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Katibat Al Forkan derrière la tentative d’assassinat de Ridha Charfeddine

Katibat Al Forkan derrière la tentative d’assassinat de Ridha Charfeddine

Le ministère de l’Intérieur est revenu, dans un communiqué rendu public, ce vendredi 27 novembre 2015, sur la tentative d’assassinat du député Nidaa, homme d'affaires et président de l'Etoile sportive du Sahel, Ridha Charfeddine, ainsi que l’assassinat de l’agent Ezzeddine Belhaj Nasr à Sousse.

 

Durant des semaines, des éléments takfiristes ont été suivis. Suite à cette action les unités de la Garde nationale sont parvenues à la conclusion que ces individus sont armés et ont procédé à leur arrestation. Deux de ces terroristes transportaient un sac contenant une quantité d’armes et d’explosifs.

D’après le communiqué, les interrogatoires ont révélé que ce groupe d’individus stockait une importante quantité d’armes et d’explosifs dans une maison sise dans la région de Messaâdine (Sousse). Au cours de la même soirée, une perquisition est effectuée et la Garde nationale a pu saisir des kalachnikovs, des Beretta, des munitions, des bombes et des matières explosives….

 

Toujours d’après le ministère, 26 éléments takfiristes, dont une femme, impliqués dans cette opération ont été arrêtés. Ces personnes sont actives au sein de « Katibat Al Forkan », composée de deux cellules ayant à leur tête deux terroristes de retour de Syrie. On apprend également que cette brigade compte dans ses rangs des éléments impliqués dans les événements de Soliman en 2006.

Selon le communiqué, les membres de Katibat Al Forkan ont avoué avoir planifié des opérations visant des établissements sécuritaires, militaires et économiques, en plus de personnalités politiques dans le gouvernorat de Sousse. Des plans et des documents allant dans ce sens ont été saisis en leur possession. Trois de ces individus ont affirmé être directement impliqués dans la tentative d’assassinat de Ridha Charfeddine, une voiture, un Beretta de calibre 9mm ont été saisis.

 

Les suspects ont expliqué le choix de M. Charfeddine, par le fait que son assassinat devait destabiliser la classe politique et ravivera le régionalisme, puisqu’il est une figure politique et sportive de la région de Sousse. D’autre part, des membres de cette brigade terroriste ont avoué leur implication dans l’assassinat de l’agent Ezzeddine Belhaj Nasr, le 19 août 2015, à Sousse. Le fusil de chasse utilisé lors de ce meurtre a été saisi.

 

Poursuivant l’enquête, la Garde nationale a procédé dans la soirée du 26 novembre 2015, à l’arrestation de 5 éléments takfiristes dans la région de Médenine. Il s’avère qu’ils faisaient partie de Katibat Al Forkan, et qu’ils planifiaient d’autres assassinats. Après les interrogatoires, les sécuritaires ont découvert un deuxième entrepôt d’armes à Sousse. Ainsi, le nombre total de détenus de la cellule terroriste de Sousse s’élève à 31 personnes. 6 de ses membres sont encore recherchés actuellement.

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Commentaires (10)

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dadilesage
| 27-11-2015 22:16
Ils seront tous bientot relachés pour manque de preuve.Le systeme au service du terrorisme dans le pays de Ali Baba.

takilas
| 27-11-2015 21:43
Tout est juste ! Mais il faut dire que Kadhafi avait rôle sécuritaire important (vous l'avez évoqué) ; de même il faut ériger une barrière libyenne, le gouvernement tunisien actuel en est conscient, contrairement à celui qui l'a précédé qui s'en foutait éperdument, pire encore il les encourageait croyant naïvement à une connivence en sa faveur. C'est vrai la frontière libyenne constitue un grand problème
Pour la question sécuritaire (comme vous dites de fusion), pourquoi chercher midi à quatorze heures, l'armée Egyptienne a été salutaire, qui a su prendre le taureau par les cornes et éviter une catastrophe annoncée.
Toutefois, la question des refugiés politiques tunisiens en France et en Angleterre n'a jamais été mise en exergue et ce d'une part, et la question de résolution des crises financières européennes, prise en charge par Merkel et Sarkozi n'a pas eue de dénouement d'autre part.De même la question du Pétrole, dont l'historique est plein de remous.

sss
| 27-11-2015 21:17
On va nous dire qu'il n'y a pas de pv? Qu'il n'y a pas de preuves?allons donc à L'échafaud. Les pendre haut Et court. Pas de droit de l'homme dans ces conditions. On est en guerre contre le terrorisme. Ils n'ont pas eu pitié ni des soldats ni des forces de l'ordre ni des citoyens.alors. Agissez messieurs mesdames les juges. C votre devoir vis à vis des citoyens et de la patrie.

