Habiba Louati : Les mesures annoncées pour la Loi de finances 2018 ne suffiront pas pour combler le déficit !

Businessnews.com.tn | publié le 20/09/2017 11:39

Habiba Louati, ancienne secrétaire d'Etat chargée de la fiscalité et des prélèvements et actuelle membre du Think Tank Solidar Tunisie, est revenue sur certaines mesures annoncées de la prochaine Loi de finances.

 

Mme Louati a précisé que l’objectif de la réforme fiscale était de diminuer la pression fiscale sur les contribuables et d’étendre la base, mais il n’a pas été atteint à cause du déséquilibre budgétaire engendré par une hausse faramineuse des dépenses de l’Etat, contre une augmentation moindre des ressources.

Pour combler ce déficit, le gouvernement propose l’augmentation de la TVA d’un point, de la valeur du timbre fiscal pour la téléphonie et l’internet, des tarifs de l’engagement d’une procédure judiciaire (imposition d’un timbre fiscal), du barème d’imposition fiscale d’un point (au profit des caisses sociales), etc.

Elle estime que la Loi fiscale telle que présentée ne répond pas aux attentes des contribuables et du peuple : ce n’est pas la réforme attendue. Pour elle, le gouvernement a pris ces mesures à cause des pressions budgétaires.

 

Habiba Louati considère que ces mesures ne permettront pas d’atteindre l’équilibre budgétaire visé par le gouvernement, et ceci à cause des difficultés économiques que traverse le pays actuellement. Ainsi, au lieu de baisser l’impôt sur les sociétés, comme précédemment décidé, le taux d’imposition sur les bénéfices distribués va augmenter, explique-t-elle. Elle pense, également, que cette fiscalité changeante fait fuir les investisseurs qui ne savent plus à quoi s’en tenir. Pour elle, la stratégie d’augmentation des impôts n’est pas bonne, car augmenter les impôts, c’est augmenter les prix et donc l’inflation, alors que le gouvernement s’apprête à lancer la réforme de la subvention ce qui impliquerait l’augmentation des prix. « Donc, le citoyen subira l’augmentation des impôts et celle de la levée de la subvention et pour l’éviter, il se dirigera vers le marché parallèle pour s’approvisionner », a-t-elle relevé.

 

Mme Louati préconise, donc, d’étendre la base fiscale, de récupération des dettes non-payées et souligne l’importance de sévir dans cette dernière démarche, pour que les contribuables se sentent sur le même pied d’égalité.

 

I.N

Habiba Louati : Les mesures annoncées pour la Loi de finances 2018 ne suffiront pas pour combler le déficit !

publié le 20/09/2017 11:39

Habiba Louati, ancienne secrétaire d'Etat chargée de la fiscalité et des prélèvements et actuelle membre du Think Tank Solidar Tunisie, est revenue sur certaines mesures annoncées de la prochaine Loi de finances.

 

Mme Louati a précisé que l’objectif de la réforme fiscale était de diminuer la pression fiscale sur les contribuables et d’étendre la base, mais il n’a pas été atteint à cause du déséquilibre budgétaire engendré par une hausse faramineuse des dépenses de l’Etat, contre une augmentation moindre des ressources.

Pour combler ce déficit, le gouvernement propose l’augmentation de la TVA d’un point, de la valeur du timbre fiscal pour la téléphonie et l’internet, des tarifs de l’engagement d’une procédure judiciaire (imposition d’un timbre fiscal), du barème d’imposition fiscale d’un point (au profit des caisses sociales), etc.

Elle estime que la Loi fiscale telle que présentée ne répond pas aux attentes des contribuables et du peuple : ce n’est pas la réforme attendue. Pour elle, le gouvernement a pris ces mesures à cause des pressions budgétaires.

 

Habiba Louati considère que ces mesures ne permettront pas d’atteindre l’équilibre budgétaire visé par le gouvernement, et ceci à cause des difficultés économiques que traverse le pays actuellement. Ainsi, au lieu de baisser l’impôt sur les sociétés, comme précédemment décidé, le taux d’imposition sur les bénéfices distribués va augmenter, explique-t-elle. Elle pense, également, que cette fiscalité changeante fait fuir les investisseurs qui ne savent plus à quoi s’en tenir. Pour elle, la stratégie d’augmentation des impôts n’est pas bonne, car augmenter les impôts, c’est augmenter les prix et donc l’inflation, alors que le gouvernement s’apprête à lancer la réforme de la subvention ce qui impliquerait l’augmentation des prix. « Donc, le citoyen subira l’augmentation des impôts et celle de la levée de la subvention et pour l’éviter, il se dirigera vers le marché parallèle pour s’approvisionner », a-t-elle relevé.

