Hamadi Jebali en a rêvé, Recep Erdogan l’a fait !

Businessnews.com.tn | publié le 17/04/2017 15:59
Par Nizar Bahloul,

 

A l’actualité cette semaine, des manifestations à Tataouine, Kairouan et Tunis, une interview  de Youssef Chahed, un enregistrement fuité de Nébil Karoui et un référendum en Turquie gagné sans surprise par le sultan Erdogan.

Depuis sa nomination, et parmi ses priorités, Youssef Chahed a annoncé clairement qu’il s’attaquera à la corruption qui ronge le pays et empêche le développement et la croissance. Il a promis qu’il fera le nécessaire. Démocratie et Etat de droit obligent (si on veut y croire), il n’a pas la possibilité de décrocher le téléphone et ordonner aux juges de mettre X ou Y  en prison. Ses prérogatives sont limitées et la seule possibilité qu’il a est de transmettre des dossiers au parquet. Et c’est au parquet d’assurer la suite : le classement ou l’ouverture d’une instruction.

A l’heure qu’il est, d’après ce qu’a dit Youssef Chahed dans son interview et d’après ce que l’on a nous-mêmes vérifié, plusieurs dossiers ont été transmis à la justice, mais nous n’avons toujours pas entendu que X ou Y  a été convoqué par la justice.

 

En août 2015, la Cour des comptes annonce qu’un candidat à l’élection présidentielle a bénéficié du financement de deux États étrangers de l’ordre d’un million de dinars. On nous a alors refusé le nom de ce candidat (et ce à l’encontre des règles basiques en matière de transparence) en se suffisant de dire que le dossier a été transmis au parquet. En août 2015 toujours, on nous dit que les autorités judiciaires ont reçu le dossier d’un autre candidat à la présidentielle qui a bénéficié d’un financement étranger de 4,6 MDT. Qui est-il ? Mystère et boule de gomme. Vingt mois se sont passés et on n’en sait toujours rien officiellement, ni sur les noms des candidats, ni sur l’état d’avancement du dossier.

Il y a une vingtaine de jours, dans les coulisses de la Kasbah et du ministère de la Justice, il se murmure que l’on s’apprête à convoquer certaines de ces grosses pointures. Tiens donc ! Les promesses de Chahed vont donc être tenues ? Comme par miracle, des manifestations ont éclaté un peu partout. Les motifs sont justes et les causes sont défendables, mais le timing est louche. La coïncidence est troublante. La coïncidence est d’autant plus troublante que certaines grosses pointures de partis de l’opposition étaient dans les régions où ont lieu ces manifestations, quelques jours seulement avant leur déclenchement. Mais on va dire que c’est une coïncidence pour ne pas tomber dans la complotite. 

 

Hier, dimanche, la Turquie a organisé un référendum sur le renforcement du pouvoir du président de la République.

Avec un taux de participation record de 85% et un « oui » de 51,37%, Recep Tayyip Erdogan gagne son pari. Le camp du "non" l'a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir, ainsi que les régions du sud-est, peuplées en majorité de Kurdes. C’est une demi-victoire, c’est un petit oui, ce n’est pas un plébiscite comme il s’y attendait, mais une demi-victoire reste une victoire et un oui reste un oui, même s’il est petit.

« Une fois la réforme de la Constitution mise en œuvre, lit-on dans la presse internationale, Erdogan devrait donc voir ses pouvoirs très largement renforcés. Il pourra notamment briguer des mandats présidentiels jusqu’en 2029, et obtenir la mainmise sur les pouvoirs législatif et judiciaire. Il n’y aura plus de chef du gouvernement et il sera le maître à bord. Selon la réforme, le président pourra avoir la haute main sur l’état d’urgence. (…) Il pourra gouverner par décret dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives et cela sans partage. Il pourra disposer d’un droit de veto et s’il est accusé ou soupçonné d’avoir commis un délit, le Parlement pourra exiger une enquête, mais il devra recueillir une majorité des trois cinquièmes.»

 

Les partisans d’Erdogan en Tunisie, et ils sont nombreux, déclarent que la Turquie se débarrasse ainsi de l’influence militaire sur les affaires politiques du pays, qu’il y aura plus de démocratie et que le régime présidentiel après le référendum est identique à celui pratiqué en France ou aux Etats-Unis.

