La femme est dangereuse pour la société

Businessnews.com.tn | publié le 18/08/2017 15:59
Par Ikhlas Latif,

Depuis près d’une semaine on déblatère, on s’attaque les uns les autres, on appelle à des fatwas, on lance des accusations de sacrilège, de blasphème, certains même en deviennent menaçants, tellement l’islam et son livre sacré se retrouvent confrontés à un danger sans précédent sur cette terre qui n’en finit pas de se montrer impie qu’est la Tunisie.

Le clivage idéologique refait surface, après une période assez paisible grâce au sacrosaint consensus et à cette union nationale tant vantée, qui arrive aujourd’hui en bout de chemin. C’est un fait qui n’a plus besoin d’être démontré, la Tunisie est scindée en deux. Entre les sécularistes, qui tendent à briser ce plafond de verre axiologique du sacré et du profane, et les islamo-conservateurs dans le rôle des preux défenseurs des valeurs religieuses, la hache de guerre est déterrée.

 

La pomme de discorde est jetée à l’occasion de la fête nationale de la femme par le président de la République, en ouvrant le débat sur l’égalité successorale et le mariage des Tunisiennes (supposées être toutes de confession musulmane ce qui est absurde) avec des non-musulmans.

Habile manœuvre de diversion politique ou véritable volonté de changer les choses et de s’inscrire dans l’Histoire contemporaine du pays, ou bien les deux à la fois, peu importe. Comme un diablotin jaillissant de sa boîte,la question identitaire a ressurgi de plus belle. Les camps se reforment, on serre les rangs, on s’affronte et on s’exclue mutuellement. C’est que le débat est tout bonnement stérile. Chaque argument du camp et du camp adverse, tombe dans l’oreille d’un sourd.

 

Pour seule cause, le poids d’un dogme religieux sclérosé, qui s’est mis sur pause et s’est figé dans les réminiscences de temps ancestraux. Pas touche à la question de l’héritage ! Interdiction de permettre à nos filles d’épouser des non-musulmans ! Et puis quoi encore, on se retrouverait au final avec des femmes imams ou des femmes qui exigeraient tout bonnement d’être considérées comme étant cheffes de famille au même titre que l’homme. Cet être faible qu’on est censé dorloter mais aussi tenir sous sa coupe, aurait tous les droits que le bon dieu a bien voulu concéder aux hommes. Quelle aberration !

La riposte des islamistes ne s’est pas fait attendre. Alors que le mouvement Ennahdha se peaufinait  depuis quelque tempsl’image d’un parti qui « se sécularise », prétendant séparer  le politique de la prédication, les réactions à chaud de certains de ses dirigeants ont fait ressurgir la profonde affiliation idéologique de nos Frères.

Mais nos islamistes sont bien rusés et ils savent qu’il ne serait pas dans leur intérêt d’adopter une position trop virulente. Ils se sont donc remis à leur exercice favori d’équilibrisme, entre une base conservatrice et une nouvelle stratégie qu’ils comptent bien préserver.

« Le parti Ennahdha n’est pas un mufti et il est tenu, comme tout le monde, de respecter la constitution », déclarera jeudi Abdelfatteh Mourou, avant d’annoncer qu’une commission sera créée au sein du parti pour « étudier la question ».

C’est que la Tunisie est supposée être un Etat civil, ayant énoncé dans l’article 46 de sa constitution (l’une des meilleures au monde dit-on…)l’égalité entre la femme et l’homme dans tous les domaines. En toute logique, notre constitution prévoit donc l’égalité au niveau de l’héritage. Rien à redire jusque-là. Sauf que les détracteurs d’un tel projet s’appuient sur une contradiction inscrite dans cette même constitution, qui n’est autre que l’article premier disposant que l’islam est la religion de l’Etat. Du coup, c’est la brèche par laquelle se sont faufilés des oulémas de la Zitouna, à leur tête l’ancien mufti de la République et l’ancien ministre des Affaires religieuses, l’extrémiste Noureddine Khadmi, pour dénoncer « une démarche dangereuse pour la société tunisienne ».

Mon humble personne essaye de comprendre sans y parvenir où résiderait la dangerosité d’une égalité successorale entre les deux sexes pour notre société. Avoir embrigadé des jeunes, les poussant à rejoindre par centaines les rangs des terroristes en Syrie, me semble un tantinet plus dangereux qu’une histoire d’héritage. Mais bon, le sacrosaint consensus est passé par là entre temps…

 

Bref, nous nageons en plein dialogue de sourds. Pourtant, ce débat il fallait le lancer un jour ou l’autre. Les défenseurs du « il est trop tôt » ou du « ce n’est pas le moment », n’ont qu’à aller se recoucher. Parce que ça ne serait jamais le moment autrement, parce qu’on est au contraire très en retard. L’égalité absolue des droits (des devoirs aussi) n’est pas un cadeau qu’on concède à la femme. C’est le pur bon sens qui l’impose. Discriminer une bonne partie de la société pour son genre, même positivement, n’a plus lieu d’être. Qu’on en finisse et qu’on passe à autre chose.