 

Mme Louati préconise, donc, d’étendre la base fiscale, de récupération des dettes non-payées et souligne l’importance de sévir dans cette dernière démarche, pour que les contribuables se sentent sur le même pied d’égalité.

 

I.N

Commentaires (13) Commenter
La faillite pour bientôt
Le president
| 21-09-2017 21:36
Le fait de pomper le contribuable de plus en plus par d'interminables taxations toujours plus importantes et d'une façon injuste ( 7,5% du RA brut , augmentation de la TVA, ....etc) ça va finir par exploser et la fonction libérale va déposer le bilan donc messieurs les dirigeants de l'état il est réellement urgent de changer de conseillers . Je vous propose de limiter les importations au maximum pour préserver le pauvre dinar mal mené depuis la soit disons révolution et alléger les taxes pour attirer les investisseurs .
Concernant le pouvoir d'achat on peut l'améliorer en obligeant la grande distribution à être moins gourmande c.-à-d. leur fixer les prix de vente . La fonction libérale est en train de souffrir . La crise â touche même les cabinets médicaux qu'on a diabolise gratuitement si bien qu'il y a plus de 400 fermeture et bcp plus de spécialistes qui ont quitté le pays . Alors vous êtes prevevenus on â plus de jus à distribuer pour colmater les lacunes économique occasionnées par des incompétents . On n'est pas disponibles à payer les réparations des intégristes .
l'état escrot
medecin
| 21-09-2017 13:00
On vient de me taxer au titre de la contribution de 7.5 % (loi de finance 2017 tunisie) montant que je n'ai pas procédant à étaler ça sur plusieurs mois moyennant le payement immédiat de 25% on vient de me pénaliser par une amende de près de 10 % ...c'est comme si quelqu'un sollicité une aide de toi et te fait payer plus qu'il en a besoin car tu n'as pas la totalité de la somme ...c'est rigolo c'est et état escroc
@Jamel
Dream!
| 21-09-2017 12:18
Oui Jamel, pour atteindre l'équilibre budgétaire visé par le gouvernement il faut plutôt contrôler et optimiser nos importations!


Madame Habiba Louati doit se libérer de sa pensée binaire, et de ne nous parler toujours que de la TVA, TVA, TVA! Elle incite à la baisse de la TVA, mais elle ne propose pas des alternatives afin de compenser le manque de recettes qui résultent de la baisse de la TVA

Optimiser nos importations!
Dr. Jamel Tazarki
| 21-09-2017 09:33
Si on faisait une étude intelligente, on se rendrait compte que la Pick Up n'est pas la voiture qu'il faudrait produire/importer en Tunisie.

La Tunisie a besoin plutôt des véhicules utilitaires fourgons, voir par exemple le lien suivant:
https://utilitaire.elite-auto.fr/utilitaire-fourgon.asp

La Pick Up est ni une vraie camionnette et ni une vraie voiture, la Pick Up est plutôt une "Hermaphrodite"!


La Tunisie a besoin de camionnettes pour la distribution de notre production à travers toute la République et non pas d'un véhicule qui n'est ni voiture et ni camionnette!

Comment voulons-nous que notre situation s'améliore si nous continuons à importer des glibettes et des voitures de contrebandiers (avec 4 roues motrices) alors que l'on ne trouve plus de vraies camionnettes afin de transporter notre production agricole au marché de gros de Tunis.

Il y a un an notre Ministre de l'agriculture, Mr. Samir Taïeb, voulait faire la distribution des agrumes par trains qui devraient faire des stops tous les 5 Kms, et ceci par manque de distributeurs et de camionnettes. Et Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait? On continue à importer des véhicules qui ne sont ni de vraies camionnettes et ni de vraies voitures ===> nous sommes condamnés à la faillite par notre idiotie!

Oui, on ne trouve plus de distributeurs à Tazarka qui viennent chercher notre production afin de la distribuer dans tous les coins de la république! Et ne venez pas me raconter qu'il est rentable de faire le trajet Tazarka Tozeur avec 5 caisses de tomates dans un Pick Up!


L'Etat tunisien doit intervenir afin d'optimiser nos importations, sinon nous allons vraiment vers le collapse total! Pour le moment, nous importons tout ce qui ne se vend pas ailleurs!


Il faut produire de vraies camionnettes en Tunisie et non pas des Pick Ups. Il nous faut plutôt des véhicules utilitaires fourgons pour la distribution et la logistique!