Ceci est totalement faux, mais la couleuvre, aussi grosse soit-elle, passe bien chez nos brebis.

La Turquie d’Erdogan figure parmi les pays qui ont fortement soutenu les régimes islamistes de Tunisie et d’Egypte. Elle a également pesé de tout son poids pour déloger Bachar El Assad en usant de stratagèmes plus sanglants et plus vicieux.  Un grand nombre de combattants de l’Etat islamique autoproclamé a transité par Istanbul. Ce soutien présenté comme étant un soutien aux révolutions et aux peuples tunisien, égyptien et syrien, est un soutien entre islamistes. Le rêve profond de ces derniers est le rétablissement du califat. L’ancien chef du gouvernement Hamadi Jebali l’avait bien promis à ses fans le 14 novembre 2011, avant même qu’il n’occupe son poste, et le 13 janvier 2015 après que son parti a été délogé du pouvoir par les urnes.

Le rêve des islamistes de retrouver le califat et celui d’Erdogan de faire renaitre l’empire ottoman se rejoignent, il reste juste à trouver la méthode. Et quand on n’a plus la force militaire et économique d’antan pour s’imposer, il reste le mensonge, la ruse et les histoires à dormir debout pour s’imposer par les urnes. Les islamistes d’Egypte et de la Tunisie ont réussi et Erdogan a tout fait pour les aider à garder le pouvoir. Il se trouve cependant que les forces vives et patriotiques du pays ont fait échouer le plan !

Erdogan a tiré les leçons nécessaires des expériences tunisienne et égyptienne. Il savait bien qu’il ne pourrait plus rester longtemps au pouvoir et que son projet de référendum ne pourra jamais réussir. Le putsch de juillet 2016 était du pain béni pour lui et on s’interroge jusqu’à aujourd’hui si ce n’est pas lui-même qui serait derrière. Il a réussi le coup de force de mettre plus de 35.000 personnes en prison parmi ces forces vives qui ont été le talon d’Achille des islamistes tunisiens et égyptiens : magistrats, militaires, journalistes, forces de l’ordre, opposants, société civile, ONG, observateurs… Tous ceux qui ont d’une manière ou d’une autre une certaine influence sur le peuple et sont capables d’alerter l’opinion publique ont été mis au cachot. Une fois ces forces vives rendues muettes, parce qu’elles sont en prison ou en attente de procès ou pour ne pas en risquer un, Erdogan a entamé sa campagne pour le référendum et s’accaparer tous les pouvoirs. La mission est un succès et il a beau n’avoir que 51%, il a réussi quand même son stratagème.

 

Depuis Tunis, on regarde la chose avec admiration chez les islamistes et on rêve de faire pareil. Les autoproclamés droits-de-l’hommistes, du type de Moncef Marzouki observent un silence total sur les violations des droits de l’Homme d’Erdogan, au prétexte que ces gens-là sont soupçonnés (juste soupçonnés) d’avoir tenté un coup d’Etat (supposé).

Au vu de la crise politique et économique actuelle en Tunisie et au vu de la démocratie que nous avons choisie, il est à craindre de voir notre pays vivre exactement ce qu’ont vécu les laïcs turcs hier. Après des années en prison, dont plus d’une décennie en isolement total, notre 6ème calife Hamadi Jebali a appris à ne jamais désespérer. Il a toujours eu raison de ne jamais désespérer. A nous, qui voulons d’une Tunisie démocratique laïque et républicaine, de lui donner tort et de couper l’herbe sous le pied des islamistes qui prennent ces dernières années la Turquie comme modèle à suivre.

Hamadi Jebali en a rêvé, Recep Erdogan l’a fait !

Par Nizar Bahloul, publié le 17/04/2017 15:59

 

A l’actualité cette semaine, des manifestations à Tataouine, Kairouan et Tunis, une interview  de Youssef Chahed, un enregistrement fuité de Nébil Karoui et un référendum en Turquie gagné sans surprise par le sultan Erdogan.

Depuis sa nomination, et parmi ses priorités, Youssef Chahed a annoncé clairement qu’il s’attaquera à la corruption qui ronge le pays et empêche le développement et la croissance. Il a promis qu’il fera le nécessaire. Démocratie et Etat de droit obligent (si on veut y croire), il n’a pas la possibilité de décrocher le téléphone et ordonner aux juges de mettre X ou Y  en prison. Ses prérogatives sont limitées et la seule possibilité qu’il a est de transmettre des dossiers au parquet. Et c’est au parquet d’assurer la suite : le classement ou l’ouverture d’une instruction.