La femme est dangereuse pour la société

Par Ikhlas Latif, publié le 18/08/2017 15:59

Depuis près d’une semaine on déblatère, on s’attaque les uns les autres, on appelle à des fatwas, on lance des accusations de sacrilège, de blasphème, certains même en deviennent menaçants, tellement l’islam et son livre sacré se retrouvent confrontés à un danger sans précédent sur cette terre qui n’en finit pas de se montrer impie qu’est la Tunisie.

Le clivage idéologique refait surface, après une période assez paisible grâce au sacrosaint consensus et à cette union nationale tant vantée, qui arrive aujourd’hui en bout de chemin. C’est un fait qui n’a plus besoin d’être démontré, la Tunisie est scindée en deux. Entre les sécularistes, qui tendent à briser ce plafond de verre axiologique du sacré et du profane, et les islamo-conservateurs dans le rôle des preux défenseurs des valeurs religieuses, la hache de guerre est déterrée.

 

La pomme de discorde est jetée à l’occasion de la fête nationale de la femme par le président de la République, en ouvrant le débat sur l’égalité successorale et le mariage des Tunisiennes (supposées être toutes de confession musulmane ce qui est absurde) avec des non-musulmans.

Habile manœuvre de diversion politique ou véritable volonté de changer les choses et de s’inscrire dans l’Histoire contemporaine du pays, ou bien les deux à la fois, peu importe. Comme un diablotin jaillissant de sa boîte,la question identitaire a ressurgi de plus belle. Les camps se reforment, on serre les rangs, on s’affronte et on s’exclue mutuellement. C’est que le débat est tout bonnement stérile. Chaque argument du camp et du camp adverse, tombe dans l’oreille d’un sourd.

 

Pour seule cause, le poids d’un dogme religieux sclérosé, qui s’est mis sur pause et s’est figé dans les réminiscences de temps ancestraux. Pas touche à la question de l’héritage ! Interdiction de permettre à nos filles d’épouser des non-musulmans ! Et puis quoi encore, on se retrouverait au final avec des femmes imams ou des femmes qui exigeraient tout bonnement d’être considérées comme étant cheffes de famille au même titre que l’homme. Cet être faible qu’on est censé dorloter mais aussi tenir sous sa coupe, aurait tous les droits que le bon dieu a bien voulu concéder aux hommes. Quelle aberration !

La riposte des islamistes ne s’est pas fait attendre. Alors que le mouvement Ennahdha se peaufinait  depuis quelque tempsl’image d’un parti qui « se sécularise », prétendant séparer  le politique de la prédication, les réactions à chaud de certains de ses dirigeants ont fait ressurgir la profonde affiliation idéologique de nos Frères.

Mais nos islamistes sont bien rusés et ils savent qu’il ne serait pas dans leur intérêt d’adopter une position trop virulente. Ils se sont donc remis à leur exercice favori d’équilibrisme, entre une base conservatrice et une nouvelle stratégie qu’ils comptent bien préserver.

« Le parti Ennahdha n’est pas un mufti et il est tenu, comme tout le monde, de respecter la constitution », déclarera jeudi Abdelfatteh Mourou, avant d’annoncer qu’une commission sera créée au sein du parti pour « étudier la question ».

C’est que la Tunisie est supposée être un Etat civil, ayant énoncé dans l’article 46 de sa constitution (l’une des meilleures au monde dit-on…)l’égalité entre la femme et l’homme dans tous les domaines. En toute logique, notre constitution prévoit donc l’égalité au niveau de l’héritage. Rien à redire jusque-là. Sauf que les détracteurs d’un tel projet s’appuient sur une contradiction inscrite dans cette même constitution, qui n’est autre que l’article premier disposant que l’islam est la religion de l’Etat. Du coup, c’est la brèche par laquelle se sont faufilés des oulémas de la Zitouna, à leur tête l’ancien mufti de la République et l’ancien ministre des Affaires religieuses, l’extrémiste Noureddine Khadmi, pour dénoncer « une démarche dangereuse pour la société tunisienne ».