JOHN WAYNE
| 27-11-2015 17:20
Q-1 : Vous êtes le premier au monde à avoir prédit un effondrement sécuritaire et une situation d'insurrection islamiste en Tunisie suite au coup d'état de la CIA du 14 Janvier 2011. Vos articles « Lettre ouverte au général Rachid Ammar » et « Comment les islamistes Tunisiens mèneront à la destruction de la Tunisie » publiés sur votre compte Facebook en Février 2011 ont fait l'objet d'attaques qui ont mené à la fermeture de ce compte dénoncé par des milliers d'internautes Tunisiens. Comment avez-vous pu prédire une telle situation avec autant de précision au même moment ou la Tunisie plongeait dans une euphorie révolutionnaire décadente ?
JW : Ce que les Tunisiens ont oublié pendant 23 années est que la Tunisie faisait l'objet du même complot depuis les années ou le MTI avait son apparition suite la révolution Iranienne. A la veille du 7 Novembre 1987, la Tunisie avait plongé dans un état de blocage sécuritaire. Le ministère de l'Intérieur était désorganisé et ses hauts cadres recevaient des instructions contradictoires. Les Ministres de Bourguiba changeaient quasi-quotidiennement. Bourguiba avait instauré un système de loi martiale et de peine de mort. Les islamistes Tunisiens étaient jugés puis exécutés sans que l'état Tunisien ne comprenne la dynamique ni l'ampleur du complot. Il s'agissait d'un mouvement très violent mais entièrement nouveau. Bourguiba demeurait fixé sur sa lutte contre les Yousséfistes. Les islamistes Tunisiens utilisaient l'ombre du mouvement Yousséfiste pour dissimuler un projet de Califat sanguinaire dont l'instauration devait passer par une campagne de violence sans limites. En réalité, les islamistes et leur leader Rached Ghannouchi n'avaient rien à voir avec Salah Ben Youssef qui était un Nationaliste intègre. Les Islamistes Tunisiens étaient des descendants de Hassen Al Banna et non de Salah Ben Youssef et leur stratégie consistait à bâtir une théocratie dans la violence mais surtout avec l'aide de l'occident et de ses services secrets au dépend de la souveraineté de la Tunisie comme ce fut le cas des frères musulmans d'Egypte et de l'Angleterre au temps du roi Farouk. A la veille du 7 Novembre, notre Ministère de l'Intérieur était réduit à lancer des appels de coopération au public. Les islamistes gagnaient car notre Ministère de l'Intérieur ne disposait pas d'une stratégie claire pour les combattre tout simplement parce que la nature de leur mouvement était mal comprise. Bourguiba était un homme malade vivant dans le passé. Le Palais de Carthage avait comme intrigants et opportunistes certains de ces mêmes hommes qui aujourd'hui dirigent la Tunisie et dont la carrière n'a jamais brillé ni en courage, ni en patriotisme.

Q-2 : Que s'est-il passé après le 7 Novembre 1987 ?
JW : Ce que les Tunisiens doivent comprendre et cela l'histoire l'a déjà prouvé, est que Ben Ali était non seulement un homme doté d'une intelligence remarquable mais qu'il s'agissait d'un homme exceptionnellement organisé comme le prouvaient son bureau, son emploi du temps, et ses stratégies sécuritaires a l'époque ou il n'était que Ministre de l'Intérieur. Ben Ali adorait le travail, même plus que sa propre famille. Le tout baignant dans un Patriotisme qui lui était inné. Le 7 Novembre a signifié que la sécurité entière du pays imputait à Ben Ali. Il a pu donc librement appliquer son propre esprit d'organisation et de rigueur à un problème extrêmement grave. Sauf qu'il se trouvait que Ben Ali était l'homme de la situation de par sa formation, sa carrière, et son expérience. Il a toute de suite tendu la main aux islamistes pour des raisons stratégiques avant de les attaquer intelligemment par une stratégie préventive de renseignement et de sécurité unique au monde. Mes frères et moi-même avons tous effectué des stages à l'étranger, mais c'est à Ben Ali que nous devons l'apprentissage d'une stratégie qui a été gagnante puisqu'elle évité à la Tunisie un scenario à l'Algérienne.

