ce sera l’austérité ». Au regard du résultat obtenu par la récente sortie du pays sur le marché obligataire européen, il devient de plus en plus légitime de se ranger, d’ores et déjà, du côté de cet inéluctable choix et de préparer l’opinion publique en conséquence. En tout cas, les nombreux non-dits sur cette opération ont exacerbé ce sentiment.

 

Certes, l’opération a permis de lever 850 millions d’euros, montant qui correspond à ce qui fut fixé par le budget de l’Etat comme besoin de financement à solliciter auprès des marchés financiers internationaux. Pourtant, au départ, le gouvernement avait fixé le montant de 1 milliard d’euros d’emprunt. Un choix de prudence face aux incertitudes qui entourent les financements d’appui budgétaire promis par les institutions financières multilatérales. Le retard pris dans le décaissement des premières tranches du crédit élargi de 1,7 milliards de dollars accordé par le FMI prévu initialement en septembre et décembre de l’année dernière y incitait fortement. Un choix dicté aussi par une préoccupation de renforcement des réserves en devises qui permettrait de répondre aux exigences de paiements extérieurs du pays tout en préservant, un tant soit peu, le taux de change nominal de nouvelles dégradations.

 

Lors de sa sortie en 2015 pour lever un emprunt fixé au départ à 500 millions de dollars, puis à 750 millions de dollars, le gouvernement de Mehdi Jomaâ, à l’époque, a décidé de relever le montant à un milliard de dollars, sur la base de ces considérations. Il est fort peu probable que le gouvernement de Youssef Chahed n’ait pas adopté une telle approche à l’occasion du dernier emprunt émis sur l’euromarché.

 

Est-ce que le montant obtenu correspond à ce que le pays mérite d’obtenir en termes de montant, de maturité et de taux d’intérêt,  sur les marchés des capitaux lorsqu’il ne présente pas de garanties publiques étrangères ; américaines, japonaises ou autres ? On serait tenté de le croire. Certains indices plaident d’ailleurs dans ce sens. C’est en effet la première fois que, pour une émission d’un tel montant, la Tunisie n’ait pu susciter qu’une offre de 1,6 milliards d’euros. En 2015, plus de 4 milliards de dollars ont été offerts par plus de 250 investisseurs alors qu’on ne demandait pas plus de 750 millions de dollars. C’est la première fois aussi qu’un emprunt de ce type n’ait obtenu qu’une maturité de 7 ans. Habituellement, le délai de remboursement s’étale sur 10 ans. Enfin, si le taux du dernier emprunt affiche 5,65% contre un taux de 5,75% pour l’emprunt de 2015, cela renvoie évidemment aux paramètres que sont le montant et la maturité de l’emprunt. « Il est devenu plus difficile pour la Tunisie, au regard des conditions de cette dernière émission, de boucler ses transactions aux montants annoncés et/ou souhaités, et surtout d’accéder à des maturités et à des niveaux de marge acceptables à même, d’une part, d’éviter des concentrations d’échéances sur le court terme et d’alléger le coût du service de la dette extérieure soumis par ailleurs à la dépréciation du taux de change du dinar », a remarqué le Centre tunisien de prospective et de développement économique, un think tank dirigé par Tawfik Baccar, ancien gouverneur de la Banque centrale.

 

Autrement dit, le pays ne peut plus s’endetter comme auparavant. Emprunter devient de plus en plus difficile. Cela, il faut l’avouer sans chercher éperdument des boucs émissaires. Ni Fitch, ni le FMI ne sont la cause ayant aboutit à ce résultat. Le mal, ce n’est pas eux. Le mal renvoie à la frilosité politique du gouvernement d’engager le protocole thérapeutique adéquat, même s’il est douloureux. Le mal renvoie à une classe politique de plus en plus mue par le clientélisme et soumise aux lobbies en tout genre que par l’intérêt général. C’est désespérant.