Mon humble personne essaye de comprendre sans y parvenir où résiderait la dangerosité d’une égalité successorale entre les deux sexes pour notre société. Avoir embrigadé des jeunes, les poussant à rejoindre par centaines les rangs des terroristes en Syrie, me semble un tantinet plus dangereux qu’une histoire d’héritage. Mais bon, le sacrosaint consensus est passé par là entre temps…

 

Bref, nous nageons en plein dialogue de sourds. Pourtant, ce débat il fallait le lancer un jour ou l’autre. Les défenseurs du « il est trop tôt » ou du « ce n’est pas le moment », n’ont qu’à aller se recoucher. Parce que ça ne serait jamais le moment autrement, parce qu’on est au contraire très en retard. L’égalité absolue des droits (des devoirs aussi) n’est pas un cadeau qu’on concède à la femme. C’est le pur bon sens qui l’impose. Discriminer une bonne partie de la société pour son genre, même positivement, n’a plus lieu d’être. Qu’on en finisse et qu’on passe à autre chose.

Commentaires (11) Commenter
C'est qu'ils aiment les traditions !
aoc
| 22-08-2017 15:49
Et la tradition veut qu'on donne l'aumône aux veuves édentées qui croupillent par terre près de la mosquée. - Qu'est-ce que feraient les "traditionalistes", si les veuves vivaient tranquillement chez elles parmi leurs enfants grâce à l'héritage de leurs parents ? - Impossible !
@Abel Chater
Tadhamen
| 22-08-2017 13:14
Vous êtes dans l'erreur totale.
Vous avez surtout l'attitude de quelqu'un qui réagit sur ce sujet de façon très irréfléchie, plutôt ego-centrée, et qui voit tout par le tout petit bout de la lorgnette. Mais c'est le résultat d'une très mauvaise interprétation.

D'abord vous ne léguerez pas plus à vos gendres que vous ne léguerez à votre belle-fille. Ce sera exactement pareil !

Sauf si évidemment vous savez à l'avance que vos filles ont épousé des abrutis, tandis que votre fils est marié à un ange absolu, rien ne vous laisse donc présager de l'avenir !
Peut-être qu'un jour votre belle-fille demandera et obtiendra le divorce avec une confortable indemnité financière et que votre argent servira à l'entretenir, qu'en savez-vous à cette heure? On a déjà vu bien plus inattendu.
Peut-être surtout que cet argent aidera vos filles a assurer un avenir formidable à leurs enfants et donc à vos petits-enfants.

Vous léguerez à VOS enfants, garçon et filles, de l'argent qui leur sera propre, puis par ricochet à VOS petits-enfants, sans distinction ni surtout de préférence entre eux, puisque, après tout, fils ou filles, fils du fils ou fils des filles, ils portent tous EXACTEMENT le patrimoine génétique que vous leur avez transmis et que vous serez à perpétuité AUSSI présent dans les origines des uns que dans celle des autres.
De même votre belle-fille et vos gendres hériteront respectivement de leurs parents et vos enfants en profiteront possiblement, mais vos petits enfants sûrement.
Et n'oubliez jamais que ce ne sera peut-être pas dans la famille de votre fils que votre souvenir restera le plus vif, héritage ou pas.
De ce que je vois un peu partout, il me semble évident que les filles transmettent plus aisément à leurs enfants l'amour qu'elles vouaient à leurs parents.

A moins bien sûr que vous n'ayez jamais donné à vos filles l'occasion de vous aimer, et qu'au contraire, en les déshéritant vous leur donnez celle de vous mépriser par votre rejet, ce que je me refuse à croire.
Sinon je vous plains beaucoup. Vous êtes un homme sentimentalement bien malheureux.

Souvenez-vous surtout qu'on part aussi nu et démuni qu'on est né.
L'amour des siens, il n'y a que cela qu'on emmène avec soi...
@ Tunisienne
Gg
| 21-08-2017 14:58
Ou es tu?
Tu nous manques beaucoup...

Bise!
Justice selon la charia
Gg
| 19-08-2017 22:42
Je cite chater : "Voler son propre frère dans un héritage qui n'appartient qu'aux parents"

Plus con c'est pas possible. Si l'héritage n'appartient qu'aux parents, il n'appartient pas plus au fils qu'à la fille.
D'ailleurs il va déshériter sa fille.


L'Islam religion d'égalité ou de discrimination?
Mohamed Obey
| 18-08-2017 20:44
Si les religions furent le moyen par lequel Dieu veut faire régner justice et paix sur terre, pourquoi les fanatiques des Écritures sacrées persistent-ils à faire perdurer l'injustice dans l'héritage (par exemple)? Pourquoi, de toutes les nations du monde, seuls les (mâles) musulmans restent campés sur des dogmes archaïques et sexistes? C'est honteux! Et si quelques uns n'aiment pas que leur legs aille dans la poche de leur mari, qu'ils apprennent à leur fille comment se protéger contre ce mari s'il se montre médiocre ou indigne...
La femme est l'avenir de l'homme
HatemC
| 18-08-2017 20:22
Et si la femme venait à disparaître .. vous croyez que l'Humanité survivrait ... bien sur que non les merdeux ...
il est vrai qu' homme et un homme s'emboîte bien .. mais ne donne pas la vie ...
la femme dans le monde musulman est une victime .. elle n'a aucun droit ... énumérez les seuls droits autre que de faire des gosses et raser les murs ???? La musulmane est analphabète .. inculte .. n'a aucune vie ... sauf de rendre des comptes ...