A l’heure qu’il est, d’après ce qu’a dit Youssef Chahed dans son interview et d’après ce que l’on a nous-mêmes vérifié, plusieurs dossiers ont été transmis à la justice, mais nous n’avons toujours pas entendu que X ou Y  a été convoqué par la justice.

 

En août 2015, la Cour des comptes annonce qu’un candidat à l’élection présidentielle a bénéficié du financement de deux États étrangers de l’ordre d’un million de dinars. On nous a alors refusé le nom de ce candidat (et ce à l’encontre des règles basiques en matière de transparence) en se suffisant de dire que le dossier a été transmis au parquet. En août 2015 toujours, on nous dit que les autorités judiciaires ont reçu le dossier d’un autre candidat à la présidentielle qui a bénéficié d’un financement étranger de 4,6 MDT. Qui est-il ? Mystère et boule de gomme. Vingt mois se sont passés et on n’en sait toujours rien officiellement, ni sur les noms des candidats, ni sur l’état d’avancement du dossier.

Il y a une vingtaine de jours, dans les coulisses de la Kasbah et du ministère de la Justice, il se murmure que l’on s’apprête à convoquer certaines de ces grosses pointures. Tiens donc ! Les promesses de Chahed vont donc être tenues ? Comme par miracle, des manifestations ont éclaté un peu partout. Les motifs sont justes et les causes sont défendables, mais le timing est louche. La coïncidence est troublante. La coïncidence est d’autant plus troublante que certaines grosses pointures de partis de l’opposition étaient dans les régions où ont lieu ces manifestations, quelques jours seulement avant leur déclenchement. Mais on va dire que c’est une coïncidence pour ne pas tomber dans la complotite. 

 

Hier, dimanche, la Turquie a organisé un référendum sur le renforcement du pouvoir du président de la République.

Avec un taux de participation record de 85% et un « oui » de 51,37%, Recep Tayyip Erdogan gagne son pari. Le camp du "non" l'a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir, ainsi que les régions du sud-est, peuplées en majorité de Kurdes. C’est une demi-victoire, c’est un petit oui, ce n’est pas un plébiscite comme il s’y attendait, mais une demi-victoire reste une victoire et un oui reste un oui, même s’il est petit.

« Une fois la réforme de la Constitution mise en œuvre, lit-on dans la presse internationale, Erdogan devrait donc voir ses pouvoirs très largement renforcés. Il pourra notamment briguer des mandats présidentiels jusqu’en 2029, et obtenir la mainmise sur les pouvoirs législatif et judiciaire. Il n’y aura plus de chef du gouvernement et il sera le maître à bord. Selon la réforme, le président pourra avoir la haute main sur l’état d’urgence. (…) Il pourra gouverner par décret dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives et cela sans partage. Il pourra disposer d’un droit de veto et s’il est accusé ou soupçonné d’avoir commis un délit, le Parlement pourra exiger une enquête, mais il devra recueillir une majorité des trois cinquièmes.»

 

Les partisans d’Erdogan en Tunisie, et ils sont nombreux, déclarent que la Turquie se débarrasse ainsi de l’influence militaire sur les affaires politiques du pays, qu’il y aura plus de démocratie et que le régime présidentiel après le référendum est identique à celui pratiqué en France ou aux Etats-Unis.

Ceci est totalement faux, mais la couleuvre, aussi grosse soit-elle, passe bien chez nos brebis.

La Turquie d’Erdogan figure parmi les pays qui ont fortement soutenu les régimes islamistes de Tunisie et d’Egypte. Elle a également pesé de tout son poids pour déloger Bachar El Assad en usant de stratagèmes plus sanglants et plus vicieux.  Un grand nombre de combattants de l’Etat islamique autoproclamé a transité par Istanbul. Ce soutien présenté comme étant un soutien aux révolutions et aux peuples tunisien, égyptien et syrien, est un soutien entre islamistes. Le rêve profond de ces derniers est le rétablissement du califat. L’ancien chef du gouvernement Hamadi Jebali l’avait bien promis à ses fans le 14 novembre 2011, avant même qu’il n’occupe son poste, et le 13 janvier 2015 après que son parti a été délogé du pouvoir par les urnes.