 

 

La solution de l’endettement a atteint ses limites

Par Houcine Ben Achour, publié le 16/02/2017 19:59

 

Il y a quelques mois, Youssef Chahed avait déclaré que si la situation des finances publiques ne s’améliorerait pas durant l’année 2017, « ce sera l’austérité ». Au regard du résultat obtenu par la récente sortie du pays sur le marché obligataire européen, il devient de plus en plus légitime de se ranger, d’ores et déjà, du côté de cet inéluctable choix et de préparer l’opinion publique en conséquence. En tout cas, les nombreux non-dits sur cette opération ont exacerbé ce sentiment.

 

Certes, l’opération a permis de lever 850 millions d’euros, montant qui correspond à ce qui fut fixé par le budget de l’Etat comme besoin de financement à solliciter auprès des marchés financiers internationaux. Pourtant, au départ, le gouvernement avait fixé le montant de 1 milliard d’euros d’emprunt. Un choix de prudence face aux incertitudes qui entourent les financements d’appui budgétaire promis par les institutions financières multilatérales. Le retard pris dans le décaissement des premières tranches du crédit élargi de 1,7 milliards de dollars accordé par le FMI prévu initialement en septembre et décembre de l’année dernière y incitait fortement. Un choix dicté aussi par une préoccupation de renforcement des réserves en devises qui permettrait de répondre aux exigences de paiements extérieurs du pays tout en préservant, un tant soit peu, le taux de change nominal de nouvelles dégradations.

 

Lors de sa sortie en 2015 pour lever un emprunt fixé au départ à 500 millions de dollars, puis à 750 millions de dollars, le gouvernement de Mehdi Jomaâ, à l’époque, a décidé de relever le montant à un milliard de dollars, sur la base de ces considérations. Il est fort peu probable que le gouvernement de Youssef Chahed n’ait pas adopté une telle approche à l’occasion du dernier emprunt émis sur l’euromarché.

 

Est-ce que le montant obtenu correspond à ce que le pays mérite d’obtenir en termes de montant, de maturité et de taux d’intérêt,  sur les marchés des capitaux lorsqu’il ne présente pas de garanties publiques étrangères ; américaines, japonaises ou autres ? On serait tenté de le croire. Certains indices plaident d’ailleurs dans ce sens. C’est en effet la première fois que, pour une émission d’un tel montant, la Tunisie n’ait pu susciter qu’une offre de 1,6 milliards d’euros. En 2015, plus de 4 milliards de dollars ont été offerts par plus de 250 investisseurs alors qu’on ne demandait pas plus de 750 millions de dollars. C’est la première fois aussi qu’un emprunt de ce type n’ait obtenu qu’une maturité de 7 ans. Habituellement, le délai de remboursement s’étale sur 10 ans. Enfin, si le taux du dernier emprunt affiche 5,65% contre un taux de 5,75% pour l’emprunt de 2015, cela renvoie évidemment aux paramètres que sont le montant et la maturité de l’emprunt. « Il est devenu plus difficile pour la Tunisie, au regard des conditions de cette dernière émission, de boucler ses transactions aux montants annoncés et/ou souhaités, et surtout d’accéder à des maturités et à des niveaux de marge acceptables à même, d’une part, d’éviter des concentrations d’échéances sur le court terme et d’alléger le coût du service de la dette extérieure soumis par ailleurs à la dépréciation du taux de change du dinar », a remarqué le Centre tunisien de prospective et de développement économique, un think tank dirigé par Tawfik Baccar, ancien gouverneur de la Banque centrale.

 

Autrement dit, le pays ne peut plus s’endetter comme auparavant. Emprunter devient de plus en plus difficile. Cela, il faut l’avouer sans chercher éperdument des boucs émissaires. Ni Fitch, ni le FMI ne sont la cause ayant aboutit à ce résultat. Le mal, ce n’est pas eux. Le mal renvoie à la frilosité politique du gouvernement d’engager le protocole thérapeutique adéquat, même s’il est douloureux. Le mal renvoie à une classe politique de plus en plus mue par le clientélisme et soumise aux lobbies en tout genre que par l’intérêt général. C’est désespérant.

 

 

Commentaires (9) Commenter
@ N.Burma
Tunisienne
| 17-02-2017 21:29



Bonsoir ami,


Ton excellente synthèse enrichie et complétée par des propositions et pistes d'action concrètes est parfaite. Bravo !