.............

Tu vas te cacher longtemps musulmane ... derrière ton voile et pourquoi ????????

https://www.youtube.com/watch?v=J15L8KhqCvs
Mais alors es-tu un être faible à dorloter ou intelligente incapable de comprendre?
DHEJ
| 18-08-2017 20:13
Alors peut-être faible mais vis-à-vis de qui?

Pauvre de moi, car c'est ELLE qui m'empêche de donner à ma soeur.

Elle c'est ma femme supérieure à l'homme!


Alors oui la femme est dangereuse et pour exemple Leila de ZABA...
L'islam est malmené
HatemC
| 18-08-2017 19:32
On voit progresser un fondamentalisme religieux.
Certains groupes musulmans veulent faire prévaloir la charia, remettent en cause la liberté individuelle ou l'égalité homme femme ...
Les fondamentalistes gagnent du terrain par manque et frilosité politique ...
Par peur d'être traité de xénophobe ou d'islamophobe ....
Même les musulmans qui combattent ces gens sont traités d'islamophobe et de mécréants ...
Toutes les musulmanes des citées Françaises ... Belges .. Espagnoles ... Hollandaises ... sont ou presque toutes voilées ... n'en parlons pas au Maghreb ...
Ils imposent la séparation entre homme et femmes dans les lieux publics ... ils imposent le Halal partout ... certains commercent ne vendent plus d'alcool ... les boucheries sont toutes Halal dans les citées ... un Français doit se déplacer dans les grandes surfaces pour acheter de la charcuterie ou je me trompe ...
Ceci s'explique par un repli identitaire ... et risque de confrontation identitaire entre communauté et d'un choc de civilisation ...
Les prédicateurs fondamentalistes de l'UOIF incitent les jeunes Musulmans au repli identitaire et au communautarisme, dans toutes les mosquées de France ...
L'ex président de l'UOIF Ahmed Jaballah, déclarait il y a quelques temps :
« L'UOIF est une fusée à deux étages.
Le premier étage est démocratique ...
Le second mettra en orbite une société islamique. » ... tout est dit ...
Où sont les responsables de ce pays pour lui clouer le bec .... et INTERDIRE ce machin de l'UOIF ...
Les criminels qui foncent sur les foules sont abreuvés de ce genre de discours ... et passent à l'acte ... le mal ne vient pas de l'extérieur mais de l'intérieur ....HC
Voler son propre frère dans un héritage qui n'appartient qu'aux parents, puis parler d'égalité?
Abel Chater
| 18-08-2017 19:25
Les Tunisiens sont spécialisés quant à n'offrir que ce qui ne leur appartient pas. Au lieu de s'opposer femmes comme hommes, à ce vol manifeste de la dignité et de la dernière volonté de leurs propres défunts parents, par des politiciens qui veulent prendre aux uns ce qui ne leur appartient nullement, pour l'offrir aux autres à des fins purement électorales, il y a ceux ou celles qui font semblant de ne rien comprendre au nom de légalité et de je ne sais quoi encore.
Si les femmes étaient sincères dans cette égalité, pourquoi ne la demandent-elles pas à leurs propres parents, qui pourraient leur léguer ce que bon leur semble. Mais avec cette ruse d'escroquerie flagrante, d'obliger les Tunisiens à travailler toute leur vie, pour l'offrir par la suite aux maris de leurs filles à la manière des juifs, dont la femme offre la dot à l'homme qui l'épouse, contrairement aux Musulmans, ça demeure non seulement incompréhensible, mais aussi inacceptable et impossible.
Moi-même je vais tout léguer par acte de don à mon fils, et que mes filles aillent hériter Beji Caïd Essebsi lui-même.
MERCI Ekhlas
SAMIA
| 18-08-2017 18:10
Tout est dit,il n'échapperont pas du piège posé par BCS(je rejoins l'idée de Kameleon 78 ds l'autre article)... S'il y'aura un vote pour une telle loi,ils seront les seuls opposants... après la position du Front P...les nahdhaouis se dérigents tout droit vers le mur ...ils ne pourront plus prétendre être un parti civil !
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