JOHN WAYNE
| 27-11-2015 17:19
Q-3 : La situation en Tunisie est telle différente aujourd'hui ?
JW : Bien évidemment. Au temps de Ben Ali, les islamistes étaient pris en tenaille. La Libye de Kadhafi au Sud constituait une barrière sécuritaire impitoyable. A l'Ouest, l'armée populaire Algérienne les traquait. La plupart toutefois avaient trouvé refuge en Europe ou ils bénéficiant même de la complicité et de la protection des services secrets Britanniques. Certains étaient même aux Etats Unis. Beaucoup étaient en Arabie Saoudite. Aujourd'hui la Tunisie est un pays encerclé. La Libye constitue une zone hostile d'entrainement et de fourniture en armes grâce au Qatar et à la CIA. Il n'y a que l'Algérie qui représente une espèce de barrière, mais les djihadistes peuvent aujourd'hui longer la frontière Algérienne et rejoindre la Libye au Sud. Il s'agit de leur route stratégique. Sans compter que la frontière avec la Libye est immense. Et cela sans compter que l'armée Tunisienne est sous équipée et débordée par des menaces qui touchent tout le territoire. ***.

***.

Q-5 : Quelles sont vos solutions ?
JW : Les solutions sont simples car le problème est simple même si les hommes politiques Tunisiens veulent en faire un problème complexe. Les responsables de cette situation sont *** les hommes politiques qui constituent un système de corruption qui lui-même mine la survie de la Tunisie. Le licenciement des hauts cadres du Ministère de l'Intérieur constitue en lui-même un complot contre la sécurité de l'état. Ces hauts cadres doivent être réintégrés et doivent se voir octroyés les postes les plus importants en responsabilité sécuritaire. ***. L'armée Nationale doit se fusionner au Ministère de l'Intérieur et à la Garde Nationale afin de former un corps gouvernant qui agira selon des lois militaires urgentes. Car après tout, il y existe non seulement un problème urgent de terrorisme, mais un problème plus urgent d'attaque militaire par DAECH à la frontière Libyenne. Ce corps sécuritaire doit appliquer des lois impitoyables. Des perquisitions doivent être effectuées dans tout le territoire. Les mosquées doivent être fermées et les leaders islamistes neutralisés. Mais surtout, les combattants de retour de Syrie et d'Irak sont en principe des ennemis de la Tunisie complotant contre notre Nation et ne sont pas récupérables socialement puisqu'ils ont commis des crimes contre l'humanité. Ce combattants doivent subir des châtiments de peine de mort par peloton d'exécution moyennant des jugements accélérés en cour martiale. La Tunisie doit couper ce pont d'influence néfaste qu'elle a bâti avec les Etats Unis et le Qatar qui sont des pays proches depuis des décennies des frères musulmans, et se rapprocher militairement de la Russie. Ces mesures doivent être appliquées en urgence si l'on veut sauver la Tunisie d'un bain de sang qui sera, non pas comparable à celui que l'Algérie a subi, mais à celui de l'Irak post Saddam Hussein !

F.M. Alias JOHN WAYNE
Ancien élève au Collège Sadiki
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne.
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali.
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement.

amyne111
| 27-11-2015 16:53
La question qui se pose: ces terroristes travaillent pour qui?
la stratégie suivit ne peut être tracée par des personnes ordinaires, il s'agit d'une stratégie à une échelle beaucoup plus importante que l'on pense.

Sassa
| 27-11-2015 16:22
Ces traitres de la nation de "Katibat Al Fakroun" doivent être tués. Tout individu qui prête allégeance à n'importe quel groupe terroriste mérite la peine de mort

jawhar
| 27-11-2015 16:13
Pour commettre des attentats

vrai démocrate
| 27-11-2015 15:42
Les prisons tunisiennes seront bientôt trop petites avec toutes ces arrestations à moins que les juges *** les relâchent après un court séjour afin de faire de la place. (un peu comme en France).

abouali
| 27-11-2015 15:40
Toutes ces révélations sont proprement terrifiantes ! Les fanatiques sont apparemment partout et leurs desseins de plus en plus sanguinaires. Un véritable réseau de terrorisme semble s'être mis en place et ses ramifications sont mises à jour sur tout le territoire. Est ce déjà trop tard et le phénomène a-t-il pris une ampleur telle qu'il nous réserve encore d'autres drames, de nouveaux traumatismes ? Que Dieu préserve la Tunisie. En tout cas, bravo pour le travail de fourmi et l'efficacité de nos sécuritaires. Si leurs actions était mieux coordonnées avec l'autorité judiciaire, peut être alors verrions nous poindre une lueur d'espoir.

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