Quant au document dont j'ai survolé les différentes parties, que dire ? C'est le genre de sujets comme je les aime et c'est donc un précieux présent, merci !


Nous aurons certainement l'occasion d'en reparler.



Très bonne soirée Nestor.





l'éthique et le pouvoir en éconmie politique
N.Burma
| 17-02-2017 19:57


Chère Tunisienne,
Je m'inquiétais de ton silence et repliant Le Monde d'avant hier sur le quai de gare, je me demandais qu'elle serait ta réaction à la chronique de HBA. Lisant tes recommandations. Que puis-je ajouter ta diatribe formulée en trois parties ?
Dans la fuite en avant qu'opère le gouvernement, il sait qu'il ne court pas plus vite que les créanciers et s'il se donne un répit avec l'emprunt de 850 millions à supposer qu'il l'obtienne, désormais, aucune marge n'est possible pour assurer sa fuite en avant. Sur ce point on est d'accord.
Ta première salve qui concerne le train de vie de l'Etat et la nécessité de lui faire subir un régime d'amaigrissement sec, se heurte au fait que les dépenses salariales représentent plus de 70 % des dépenses de gestion de l'Etat. J'ajoute que ne regardant pas à la dépense, l'Etat, en moins de sept ans, a doublé ses dépenses, sans que la richesse produite au cours des sept dernières années ait été aussi puissance, par conséquent, l'Etat dépense sans compter principalement en salaires, alors qu'il faudrait serrer les boulons et vérifier les fuites d'huiles du vieux moteur polluant au diésel, là où il aurait fallu changer de moteur plus performant et plus économique avec une écurie plus apte à supporter les coups.
C'est là que tu dégaines ta deuxième salve, sur les moyens concrets d'opérer les coupes sombres pour éviter d'amputer plus en profondeur l'Etat ou pour lui permettre d'être un réel Etat capable de prendre les commandes du navire et non pas un bureau de l'assistance publique mal assurée.
La Tunisie a quelque chose qui ressemble beaucoup à l'Inde dans l'utilisation massive de la main d'o e u v r e à très bas prix, aux dépens de la mécanisation infiniment plus productive et plus rentable.
Mais la Tunisie n'est pas l'Inde ni par la population et encore moins par la décentralisation indienne.
Si le gouvernement pouvait être attentif aux problèmes sociaux et s'il voulait s'attaquer de front aux problèmes centraux, il lui faudrait fixer au maximum une dizaine de priorités sur lesquelles il devra mettre tout le paquet pour atteindre des objectifs sur la durée d'un quinquennat.
Une de ses priorités serait la mise en valeur des terres dans une optique agraire bio, pour assurer à la fois une production agricole d'autosuffisance et ensuite créer un accélérateur des exportations de denrées agricoles biologiques. Il faut trois années d'efforts pour arriver à produire qualitativement et quantitativement de quoi rendre rentable l'investissement.
Toujours dans ce secteur, créer de la valeur ajoutée, de sorte que les exportations d'huiles d'olives ne soient pas de simples quantités, mais des produits de luxe, du haut de gamme destinés aux juteux marchés japonais, allemands, suisses, américains et sans négliger la France, ne plus en faire de ce pays l'alpha et l'oméga de toute perspective. Il faut ainsi trouver une dizaine de pistes de recherches et s'y atteler à les concrétiser.
Ta troisième salve, concerne l'éthique du pouvoir et la cessation immédiate des passe-droits de toutes sortes, à tous les niveaux de la vie publique et politique, sans concession d'aucune sorte. Sur ce point, le modèle de l'éthique du pouvoir ce sont les pays nordiques qui nous donnent l'exemple, où le ministre prend l'autobus pour se rendre à son travail et où, tout citoyen peut venir dans n'importe quel ministère demander à ce que l'autorité lui présente tout justificatif de l'utilisation de l'argent public par les ministres, les hauts-fonctionnaires, les députés ou les sénateurs.
Là nous serions véritablement des révolutionnaires à faire de l'Etat le modèle de vie transparent et intelligent qui éclaire une nation et la mène dans la communauté de destin vers des horizons qui offrent de réelles perspectives aux générations actuelles et celles à venir.
Je m'arrête là, pour ce soir, nous aurons l'occasion d'en reparler avec les lecteurs et lectrices qui voudront bien faire part de leurs réactions.