Le rêve des islamistes de retrouver le califat et celui d’Erdogan de faire renaitre l’empire ottoman se rejoignent, il reste juste à trouver la méthode. Et quand on n’a plus la force militaire et économique d’antan pour s’imposer, il reste le mensonge, la ruse et les histoires à dormir debout pour s’imposer par les urnes. Les islamistes d’Egypte et de la Tunisie ont réussi et Erdogan a tout fait pour les aider à garder le pouvoir. Il se trouve cependant que les forces vives et patriotiques du pays ont fait échouer le plan !

Erdogan a tiré les leçons nécessaires des expériences tunisienne et égyptienne. Il savait bien qu’il ne pourrait plus rester longtemps au pouvoir et que son projet de référendum ne pourra jamais réussir. Le putsch de juillet 2016 était du pain béni pour lui et on s’interroge jusqu’à aujourd’hui si ce n’est pas lui-même qui serait derrière. Il a réussi le coup de force de mettre plus de 35.000 personnes en prison parmi ces forces vives qui ont été le talon d’Achille des islamistes tunisiens et égyptiens : magistrats, militaires, journalistes, forces de l’ordre, opposants, société civile, ONG, observateurs… Tous ceux qui ont d’une manière ou d’une autre une certaine influence sur le peuple et sont capables d’alerter l’opinion publique ont été mis au cachot. Une fois ces forces vives rendues muettes, parce qu’elles sont en prison ou en attente de procès ou pour ne pas en risquer un, Erdogan a entamé sa campagne pour le référendum et s’accaparer tous les pouvoirs. La mission est un succès et il a beau n’avoir que 51%, il a réussi quand même son stratagème.

 

Depuis Tunis, on regarde la chose avec admiration chez les islamistes et on rêve de faire pareil. Les autoproclamés droits-de-l’hommistes, du type de Moncef Marzouki observent un silence total sur les violations des droits de l’Homme d’Erdogan, au prétexte que ces gens-là sont soupçonnés (juste soupçonnés) d’avoir tenté un coup d’Etat (supposé).

Au vu de la crise politique et économique actuelle en Tunisie et au vu de la démocratie que nous avons choisie, il est à craindre de voir notre pays vivre exactement ce qu’ont vécu les laïcs turcs hier. Après des années en prison, dont plus d’une décennie en isolement total, notre 6ème calife Hamadi Jebali a appris à ne jamais désespérer. Il a toujours eu raison de ne jamais désespérer. A nous, qui voulons d’une Tunisie démocratique laïque et républicaine, de lui donner tort et de couper l’herbe sous le pied des islamistes qui prennent ces dernières années la Turquie comme modèle à suivre.

Commentaires (22) Commenter
laicité encore une fois
citoyenne
| 20-04-2017 17:08
Si Nizar au noms de qui vous parlez en disant ... A nous qui voulons de la tunisie un pays " laique " votre "nous" remplace qui? vous voulez parler au nom de tout le peuple tunisien? ou au nom d'une catégorie bien ciblée appartenant à ce peuple?, faites nous savoir votre "nous" remplace qui, à mon avis la question de la laicité de la Tunisie a été tranchée dans la constitution à l'unanimité , et personne n'en parle aujourd'hui
ILS JOUISSENT LEUR MISERABLE
OPS-CONTROL
| 20-04-2017 09:29
TT a fait
PUTSCH DU JUL 2015 FAIT PAR ERDOGANE LUI MEME
* il ya aussi des plans Qatariens/Nahdaouis pr le RF les nahdaouis preparent installer le 6eme Khalifat qui coincer par Rjeb Tayeb Erdoga
EN FIN LES TUNIENS ET TPUS LE MONDE dites-arabo musulmano desirent leurs MISERE comme leurs P..............

LES TUNISIENS PLUS INTELLIGENTS ET LIBRE QUE LES TURCS -
Les perversions de la démocratie en terres d'Islam...
Tunisienne
| 19-04-2017 08:37



Force est de constater que, lorsque le mot magique "Démocratie" est lancé en terres d'Islam (souvent par les ennemis mêmes de la démocratie, pour appâter le peuple et accaparer le pouvoir), le grand rêve démocratique ne tarde jamais à devenir celui du Califat "démocratique" ! C'est valable pour la Turquie du Calife Erdogan, c'est valable pour la Tunisie de Ghannouchi, Jebali, (Ridha) Belhaj et autres aspirants au Califat.

