Hassen Zargouni : Cassez-moi ce baromètre que je ne saurais voir !

Businessnews.com.tn | publié le 19/06/2017 18:03

 

Le pays vit au rythme des polémiques. Certaines sont déclenchées pour un rien. La dernière en date est celle ayant trait aux instituts de sondage et aux résultats que leurs baromètres délivrent. Des résultats qui touchent de près les différents aspects de la vie des Tunisiens. Les critiques et insultes les plus acerbes ont ciblé, cette fois-ci, l'institut Sigma-Conseil et son directeur Hassen Zargouni qui vient d’être mis sur la sellette à cause de deux affaires complètement distinctes.


Une forte campagne a été déclenchée sur les réseaux sociaux, plus particulièrement sur Facebook. Le patron de Sigma a été traité de tous les noms après la publication des résultats de l’enquête sur l’audimat au sein des différentes chaînes de télévision durant la première quinzaine du mois de Ramadan.

Ainsi, ces résultats ont conclu à une distinction généralisée de la chaîne Al Hiwar Ettounsi dont cinq émissions occupent le top Five. Il n'en fallait pas plus pour déclencher une grosse colère des responsables, producteurs et autres acteurs, auteurs d’œuvres de dramaturgie ou des émissions de jeux qui, eux, ont récolté des miettes.

 

Ce sont, surtout, les auteurs et acteurs des productions d’Attessiâ et de la chaîne Al Wataniya qui ont le plus rouspété mettant en avant l’argument qu’ils croient infaillible, à savoir le reproche adressé à Hassen Zargouni qui était, pour eux, « employé à Al Hiwar Ettounsi d’où il percevait un salaire ». Une accusation que Hassan Zargouni dementira. 

« A ce compte-là, les résultats des enquêtes menées par sa boîte ne pouvaient dont être fiables, ni objectifs et encore moins crédibles », avançaient ses détracteurs. D’autres s’étonnaient comment un feuilleton turc, diffusé en milieu de journée « pouvait être classé aux premières loges et devancer une œuvre savamment travaillée » ?

A propos de ces résultats, le directeur de Sigma rétorque qu’il faut voir le nombre de femmes et de jeunes filles qui sont mordues de ces histoires venues de Turquie et qui n'en ratent pas un seul épisode.

Il faut dire que le mécontentement des Wassim Hrizi, Lotfi Abdelli et Jaâfar Guesmi, pour ne citer que ceux-ci, est compréhensible dans la mesure où ce sont justement ces résultats qui détermineront, par la suite, les enveloppes consacrées par les annonceurs à chacune des chaînes de télévision, les faiseurs de publicité obéissant, généralement, sur la foi des chiffres.

 

 

L’autre polémique déclenchée, tout récemment et à quelques jours d’intervalle de la première, a pour auteur l’universitaire Nadia Sellini qui a fustigé les résultats d’une enquête conduite par Sigma Conseil aboutissant à la conclusion selon laquelle 85 des femmes sont en faveur de la polygamie. Partant de là, une attaque en règle a été lancée contre Hassen Zargouni, sur la toile, par ceux qui l’attendent au tournant.

« Tout d’abord, il s’agit d’une mauvaise foi criarde de la part de ceux qui ont propagé cette histoire », commence par s’écrier le patron de Sigma sur Mosaïque Fm aujourd'hui. Il s’agit, selon lui, des résultats de l’enquête de terrain qui a duré 8 mois et qui ont été rendus publics en 2005 et non en 2001. Il relève aussi que, selon le rapport de l’enquête, 85% des femmes tunisiennes sont contre la polygamie, contrairement à ce qui a été dit. Le pourcentage des hommes refusant cette pratique serait de 64% de ceux interrogés. « Cette femme ne sait même pas lire les chiffres puisqu’elle le fait carrément à l’envers, d’où cette folle rumeur faisait état plutôt de 85% des femmes « pour » la polygamie », a-t-il dit.

 

Quant à l’autre point concernant l’excision des femmes, la rumeur rapportait que 70% des Tunisiens appellent à la vigilance à propos de l’excision des jeunes filles, « une opération qui devrait être effectuée par des médecins », selon eux.