Si nos agriculteurs ne peuvent plus distribuer leurs productions dans tous les coins de la République par manque de distributeur, c'est que la Tunisie va mal, oui même très mal!


Jamel Tazarki

Optimiser nos importations!
Dr. Jamel Tazarki
| 21-09-2017 09:31
On ne trouve plus de distributeurs afin de transférer notre récolte au marché de gros de Tunis.

L'une des plus grandes fautes de notre ex-troïka est l'abus de création de points de ventes directes entre producteurs et consommateurs. Ceci a détruit et ruiné tout un système de distribution et toute notre logistique existante. 13% des familles tunisiennes vivaient du marché pour distribution en achetant chez les producteurs et en revendant aux commerçants ou directement aux consommateurs. Il s'agit d'une logistique qui se servait des petits camions bâchés (des camionnettes). Ce réseau de distributeurs était même la fierté de la Tunisie et sans son bon fonctionnement toute notre économie risque le collapse.


Nos organisations logistiques gèrent ainsi pour l'ensemble de notre pays les flux de marchandises, depuis leur lieu de production ou de stockage jusqu'aux magasins. Aujourd'hui la complexité des opérations de distribution en Tunisie, due à la diminution des niveaux de stocks dans l'ensemble de la chaîne, place les distributeurs au coeur de l'activité économique de notre pays. Sans les petits camions bâchés et les petits distributeurs (des petites entreprises familiales ayant un ou deux camionnettes) toute activité économique serait impossible en Tunisie.

On était gouverné, durant le règne de la troïka, partiellement par der ignorons qui étaient non-familiers avec la logistique, son organisation, son fonctionnement et ses enjeux. Notre ex-troïka a introduit des schémas traditionnels, datant du moyen âge.

La logistique et la distribution sont passées à des circuits longs, dans lesquels les produits transitent entre plusieurs intermédiaires comme les entrepôts distributeurs nationaux ou régionaux.

Les coûts logistiques et de distribution représentent en moyenne 8% du prix de vente des produits. Ces 8% sont indispensables pour la survie de nos distributeurs et de notre économie. Je rappelle qu'autour de 15% des emplois en Tunisie étaient dans le domaine de la distribution.

Ben Ali, l'ex dictateur, a fait trois choses extraordinaires: 1)la construction des autoroutes, 2)l'augmentation à l'extrême du nombre des camionnettes bâchées (je dis bien camionnettes et non pas des Pick UP) et 3)minimiser le prix du carburant. Tout d'un coup, les Tunisiens commencèrent à produire dans tous les coins de la République et les distributeurs ne manquaient pas afin de distribuer la production aux Tunisiens et même aux Libyens.

Aujourd'hui, les camionnettes des années 80, 90 et 2000 sont usées et il y a une urgence de les remplacer par de vraies camionnettes ou des véhicules utilitaires fourgons afin de garantir le bon fonctionnement de notre réseau de distribution!


Jamel Tazarki

L'avis d'une ratée
G&G
| 20-09-2017 22:42
Cette dame faisait exactement le contraire de ce qu'elle disait lorsqu'elle était directeur. Aujourd'hui elle veut se montrer devant l'actuel ministre son ex patron.
Allo B.N
Fisc
| 20-09-2017 19:26
La vidéo est tristement muette.
Absence d'équité fiscale
Patriote
| 20-09-2017 19:20
C'était toujours la politique de l'état, elle l'est encore et le restera à jamais, une surtaxation , une surimposition et une pression fiscale continue sur les entreprises qui payent et qui sont en règle (des vaches à lait, ou encore principe merdique des contribuables les plus contributeurs!!!) Et biensure le gouvernement laisse de côté les clandestins, le commerce parallèle qui n'ont ni patente, aucune charge fiscale, sociale (cnss..) et ne subissent aucun contrôle : redressement, cnss, économique, environmental. ....c'est le secteur formel qui subit toute la pression du coup il y a absence d'équité et ça devient révoltant !
Madame Louati pourrait commencer par nous exposer sa situation fiscale ?
el manchou
| 20-09-2017 15:35
Déjà elle devrait donner l'exemple, son think tank n'a ni site internet, ni aucun document financier qui indique qui le finance, à quelle hauteur, qui finance ses membres, ses réunions ...
Ah la spécialiste des taxes de sorties des étrangers
DHEJ
| 20-09-2017 14:43
Ou encore la taxe du mariage..


Est-elle une pure nulle technocrate?


May be!


Elle nous badine avec sa pression fiscale mais sait-elle que cette pression est égale à


P=1/2 Ro Cz V V
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