Bonne soirée ma chère.



Je t'adresse un remarquable document sur l'éthique et le pouvoir en économie sociale ( cela nous change de la musique pour un temps !)
http://www.lyon-ethique.org/IMG/pdf/livret_ethique_et_pouvoir_bat.pdf
N'ayons pas peur des mots !
Tunisienne
| 17-02-2017 17:48




Et commençons à poser le débat (encore tabou mais tout à fait opportun) de possibles politiques d'austérité. Car même si nous voulons continuer dans le déni et la fuite en avant, nos bailleurs de fonds seront là pour nous y contraindre.


Pour réduire le déficit public structurel, il sera essentiellement question de baisse des dépenses publiques (puisque l'augmentation de l'imposition 'surtout de certaines catégories socioprofessionnelles spécifiques- ne pourra pas être soutenue à l'infini). Une baisse des dépenses publiques (éventuellement couplée à une plus forte pression fiscale) compromettrait davantage le pouvoir d'achat (déjà artificiel et tronqué) et donc, la consommation. D'un autre côté, l'austérité freinerait les indispensables investissements publics, privant les citoyens et les opérateurs socioéconomiques de services de base, ou détériorant davantage ces services. C'est tout l'investissement qui serait (encore plus) en berne et, bien évidemment, ce sont les catégories sociales les plus vulnérables qui seraient les plus touchées.


Sans en arriver là (ou avant d'y arriver contraints et forcés !), il y aurait certainement des leviers d'action et des pistes d'économies à faire : rationalisation de l'emploi/ « optimisation » de la ressource humaine dans le secteur public ; assainissement des finances et du fonctionnement de beaucoup d'administrations publiques (services improductifs, redondants, outrageusement dépensiers...) ; abandon des restructurations coûteuses assimilables à des coups de lifting lorsque les activités concernées nécessitent des refontes totales (tourisme, secteur bancaire...) ; captation d'une partie du secteur informel (tributaire d'un Etat fort et d'un minimum de rétablissement et d'implication du secteur formel). On pourrait ajouter les possibilités d'«éduquer» la consommation frénétique, la rationalisation/ priorisation des importations, l'opérationnalisation rigoureuse de la bonne gouvernance publique et la réduction du gouffre des dépenses liées aux responsables politiques goulus et à leur réplication active ou passive de la corruption institutionnalisée.


Le problème, c'est que nous sommes en Tunisie ! Et en Tunisie, certains (voire beaucoup) de nos gouvernants et responsables préféreraient voir s'effondrer tout le système plutôt que renoncer à une once de leurs privilèges. Ce qui est évidemment un faux-calcul puisque, comme l'a très bien expliqué N.Burma, l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers et, par un simple petit calcul (malheureusement absent !), il faut qu'il y ait un minimum viable d'intérêt général pour que les avantages particuliers puissent continuer à être défendus. La seule conclusion qui s'impose donc est qu'une bonne partie de nos responsables n'est pas dans cette logique-là. Ces «responsables» seraient plutôt dans la logique de l'accumulation maximale à court terme et du départ précipité vers d'autres cieux aux moindres signes précurseurs de l'effondrement de la maison-Tunisie.