« Faux ! », rétorque M. Zargouni, qui souligne que le sondage effectué par Sigma Conseil, met en évidence le fait que 80% des Tunisiens affirment qu’en Tunisie l’excision des femmes n’est pas permise. C’est à se demander sur les raisons derrière les inversions de ces vérités.

 

Les récentes déclarations des détracteurs de Sigma conseil semblent tellement tordues, que le directeur de l'institut, habituellement d'un calme olympien, est sorti de ses gonds pour faire une petite tournée des plateaux de certaines radios afin de remettre les pendules à l’heure. De plus que les déformations portent sur des questions délicates et sensibles avec lesquelles les Tunisiennes et les Tunisiens ne badinent pas.

Hassen Zargouni : Cassez-moi ce baromètre que je ne saurais voir !

publié le 19/06/2017 18:03

 

Le pays vit au rythme des polémiques. Certaines sont déclenchées pour un rien. La dernière en date est celle ayant trait aux instituts de sondage et aux résultats que leurs baromètres délivrent. Des résultats qui touchent de près les différents aspects de la vie des Tunisiens. Les critiques et insultes les plus acerbes ont ciblé, cette fois-ci, l'institut Sigma-Conseil et son directeur Hassen Zargouni qui vient d’être mis sur la sellette à cause de deux affaires complètement distinctes.


Une forte campagne a été déclenchée sur les réseaux sociaux, plus particulièrement sur Facebook. Le patron de Sigma a été traité de tous les noms après la publication des résultats de l’enquête sur l’audimat au sein des différentes chaînes de télévision durant la première quinzaine du mois de Ramadan.

Ainsi, ces résultats ont conclu à une distinction généralisée de la chaîne Al Hiwar Ettounsi dont cinq émissions occupent le top Five. Il n'en fallait pas plus pour déclencher une grosse colère des responsables, producteurs et autres acteurs, auteurs d’œuvres de dramaturgie ou des émissions de jeux qui, eux, ont récolté des miettes.

 

Ce sont, surtout, les auteurs et acteurs des productions d’Attessiâ et de la chaîne Al Wataniya qui ont le plus rouspété mettant en avant l’argument qu’ils croient infaillible, à savoir le reproche adressé à Hassen Zargouni qui était, pour eux, « employé à Al Hiwar Ettounsi d’où il percevait un salaire ». Une accusation que Hassan Zargouni dementira. 

« A ce compte-là, les résultats des enquêtes menées par sa boîte ne pouvaient dont être fiables, ni objectifs et encore moins crédibles », avançaient ses détracteurs. D’autres s’étonnaient comment un feuilleton turc, diffusé en milieu de journée « pouvait être classé aux premières loges et devancer une œuvre savamment travaillée » ?

A propos de ces résultats, le directeur de Sigma rétorque qu’il faut voir le nombre de femmes et de jeunes filles qui sont mordues de ces histoires venues de Turquie et qui n'en ratent pas un seul épisode.

Il faut dire que le mécontentement des Wassim Hrizi, Lotfi Abdelli et Jaâfar Guesmi, pour ne citer que ceux-ci, est compréhensible dans la mesure où ce sont justement ces résultats qui détermineront, par la suite, les enveloppes consacrées par les annonceurs à chacune des chaînes de télévision, les faiseurs de publicité obéissant, généralement, sur la foi des chiffres.

 

 

L’autre polémique déclenchée, tout récemment et à quelques jours d’intervalle de la première, a pour auteur l’universitaire Nadia Sellini qui a fustigé les résultats d’une enquête conduite par Sigma Conseil aboutissant à la conclusion selon laquelle 85 des femmes sont en faveur de la polygamie. Partant de là, une attaque en règle a été lancée contre Hassen Zargouni, sur la toile, par ceux qui l’attendent au tournant.