En guise de prétentions à la démocratie, la liberté devient la liberté de se soumettre à la loi divine et au dogme religieux et la restriction des libertés devient une «demande populaire» ; la citoyenneté devient le devoir de surveiller le degré de respect des préceptes religieux ; l'éducation, la culture et tout ce qui peut éveiller les citoyens et leur donner les moyens d'exercer pleinement leurs droits et devoirs de citoyens deviennent l'éducation et la culture exclusivement islamiques et la censure violente de tout ce qui peut déroger (effectivement ou fictivement) aux préceptes islamiques. Les notions de République, de nation, de patrie n'ont plus aucun sens puisque toute l'énergie devient focalisée sur la défense de l'Islam, du sacré, de la "oumma" contre «le complot et les éternels comploteurs contre l'Islam et les musulmans». Les batailles contre l'ignorance, l'obscurantisme, le fatalisme, les superstitions ravageuses, les conditions de vie dégradantes et pour le progrès humain et social seront vite fossoyées...

«Normal», puisque toutes les réponses sont dans la religion, toutes les réponses sont chez les "dépositaires" de la religion et tout ce qui n'a pas de réponse peut trouver réponse dans les fatwas aussi farfelues les unes que les autres. Et les surenchères de fatwas et de réinterprétation des textes sacrés feront que la société ira sur la pointe la plus radicale de la religion.


Et quand les terres d'Islam en question se trouvent être également des terres d'arabité, c'est (encore plus) imparable.

Mais si le retour à un Islam «rigoureux» et à toutes ses dérives (dont d'abord l'intolérance et le repli) est la tentation irrésistible et "pavlovienne" d'une large frange des peuples musulmans, il se trouvera toujours sur ces mêmes terres d'Islam des «laics» qui faciliteront la tâche aux marchands de la religion et aux tentations entropiques. Par facilité, par lâcheté, par opportunisme et (faux) calculs...


En somme, comme l'a très bien dit @ hassib, l'Histoire est un éternel recommencement, et encore plus l'Histoire de l'arabo-musulmanité. La théocratie semble être l'idéal "démocratique" de beaucoup de musulmans et le projet théocratique est toujours facilité par l'opportunisme, la duplicité, l'ambivalence, le modernisme mal assimilé/ assumé et à géométrie variable et le renoncement des laïcs.




@ Ek .. L'histoire de la grenouille et la vache
Je doute
| 18-04-2017 21:48
La grenouille a fini par s'éclater..
D'ailleurs les béni ya3reb se font exploser hhh !
Je ne vais pas essayer de vous convaincre, je connaissais beaucoup des gens comme vous , inutile de discuter avec eux ,une secousse terraistre,un tsunami même ne peuvent les réveiller !
Mais je vais juste vous rappeler que béni ya3reb ne produisent rien du tout
Ils se rasent les moustaches par des lames fabriquées par les koffars... C'est honteux, personnellement je les considère des mâles tout simplement !

PS: destour Médina : damou el moslem 3la el moslem Haram!!!!!!