Limitless
pit
| 17-02-2017 14:49
N'oublions pas qu'à part payer des fonctionnaires inutiles et en surnombre, notre pays s'endette pour nous approvisionner en bananes, ford mustang et autres voitures de luxe!
IL S' AGIT DE DECLENCHER '' UNE GUERRE D' INDEPENDANCE '' COUTE CE QUE CA COUTE .
Abidou
| 17-02-2017 14:30
Ya si Ben Achour vous avez absolument raison de dire que CE N' EST PAS LES AUTRES qui nous ont pousse's dans cette situation catastrophique mais c'est NOUS MEME QUI NOUS L' AVONS VOULU , sciamment ou inconsciamment ( en fonction des interets des uns et des autres ) .
Maintenant la recreation est terminee , la sonnette a retenti ! NOUS DEVONS COUTE QUE COUTE COMPTE' RIEN QUE SUR NOUS MEME ET SUR PERSONNE D' AUTRE , QUE CA PLAISE OU PAS A Mr X OU A Mr Y . il faut avoir le courage de FAIRE TOUT CE QU'IL FAUT POUR SAUVER LA SITUATION , avant que d' AUTRES nous obligent a le faire pour nous CONTRE NOTRE GRE' ET DANS LA DOULEUR . Il s'agit d' enclencher une '' GUERRE D' INDEPENDANCE '' similaire a celle de Bourguiba . D' ailleurs la France a colonise' la Tunisie car notre Pays etait en surendettement et incapable de rembourser Ses dettes . Attention , L' Histoire peut se repeter si tout le monde ne se met pas SERIEUSEMENT AU TRAVAIL et CESSE DE FAIRE LES CLOWNS DANS NOTRE CIRQUE .
Le scénario grec pour bientôt
kameleon78
| 17-02-2017 00:52
Il faudrait commencer par virer ces millions de fonctionnaires recrutés par la Nahda de 2011 à 2014 qui alourdissent la charge de l'état et on se sentirait mieux. Des milliards sont engloutis par des gens qui n'ont rien à faire de leurs journées à l'administration publique, ils ne sont là que pour pour émarger le matin. Ces milliards sont empruntés sur les marchés financiers pour les payer avec des taux de 5,65%, on ne cherche pas à assainir les finances de l'état, on tombe dans le cercle vicieux d'emprunter pour rembourser ses dettes et c'est la faillite assurée, le scénario grec se profile à l'horizon, même le FMI et la Banque Mondiale ne pourront rien faire pour la Tunisie.
LE CHEF MARIONNETTISTE
Citoyen_H
| 16-02-2017 18:08

de montplaisir va bientôt recevoir son califat, livré sur un plateau en or.
L'effondrement de l'état est "IN PROGRESS".

Nous sommes en train de pulvériser le summum du machiavélisme.

Continuons à faire semblant de chercher ailleurs l'emplacement du QG de la tumeur, alors qu'elle ne fait que nous narguer en évoluant en plein jour.

L'endettement extérieur ou l'importation de devises!
DHEJ
| 16-02-2017 17:50
Désespérant!


Non le MESSIE est promis mais il ne s'appelle pas TARTOUR!


Les réserves en devises s'estiment à 101 jours d'importation de travail en réponse à l'aggravation du chômage!


Nos familles d'affaires se frottent, la voiture tunisienne ne verra pas le jour

Un grand soulagement pour les grandes firmes et QQ!
le chaos programmé d'avance
N.Burma
| 16-02-2017 16:54
« Ni Fitch, ni le FMI ne sont la cause ayant abouti (t) à ce résultat. Le mal, ce n'est pas eux. Le mal renvoie à la frilosité politique du gouvernement d'engager le protocole thérapeutique adéquat, même s'il est douloureux. Le mal renvoie à une classe politique de plus en plus mue par le clientélisme et soumise aux lobbies en tout genre que par l'intérêt général. C'est désespérant. » HBA





Je reprends votre conclusion cher Houcine Ben Achour, conclusion qui rappelle sans le dire, s'il en est besoin, l'absence de courage à entreprendre les cures indispensables pour rétablir un pays malade.
La classe politique tunisienne est frappée de paraplégie à un point tel qu'elle ne cesse de traire la vache à lait mourante de l'Etat.
Les lobbys prédateurs arc-boutés sur la défense de leurs privilèges comme l'aristocratie française à la veille de la Révolution.
Et par-dessus tout, l'inexistence de tout projet de société, l'inexistence de tout projet de destin qui engagerait toute la société tunisienne quelle que soit sa fortune ou son statut.
Pour appuyer votre conclusion j'y aurais ajouté que la société tunisienne se caractérise par la communauté de sordides intérêts individuels aux dépens de l'intérêt général, c'est ainsi qu'un pays sombre dans le chaos désormais programmé.

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