« Tout d’abord, il s’agit d’une mauvaise foi criarde de la part de ceux qui ont propagé cette histoire », commence par s’écrier le patron de Sigma sur Mosaïque Fm aujourd'hui. Il s’agit, selon lui, des résultats de l’enquête de terrain qui a duré 8 mois et qui ont été rendus publics en 2005 et non en 2001. Il relève aussi que, selon le rapport de l’enquête, 85% des femmes tunisiennes sont contre la polygamie, contrairement à ce qui a été dit. Le pourcentage des hommes refusant cette pratique serait de 64% de ceux interrogés. « Cette femme ne sait même pas lire les chiffres puisqu’elle le fait carrément à l’envers, d’où cette folle rumeur faisait état plutôt de 85% des femmes « pour » la polygamie », a-t-il dit.

 

Quant à l’autre point concernant l’excision des femmes, la rumeur rapportait que 70% des Tunisiens appellent à la vigilance à propos de l’excision des jeunes filles, « une opération qui devrait être effectuée par des médecins », selon eux.

« Faux ! », rétorque M. Zargouni, qui souligne que le sondage effectué par Sigma Conseil, met en évidence le fait que 80% des Tunisiens affirment qu’en Tunisie l’excision des femmes n’est pas permise. C’est à se demander sur les raisons derrière les inversions de ces vérités.

 

Les récentes déclarations des détracteurs de Sigma conseil semblent tellement tordues, que le directeur de l'institut, habituellement d'un calme olympien, est sorti de ses gonds pour faire une petite tournée des plateaux de certaines radios afin de remettre les pendules à l’heure. De plus que les déformations portent sur des questions délicates et sensibles avec lesquelles les Tunisiennes et les Tunisiens ne badinent pas.

Sarra HLAOUI
Commentaires (11) Commenter
@Nafti | 19-06-2017 22:00
Mansour Lahyani
| 22-06-2017 09:43
"une boite scientifique de la taille de Sigma Conseil" ? Mais c'est justement sa qualité "scientifique" qui est mise en doute : il faudrait dire plutôt une officine de pub clandestine, et orientée, travestie derrière les oripeaux de la science les plus douteux !
Zargouni se pare de la vertu scientifique pour faire avaler ses combines les moins transparentes, et pour autant les plus contestables!