Tant qu'il n'a pas dit l'être humain...
C'EST du fachos béni ya3reb criminels !
@je doute
Ek
| 18-04-2017 19:47
Je ne sais pas si j'ai bien compris votre commentaire,si je l'ai bien fait,vous vouliez que je dise la même chose à la nation qui nous a conolisé pendant des décennies et sous couvert de democratie s'est empêtrée dans des crimes contre l'humanité à ne plus s'en sortir,vous vouliez que je dise à cette nation de qui se targue d'avoir une histoire démocratique vielle de 200 ans (je crois que le dernier homme qui a était guillotiné l'à était dans les années 70),vous voulez que je le dise à cette même nation qui spolie les pays africains(nous sommes africains avant d'être maghrébins) depuis des décennies,à cette même nation droit de l'hommeiste qui se croit le nombril du monde alors qu'elle est entrain de sombrer sur tous les plans...vous vouliez que je leur dise de ne pas s'immiscer dans les affaires des autres? Eh bien je l'ai fait,je le fait depuis longtemps sur tous les forums (lemonde,le figaro..) mais ce même pays démocrate me censure à Tours de bras.
Sinon,les béni ya3reb comme vous dites sont entrain de coloniser cette France,avec ses deux cent ans de démocratie,c'est le retour du bâton mon ami et ils peuvent faire tous les prêches du monde,essayer de changer les régimes des pays ennemis(musulmans)il n'y feront rien et ils le savent.Personne ne pourra arrêter ce flux,qui n'en est plus un,vu que nous parlons de 5 eme génération de migrants,qui ne le sont plus(à part dans la tête de ces pseudo démocrates),ils sont français de pères en fils et ils sont entrain de noyer cette démocratie.Si tu veux mon avis,il n'y a pas de démocratie qui tienne,la vraie démocratie c'est celle des béni ya3reb...Au fait,let premier dostour de lhumanite cest celui de Medina instauré par notre prophète.Et nous allons y revenir,que les démocrates le veuille ou pas.
@EK
Je doute
| 18-04-2017 17:38
Pouvez-vous adresser le même commentaire béni ya3reb aux Français ?

https://youtu.be/bDk7_wmW-EM
Karoui?
Ek
| 18-04-2017 16:23
Ça aurait été 1000 fois plus intéressant pour nous que vous écriviez un article sur la mafia Karoui que de nous parler d'Erdogan qui est passé par un référendum (le summum de la démocratie) qu'il a par ailleurs gagné 51% encore la démocratie) et qui reflète l'engagement de son peuple (un peuple bien plus démocratique que le notre)...Et arrêtez avec vos allégations et vos insinuations qui ne portent préjudice qu'a vous et votre journal.Regardez ce qu'est entrain d'accomplir e la Turquie sur tous les plans,rien qu'avec les galipettes turques ils dépassent notre mizéniyya.Vous vous croyez plus démocrate qu'eux,vous croyez que vous avez des leçons à donner aux turques,vous croyez qu'Erdogan est un dictateur?Eh bien quand je vais en Turquie et j'y vais souvent(beaucoup d'affaires passent par eux)je me dis que ça a du bon la dictature,sI s'en est vraiment une.Regardez ou ils sont avec leurs constructions navales,leurs constructions aérospatiales..vous êtes sérieux Mr? Vous croyez vraiment qu'ils attendent votre bénédiction pour parler de khiléfa ou autre? Mr.dans votre pays(le mien aussi d'ailleurs)on ne produit rien ou presque,on vit de perfusions d'aides (d'ailleurs c'est les Turcs qui nous aident le plus), on fait la manche à longueur de journée.Alors,vue de la fenêtre,votre rôle n'est pas de nous pondre un article sur Erdogan et la Turquie,mais bien d'écrire des articles sur la corruption,les écoles,les barons et les circuits parallèles qui gongrainent notre économie,vous auriez du ecrire un article sur Karoui et consoeurs au lieu de vous imisser dans le choix et la politique d'Erdogan...c'est un pays souverain,inutile de le répéter et il n'attendent rien de nous.i7tarmou rwé7kom bon Dieu.
caput erdogan
hassib
| 18-04-2017 15:25
Il finira dans la boue ,il est d'une autre epoque ,et il n'a rien compris des equilibres strategiques et economiques dans ce monde ,il perdra meme s'il a gagné ,fini erdogan le grand calife ,chef de daech ,le sang des enfants Syiens n'a pas de prix ,et moralitée de tout ca ,l'histoire est un perpetuel recommencement ,pov calife !
.
Référendum béni ya3reb triché
Je doute
| 18-04-2017 14:55
L'affaire karoui,montre bien qu'après le départ du Ben Ali et le retour des neo- béni ya3reb nahdhaoui,la salété du pays a atteint un niveau insupportable !!
*Rajeb *** Ordogan aura une fin horrible, d'ailleurs
On assiste aujourd'hui a une augmentation du taux de chômage,du déficit budgétaire et une chute de valeur de la lire T!




Hram a'lina hlal a'likoum
saz
| 18-04-2017 12:07
on semble pavoiser chez les zélateurs tunisiens d'Erdogan,pourtant notre Constituante a tout fait pour éviter d'octroyer trop de pouvoirs au Président de la République. Peut etre l'a t'on oublié?
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