Impression
Fby
| 20-06-2017 22:34
Ce monsieur zargouni, lorsque je le vois, je l'entends parler, il est loin d'être spontané,je vois un égo gonflé et de l'hypocrisie dans ses larmes.
vendre du vent
MGH
| 20-06-2017 17:04
M. Zargouni votre baromètre est déréglé et il ne peut donner des résultats fiables.
SUJET POLYGAMIE A DEUX SOU
zohra
| 20-06-2017 13:10
Mais, quel le but de faire un tel sondage - la polygamie est abolie depuis plus de 60 ans, je crois rêver, l'esprit de l'homme arabe est bouffé par la femme, toujours le même sujet mais bon sang il n'y a pas autre chose que ces sujets débiles, celui ou celle qui pense instaurer ou revenir à la polygamie c'est qu'il est vraiment fou, car une société qui n'a jamais connue de polygamie, il va avoir vraiment du mal à le réaliser. Il y a 36 milles sujets à évoquer que ces conneries qui nous mènent à rien
qui c'est ce zargouni
G&G
| 20-06-2017 12:16
Ce minuscule inconnu avant la merde du 14 machin veut faire le Hercule par ces buzz malices.
Ce chenti doit savoir que des questions comme polygamie, ou excisions sont interdits d'en parler depuis 1956 un point final.
Je suis statisticien de formation et j'ai appris comment jouer avec les sondages.
Ce zargouni a su exploiter la naïveté du citoyen qui a dégagé à tort le meilleur président arabe et africain.
Goebels a de beaux jours devant lui
kameleon78
| 20-06-2017 11:50
Polygamie et excision sont une polémique d'un autre âge, sommes-nous vraiment en Tunisie? Ce n'est qu'un aspect de la question, je pense et Kameleon78 a toujours du flair, souvenez-vous de la fameuse phrase de Goebels : Calomniez et mentez, il en restera toujours quelque chose. Cela veut dire en clair que le fameux sondage de Zargouni c'était 85% des femmes tunisiennes sont contre la polygamie (ce qui est parfaitement logique) mais les esprits retors influencés par la méthode Goebels inversent ces chiffres en affirmant que le résultat du sondage c'est 85% des femmes qui sont pour la polygamie, ce qui est contraire à la réalité, les esprits faibles croiront au sondage inversé, influencés par les adeptes de la méthode Goebels et de ce fait ils sont victimes de "pervers" qui veulent à tout prix introduire la polygamie en Tunisie. Ce sont des méthodes dignes du ministre hitlérien dont le but final est de mentir aux tunisiens donc notre ami Zargouni pour cet exemple était de bonne foi. Pour les feuilletons télé je ne regarde pas les chaînes tunisiennes donc je n'ai aucun avis sur le sujet.
Conflit d'intérêt manifeste , Légitimité donc de soupçons
alpha1
| 20-06-2017 09:34
Il ya un fait H.zargouni participerugulierement dans une émission hebdomadaire de Hiwar tounsi . Peut importe il est payé ou non .Puisqu'il participe il a certainement un intérêt peu importe la nature de l'intérêt.. Un conflit d'intérêt qui disqualifie ses enquetes . Pour refrence qui était la femme de l'année 2010 pour Sigma ? Leyla ben ali
@Hassen Zargouni, oui mais votre institut n'est pas au dessus des critiques
Forza
| 20-06-2017 07:07
Vos méthodes utilisent parfois des questions orientées, au lieu de dire qui est votre candidat préféré, vous dites donnez nous le ranking entre BCE, Marzouk et Marzouki par exemple, la même chose pour les partis politiques, vous mettez en tête de la liste Nidaa puis Nahdha et enfin les autres, les sondés automatiquement commencent a lire d'en haut et ainsi de suite. Aussi Mr. Bel Hadj a témoigné que vous visitiez Nidaa pendant la compagne quotidiennement. Maintenant pour les medias on vous accuse d'être trop proche des dirigeants de certaines channes, tout ça laisse douter de la neutralité de vos sondages ainsi que de leurs fondements scientifiques. Je pense que la seule solution est plus de concurrence et un cadre juridique pour organiser la branche et ne pas laisser des personnes jongler avec l'opinion supposée ou orientée des autres. Dans les autres pays, il y'a des instituts de sondage plus a gauche ou a droite mais la concurrence crée un équilibre, ce n'est pas encore le cas en Tunisie.
ON DEVRAIT ENQUÊTER SUR LUI SA SOCIÉTÉ ET SES MÉTHODES
sam
| 19-06-2017 23:11
Je ne regarde pas la télé tunisienne ou de façon exceptionnelle (je n'est pas Nil sat )et j'en suis très content, vu le niveau de se que je capte sur le net ,les echos à la radio donc mon problème avec zargouni est surtout en rapport avec ses interprétations ,ses extrapolations ses conclusions,tout y passe ,politique ,social,économique,monsieur explique tout ,donne des solutions à tout, toujours avec une assurance et une modestie à toute épreuve. Ses chiffres et ses pourcentages sont devenus l'alpha et l'oméga de la vie tunisienne et nos animateurs cheris sont très friands ,parfois cela tient plus de madame soleil que d'une science inexact les statistiques sont une chose et les déductions et les conclusions politiques ,économiques et sociales sont autres choses. COMME DIRAIT SÉGOLÈNE l'humblitude il ne connait pas si en plus toutes ses approximations sont "à but très lucratif et avec connivence suspecte. c'est a vomir les têtes tombent et l'effet domino fera son travail ;la télé de sami fehri est à vomir car elle associe médiocrité , atteinte à la dignité des participants et des télé spectateurs pour se faire du fric en arnaquant ,il faut dire , un peuple à vide de gains faciles .
Seule la vérité blesse
Bechir Toukabri
| 19-06-2017 22:16
1er dicton: "Seul la vérité est révolutionnaire". Or les sondages d'opinion ne font que traduire l'opinion des gens. Et les probabilités ne mentent pas.
Le 2eme dicton dit "El mijrab tohoukou jnabou".
Le 3ème diction qui est la morale de l'histoire dit: "Ismaa klam elli ybakkik. Ma tessmach klam elli ydhahkek"
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